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Pythran 0.6 - compilation de noyaux scientifiques écrits en Python

Jeudi 6 Novembre

Pythran est un compilateur pour les noyaux de calcul scientifique écrit en Python. Il permet d'écrire des modules dans un large sous-ensemble de Python + Numpy, d'ajouter quelques lignes de commentaire pour spécifier les types des fonctions exportées, enfin de compiler l'ensemble pour obtenir un module natif capable (parfois !) d'utiliser efficacement multi-cœurs et unités vectorielles. Le reste de la dépêche décrit le fonctionnement du compilateur, les évolutions récentes et propose une comparaison avec les alternatives : Cython, numba et parakeet.

Sommaire Exemple d'utilisation de Pythran

Prenons un petit code de calcul classique, extrait de la suite de validation de parakeet

import numpy as np def harris(I): m,n = I.shape dx = (I[1:, :] - I[:m-1, :])[:, 1:] dy = (I[:, 1:] - I[:, :n-1])[1:, :] # # At each point we build a matrix # of derivative products # M = # | A = dx^2 C = dx * dy | # | C = dy * dx B = dy * dy | # # and the score at that point is: # det(M) - k*trace(M)^2 # A = dx * dx B = dy * dy C = dx * dy tr = A + B det = A * B - C * C k = 0.05 return det - k * tr * tr

C'est un bon exemple de code scientifique écrit en Python : c'est du haut niveau, on travaille pas mal sur les tableaux (à la FORTRAN ;-)). Le code est un peu polymorphique (la fonction marche sur des tableaux de float ou de double par exemple), mais il y a un contrat implicite (sur la dimension de I). On attend généralement d'un bon développeur Python + Numpy qu'il écrive - quand c'est possible et que cela reste lisible - du code de haut niveau qui aurait cette forme.

Pour compiler ce code avec Pythran, trois choses à faire :

1. le mettre dans un fichier / module à part, disons speedy.py, éventuellement avec d'autres fonctions compatibles avec Pythran. Gageons que cela permette de séparer la partie calcul du reste de l'application (<< oui, ceci est une tentative maladroite de justifier une contrainte imposée par Pythran !) ;

2. ajouter une ou plusieurs lignes pour informer Pythran des versions de cette fonction à générer, par exemple :

#pythran export harris(float64[][]) #pythran export harris(float32[][])

3. compiler le module en module natif :

$ pythran speedy.py

cette ligne aura pour effet de générer un module natif speedy.so que l'on peut importer comme un module « normal »

from speedy import harris Fonctionnement interne de Pythran

Pythran est un compilateur statique, par opposition à un compilateur faisant de la compilation à la volée, ce qu'on trouve majoritairement dans le monde des langages interprétés (voir par exemple PyPy, Pyston, mais numba et parakeet comptent aussi). Cython est lui aussi un compilateur statique. Le prix à payer est une petite ligne pour déclarer le type de la fonction exportée (mais pas des fonctions intermédiaires!), on peut espérer y gagner en temps d'exécution (on a plus de temps pour compiler, donc on peut se permettre des analyses / optimisations plus coûteuses), même si on dispose de moins d'informations (aucune information de contexte sur la valeur des paramètres).

Une séance de compilation (c'est un peu la séance de massage du .py ;-)) se déroule ainsi :

  1. Transformation du .py en un Arbre syntaxique abstrait (AST) en utilisant le module standard ast ;
  2. Vérification des contraintes de Pythran (pas d'eval !) et simplification de l'AST en une Représentation Interne (IR) qui reste proche de l'AST;
  3. Analyses de l'IR (par exemple fonctions pures, use-def chains, cfg, etc.) et optimisations (indépendantes du type) de l'IR, par exemple propagation de constantes interprocédurales, élimination de code mort, forward substitution, passage en évaluation paresseuse
  4. Génération de code, soit du Python, dans ce cas Pythran n'a pas besoin des annotations d'export de fonction et on s'arrête à cette étape, soit du C++, dans ce cas un Méta-programme (comprendre : une soupe de template) est généré et on passe à l'étape suivante.
  5. Instanciation du méta-programme à l'aide des annotations d'export de fonction par le compilateur C++ de votre choix. Cette étape repose sur la présence d'une bibliothèque, pythonic basée sur NT2, qui fournit des conteneurs et des opérations optimisées pour la calcul scientifique. Certaines optimisations ont lieu à ce moment (Expression templates mes amours).
Performance du code généré

Il est toujours difficile (et bien souvent biaisé) de sortir des courbes de performance et de se comparer aux autres. Prenons le cas de la fonction harris. Elle vient de la suite de validation de parakeet, donc au moins, elle n'est pas biaisée en notre faveur ;-)

Pour mesurer les perfs, j'utilise le très standard module timeit. Bon en fait je l'ai monkey patch pour qu'il me donne aussi l'écart type, mais ça a peu d'importance. Donc :

~~&xx000A;$~~ python -m timeit -s 'from harris import harris; import numpy as np ; a = np.random.randn(512, 512)' 'harris(a)'

Pour du code Python (2.7, désolé, numpy 1.8.2), j'obtiens ça (les temps sont en nanosecondes, c'est ce que sort timeit):

bench engine min average dev ----- ------ --- ------- --- harris Python 5441 5471 25

En compilant avec Pythran, sans options particulières et en utilisant GCC (4.9) comme backend, on a grosso modo un facteur d'accélération de deux, qui correspond principalement à la suppression des tableaux intermédiaires :

bench engine min average dev ----- ------ --- ------- --- harris pythran 2512 2644 150

Cela correspond à peu près aux temps obtenus par parakeet (0.24):

bench engine min average dev ----- ------ --- ------- --- harris parakeet 2919 2939 18

numba (0.15.1) est hors course, mais le code de haut niveau, ce n'est pas trop son truc, il préfère les boucles :

bench engine min average dev ----- ------ --- ------- --- harris numba 6420 6435 10

On peut s'amuser à utiliser Clang (3.5) au lieu de GCC (4.9) comme backend, dans ce cas on obtient:

bench engine min average dev ----- ------ --- ------- --- harris pythran-clang 2563 2695 144

c'est-à-dire pas de grosse différence.

Pas de benchmark Cython, parce qu'utiliser Cython, ça veut dire réécrire son code, que c'est berk et que je n'ai pas envie de benchmarker ma (mé)connaissance de leur sous-langage.

Pour faciliter nos développement, j'ai regroupé des benchmarks glanés ici et là sur un dépôt https://github.com/serge-sans-paille/numpy-benchmarks avec deux trois outils pour collecter les temps et les formater. Je ne vais pas me lancer dans l'exercice périlleux de leur interprétation, mais voilà une sortie qui donnera peut-être lieu à des commentaires intéressants !

Les temps sont ceux sortis par timeit en nanosecondes (c'est des moyennes hein), 0 veut juste dire que le compilateur a échoué à compiler le code. Ni vectorisation ni parallélisation là dedans ;-)

Python numba parakeet pythran pythran-clang allpairs_distances 37601 0 1752 *1718* 1763 allpairs_distances_loops 50650 55759 2611 1757 *1671* arc_distance 1377 1373 1444 855 *816* conv 1947702 2596320 *1805* 1868 1886 create_grid *3788* 3895 0 3836 4059 cronbach 1702 1642 0 *1479* 1782 diffusion 22597 23201 14684 4913 *4153* evolve 5958 0 0 3887 *3408* fdtd 1571130 2028434 0 *1184* 2802 fft 24023 0 0 *813* 1138 grouping 2117 0 0 836 *785* growcut 1799480 4123 *2114* 3861 5545 harris 5471 6435 2939 *2644* 2695 hasting 9 10 61 *1* *1* hyantes 258354 294639 1863 *1707* 1920 julia 2678910 2801 *49* 2465 2498 l2norm 5807 5753 12221 *876* 881 local_maxima 57142 0 0 5198 *1299* lstsqr 7544 6851 0 2305 *2282* mandel 443242 *4581* 0 5153 5758 multiple_sum 2999 3132 7640 1673 *1254* pairwise 3937063 5665 *3397* 3471 3424 periodic_dist 1779 1870 0 *1002* 1136 repeating 1245 1282 0 659 *560* reverse_cumsum 2636 2642 0 *2370* 2372 rosen 14192 12891 1522 1446 *1232* slowparts 5606 0 *983* 2470 2507 smoothing 982609 4878 6266 4866 *3146* specialconvolve 8171 7394 7917 2197 *1373* vibr_energy 2584 2557 2282 *1192* 1494 wave 52355 51844 0 *1078* 1239 wdist 82199 91824 2456 1536 *1364* Nouveauté dans la version 0.6

Pour les courageux, d'après le Changelog, que je vous traduis pour l'occasion :

  • Support complet de la vectorisation. Toutes les expressions numpy sont vectorisées (AVX/SSE) grâce à Boost.SIMD !
  • Meilleure gestion de la mémoire à la frontière entre Python et C++
  • Support des appels par paramètres nommés (e.g. np.zeros(10, dtype=np.int32))
  • Meilleur support des nombres complexes
  • Beaucoup de nettoyage de code
  • Génération de code plus efficace pour les boucles explicites
  • Paquet ArchLinux, guide d'installation sur MacOS
  • Validation par Travis, qui valide en mode séquentiel, vectoriel et parallèle !
  • Améliorations des performances pour les expressions Numpy
  • Utilisation de memcpy pour les copies de tableaux / sous-tableaux dès que possible
  • Propagation de constante bien plus efficace
  • Possibilité de compiler du code Pythran à travers distutils
  • Plus de fonctions numpy supportées, et amélioration de l'existant
  • Forward substitution de meilleur qualité
  • Passage à la nouvelle version de NT2
  • Dépendance sur libgomp maintenant optionnelle
La suite ?

