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Atelier CLI : CryptoParty mardi 23 juin ⌚ 20h ⌘ Bègles (~Bordeaux)

Mardi 23 Juin

Les Crypto-Party (ou chiffro-fêtes) consistent en l'organisation d'ateliers gratuits à destination de tous, pour découvrir, comprendre et utiliser les principes de base de la cryptographie et de la protection de sa vie privée sur les réseaux (web, chat, email).

Programme

Mardi 23 juin, c'est cryptoparty toute la soirée / nuit au L@Bx. Entrée libre et gratuite. Amenez à manger, à boire et sac de couchage pour les plus courageux.

Tous les détails en seconde partie.

Quelques idées d'ateliers :
  • Créations / échanges de clés GPG ;
  • Gérer et protéger ses mots de passe avec Keepass/KeepassX ;
  • Chiffrement de disque dur avec LVM+LUKS, encfs, etc. ;
  • Mise en place d'un serveur de courriel OpenSMTPd ;
  • Traduction du handbook cryptoparty en se basant sur le travail du Tetalab ;
Infos pratiques

Pour rappel, le L@Bx est un Hackerspace à Bègles (Bordeaux Métropole). Il ouvre ses portes tous les mardis et vendredis soir.

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Kernel Recipes 4e édition, à Paris du 30 septembre au 2 octobre 2015, réservez vos dates !

Mardi 23 Juin

Pour cette 4ème édition, et à la demande des participants, 3 jours de conférences sur le noyau Linux au coeur de Paris : mercredi 30 septembre, jeudi 1er et vendredi 2 octobre. Le format a été conservé : une seule salle, une audience d'une centaine de personnes, ce qui laisse la part belle aux interactions entre participants et avec les intervenants.

Cette année encore, nous vous avons concocté un programme de conférences qui balaie les actualités et les fondamentaux du projet kernel.org : organisation du projet, aller plus loin dans les sous-systèmes, virtualisation, développement, embarqué…

Parmi les intervenants attendus, Greg Kroah-Hartman (Linux Foundation), Willy Tarreau (HaproxyTech), Jense Axboe (Facebook), Francois Romieux, Kevin Hilman (Linaro), Mike Turquette (BayLibre), Eric Leblond (Stamus Network), Hans Verkuil (Cisco), David Woodhouse (Intel), Jan Kara (SUSE), Frédéric Weisbecker (Red Hat), Stefan Hajnoczi (Red Hat), Bruno Cornec (HP), William Dauchy (Gandi), Yves-Alexis Perez (ANSSI). Le programme est en cours de finalisation.

Cette année, Greg KH vous proposera de découvrir les arcanes du processus de release (publication) du kernel avec en prime une publication en "direct" d'un kernel stable.

En plus des conférences, nous avons réservé une heure chaque jour pour permettre aux participants de venir présenter en maximum 20 minutes un développement, un projet, une expérience relatifs au noyau Linux. Vous pouvez dès maintenant soumettre votre proposition. Si elle est acceptée, vous serez bien sûr inscrits d'office pour cette édition.

Comme pour les autres éditions, un dîner est prévu pour ceux qui le souhaitent pour poursuivre les échanges ainsi que quelques surprises conviviales autour de l'événement.

Nous tenons à remercier l'ensemble des sponsors qui nous ont fait confiance encore cette année : Gandi notre partenaire et sponsor de la première heure, Mozilla qui nous accueille dans des locaux inoubliables, SUSE, Parrot, BayLibre et HaproxyTech.

Les inscriptions seront ouvertes sur le site de la conférence à partir du 1er septembre 2015.

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Devede NG 4, un couteau suisse de la vidéo, est sorti !

Lundi 22 Juin

Devede est un soft qui permet de créer des DVD vidéo simplement, mais aussi de créer des fichiers DivX/Xvid pouvant être lus par une large gamme d'appareils[1] et dorénavant aussi des fichiers MKV avec vidéo encodée en H.264 [2] pour une compression plus efficace, entre autres.

L'auteur (Sergio Costas Rodriguez aka Raster Software Vigo) a entrepris une réécriture complète de son logiciel à partir de zéro permettant d'envisager de nouvelles fonctionnalités à l'avenir. En outre la nouvelle version s'appuie sur Python 3 et GTK+3.

Cette nouvelle version majeure qui a pour nom Devede NG 4 (pour New Generation) est sortie le 26 avril dernier, et Christian Marillat a eu la gentillesse de l'ajouter pas plus tard que ce jour à son dépôt Debian Multimédia.

Pour terminer cette dépêche, citons quelques logiciels alternatifs pour le transcodage : Avidemux (dont le moteur a d'ailleurs été refondu à l'occasion de la version 2.6) et Transmageddon (dont la version 1.0 est sortie il y a à peine plus d'un an). Pour la création de DVD vidéo en revanche, je ne connais aucun logiciel qui fasse le job aussi simplement.

Merci à Raster Software Vigo et à Christian Marillat !

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Instantané sur le parallélisme et le code

Lundi 22 Juin

Avant, la fréquence des micro-processeurs semblait suivre une loi de Moore, mais à mesure que les limites physiques ont été approchées il a fallu innover, et le multi-cœur est devenu le standard, même sur mobile.

Développer une application qui sache utiliser plusieurs fils d’exécution ou processus en même temps n'est pas un problème forcément facile, pour lequel de nombreuses méthodes ont vu le jour. Ici, on vous propose une vision haut niveau de quelques idées du passé, mais surtout d'aujourd'hui, pour utiliser la puissance de nos machines sans écrire des bogues plus vite que nos ombres.

    Sommaire Exposé du problème

    Imaginez que vous deviez écrire et lire un même fichier dans deux processus différents. C'est notre cas simple de départ.

    Le cas trivial

    Dans ce cas, vos processus ne tournent jamais en même temps, ou alors aucun n'écrit quoi que ce soit sur le fichier et se contente de lire le fichier.
    Tout devrait marcher correctement.

    Le cas partagé

    Vos deux processus se mettent à tourner en même temps et ils ont carte blanche pour écrire ou supprimer le fichier.

    Il se peut que l'un des processus vérifie l'existence du fichier avant d'y écrire quelque chose, mais que l'autre processus l'efface juste après. Résultat : le premier processus va planter ou retourner une exception. Pourtant, le code aura l'air juste.

    Différence entre concurrence et parallélisme

    La concurrence est d'abord le fait de partager un bout de la mémoire avec plusieurs processus (ou fils d'exécutions).

    Le parallélisme consiste en l'exécution de plusieurs processus en même temps, sur des données disjointes.

    C'est une distinction qui est plus forte en anglais, puisque en français le parallélisme n'est qu'un type de concurrence. Mais la séparation des deux est pratique d'un point de vue pédagogique.

    Les verrous et sémaphores

    La première idée que l'on apprend consiste à mettre un cadenas sur l'espace mémoire partagé, avec une seule et même clé. C'est ce que l'on appelle un verrou. Les sémaphores ne sont que le cas où l'on fournit un nombre fini de clés supérieur à 1.

    En pseudo-code, ça ressemble souvent à ça :

    tant que verrou == 1: attend() verrou = 1 ## Je calcule ce dont j'ai besoin ici ## Et c'est assez long ## Puis je rend le verrou verrou = 0

    Avec deux processus, ça peut aller, mais quand le nombre augmente, il est très facile d'oublier de redonner la clé, et il est très facile de se retrouver avec des processus qui ne font qu'attendre une clé qui n'arrive jamais. Le nombre de cas différents à considérer augmente de manière factorielle avec le nombre de bouts de mémoires partagés.

    La quasi-totalité des langages de programmation vous laisseront faire ça.

    Le nombre élevé d'erreurs engendrées par cette technique a conduit à l'élaboration d'abstractions ou de manières de faire différentes.

    Le modèle à acteurs (et objets actifs)

    Dans les années 1970, une autre idée est apparue : au lieu de partager des zones mémoires et de bloquer de manière difficilement prévisible, pourquoi ne pas supposer qu'un processus est ce que l'on appelle un acteur, et qu'il ne peut communiquer avec d'autres acteurs que via des messages.

    Chaque acteur effectue une action demandée par le biais de messages.

    Erlang est le plus grand représentant de cette manière de faire. L'avantage est que la manière d'envoyer les messages permet de facilement parler à des processus sur le réseau, sans avoir rien de spécial à faire.