Il commence à y avoir une petite communauté d'utilisateurs, c'est très agréable d'avoir des retours (même si ce sont souvent des retours de bugs), voir des demandes d'améliorations ! Passez faire un coucou sur l'IRC (FreeNode, #pythran) si ça vous tente de contribuer ;-)

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Jeudi du libre du 6 novembre 2014 à Lyon

Jeudi 6 Novembre

Comme tous les premiers jeudis du mois, l'ALDIL, le GULL Lyonnais, organise son jeudi du libre, avec pour thème Ubuntu fête ses 10 ans à Lyon !. Il s'agira d'une conférence-débat en deux parties sur l'histoire et l'avenir de la distribution la plus connue du grand public et des utilisateurs de GNU/Linux.

  1. Rétrospective au travers de l'histoire de la communauté francophone
  2. Ubuntu : perspectives et évolutions

La soirée sera animée par la présence d'utilisateurs mais aussi et surtout de contributeurs au développement de la distribution.

La conférence se déroulera à la Maison Pour Tous / Salle des Rancy, au 249 rue Vendôme - 69003 LYON (Métro Saxe Gambetta), et débutera à 19h30.

  • Rétrospective au travers de l'histoire de la communauté francophone

La première version d'Ubuntu, dérivée de Debian, a vu le jour en octobre 2004. En France dès cette époque une communauté s'est créée autour du site http://www.ubuntu-fr.org/. Le forum, la documentation ont rapidement donné naissance à l'association francophone devenue "loco-team officielle".

Comment les rapports avec Canonical s'organisent-ils ? Qui produit les versions francophones ? Comment s'organisent l'infrastructure du site ainsi que les ubuntu-party ?

  • Ubuntu : perspectives et évolutions

Depuis ses débuts Ubuntu, ainsi que le "paysage numérique", ont beaucoup évolué. Utilisateurs historiques, écrans tactiles, mobilité, interface grand public, besoins des grandes structures (Chine, Corée du Sud, entreprises…) sont quelque-unes des thématiques auxquelles Ubuntu doit répondre.

Comment concilier des attentes contradictoires ? Au delà des débats stériles Ubuntu se résume-il à Unity ? Que pourrait être Ubuntu à l'avenir ? Et quelle est la place de la communauté dans tout ça ?

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Worldwide Meteor 1.0 Day

Mercredi 5 Novembre

Rejoignez nous à Paris jeudi 6 novembre vers 18h30 chez Numa pour un événement unique : le Worldwide Meteor 1.0 Day ! Meteor est une plate‐forme open source facilitant le développement d’applications modernes Internet et mobiles en JavaScript.

Toute la communauté Meteor organise des meetups simultanément à travers le monde le 6 novembre ; ouvert à tous ceux qui sont intéressés à en apprendre plus sur la plate-forme Meteor.

Vous aurez la chance de rencontrer des développeurs d'applications réalisées avec Meteor, jouer avec les nouveaux exemples et tutoriels ainsi que de participer à une session de questions/réponses via Hangouts avec un développeur du Meteor Development Group et d'experts de la communauté.

Avec le soutien de Morea et d’Amazon AWS nous aurons des bonus à distribuer aux plus méritants d'entre-vous. N'oubliez pas d'apporter vos ordinateurs portables pour tester et développer ensemble en Meteor pendant la soirée.

Si vous avez développé une application Meteor, n'hésitez pas à nous contacter afin de la présenter pendant la session “Show & Tell”. Cela peut être tout type de projet, petit ou grand, une application complexe ou juste quelque chose que vous avez fait rapidement un week-end.

Lieu :

Numa, 39 rue du Caire, Paris

Planning :
  • 18h30 - Ouverture des portes.
  • 19h00 - Introduction à Meteor. Présentation des nouveaux tutoriels et exemples.
  • 19h30 - Install party. L’occasion pour tout le monde d’installer Meteor et déployer un des exemples.
  • 19h59 - Courte pause. Prenez une photo de groupe et tweetez la. :)
  • 20h00 - Q & A. Hangout en direct avec la core team de Meteor ou des experts de la communauté Meteor (préparez vos questions à l’avance).
  • 20h30 - Lunch
  • 20h45 - Show & Tell. Vous avez développé une application avec Meteor ? Nous voulons la voir ! Courtes démos informelles ou courtes présentations des développeurs Meteor Français.
  • vers 21h00 - Ouverture du co-programmation / networking. Objectif: Construire quelque chose de cool avec ce que vous venez d'apprendre.
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Tails 1.2, une distribution pour votre anonymat

Mercredi 5 Novembre

La distribution Tails (The Amnesic Incognito Live System) est un media de type live-CD et live-USB, basé sur Debian GNU/Linux, visant à protéger votre anonymat et votre vie privée quand vous vous connectez à Internet.

La sortie de la version 1.2 a été annoncée le 16 octobre dernier par l'équipe de développement.

Plus de détails dans la suite de la dépêche sur cette version 1.2, ainsi que sur les
versions mineures 1.1.1 et 1.1.2 sorties depuis la dépêche précédente.

Sommaire Depuis Tails 1.1

Depuis la dernière dépêche sur le sujet, annonçant la sortie de la version 1.1, les versions mineures 1.1.1 et 1.1.2 ont été publiées.

Les problèmes de sécurité qui avaient été discutés lors de la précédente dépêche ont dû être résolus, au moins en partie, lors de ces sorties correctives. Bien que les failles relevées par Exodus Intelligence n'aient pas été rendus publiques, il semble qu'un certain nombre concerne I2P ce qui explique les modifications apportées à ce logiciel dans la version 1.1.1. La société Exodus Intelligence a d'ailleurs écrit deux billets de blogues où elle livre quelques détails ici et .

Tails 1.1.1

La version corrective 1.1.1 a été annoncée le 2 septembre.

Correctifs de sécurité

Comme à chaque nouvelle version, des correctifs de sécurité sont ajoutés. Parmi les logiciels qui se sont vus apporter des correctifs, on peut citer Tor (CVE-2014-5117), le noyau Linux (CVE-2014-3534, CVE-2014-4667 et CVE-2014-4943), CUPS (DSA-2990), openssl (DSA-2998), nss (DSA-2994), krb5 (DSA-3000), libav (DSA-3003) gpgme (DSA-3005) ou encore python-imaging (DSA-3009).

Par ailleurs, Tails empêche maintenant dhclient d'envoyer le nom de l'hôte sur le réseau. Tails outrepasse également le nom de machine fourni par le serveur DHCP.

Améliorations et modifications mineures

OpenJDK 6 n'est plus présent ; I2P prefère la version 7 et la présence des deux versions n'est pas nécessaire. Toujours concernant I2P, il faut maintenant ajouter « i2p » à la ligne de commande noyau pour qu'il soit accessible en mode « live », dans le cas contraire, il ne sera pas accessible. Par ailleurs, l'installeur de Tails ne devrait plus mettre à jour les propriétés de partition du système sur les partitions MBR.

Le Torbutton a été mis à jour avec la version 1.6.12.1. Les paquets gnome-user-guide et cups-pk-helper ont été ajoutés améliorant ainsi la documentation.

En ce qui concerne SquashFS, le tri des fichiers afin d'optimiser les accès lors du boot a été amélioré. On devrait donc y gagner lors de l'utilisation d'un Live-DVD. Toujours en ce qui concerne SquashFS, le niveau de compression est plus élevé ce qui réduit la taille de l'ISO de Tails.

Une liste complète et plus technique des changements est disponible en consultant le changelog (en anglais).

Tails 1.1.2

La version corrective 1.1.2 a été annoncée le 25 septembre.

Correctifs de sécurité

Pour cette nouvelle vague de correctifs de sécurité, on peut citer file (DSA-3021), curl (DSA-3022), gnupg (DSA-3024), apt (DSA-3025, DSA-3031), dbus (DSA-3026), libav (DSA-3027) et bien entendu bash (DSA-3032) dont la faille récente « shellshock » avait fait l'objet d'une dépêche ici-même.

Une liste complète et plus technique des changements est disponible en consultant le changelog (en anglais).

Les nouveautés de Tails 1.2 Améliorations et modifications mineures

Le nouveau navigateur web s'appuie maintenant principalement sur le Tor Browser au lieu d'Iceweasel précédemment. La version installée correspond au Tor Browser 4.0 qui est fondé sur Firefox ESR 31.2.0. La faille POODLE n'est ainsi pas exploitable. Par ailleurs, Tor est disponible en version 0.2.5.8-rc.

Plusieurs applications importantes ont été confinées avec AppArmor (la note de sortie ne donne pas plus de détails).

La version 0.9.15 d'I2P est présente. Par ailleurs, un I2P Browser fait son apparition afin d'isoler tout le trafic I2P du Tor Browser. Par ailleurs, I2P démarre automatiquement lors de la connexion au réseau, si l'option de démarrage i2p est ajoutée.

Suite à l'arrêt du développement assez étrange de TrueCrypt, ce logiciel sera retiré de Tails 1.2.1. Ainsi, cette version intègre une documentation qui explique comment ouvrir des volumes TrueCrypt en utilisant cryptsetup qui sera son remplaçant.

syslinux est présent en version 6.03-pre20 ce qui devrait corriger des problèmes de démarrage UEFI sur certains matériels.

Correctifs de sécurité

Concernant les correctifs de sécurités, la note cite plusieurs corrections liées au Tor Browser (MFSA-2014-74, MFSA-2014-75, MFSA-2014-76, MFSA-2014-77, MFSA-2014-79, MFSA-2014-81 et MFSA-2014-82), NSS (DSA-3033), apt (DSA-3047), rsyslog (DSA-3040, DSA-3047) et encore bash (DSA-3035).

Une liste complète et plus technique des changements est disponible en consultant le changelog (en anglais).

Et pour la suite ?

D'après l'annonce qui a été faite au moment de la sortie de Tails 1.0, voici ce que l'on peut attendre pour les futures versions majeures de la distribution.

Tails 2.0 se focalisera sur la soutenabilité et la maintenabilité. La grosse partie consiste à réduire la charge de travail demandée par la création de nouvelles versions de Tails grâce à l'amélioration de l'infrastructure et à l'automatisation des tests. L'objectif est d'être capable de sortir des mises à jour de sécurité le jour même.

Tails 3.0 se focalisera sur les changements internes de Tails pour le rendre plus sécurisé. Cela comprendra un sandboxing (compartimentage) des applications critiques et un durcissement des logiciels.

Tails 4.0 prévoit de s'appuyer sur Debian Jessie.

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openSUSE 13.2 : nouvelle version du caméléon disponible !

Mardi 4 Novembre

Chers contributeurs, ami(e)s et fans : openSUSE 13.2 est sortie ! Après un an d'amélioration continue sur les outils et les procédures et de nombreuses heures de développement, empaquetage, tests et corrections de problèmes, une nouvelle version stable est là, fournissant ce que le meilleur du Libre et de l'Open Source doit offrir avec une touche spéciale verte : stabilité, innovation et fun !

C'est la première version après le changement de mode de développement. La phase de stabilisation est désormais plus courte grâce à l'augmentation des tests réalisés quotidiennement sur la distribution en rolling release, qui est utilisée maintenant comme base pour la distribution classique versionnée. D'où un meilleur équilibre entre innovation et stabilité, tout en conservant la liberté de choix à laquelle les utilisateurs d'openSUSE sont habitués.

Cette dépêche est une traduction (autant que possible) de l'annonce :
http://en.opensuse.org/Release_announcement

Sommaire

openSUSE 13.2 est…

Innovante

Construite autour des technologies GNU/Linux les plus innovantes : Snapper pour tirer le meilleur des possibilités de sauvegarde du puissant système de fichiers Btrfs, Wicked pour amener la lumière sur la configuration réseau, Dracut pour assurer des temps de démarrage plus courts… Pour les utilisateurs qui veulent toujours plus d'innovations, Plasma 5.1, la nouvelle génération de l'espace de travail par KDE, est également disponible en aperçu technologique.

Peaufinée

Cette version est le premier pas vers l'adoption par le système du nouveau design openSUSE. Le changement graphique est identifiable partout : sur l'installateur, sur le chargeur d'amorçage, sur l'écran de démarrage et sur chacun des sept (!) bureaux proposés (KDE, GNOME, Xfce, LXDE, Enlightenment, Mate and Awesome). Même l'expérimental Plasma 5.1 est adapté à l'expérience globale.

Facile

Le nouvel installateur d'openSUSE 13.2 a reçu plusieurs changements visant à rendre le processus d'installation plus facile et plus accueillant pour les nouveaux utilisateurs. Ces changements incluent un nouveau déroulement plus direct, des propositions automatiques plus intelligentes, moins d'options de configuration en désordre et une nouvelle apparence. En outre, plusieurs outils sont inclus pour faciliter l'administration des systèmes comme l'outil de gestion des profils pour AppArmor ou le module YaST pour Snapper, pour ne citer qu'eux.

Pour les utilisateurs KDE


Écran d'accueil de KDE

KDE 4.14, dédié à la mémoire de Volker Lanz, fournit une apparence, un ressenti et des fonctionnalités familières avec la stabilité solide comme le roc des dernières versions à support long terme de l'environnement de bureau Plasma (4.11.12) et des applications du dernier KDE SC (4.14.2). La couche KDE Telepathy offre des fonctionnalités comme le chiffrement Off-the-Record (OTR) pour la messagerie instantanée, la prise en charge de nombreux protocoles et un jeu d'éléments graphiques pour l’environnement Plasma. Les applications utilisant la couche multimédia sont maintenant basées sur la version 1.0 de GStreamer, permettant une réduction notable des dépendances.

GNOME


GNOME météo

GNOME 3.14 prend bien mieux en charge les écrans à haute densité de pixels (HiDPI) et les périphériques d'entrée multipoint (multitouch). La gestion du réseau et de la géolocalisation a également été largement revue, tout comme l'intégration de Wayland. Toutes les applications GNOME ont reçu de nouvelles fonctionnalités et améliorations. En outre, c'est la première version d'openSUSE à inclure GNOME Software, l'AppStore pour le bureau GNOME.

Autres environnements de bureau


Le menu LXDE

C'est la première version d'openSUSE à inclure officiellement MATE (1.8.1), qui fournit un bureau traditionnel, idéal pour ces utilisateurs qui adoraient GNOME du temps de la 11.4… Comme dans la précédente version, openSUSE 13.2 propose aussi Xfce (4.10), LXDE (0.5.5), Enlightenment 19 (0.19.0) et Awesome (3.4.15). Tous ces environnements ont reçu des mises à jour, allant des améliorations visibles concernant l'interface à d'autres moins visibles concernant la prise en charge de systèmes sous-jacents tels systemd et upower.

Pour les administrateurs


Outils système GNOME

Virtualisation

En plus de LXC 1.0.6 et des solutions de virtualisation complètes fournies avec openSUSE (notamment QEMU 2.1 et VirtualBox 4.3.18), cette version inclut Docker 1.2. Avec la disponibilité des images de la 13.2 dans le Docker Hub, openSUSE est un système de base tout à fait adapté pour distribuer des applications.

Amélioration de YaST


Résumé de l'installation

Plusieurs composants de YaST ont été améliorés et nettoyés après la conversion automatique du langage YCP vers Ruby effectuée avec la 13.1. Le nouveau YaST est ainsi plus rapide, plus stable et mieux intégré avec systemd, Btrfs et les autres technologies récentes incluses dans openSUSE 13.2. Le nouveau processus d'installation supprime la phase de configuration après le premier redémarrage, ce qui permet notamment de créer un profil AutoYaST complet et réutilisable sans avoir à effectuer l'installation proprement dite.


L'interface texte de YaST

Pour les développeurs EDI et outils


KDevelop 4.7.0

openSUSE 13.2 propose le très complet KDevelop en version 4.7.0, la dernière des versions basées sur la plate-forme de développement de KDE 4.x. En plus du C++, cet EDI prend en charge des langages comme PHP ou Python via des greffons. En outre, les dernières versions d'autres EDI populaires sont disponibles, comme Anjuta 3.14 et deux variantes de Qt Creator 3.2.1 (une pour Qt4 et l'autre pour Qt5).

Langages et bibliothèques


Qt Creator avec Qt5

KDE Frameworks 5, une suite de bibliothèques de développement construite par KDE au-dessus de Qt 5, est présente dans sa dernière version stable (5.3.0). Les bibliothèques coexistent avec les variantes 4.x, permettant le développement d'applications basées sur KF5 dans un espace de travail stable basé sur une version 4.x. Dans le domaine des langages dynamiques, l'empaquetage concernant Ruby est maintenant plus facile. Besoin de JRuby ? Envie de Rubinius ? Pas de problème. Non seulement Ruby a été mis à jour (2.1.3), mais aussi Python (2.7.8 et 3.4.1), PHP (5.6.1), Perl (5.20) et bien d'autres.

Go, utilisez la !

Pour télécharger openSUSE 13.2, rendez-vous sur http://software.opensuse.org/132/fr. Nous vous recommandons de lire les notes de version avant toute mise à jour ou installation.

Les utilisateurs actuellement sous openSUSE 13.1 peuvent mettre à jour vers openSUSE 13.2 en suivant les instructions.

Consultez les images disponibles pour l'architecture ARM sur le wiki ARM. Les images stables de la 13.2 pour ARMv7 et ARMv8 (AArch64) sont là et recevront des mises à jour de maintenance tout au long de la durée de vie de la 13.2. L'image pour ARMv6 est expérimentale et n'offre aucune garantie.

Merci !

Le développement de la 13.2 a regroupé les efforts de milliers de développeurs qui participent à nos distributions et aux projets livrés avec elles. Les contributeurs, internes et externes au projet openSUSE, devraient être fiers de cette version et ils méritent un grand « merci » pour tout le travail et les soins qui ont été consacrés à celle-ci. Nous croyons que la 13.2 est la meilleure version d'openSUSE et qu'elle contribuera à encourager l'utilisation de GNU/Linux partout ! Nous espérons que vous aurez tous beaucoup de plaisir lors de son utilisation et nous sommes impatients de travailler avec vous sur la prochaine version !

À propos du projet openSUSE

Le projet openSUSE regroupe une communauté mondiale qui encourage l'utilisation de GNU/Linux. Il crée une des meilleures distributions Linux au monde, travaillant ensemble de manière ouverte, transparente et conviviale dans le cadre de la communauté du Logiciel Libre et Open Source à travers le monde entier. Le projet est piloté par sa communauté et s'appuie sur les contributions d'individus, travaillant comme testeurs, rédacteurs, traducteurs, experts en ergonomie, artistes et ambassadeurs ou encore développeurs. Le projet englobe une grande variété de technologies, des personnes ayant différents niveaux d'expertise, parlant différentes langues et ayant des origines culturelles variées. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, c'est sur opensuse.org.