    L'autre avantage, c'est la possibilité de pouvoir déboguer beaucoup plus facilement, même s'il est toujours possible que le système se bloque si tout le monde se met à attendre.
    Enfin, si un acteur se plante, il peut simplement être relancé et n'impacte pas les autres acteurs.

    En pseudo-code, ça se passerait à peu près comme ça :

    # calcul_x étant une fonction quelconque, attendant 2 paramètres. mon_acteur = nouvel_acteur() resultat = envoyer_a(mon_acteur, calcul_x, parametre_1, parametre_2) # # Il est à noter que `resultat` n'est pas forcément calculé de manière synchrone # puisque `mon_acteur` fait peut-être autre chose, mais cette nouvelle demande est dans sa liste (ou boîte mél)

    Les objets actifs ne sont que de simples instances de classes, considérés comme des acteurs, ce qui s'insère très simplement dans la programmation objet : l'appel à une méthode se fait comme d'habitude, mais elle est transformée en message passé au-dit acteur à l’exécution, par exemple).

    À noter : Message Passing Interface (MPI), utilisé principalement au sein des supercalculateurs est un modèle de communication entre machines et leurs processus. Le modèle à acteur est transparent (c'est-à-dire qu'un acteur peut être sur la machine locale ou sur une autre machine). D'ailleurs, MPI peut être utilisé pour implémenter le modèle à acteur.

    Le modèle à acteur n'est qu'un exemple de la manière de penser de tout un pan de recherche basé sur l'algèbre de processus qui a le vent en poupe puisque c'est quelque chose de calqué sur des processus naturels dont on a l'habitude (comme les communications intercellulaires au sein d'un organisme).

    Je vous conseille d'essayer ça avec Erlang, Akka ou Quasar pour Java/Scala et Celluloid pour Ruby.

    Il est également possible de faire ça en Python grâce à Pykka par exemple (ou pulsar), SObjectizer ou CAF_C++ Actor Framework pour le C++, hactor pour Haskell.

    Mémoire transactionnelle logicielle (Software Transactional Memory — STM)

    Une autre idée est de se baser sur ce que font les bases de données, notamment en assurant l'atomicité des transactions : c'est l'idée de la mémoire transactionnelle (dans les années 80, sous le nom de Paratran)

    C'est-à-dire que la transaction commence lorsque vous ouvrez le fichier, et se termine quand vous avez fini d'écrire. Rien ne peut se passer sur le fichier avant que vous n'ayez fini.
    C'est une manière de cacher les mutex, mais c'est souvent implémenté sans verrous.

    De manière générale, cette technique est implémentée de manière optimiste, notamment dans Haskell, avec un type de variable spéciale : la TVar.

    L'idée étant que chaque processus utilisant une TVar le fait comme si ne rien n'était, à partir de la valeur de la TVar telle qu'elle était à la vérification.
    Puis, chaque modification de cette TVar est enregistrée dans un journal propre à chaque processus.

    En pseudo code, voici à quoi ça pourrait ressembler :

    bloc atomique: valeur = lire_TVAR(x) # on fait plein de chose, et la valeur change ecrire_TVAR(x, valeur) #fin bloc atomique

    À la fin du bloc atomique, la valeur de la TVar est lue et comparée à celle lue en début du bloc. Si cette valeur est identique, alors personne n'a modifié la TVar, et la nouvelle valeur est écrite de manière sûre. Dans le cas contraire, le bloc atomique est rejoué avec la nouvelle valeur de la TVar, d'où le nom optimiste.

    En Haskell, il est possible d'attendre une certaine valeur pour une TVar via un if et le « mot clé » retry : un signal est lié à la TVar, et sa valeur n'est re-vérifiée qu'après avoir été changée (programmation évènementielle). Tout ceci étant transparent pour le développeur. En pseudo-code, ça donne quelque chose comme ça :

    bloc atomique: valeur = lire_TVAR(x) si valeur > 0: retry # tout le bloc atomique sera ré-exécuté quand `valeur` aura changé. Ce qui bloque le processus. ecrire_TVAR(x, nouvelle_valeur) # fin bloc atomique

    Je vous conseille d'essayer ça en Haskell avec STM, en Java avec DeuceSTM ou avec Clojure.

    C'est également possible en C++ avec TinySTM, . Par contre, en Python, il faudra repasser.