Fusion des dépôts Tumbleweed et Factory

L'actualité openSUSE est également marquée par la fusion récente des dépôts Tumbleweed et Factory. Nous avions :

  • Le dépôt Tumbleweed qui proposait une distribution en perpétuelle évolution (rolling release) en maintenant ses logiciels constamment à jour.
  • Le dépôt Factory qui proposait la version de développement de la distribution.

Tumbleweed sera le nom conservé pour le nouveau dépôt unique, proposant une distribution rolling release mais pouvant aussi servir de base pour la préparation des versions classiques telles que cette 13.2.

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Fuzix OS, parce que les petites choses sont belles

Mardi 4 Novembre

« Ras le bol de systemd ? Kdbus est la goutte de trop ? La communauté Linux est trop vaste et trop bruyante ? Vous languissez de ce bon vieux temps où vous connaissiez chaque contributeur par son nom et que le code source tenait sur une seule disquette ? »

C’est par ces mots qu’Alan Cox a introduit Fuzix OS ce 31 octobre, un noyau Unix pour Zilog Z80. Le Z80 est un processeur 8 bits conçu dans les années 70.

Alan Cox est un programmeur britannique très impliqué dans le développement de Linux et ce depuis le début. Il est notamment connu pour avoir maintenu pendant très longtemps la version 2.2 de Linux ainsi qu’une version personnelle de Linux 2.4 (oui, il semble s’attacher facilement aux vieilleries). Après avoir été employé par Red Hat pendant 10 ans puis par Intel, il avait annoncé prendre de la distance avec Linux en janvier 2013, pour des raisons familiales.

Mais il y a toujours de la place pour faire des choses rigolotes ! Et le fun est la motivation principale d’Alan Cox dans ce projet.

Le nom FUZIX fait référence à un système d’exploitation déjà existant, UZI (Unix: Z80 Implementation), et à ses multiples dérivés incompatibles et non portables (UZI180, UZIX, uMZix…). FUZIX reprend divers éléments de ces différents forks ainsi que plusieurs bonnes choses de ELKS (Embeddable Linux Kernel Subset) et OMU (One Man Unix), en saupoudrant un peu de POSIX et quelques idées de Minix dans le chaudron. Le but est de mettre un peu de cohérence dans tout cela et à terme, de fournir une expérience System V complète, mais sans embonpoint !

Alan Cox ne ferme pas la porte à d’autres architectures éventuelles, il parle déjà du 8086 mais pour évoquer le manque crucial de compilateur C ANSI pour cette architecture, qui l’eût cru ?

Les plate-formes actuellement prises en charge par FUZIX sont Z80Pack, un système d’émulation de l’architecture Z80, et l’Amstrad NC100, un petit ordinateur portable des années 90. L’Amstrad NC100 permet à Alan d’éprouver FUZIX sur du vrai matériel.

Les hackers intéressés pourront se référer au README pour découvrir ce que FUZIX a de plus qu’UZI, par exemple des noms de fichiers de 30 caractères, la possibilité d’être compilé par le compilateur moderne SDCC (Small Device C Compiler), ainsi que pleins de nouveaux bugs ! Il faudra bien évidemment se référer au même document pour découvrir ce qu’il manque encore à FUZIX, notamment un alias /dev/tty, une pile TCP/IP, etc. Si vous avez toujours rêvé d’implémenter une pile TCP/IP sur architecture 8 bits, voici peut-être venue votre heure de gloire.

Je vois d’ici ceux du fond avec les yeux qui brillent en pensant à leur TI-83, malheureusement FUZIX nécessite au minimum 40K de mémoire vive pour le noyau seul, FUZIX ne tournera donc pas sur votre calculatrice bien aimée. Vous pourrez vous rabattre sur le T80, un cœur Z80 pour FPGA.

Alan Cox a donc annoncé le projet FUZIX le 31 octobre dernier à l’occasion d’Halloween, et ce n’est pas une farce. Ceux qui préfèrent le 8086 sont invités à continuer l’effort de rendre le Portable C Compiler (pcc 8086) compatible ANSI.

FUZIX est distribué sous license LGPL. Il était une fois Fuzix OS, et ça se forke dès maintenant.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 44 de l'année 2014

Mardi 4 Novembre

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[JDN] L'open source désormais au cœur des systèmes industriels stratégiques

Par Antoine Crochet- Damais, le vendredi 31 octobre 2014. Extrait:

Open CIO Summit 2014 Le JDN a pu assister à l'Open CIO Summit 2014. Organisé dans le cadre de l'Open World Forum, cet évènement pour DSI à huis clos a permis de découvrir des projets open source de haut vol.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/open-cio-summit-2014.shtml

Et aussi:

[01 Business] L'open source modernise en profondeur le SI de l'Etat

Par Par Alain Merle, DISIC, Directeur du programme « Transformation des centres informatiques », le vendredi 31 octobre 2014. Extrait:

L’open source infuse de plus en plus les couches d’infrastructures de l’Administration. Ce mouvement est doublement bénéfique: il limite l’adhérence aux grandes technologies propriétaires et laisse libre court à l’expérimentation.

Lien vers l'article original: http://pro.01net.com/editorial/630062/l-open-source-modernise-en-profondeur-le-si-de-letat

[Numerama] Mes-Aides, un outil public open-source créé par l'Etat

Par Julien L., le vendredi 31 octobre 2014. Extrait:

Dans le cadre de l'action de l'État visant à simplifier l'accès à l'administration et modernisation l'action publique, un service Mes-Aides permet de calculer les aides dont les individus peuvent bénéficier. Particularité, le service met à disposition son code source pour faciliter les contributions extérieures.

Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31145-mes-aides-un-outil-public-open-source-cree-par-l-etat.html

[La Tribune] Le mobile a relancé, en pire, la guerre des systèmes d'exploitation

Par Laszlo Perelstein et Romain Charbonnier, le jeudi 30 octobre 2014. Extrait:

Rencontré à Lyon à l'occasion du Blend Web Mix, Tristan Nitot, fondateur et président de l'association Mozilla Europe depuis 2003, explique pourquoi le Web est une plate-forme à privilégier, au moment où, avec le mobile, la guerre des systèmes d'exploitation reprend de plus belle.

Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/technos-medias/20141030trib676c601de/le-mobile-a-relance-en-pire-la-guerre-des-systemes-d-exploitation-tristan-nitot-president-de-mozilla-europe.html

[Le Journal de Montréal] Informatique gouvernementale: un changement de culture

Par Pierre Bouchard, le jeudi 30 octobre 2014. Extrait:

L’État est un immense paquebot qui ne se manœuvre pas aussi facilement qu’une motomarine. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas donner un sérieux coup de barre lorsqu’il est nécessaire de le faire. C’est pourquoi l’annonce de la démission du Dirigeant principal de l’information (DPI) offre au gouvernement une occasion parfaite pour opérer un changement de culture informatique au sein de l’État.

Lien vers l'article original: http://www.journaldemontreal.com/2014/10/30/informatique-gouvernementale-un-changement-de-culture

[Le Monde.fr] Tim Berners-Lee: «L'intérêt pour les libertés numériques est sans précédent»

Par Damien Leloup, le mercredi 29 octobre 2014. Extrait:

Le World Wide Web Consortium (W3C), l'organisme chargé de fixer les standards du Web et de son principal langage, le HTML, fête ses 20 ans mercredi 29 octobre. Tim Berners-Lee, fondateur du W3C et principal inventeur du Web, revient sur les évolutions passées et à venir du réseau.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/10/29/tim-berners-lee-l-interet-pour-les-libertes-numeriques-est-sans-precedent_4513902_4408996.html

[Slate.fr] Terrorisme: Internet n'est pas l'ennemi

Par Jillian C. York, le lundi 27 octobre 2014. Extrait:

Pourquoi les initiatives internationales visant à stopper l’organisation État islamique ne doivent pas s'opérer aux dépens des libertés numériques.

Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/93911/terrorisme-internet-ennemi

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Install party lubuntu à Igny (91) les 16 novembre et 13 décembre 2014

Lundi 3 Novembre

Deux install parties lubuntu sont organisées à Igny (Essonne), par l'association SecondeViePC, dans la salle des fêtes de la mairie, pour recycler ses vieux PC. Elles auront lieu les 16 novembre et 13 décembre 2014, de 11h à 17h.

Comment donner une seconde vie à un PC vieux de 2 ans ou même de 10 ans ?

  • Votre ancien ordinateur rame, grogne, bref ne veut plus fonctionner ?
  • Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple, stable, rapide et sécurisé ?
  • Vous avez entendu parler d’Ubuntu (gnu/linux), mais vous n’osez pas vous lancer seul ?
  • Vous maîtrisez gnu/linux et souhaitez soutenir ceux qui veulent le maîtriser ?

L'évènement est ouvert à tous. Une participation aux frais de 15€ est demandée (clé usb fournie + pizza à midi).

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Documentaire "Les Gardiens du nouveau monde" de Flo Laval

Lundi 3 Novembre

Le 6 septembre dernier, lancelotsix publiait un journal sur le documentaire « Les Gardiens du nouveau monde » de Flo Laval (durée 55min), concernant « l’émergence d’une nouvelle génération de militants hacktivistes ». À l'époque, Mediapart avait publié un article dessus et les abonnés de ce journal pouvaient apprécier la publication en .webm/.ogg. Pour les autres, le DVD pouvait (et peut toujours) être obtenu via l'éditeur.