    Voilà

    Vous avez pu entrevoir quelques techniques permettant de gérer la concurrence d'une manière moins traditionnelle, et vous êtes libres d'essayer tout ça si ça vous a plu.

    Les commentaires sont également là pour préciser des choses, ou discuter d'autres systèmes qui ne sont pas mentionnés dans cette dépêche.

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    Présentation d’Emmabuntüs au Zèbre à Lyon le 24 juin 2015

    Lundi 22 Juin

    Camarade novice en informatique n’aie pas peur, nos amis de l’association Eisenia te proposent de découvrir le mercredi 24 juin 2015 (de 15 à 21h) une présentation du système GNU/Linux Emmabuntüs à La coopérative du Zèbre, 22 rue Jean-Baptiste Say, 69001 Lyon.

    Au menu :

    • Présentation d’Emmabuntüs (Ordinateurs sous Emmabuntüs en libre accès)
    • Discussions autour du logiciel libre et de la réduction des déchets
    • Tu pourras même profiter de la terrasse de la coopérative du Zèbre

    Que tu sois débutant en informatique ou windowsien curieux, ou même linuxien déjà convaincu, viens essayer Emmabuntüs le mercredi 24 Juin !

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    Sortie de Mageia 5, la magie continue !

    Dimanche 21 Juin

    Mageia est un système d’exploitation libre basé sur GNU/Linux, et porté en tant que projet communautaire par l’association loi 1901 Mageia.Org, cette dernière étant constituée de contributeurs élus.

    Le cinquième tour de Mageia est sortie le vendredi 19 juin 2015, proposant les dernières évolutions techniques, de nouvelles versions des bureaux et logiciels, tout en préservant la stabilité d’usage, et en conservant ses outils spécifiques de contrôle du système. Chaque version de Mageia est supportée 18 mois. Les mises à niveau entre versions sont supportées et aisées.

    Mageia a démarré en septembre 2010 comme un fork de Mandriva Linux.

    Elle a réuni des centaines de passionnés et plusieurs sociétés à travers le monde, qui coproduisent l’infrastructure, la distribution Mageia elle-même, sa documentation, sa diffusion et son assistance, à l’aide de logiciels libres.

    Depuis son lancement, elle a publié quatre versions majeures stables en juin 2011, mai 2012, mai 2013 et février 2014.

    Mageia est et reste référencée parmi les dix distributions les plus consultées sur Distrowatch.

    Sommaire Quoi de neuf ? Base du système Architectures

    La prise en charge des architectures Alpha/IA64/PPC/SPARC a été abandonnée. Mageia se concentre sur l’architecture INTEL, en 64 bits, et continue de fournir des compilations pour la version 32bits.

    BIOS & EFI, amorçage

    L’intégration de la gestion des BIOS EFI est opérationnelle via les media Live64 ou DVD64. L’intégration a été semée d’embûches, retardant la sortie de cette version.

    Grub2 (qui est optionnel) fonctionne mieux maintenant, et détecte les autres systèmes d’exploitation afin de les ajouter.

    Noyau Linux

    Mageia 5 embarque le noyau Linux 3.19 qui dispose dans cette version du support du DMA-BUF et de la gestion "fences" (nécessaire pour une bonne prise en charge d’Optimus & powerplay).

    Tout le matériel géré par ce noyau est fonctionnel et utilisable, notamment côté portables Toshiba. De gros progrès ont été reportés, ainsi que pour les écrans tactiles utilisant atmel_mxt_ts.

    Les tablettes Wacom et les pavés tactiles Synaptics fonctionnent maintenant mieux au cours de l’installation (bogue 11524).

    Nouveaux pilotes NVIDIA

    NVIDIA a abandonné la prise en charge pour son pilote le plus récent de la gamme suivante de puces : GeForce 8xxx, 9xxx et 100 à 415. En conséquence, un nouveau paquet NVIDIA a été créé pour ces cartes, maintenant appelé nvidia340.

    L’intégration pour ces cartes a été ajoutée à drakx11/XFdrake permettant une détection automatique du pilote approprié à votre matériel. De plus, si vous réalisez une mise à niveau, la configuration X.Org sera automatiquement ajustée par le service harddrake au premier démarrage.

    Partitions & systèmes de fichiers

    Le partitionnement GPT est maintenant utilisé par défaut, au lieu du disque complet LVM pour les disques supérieurs à 4 To.

    Btrfs est désormais pris en charge comme système de fichier par défaut. En le sélectionnant pour la partition /boot (ou / sans partition boot séparée), Grub2 sera automatiquement sélectionné et configuré.

    Système d’initialisation

    Systemd est fourni dans sa version 217 qui signe l’abandon des derniers outils sysvinit historiques.

    RPM, URPM & Gestion de paquets

    RPM a été mis à niveau en version 4.12.0.1.

    Nouvelle gestion des suggestions

    RPM apporte maintenant une prise en charge officielle des paquets suggérés, qui diffère de la mise en œuvre précédente. Les paquets utilisent dorénavant la nouvelle balise Recommends au lieu de l’ancienne balise Suggests. Enfin, le format des fichiers de synthèse dans les media a été légèrement modifié.

    Nouveau générateur de dépendances

    Pendant quelques années, RPM a pris en charge deux façons de générer les dépendances lors de la construction de paquets :

    • l’ancienne, dite générateurs externes
    • la nouvelle, dite générateurs internes

    La plupart des distributions ont basculé sur les nouveaux générateurs internes, mais Mageia utilisait toujours les anciens générateurs externes. La version 5 se met à la page avec de nombreux avantages à la clé comme :

    • La construction des paquets est plus rapide
    • La compatibilité des fichiers .spec avec les technologies Fedora (& Suse) s'en trouve améliorée
    • Les dépendances d’OCaml et d’autres technologies sont automatiques

    Pour de plus amples explications, vous pouvez lire :

    Le nouveau comportement a aussi demandé une modification du mécanisme d’exclusion de dépendances.

    Urpm

    Une limite codée en dur, empêchant la mise à jour de mga4 vers mga5 en raison de certains paquets ayant une liste longue de plus de 64 000 caractères, a été corrigée.

    Gurpmi va maintenant exécuter drakbug lorsqu’il se bloque ou rencontre des erreurs de segmentation, afin d’obtenir des rapports de bogue plus explicites.

    Les options urpmi inhérentes aux dépendances ont été renommées (--no-suggests devient --no-recommends) Les utilisateurs ont donc toujours à leur convenance cette possibilité de n’installer que le strict minimum, la distribution s’efforçant de réduire les dépendances nécessaires.

    Traduction & Documentations Localisation (l10n) / Internationalisation (i18n)

    Firefox et Thunderbird ont été modifiés pour installer automatiquement les bons paquets de langue -l10n-xx selon le paquet de langue installé locales-xx. Si plusieurs paquets de langues locales-xx sont installés, le bon paquet devrait être sélectionné suivant le langage principal configuré pour le système.

    Le paquet man-pages-de pour l’allemand a été corrigé : il contient maintenant plus de 530 pages de manuel au lieu de 0 comme précédemment (Merci à Mario Blaettermann pour le rapport et la correction de bogue).

    Documentation officielle

    Tous les paquets mageia-doc-installer-* et mageia-doc-mcc-* localisés ont été fignolés pour utiliser la capture d’écran correspondante à la langue du système.

    Les textes d’aide en ligne pour le programme d’installation traditionnel (non-Live) sont maintenant disponibles dans plus de 20 langues.

    Les textes d’aide pour les boutons d’aide dans le Centre de Contrôle Mageia mageia-doc-mcc* sont maintenant disponibles en plus de 15 langues.

    Bureaux & Environnements graphiques

    L’assistant MageiaWelcome démarre automatiquement dans la langue de l'utilisateur au lancement d’un bureau pour aider à configurer et à utiliser Mageia permettant d’installer les dernières mises à jour, les codecs audios/vidéos et plein d’autres bonnes choses…





    X Window System (X11)

    Mageia 5 embarque X.Org 1.16.4

    KDE SC

    KDE SC 4.14 est fourni.

    KDE 4.14 est dédié à la mémoire de Volker Lanz. Il fournit une apparence, un ressenti et des fonctionnalités familières avec la stabilité solide comme le roc des dernières versions à support long terme de l'environnement de bureau Plasma (4.11.12) et des applications du dernier KDE SC (4.14).

    La couche KDE Telepathy offre des fonctionnalités comme le chiffrement Off-the-Record (OTR) pour la messagerie instantanée, la prise en charge de nombreux protocoles et un jeu d'éléments graphiques pour l’environnement Plasma. Les applications utilisant la couche multimédia sont maintenant basées sur la version 1.0 de GStreamer, permettant une réduction notable des dépendances.