Dans les commentaires du journal précédent, un lien vers une vidéo non autorisée avait été donné (et bloqué par la maison d'édition), et le réalisateur était venu préciser sa position : « Je suis le premier désolé que ce film ne soit pas en CC. (…) Laissez nous le temps de rentrer dans nos frais, et dans quelques mois, je peux vous assurer que nous mettrons le film en ligne gratuitement ! Je vais même tout faire pour que le producteur le passe dans une licence CC. »

Non seulement il a tenu parole, mais en plus il est revenu l'annoncer : « le film est désormais disponible en consultation libre et licence CC » (CC By-NC-SA). Les esprits chagrins râleront sur la licence non-libre retenue et les autres auront à cœur de remercier l'auteur d'avoir tenu sa promesse et faciliter la diffusion du documentaire.

Et pour revenir au contenu du documentaire : « Le casting des intervenants est assez classique avec pour ne citer qu'eux Jean-Marc Manach ou Jérémie Zimmermann. Notons la présence importante de Okhin (membre de télécomix) aidant le documentaire à traiter des questions d'activisme sur et via internet. Il est également question de vie privée de protection des communications et des enjeux associés. »

« C'est un documentaire qu'il peut être intéressant de faire voir aux personnes peu au fait de ces questions pour les sensibiliser / attiser leur curiosité. »

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Points Libres GNU/Linux, Blender, Logiciels Libres le 3 novembre 2014 à Montpellier

Lundi 3 Novembre

Le lundi 3 novembre 2014 de 14h00 à 19h00 a lieu le rendez-vous mensuel Points Libres proposés par Montpel’libre.

Les Points Libres proposés par Montpel’libre prennent leurs quartiers à la Maison des Adolescents de l’Hérault MDA34 (9, rue de la République 34000 Montpellier). Tous les premiers lundis de chaque mois la MDA hébergera les Points Libres, dans les salles accueil cyberespace et partenaires.

Programme de l'évènement

14h00-16h00 : accueil à la Maison des Adolescents de l’Hérault des personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur les systèmes et logiciels libres, Linux ou utiliser librement les ressources numériques, salle accueil PC.

16h00-19h00 : toute une équipe de passionnés, vous proposent l’animation de l’atelier « Points Libres » par les membres de Montpel’libre. Permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements des utilisateurs aux systèmes exploitation libres, Linux, Haiku. Installation de Mint, Ubuntu, Emmabuntüs et HandyLinux sur le cyberespace de consultations libres.

16h00-17h00 : introduction à Blender, (inscriptions recommandées).

  • téléchargement et installation ;
  • généralités sur l’image 3D ;
  • présentation générale de l’interface ;
  • découverte des outils de base ;
  • configuration et préférences.

Pour les utilisateurs plus avancés, une aide sur des points précis ou blocages et possible, salle partenaires à l’étage.

Le fond documentaire de la bibliothèque de logiciels libres de Montpel’libre est disponible dans la salle des partenaires.

L'entrée est libre et gratuite pour tout public. De plus, le lieu est certifié « Accessibilité PMR ».

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Rust 0.12 : non, pas le jeu vidéo, le langage !

Lundi 3 Novembre

Le langage de programmation Rust continue son bonhomme de chemin et se prépare à une version bêta 1.0 avant la fin de l'année.

En attendant, Rust 0.12 est sorti le 9 octobre 2014 ! Pour rappel, Rust est un langage de programmation système qui vise la performance et la sûreté. Il est développé par Mozilla, en parallèle d'un nouveau moteur expérimental de rendu de pages web écrit en Rust : Servo.

Rust est open source au sens de l'OSI et libre. Son développement est fait de façon ouverte sur GitHub et le code source est publié sous double licence Apache 2.0 et licence MIT.

Pour une meilleure compréhension des détails techniques de cette dépêche et des évolutions de Rust, il est conseillé de se référer à la dépêche sur Rust 0.8 (ainsi qu’aux suivantes que vous trouverez via les tags rust et langage_rust).

Sommaire

Évolutions

Depuis sa première sortie en 2012 (voir la dépêche sur la version 0.1), le langage a connu un développement rapide en intégrant des fonctionnalités qui incluent les types de données algébriques, les fermetures, l'inférence de type, la sécurité de la mémoire garantie et un environnement d'exécution minimal.

Depuis la version 0.11, les spécifications du langage ont peu changé.

Principaux changements

Voici une liste laconique des apports majeurs :

  • les annotations de durées de vie ne sont plus obligatoires dans plusieurs cas communs ;
  • clauses where ;
  • notation pour les tranches. C’est un opérateur surchargeable ;
  • travail sur les types à taille dynamique ;
  • plein d’autres RFC implantées, par exemple :
Prochains changements avant la version 1.0

Il y a un an, la version 1.0 était prévue pour la fin 2014. La feuille de route se remplit petit à petit. Cependant, il reste quelques points (attention, c’est un peu technique) :

  • types de taille dynamique : cette extension du système de type permet de gérer des types à taille fixe mais non connue à la compilation ;
  • fermetures unboxed ;
  • types associés ;
  • clauses where ;
  • traits Multidispatch ;
  • destructeurs ;
  • threads verts (green thread).

On trouve également des discussions sur les RFC pour implanter de l’héritage dans Rust.

Plateformes prises en charge

Rust fonctionne sous Windows (7, 8, Server 2008 R2) seulement x86, Linux (diverses distributions) ARM, x86 et x86-64, OSX 10.7 ("Lion") et ultérieurs x86 et x86-64, ainsi qu'Android. Nouveauté toute fraîche, un portage pour Dragonfly BSD a été réalisé avec succès.

Les procédures d'installation déjà en place pour la version 0.8 (pour Windows, Ubuntu, Arch Linux et Gentoo) décrites dans la dépêche d'il y a un an sont toujours valables et ont été mises à jour pour cette version. Dès l'annonce, les paquets pour Ubuntu ont été générés dans le PPA hansjorg/rust, une compilation pour Arch est disponible dans le dépôt [community] et pour Gentoo, l'overlay rust contient un ebuild pour cette version. Le guide — qui remplace le tutoriel — détaille aussi l'installation sur les différentes plateformes.

Des chiffres ! Projets utilisant Rust

OpenHub (anciennement Ohloh) tient des statistiques sur l'utilisation de Rust dans les projets qu'il recense, comme pour tout autre langage. On peut ainsi voir que le nombre de personnes qui modifient du code Rust est relativement faible, mais augmente (de 121 projets pour la version 0.10 à 165 dans les projets recensés et 1 007 386 lignes de code). Par ailleurs, le nombre de projets recensés sur GitHub passe de 1428, lors de la sortie de la 0.10, à 3262.

Computer Language Benchmark Game

Tout d’abord, quelques rappels sur le Computer Language Benchmark Game. C’est un test de performance entre différents langages sur différents tests. Le code source destiné au test pour chaque langage doit utiliser le même algorithme.

Lors de son entrée dans ce fameux test, mentionnée dans la dépêche sur 0.10, Rust montrait des performances inégales en fonction des tests, bons pour fasta (génération et écriture de séquences ADN aléatoires dans le format FASTA) (aussi bon que C++) mais mauvais pour pidgits (calcul de décimales de pi).

Avec la dernière version, le test sur pidgits place le langage à égalité en première place avec le C, avec tout de même une plus grande consommation mémoire. Le langage est même plus performant que C++ pour la moitié des tests.

Pour plus de détails sur les différents tests (algorithme, codes source pour les différents langages), vous pouvez consulter la page qui liste tous les tests.

Outils Gestionnaire cargo

Cargo s'occupe de télécharger les dépendances nécessaires au projet, teste le projet, démarre la compilation (et le binaire).

Par exemple, on peut commencer un nouveau projet avec cargo new bonjour_monde --bin. L'exécution est immédiatement possible avec cargo run.

Tests

Rust est livré avec un système de tests natif. Il prend la forme de directives directement intégrées dans le code source pour les tests unitaires, alors que les tests d'intégration nécessitent la création d'un fichier dédié.

L'exécution des tests fait appel à cargo via un simple cargo test.

Documentation rustdoc

Un autre utilitaire est livré gratuitement avec Rust : rustdoc permet de générer une jolie documentation écrite en Markdown. La syntaxe ne sera déroutante ni pour les moules, ni pour les utilisateurs de GitHub et StackExchange :

/// `bonjour` est une fonction qui souhaite le bonjour à la personne spécifiée en paramètre /// /// # Arguments /// /// * `nom` - Le nom de la personne que vous souhaitez accueillir. /// /// # Exemple /// /// ```rust /// let nom = "Roger"; /// bonjour(nom); // Affiche "Bonjour, Roger!" /// ``` fn bonjour(nom: &str) { println!("Bonjour, {}!", nom); } Formatage

À la manière de gofmt, rustfmt permet de standardiser la manière d'écrire du rust. C'est encore en développement, mais il est possible de le voir en action quand on utilise play.rust-lang.org et qu'on appuie sur le bouton format.

Des frameworks web

De nombreuses bibliothèques sont disponibles, seulement elles ne sont pas encore stabilisées. On compte par exemple, les cadriciels Iron et nickel.rs.

Il existe cependant quelques essais de développements, notamment TodoMVC, qui utilisent nickel.rs.

Liens Notes de version
  • Le Wiki dispose de notes de versions détaillées ;
  • le fichier RELEASES.txt contient aussi des informations sur cette version.
Conclusion

Depuis le début, le design de Rust a beaucoup été simplifié. Les différents symboles indiquant un type de pointeur, à part & et &mut, ont disparu, les clôtures prennent en charge moins d’options, etc. Ceci ne s’est pas fait au détriment de la praticité : on peut en faire autant qu’avant, voire plus.

Tout ces changements sont articulés autour des concepts centraux de propriété et d’emprunt. Introduit pour partager efficacement des données entre tâches, il s’est révélé que cela a permis de déplacer beaucoup de choses dans des bibliothèques.

Rust est donc maintenant beaucoup plus proche du métal qu’il n’était possible de l’imaginer avant. Toutes les constructions du langage se traduisent directement en opérations machines et le runtime est optionnel, permettant d’écrire (par exemple) des noyaux de système d’exploitation.

Note : le runtime est nécessaire pour la gestion des tâches, les pointeurs gérés par un ramasse-miettes, etc. — tout ce qui n’est pas géré par le programme ou les bibliothèques et nécessite un peu de gestion de l’extérieur.

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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés du mois d'octobre 2014

Lundi 3 Novembre

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux du mois d'octobre passé.

Ce mois-ci ayant été très prolifique, beaucoup d'autres journaux dépassent les 25 points et auraient pu être sélectionnés :

Cette extraction est issue de l'aide à la rédaction de dépêche des meilleurs journaux, comme cela est indiqué sur le modèle.

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XQF 1.0.6, la résurrection

Dimanche 2 Novembre

En juillet 2013, MCMic proposait aux lecteurs de LinuxFr.org d’occuper leur été en contribuant à un jeu libre et proposait une liste de jeux intéressants qui avaient fortement besoin de contribution. J’avais rajouté en commentaire un autre projet qui n’était pas un jeu en lui-même, mais qui était très utile aux joueurs et qui avait grandement besoin de contributions : XQF.

Et voilà, finalement je m’y suis collé ! XQF est un logiciel libre qui liste des serveurs de jeu en ligne pour permettre au joueur de trouver facilement une partie qui lui plaît. XQF est certainement un des plus anciens dans sa catégorie (créé en 1998) et, oui, il est donc toujours actif, incroyable ! (tous les détails dans la suite de la dépêche)

Sommaire Résumé

8 ans après la publication de la version 1.0.5 et un petit peu plus d’un an après l’invitation de MCMic, voici la version 1.0.6 ressuscitée et remise à jour par votre serviteur ! XQF 1.0.6 a été publié le dimanche 26 octobre 2014 et une mise à jour 1.0.6.2 a été faite ce 2 novembre (il faut dire que fêter une résurrection le jour des défunts, ça a son charme).

De très nombreux jeux ont été ajoutés. Mais pendant tout ce temps, l’un a eu le temps d’être forké 4 ou 5 fois et l’autre de devenir libre, puis à nouveau propriétaire… Le gros défaut d’XQF était de ne plus proposer une liste de jeux pertinente ! Le code a été quelque peu rafraîchi et la traduction française a été complétée, et très soignée !

Il reste encore plein de vieilleries dans le code, mais XQF n’a jamais été aussi stable. Vous trouverez le détail de toutes ces bonnes choses dans la suite de la dépêche. Pour l’occasion le dépôt a migré de subversion vers git avec l’aval de l’équipe originelle, afin de faciliter les contributions (à commencer par les miennes).

À quoi sert XQF ?

Chaque jeu possède habituellement son propre explorateur de serveurs en ligne, intégré au jeu lui-même, mais cela signifie qu’il faut lancer chaque jeu un par un pour lister toutes les parties jouables de ces différents jeux.

XQF permet à l’utilisateur de lister les jeux multijoueurs qu’il a installés (et proposés par XQF) et, pour chacun de ces jeux, XQF fournit une liste de serveurs maîtres (modifiable). Les serveurs maîtres sont les serveurs qui listent les serveurs qui hébergent des parties jouables. XQF forme alors une liste unifiée de serveurs de jeu avec le nom du serveur, le type de jeu, le nombre de joueurs actuellement présents et la plupart du temps les noms des joueurs connectés. Les jeux (et les serveurs maîtres) sont affichés dans la colonne de gauche et la liste des serveurs disponibles est affichée à droite, en fonction de la sélection de l’utilisateur. Il suffit alors de double-cliquer sur un serveur ou de cliquer sur « Connexion » pour que XQF lance le jeu avec les bons paramètres.

Exemple d’explorateur de serveur de jeu intégré, celui d’Unvanquished. À l’heure où cette copie d’écran a été faite, il valait mieux chercher un autre jeu… XQF est là pour ça !

XQF centralise au même endroit les listes de plusieurs jeux, ainsi on peut par exemple décider de jouer à un jeu parce qu’il est fréquenté à ce moment là ou parce qu’un autre joueur particulier est présent et on peut donc savoir sur quel jeu il joue à cet instant.

Jeux ajoutés

De nombreux dérivés des moteurs id Tech ont été ajoutés, mais pas seulement !

  • Xonotic est un fork du jeu Nexuiz dont le développement a été arrêté par son développeur principal (et qui a revendu le nom), la communauté de joueurs a donc migré vers Xonotic. Les joueurs pouvaient configurer XQF pour traiter Xonotic sous le nom de Nexuiz, mais voici une solution plus adaptée.
  • Unvanquished, un fork en développement actif du jeu Tremulous désormais arrêté. La communauté de joueurs de Tremulous est très dispersée, entre ceux qui jouent toujours à l’antique Tremulous 1.1.0, ceux qui jouent à la GamePlayPreview du développement abandonné de Tremulous 2 et ceux qui jouent à ses mods comme TremFusion… Le jeu Tremulous était un des derniers jeux ajoutés avant que le développement d’XQF ne se mette en pause. J’ai donc ajouté Unvanquished, Tremulous GPP et TremFusion afin de permettre aux joueurs de rejoindre facilement un serveur peuplé, quelle que soit la version du jeu.


N’hésitez plus entre Unvanquished et Tremulous, jouez au jeu auquel d’autres jouent en même temps que vous.

  • Smokin'Guns, un jeu de tir à l’âge du Western américain, façon Le bon, la brute et le truand.
  • Urban Terror, un jeu qui exploite un scénario désormais très classique dans le genre : « forces spéciales contre terroristes ». Ce jeu avait été en fait ajouté dans la version 1.0.5.2, jamais annoncée et très peu distribuée en dehors du dépôt svn… À l’époque le jeu était basé sur ioquake3 et s’appelait ioUrbanTerror, désormais le moteur de jeu n’est plus libre et est basé sur le SDK d’id Software et une migration sur le nouvel Unreal Engine 4 est en cours… Autant dire que sans la publication de cette nouvelle version d’XQF, ce jeu aurait été ajouté pour rien !
  • OpenArena, un projet qui ambitionne d’être un clone libre de Quake Ⅲ Arena et donc de fournir des cartes libres en remplacement de celles de Quake 3. Il n’est peut-être pas aussi soigné, mais il est tout à fait jouable et on trouve beaucoup de serveurs disponibles.
  • World of Padman, un FPS très coloré.
  • ZEQ2 Lite qui emmène le joueur dans l’univers de Dragon Ball Z.
  • Alien Arena, un FPS se déroulant dans un univers de science fiction façon années 50 et avec des extra terrestres à la manière de Mars Attack, et basé sur le moteur CRX (un fork d’id Tech 2).
  • Quelques autres mods plus anecdotiques comme Reaction, Turtle Arena ou Q3 Rally.
  • Jedi Knight 2: Outcast, XQF proposait déjà la prise en charge de Jedi Knight 3: Academy et un contributeur avait proposé en 2008 un patch pour l’épisode précédent. Il aura fallu du temps pour qu’une personne y jette un œil, mais voilà, patch accepté !

  • OpenTTD, est une réécriture libre du jeu original Transport Tycoon Deluxe, un « jeu de simulation jeu de gestion et planification urbanistique ». Attention, pour interroger les serveurs de ce jeu une mise à jour de QStat est nécessaire. Cette mise à jour est déjà très ancienne mais beaucoup de distributions ne distribuent que des versions préhistoriques de QStat.
  • Enemy Territory: Quake Wars, un jeu dans la lignée de Wolfenstein:Enemy Teritory mais se passant dans l’univers de Quake.
  • Enemy Territory: Legacy, l’initiative qui maintient et améliore le code libre du jeu Wolfenstein: Enemy Territory.
Mises à jour et nouveautés
  • L’icône d’XQF a été redessinée en SVG, afin d’être rendue proprement sur nos bureaux modernes qui ont tendance à afficher de très grandes icônes !

  • XQF respecte désormais la spécification XDG pour les répertoires de base, en particulier les chemins des fichiers de configuration. Le dossier de configuration, anciennement nommé ~/.qf/, se trouve désormais dans $XDG_CONFIG_HOME/xqf/ (généralement ~/.config/xqf/). XQF 1.0.6 détecte automatiquement lorsqu’un ancien dossier de configuration existe et le déplace vers son nouveau chemin.

  • Unvanquished, Wolfenstein: Ennemy-Territory et Savage utilisent des codes couleurs étendus et XQF ne filtrait que les codes couleurs de Quake 3, ce qui avait pour conséquence de laisser apparaître les balises étendues dans les noms de serveurs ou de joueurs. C’est corrigé !

  • La liste des serveurs maîtres a été mise à jour (par exemple, le maître ioquake3 remplace celui d’id Sofware) et de nombreux jeux ont vu leur numéro de version de protocole actualisé (notamment War§ow qui change cela souvent…).