    Mageia accorde un soin particulier à ce bureau.

    KF5

    Plasma 5.1 & KDE Frameworks 5 (en) en version 5.5. est également de la partie. Il est installable uniquement avec les medias en ligne.

    GNOME

    GNOME 3.14 est fourni.
    Voir GNOME 3.14 rebat les cartes

    Nous utilisons maintenant le thème standard Adwaita au lieu de Oxygen-gtk.

    LXDE


    LXDE est disponible en version 0.99. Cet environnement peut être installé à partir du DVD (installateur classique).

    XFCE


    Cet environnement peut être installé dans sa dernière version 4.12.1 à partir du DVD (installateur classique) ou du DVD double architecture.
    Xfce 4.12 est là !

    LXQt (remplaçant RazorQt)


    LXQt en version 0.9.0 est le successeur de RazorQt. Il le remplace pendant la mise à niveau depuis Mageia 4. Pour plus d’information, vérifiez également l’Errata. Il est installable uniquement avec les media en ligne.

    Mate


    Cet environnement peut être installé en version 1.8 à partir du DVD (installateur classique).

    Cinnamon

    Cet environnement peut être installé en version 2.4.5 à partir du DVD (installateur classique).

    Enlightenment


    Cet environnement est livré dans sa version E18 basée sur les bibliothèques Enlightenment Foundation.

    Gestionnaires légers de fenêtres

    Mageia 5 fournit aussi une multitude de gestionnaires de fenêtres petits et efficaces comme : afterstep, awesome, dwm, fluxbox, fvwm2, fvwm-crystal, i3, icewm, jwm, lightdm, matchbox, openbox, pekwm, sugar, swm, ou windowmaker.

    Applications bureautiques
    • LibreOffice a été mis à jour en version 4.4
    • Calligra en 2.8.7
    • Abiword en 3.0.0
    • Gnumeric en 1.12.20
    Navigateur internet & apps web

    Firefox et Thunderbird sont dans leurs dernières versions ESR.

    Dans les dépôts on trouve facilement chaussure à son pied : Transmission, Deluge, qBittorrent, KTorrent

    • Les identifiants d’utilisateurs sont maintenant créés avec un UID à partir de 1000 au lieu de 500 auparavant, puisque c’est le choix de la majorité des nouvelles distributions ;
    • Handbrake, un convertisseur vidéo libre, a finalement été ajouté à nouveau dans Mageia. C’est maintenant possible car il n’inclut plus les encodeurs faac et fdk-aac. Il prend en charge l’encodage x265 ;
    • Le convertisseur vidéo Transmageddon prend en charge l’accélération matérielle VAAPI.
    • Phototonic un lecteur et organiseur d’images, rapide, léger et à l'aspect Qt/C++ a été ajouté.
    • freshplayerplugin a été ajouté - c’est une surcouche qui permet à Firefox d’utiliser la dernière extension du lecteur flash pepperflash, à télécharger manuellement car elle vient seulement avec Google Chrome et Mageia ne peut pas l’embarquer par défaut. Pour plus de détails voir ce sujet de forum (en anglais), qui offre un script qui télécharge automatiquement la dernière version de l’extension pepperflash (c’est nécessaire seulement si vous utilisez Firefox sans installer Google Chrome) ;
    • Le paquet mailcap a été complétement mis à jour et synchronisé avec Fedora ;
    • Radio amateur - Les ajouts à la sélection de logiciels radio dans cette version sont : xdx, freedv, chirp et splat ;
    • SDR gqrx a été ajouté pour compléter Gnu Radio et offre un accès facile au monde des logiciels Radio. Prise en charge incluse d’une vaste gamme de matériels SDR ;
    • Grâce à Juan Luis Baptiste, les images officielles de docker pour Mageia 3 et 4 sont maintenant disponibles sur le site officiel de docker. Pour plus de détails voir ce poste sur la liste de diffusion des développeurs Mageia. Docker et Docker Registry sont aussi empaquetés pour Mageia 5, ce qui vous permet d’utiliser et de gérer vos conteneurs.
    Paquets obsolètes
    • postgresql9.0, postgresql9.1 et postgresql9.2 ont été abandonnés ; Mageia 5 fournit postgresql9.3 et postgresql9.4. Si vous utilisez l’un des anciens paquets sur Mageia 4, assurez-vous de sauvegarder vos bases de données avant la mise à niveau, de sorte que vous puissiez les restaurer une fois votre système à jour ;
    • Les paquets gwibber et couchdb ont été abandonnés, ils n’étaient pas maintenus et inutilisables. le service GNOME peut être un bon remplacement pour gwibber ;
    • Openstack a été abandonné car il n’était pas maintenu et contenait de nombreux problèmes de sécurité non résolus ;
    • ruby-rails a été abandonné car il n’était pas maintenu ;
    • wings3d a été abandonné car il ne fonctionne pas sous Mageia 5 et les paquets Erlang nécessaires sont manquants ;
    • zarafa a été abandonné par manque de retour sur les problèmes de sécurité (Voir bug 14993) ;
    • Les bibliothèques C standard inutilisées ont été abandonnées : musl, klibc, uClibc (uniquement glibc & dietlibc sont maintenant fournies).
    Problèmes connus et rapports de bogues

    Vous pouvez utiliser notre bugzilla, mais s’il vous plaît, consultez les Errata avant de signaler un bug. Si vous n’avez pas encore de compte Mageia, vous pouvez en créer un à l'adresse https://identity.mageia.org/. Si vous ne savez pas comment rapporter un bogue, consultez le guide (en).

    Valeurs sûres & Stabilité Dépôts en ligne de Mageia

    Les paquets de Mageia sont répartis dans trois dépôts/media suivant la licence.

    Le dépôt Core (cœur) est constitué des paquets essentiels ou spécifique à la distribution et de tous les logiciels entièrement libres qu’elle propose. L’ensemble des media Core est actif par défaut.

    Le dépôt NonFree (non-libre) comprend des paquets qui sont gratuits et redistribuables, mais à sources fermées (pilotes propriétaires des cartes graphiques NVIDIA et AMD/ATI, des micrologiciels pour certaines cartes wi-fi, etc). L’ensemble des media nonfree (nonfree release et nonfree updates) est configuré mais désactivé par défaut.

    Le dépôt Tainted (contaminé, entaché) comprend les paquets sous différentes licences, libres et non libres. Le principal critère est une infraction possible aux brevets et droits d’auteur (copyright) dans certains pays (par exemple les codecs multimédia nécessaires pour lire des fichiers audio/vidéo de différents types, les paquets nécessaires pour lire les DVD vidéo du commerce…)  ; l’ensemble des media tainted est configuré, mais désactivé par défaut, c’est-à-dire qu’il est à consentement préalable, donc vérifiez vos lois locales avant de redistribuer les paquets provenant de tainted (mais tout utilisateur peut les installer). Ce dépôt est à Mageia, ce que le dépôt RPM Fusion est à Fedora.

    Sur un système 64bits, le dépôt 32bits est aussi ajouté. Si les dépôts nonfree et/ou tainted 64bits sont activés, les dépôts 32bits correspondants seront activés automatiquement (ils peuvent être nécessaires pour des paquets comme Skype©, par exemple)

    Centre de Contrôle Mageia

    Le Centre de Contrôle Mageia (MCC ou drakconf) facilite la gestion et la configuration du matériel, du système et des services.

    Ce centre de contrôle est disponible au travers d’une interface centrale regroupant tout les modules, mais aussi sous formes de modules indépendants, et enfin en interface pour terminal.

    Utilisation

    Il permet de configurer une grande partie de son système Mageia, de manière simple et conviviale. Il est composé de plusieurs modules organisés en onglets. Tous les modules peuvent aussi être lancés de manière autonome, sans nécessairement passer par le centre de contrôle Mageia, pourvu que l’entrée de menu existe pour ce module, ou que l’on connaisse la commande à taper dans une console.

    Le Centre de Contrôle agit sur le cœur du système et les changements peuvent avoir un effet pour tous les utilisateurs de la machine. C’est pourquoi il nécessite les droits administrateurs (ou droits root) et demande donc le mot de passe de l’utilisateur root si nécessaire (c’est-à-dire si l’on est pas root).