  • XQF ne plante plus lorsqu’un serveur envoie un caractère spécial. En fait, le bug est ancré très profondément : XQF lit la sortie de Qstat en mode raw et Qstat utilise le codage ISO-8859-1 en sortie raw. Or, XQF est localisé en UTF-8, et g_io_channel_read_chars retourne une erreur lorsqu’il reçoit un caractère non UTF-8. La solution élégante serait de réécrire toute cette partie en utilisant la sortie XML de Qstat qui peut être demandée en UTF-8, mais dans l’immédiat, un contournement simple et efficace a été trouvé : le flux brut de Qstat est lu en mode binaire (g_io_read_chars laisse alors tout passer) et les caractères non ASCII sont ensuite filtrés. Les serveurs qui retournent des caractères spéciaux sont rares et, en attendant une éventuelle prise en charge de la sortie XML de Qstat, on évite au moins de planter XQF parce qu’il y a un serveur allemand parmi mille sur cette planète qui envoie un caractère ß. Begrüßen !

Corrections et nettoyage

Le code obsolète est en cours de nettoyage ; il reste encore plein de choses à nettoyer, mais j’ai priorisé le nettoyage de code obsolète qui était devenu cassé à cause de changements dans des bibliothèques tierces (Glib je pense à toi). Ce qui marche en mode compatibilité est laissé en l’état pour cette version et sera corrigé à partir de cette publication. En effet, à défaut d’avoir pu faire du release early, release often, au moins je veux faire du oui, mais pas trop tard.

Mais surtout, en corrigeant plusieurs problèmes, je me suis rendu compte qu’au moins trois d’entre eux étaient présents dès le premier commit sur le tout premier dépôt CVS en l’an 2000…

Lorsque XQF filtrait les balises couleurs dans les noms de serveurs, il lisait parfois un caractère en dehors des limites d’une chaîne de caractères, ce qui provoquait plus tard une erreur de malloc à un moment toujours inattendu…

En portant le mécanisme de lecture de descripteur de fichier vars GIOchannel, j’ai corrigé un bug qui était dû à un Gobject nettoyé plusieurs fois (plus exactement le descripteur de fichier où XQF lisait la sortie de Qstat), ce qui signifie qu’avec un peu de malchance on essaie de libérer un zone déjà réutilisée et hop le segfault.

Plus anecdotique, il manquait une virgule dans une liste de paramètres de jeu de Quake 2, ce qui concaténait deux paramètres en un…

De nombreux patchs qui étaient maintenus par Debian en marge du projet ont été importés, afin de simplifier le travail de paquetage par les distributions. Avec le temps cette pile de patchs était devenue la seule version d’XQF compilable, désormais cette branche a été fusionnée avec le tronc commun. Un grand merci à Jordi Mallach de chez Debian pour avoir maintenu XQF pendant toutes ces années de vaches maigres !

Ce qui est abandonné

La prise en charge de GTK+1 est définitivement enterrée et seule la version GTK+2 est prise en charge. Le nettoyage du code a commencé, mais pour le moment, c’est plus une décision politique qu’une réalisation technique : il s’agit de se libérer d’une contrainte et de pouvoir continuer le développement la tête libre, sans se soucier des vieilleries. Ainsi, il devient plus facile de remplacer les appels de fonctions obsolètes.

Et oui il serait peut-être temps, on ne va pas attendre GTK+4 pour acter la migration vers GTK+2 !

Bugs connus

Pour le moment, XQF n’indique plus la progression de l’actualisation d’une liste de serveurs (mais XQF indique lorsqu’il a terminé de le faire). Cette régression est due à une réécriture de l'analyseur de liste de serveurs obtenue par les serveurs maîtres et de l'analyseur de description de chacun de ces serveurs. Ces analyseurs étaient cassés suite à l’obsolescence de plusieurs composants utilisés et le comportement était erratique. Le retour visuel de l’actualisation est encore manquant, mais l’urgence était de faire en sorte que XQF n’arrête pas cette actualisation en cours de route quand quelque chose lui déplaît…

Lorsque l’on met à jour une liste de serveurs et que l’option d’actualisation des information de ces mêmes serveurs est activée, l’actualisation se fait correctement sauf pour la liste des joueurs connectés. Une actualisation normale met à jour cette liste.

Ces bugs ne portent pas atteinte à la stabilité de XQF.

Télécharger XQF 1.0.6

Les sources d’XQF peuvent être téléchargées sur la page dédiées aux archives de version.

XQF 1.0.6 est déjà en cours d’intégration dans Debian et Ubuntu, les plus bidouilleurs pourront donc essayer d’installer les versions 1.0.6 déjà empaquetées par Debian ou par Ubuntu mais non encore officiellement distribuées.

Pour des raisons administratives, la version 1.0.6 correspond à la révision qui a été utilisée pour se faufiler in extremis avant le gel de Debian Jessie. La version 1.0.6.1 correspond à l’incorporation dans la branche principale d’un patch qui a été écrit pour permettre à Debian (et certainement d’autres distributions) d’empaqueter proprement XQF. La version 1.0.6.2 correspond à quelques corrections de langue française en vue de la présente dépêche.

Vous pouvez donc dès maintenant télécharger XQF 1.0.6.2 « édition spéciale LinuxFr.org » en cliquant sur le lien suivant :

Lien suivant. ;-)

Contribuer

Le dépôt a migré depuis un vieillissant dépôt subversion hébergé par SourceForge vers un tout nouveau dépôt git hébergé par GitHub.

Cette version n’ambitionne pas d’être parfaite, elle ambitionne seulement de remettre XQF sur les rails. Si de nouveaux jeux ont été ajoutés, il est possible que certains autres soient moins bien pris en charge maintenant qu’avant par la seule force du temps et de l’obsolescence. De nombreuses choses sont à améliorer et à réécrire dans le code.

Cette publication est donc aussi faite dans le but de soumettre XQF à quelques paires d’yeux supplémentaires. N’hésitez pas à vous servir d’XQF, et je vous invite fortement à rapporter des bugs (ici), et si vous trouvez une solution, n’hésitez pas à forker puis proposer vos corrections !

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OpenBSD 5.6

Dimanche 2 Novembre

Mois de novembre oblige, une nouvelle version d'OpenBSD est publiée. Nous sommes désormais en version 5.6.

OpenBSD est un système d'exploitation orienté sécurité et réseau, dont les principaux avantages sont la stabilité, grâce aux audits sur le code source, mais également l'ensemble très large de fonctionnalités réseau qu'il fournit. L'équipe d'OpenBSD s'est notamment illustrée cette année par son fork d'OpenSSL, LibreSSL

Mises à jour Logiciels
  • Xserver 1.15.2
  • Gnome 3.12.2
  • KDE 4.13.3
  • PostgreSQL 9.3.4
  • Firefox & Thunderbird 31
  • PHP 5.4.30 et 5.5.14
  • et bien d'autres…
Ajouts

Plusieurs logiciels ont été ajoutés, remplaçant certains anciens logiciels :

Suppressions

Plusieurs logiciels ont été supprimés de la distribution OpenBSD :

  • Spray.
  • Il n'est plus possible d'utiliser ppp dans l'espace utilisateur, et le daemon ppd a été supprimé.
  • Apache est supprimé, et on lui préfèrera nginx(8) (qui sera supprimé pour la version 5.7).
  • rsh(1) a été supprimé.
  • rdist(1) a été supprimé.
Améliorations
  • Les services prennent désormais en compte la variable daemon_timeout définissant une limite de temps d'allumage.
  • Une réécriture du programme apropos(1) a eu lieu ; on peut maintenant faire des recherches plus poussées à l'aide d'une base de données makewhatis(8).
Réseau
  • npppd, le démon PPTP/L2TP d'OpenBSD peut désormais écouter plusieurs interfaces réseau.
  • IPv6 est désormais désactivé par défaut sur les interfaces. Il s'active lors de l'ajout d'une adresse IPv6 sur celles-ci.
  • Le système de qualité de service ALTQ a été supprimé.
Sécurité
  • Relayd dispose d'une fonctionnalité de séparation des privilèges lors de l'utilisation de clefs privées.
  • Gestion des enregistrements DNS SSHFP pour les types de clef ED25519.
  • Suppression de Kerberos.
  • LibreSSL remplaçant OpenSSL, SSLv2 n'est plus supporté.
  • L'authentification MSChapv1 a été supprimée de pppd.
Packet Filter
  • Lors d'une translation de paquet d'une famille d'adressage à une autre, les paquets générés gardent le champ TOS/Traffic Class du paquet original.
  • pfctl interdit désormais les règles de translation d'adresse contenant à la fois des IPv4 et IPv6.
Pilotes
  • La prise en charge des cartes SCSI QLogic ISP HBAs a été ajoutée au travers du pilote qlw.
  • Prise en charge des cartes Realtek 8168G.
  • Meilleure gestion des disques 4k (growfs fsck_ffs tunefs…).
  • La prise en charge du bluetooth a été supprimée. Cela ne fonctionnait pas correctement.
  • Prise en charge du multi-chemin SCSI.
  • Des améliorations ont été apportées à la mise en veille et au retour de veille pour les cartes graphiques Intel et AMD.
Performances
  • Les appels à getuid, getgid, getresuid, setreuid and setuid ne nécessitent plus de verrou noyau.
  • Amélioration des performances d'hibernation.
Installeur
  • Il n'est plus possible d'installer OpenBSD via un FTP ou des cartouches.
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L'informatique pédagogique primaire à Genève avec GNU/Linux

Dimanche 2 Novembre

Le Département de l'instruction publique, de la culture et du sport du canton de Genève (Suisse) est heureux d'annoncer que, depuis janvier 2014, l'ensemble des 2 000 ordinateurs à usage pédagogique de l'enseignement primaire fonctionne exclusivement avec configuration libre.

Ceci après une année de validation de l'usage pédagogique d'une configuration basée sur GNU/Linux dans deux écoles pilotes volontaires, puis une année de validation globale du concept dont le déploiement et la gestion à distance dans plusieurs établissements primaires

L'opération consistant à installer une distribution GNU/Linux (Ubuntu) a été menée établissement par établissement durant toute l'année 2013.

Chaque ordinateur possède trois sessions :

  • une pour les élèves du cycle élémentaire ;
  • une pour ceux du cycle moyen ;
  • une pour les enseignant-e-s.

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Retrouvons-nous pour échanger autour des outils de développement de Firefox OS

Samedi 1 Novembre

Une petite news pour annoncer la création d'un groupe autour de Firefox OS. l'objectif est de se retrouver pour échanger sur Firefox OS. La première rencontre aura lieu le jeudi 6 novembre avec comme sujet les outils de développement de Mozilla Firefox OS.

Trois présentations auront lieu ce soir là, après une introduction par Tristan Nitot :

• présentation de l'architecture de Firefox OS : Gaia, Gecko, Gonk, par Loïc Cuguen ;
• sécurité : la gestion des app et des API, par Stéphanie Ouillon ;
• outils de développement : Firefox OS Developer Tools, par Jan Keromnes.

Cela se passe chez Mozilla, au 16 bis Boulevard Montmartre, Paris. Venez nombreux, on prévoit aussi un hackathon pour la fin de Novembre.

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Stand jeux libres au salon informatique de Lamballe le 29 novembre 2014

Samedi 1 Novembre

L'association LanPower tiendra un stand jeux libres au salon informatique de Lamballe (22) le 29 novembre. Ce salon local est organisé par Lamballe Communauté Numérique (LCN), situé à la Cyberbase de Lamballe. Absent de ce salon en 2013, nous y retournons pour la deuxième fois après un certain succès en 2012.

Comme la dernière fois nous présenterons le concept des jeux libres et l'ensemble des jeux référencés par l'association sur ses compilations, CD/DVD et clés USB. En outre l'association tiendra un atelier "Démonte tout !" qui consiste à démonter des objets pour découvrir ce qu'il y a à l'intérieur.

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Publication de supports de formation Yocto Project et OpenEmbedded

Samedi 1 Novembre

Dans le monde Linux embarqué, OpenEmbedded et Yocto Project font partie des build system parmi les plus populaires et les plus complets. Ces build system servent à automatiser la compilation croisée des différents composants d'un système Linux embarqué à partir des sources, permettant ainsi d'obtenir des systèmes beaucoup plus configurables et optimisés que ce qu'il serait possible d'obtenir avec des distributions pré-compilées telles que Debian.

La maîtrise de ces build system n'est en revanche pas aisée, et Free Electrons a donc développé une formation pour apprendre à utiliser ces outils. Comme Free Electrons le fait pour toutes ses formations, nous venons de publier sous license Creative Commons Attribution Share-Alike les supports de cette toute nouvelle formation :

  • slides de la formation, en PDF (1,5 Mo) ;
  • énoncé des travaux pratiques, en PDF (5 Mo) ;
  • agenda de la formation, en PDF (720 Ko) ;
  • données nécessaires pour les travaux pratiques, en tarball (28 Ko).

Nous publions également les sources LaTeX de ces supports, dans notre dépôt Git, dans lequel se trouve également les sources des supports de nos formations Linux embarqué, noyau Linux et Android. Tout un chacun peut donc profiter de ces supports pour se former sur ces thématiques !

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Red Hat Enterprise Linux 6.6

Vendredi 31 Octobre

Red Hat a annoncé le 14 octobre dernier la version 6.6 de Red Hat Enterprise Linux (RHEL), distribution commerciale destinée aux professionnels et aux entreprises. Pour rappel, RHEL 6 existe depuis novembre 2010 et, même si RHEL 7 est disponible depuis le mois de juin dernier, cette version est toujours maintenue.

Cette version 6.6 apporte malgré tout des améliorations, mais principalement du côté de la virtualisation et de la haute disponibilité. Red Hat avait annoncé la version bêta près de 5 mois auparavant, soit le 12 août dernier.

Une sélection des améliorations se trouve en deuxième partie de dépêche.

Matériel

Signe que cette version n'est plus le fer de lance de Red Hat, il y a moins d'ajout de nouveau matériel : les seules nouveautés sont l'ajout du contrôleur Intel Wildcat Point-LP PCH et celui du processeur VIA VX900.

Réseau

Si vous êtes utilisateur de l'addon High Performance Networking (HPN), sachez qu'il va y avoir un gros changement ! En effet, l'addon disparaît et ses fonctionnalités sont basculées dans le canal de base de la distribution.

À noter aussi un autre changement d'envergure, à savoir la mise à jour de l'implémentation du protocole RDMA over Converged Ethernet (RoCE).

Stockage

Une nouvelle cible du device mapper apparaît, nommée dm-cache : elle permet à des périphériques de stockage rapide d'agir en tant que cache pour des périphériques moins rapide. On peut comparer cette manière de faire à celle d'un disque dur hybride.

Autre nouveauté, mais cette fois-ci en avant-première technologique, présente dans le paquet device-mapper-persistent-data package : la fonctionnalité dm-era. Cela permet de garder une trace des blocs écrits sur un périphérique sur une durée pré-définie. Les logiciels de sauvegarde peuvent alors garder une trace des blocs modifiés par exemple.

Sécurité

Red Hat annonce la revalidation de plusieurs outils à la norme FIPS 140 de niveau 1. Cela concerne :

  • OpenSSH (client et server) ;
  • Openswan ;
  • dm-crypt ;
  • OpenSSL ;
  • Suite B Elliptic Curve Cryptography (ECC) ;
  • l'API de chiffrement du noyau ;
  • les chiffrements AES-GCM, AES-CTS et AES-CTR.

Moins vendeur, mais malgré tout important, AIDE, le logiciel HIDS par défaut de RHEL est mis à jour, et corrige deux problèmes : le premier est une mauvaise initialisation d'AIDE si des fichiers de type "prelink" sont détectés mais que le paquet prelink n'est pas installé. Le second quant à lui est un segfault causé par une mauvaise gestion du paramètre "report_attributes".

Virtualisation

Les nouveautés apportées par RHEL 7 du côté de la compatibilité avec la solution Hyper-V de Microsoft entrent dans RHEL 6 ! Cela commence par un nouveau paquet, nommé hyperv-daemons. Ce paquet inclut le démon Hyper-V KVP (autrefois fourni par le paquet hypervkvpd), mais aussi hv_fcopy (qui était fourni lui par le paquet hypervfcopyd).

Autre amélioration aussi, mais en avant-première technologique : RHEL 6.6 est utilisable comme machine virtuelle de génération 2 avec un hôte Microsoft Hyper-V Server 2012 R2.

Performances

Pour finir cette sélection des nouveautés de RHEL 6.6, un petit mot sur les performances avec l'apparition du PCP (pour Performance Co-Pilot). Le principe est d'apporter un cadriciel et des services pour surveiller et gérer les performances du système. PCP est décrit dans la note de version comme léger, ayant une architecture distribuée et adapté à une analyse centralisée de systèmes complexes.

Des métriques de performances peuvent être ajoutées grâce à des interfaces en Python, Perl ou C++. Des API sont disponibles pour les outils d'analyse. Les paquets correspondant à cette nouveauté sont pcp, pcp-doc et pcp-libs-devel.

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NetBSD 6.1.5 et 6.0.6

Vendredi 31 Octobre

La fondation NetBSD a annoncé le 6 octobre dernier deux nouvelles versions de leur système d'exploitation éponyme. Point de nouvelle fonctionnalité ici, il ne s'agit que de correctifs de bogues, et surtout de sécurité.

Ces deux nouvelles versions apportent d'ailleurs les mêmes correctifs et améliorations, qui seront détaillés en deuxième partie de dépêche.

Commençons par la liste des avis de sécurité corrigés dans ces deux versions :

Deux autres problèmes de sécurité ne nécessitant pas un avis ont été corrigés. Le premier concerne l'appel système mount, qui pouvait être utilisé par un utilisateur local pour causer un kernel panic. Le deuxième concerne OpenPAM, dont le parseur gérait mal les erreurs dans la policy PAM. Ce problème de sécurité est d'ailleurs identifié par un numéro de CVE : CVE-2014-3879.

Au niveau du noyau en lui-même, deux kernel panic ont été corrigés, ainsi que des débordements ou corruption de mémoire, tout cela accompagné d'une race condition dans tap(4).

Afin de profiter d'un système actuel, quelques mises à jour bienvenues sont poussées :

  • tzdata2014g ;
  • bozohttpd 20140708 ;
  • openssl 1.0.1i ;
  • named : le fichier root.cache en date du 2 juin 2014 est employé.

Certaines corrections ne sont applicables qu'à certaines architectures. Par exemple, si vous avez un système Alpha, l'installeur arrive maintenant à gérer correctement les labels disques Tru64 (port-alpha/48697). Une erreur de segmentation est corrigée dans le cas où vous auriez un noyau SPARC64 mais les outils utilisateurs en 32 bits.

Enfin, sur les architectures next68k, un cas de kernel panic a été corrigé en déplaçant les calculs de mémoire physique avant l'initialisation de nptpage (port-m68k/45915).

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