    Gestion des logiciels

    Drakrpm (ou rpmdrake) est l’interface graphique de gestion des paquets logiciels, permettant la gestion des canaux, l’installation, la mise à jour, la désinstallation, la consultation des descriptions et la recherche. Pour en savoir plus, voir la documentation de rpmdrake.

    Utilisation de Drakrpm

    Ce gestionnaire de logiciel est un des principaux outils de Mageia. Il vous permet d’installer les logiciels sous forme de paquets, de les mettre à jour, et de les désinstaller à votre gré. Tous les paquets sont rangés par catégorie dans la barre latérale à gauche.

    À chaque démarrage, le gestionnaire met à jour la liste des paquets disponibles (appelés media) à partir des serveurs de Mageia.

    Un système de filtres vous permet de n’afficher que certains paquets : soit vous n’affichez que les applications (par défaut), soit vous n’affichez que des mises à jour disponibles. Vous pouvez également afficher uniquement les paquets installés ou qui ne le sont pas, y compris pendant une recherche. Vous pouvez également rechercher soit par nom de paquet, soit dans les résumés de descriptions, soit dans les descriptions complètes des paquets, soit dans les noms de fichiers inclus dans les paquets.

    Cet outil se trouve dans le Centre de Contrôle de Mageia, onglet « Gestion des logiciels », icône « Installer et désinstaller des logiciels ».

    1. Filtre de type de paquet : Il vous permet de n’afficher que certains types de paquets. Au premier démarrage il n’affiche que les applications. Vous pouvez afficher soit tous les paquets avec les dépendances et les librairies, soit uniquement des groupes de paquets, soit les applications seulement, soit les mises à jour seulement, soit des paquets rétro-portés de versions supérieures de Mageia Linux ;
    2. Filtre d’état de paquet : Ce filtre vous permet soit de n’afficher que les paquets installés, soit les paquets qui ne sont pas installés seulement, soit tous les paquets qu’ils soient installés ou non ;
    3. Mode de recherche : Cliquez sur la loupe pour rechercher parmi : les noms des paquets, leurs résumés, leurs descriptions complètes ou les fichiers inclus dans tous les paquets ;
    4. Champ de recherche : Entrez dans ce champ un ou plusieurs mots clés. Si vous souhaitez utiliser plus d’un mot clé, utilisez un '|' entre les mots clés. Par exemple, si vous recherchez mplayer et xine en même temps, tapez mplayer | xine ;
    5. Effacer : Ce bouton vous permet d’effacer d’un clic tout mot clé rentré dans le champ de recherche ;
    6. Liste des catégories : Ce panneau latéral regroupe toutes les catégories et sous catégories des logiciels disponibles ;
    7. Panneau de description : Ce panneau affiche le nom du paquet, son résumé et sa description complète. Il fourni de nombreuses informations sur l’élément sélectionné. Il permet également d’afficher des détails précis sur le paquet, les fichiers contenus dans le paquet, ainsi qu’un historique des derniers changement effectués par le mainteneur du paquet.

    Une fois les filtres correctement paramétrés, le paquet peut être trouvé par catégorie (dans la zone 6 ci-dessus) ou par nom/résumé/description (dans la zone 4). Une liste de paquets répondant à la requête et, ne l’oubliez pas, aux media choisis est affichée avec les indicateurs de statut précisant si le paquet est installé/pas installé/une mise à jour… Pour changer ce statut, cocher ou décocher la case devant le nom du paquet et cliquer sur Appliquer.

    Maintenir à jour

    Pour mettre à jour, on utilise le module drakrpm-update. Il peut se lancer depuis le Centre de Contrôle ou en console en tapant drakrpm-update ou MageiaUpdate.

    Il permet de mettre à jour l’ensemble des applications et paquets installés, et installe donc les paquets les plus récents disponibles parmi les media configurés.

    Matériel

    Réseau et Internet

    Système

    Partages réseau

    Disques locaux

    Sécurité

    Démarrage

    Installation Media d’installation

    Trois types de media sont disponibles : DVD 32 bits, DVD 64 bits, DVD DualArch.

    Ce dernier contient un choix précis et restreint de paquets, proposant ses bibliothèques en 32 & 64 bits, et ayant comme bureau Xfce.

    Ces media sont gravables sur support optique ou copiables sur un disque USB. Ils proposent le lancement du système d’installation complet et classique, en interface graphique ou en interface ncurses. Cet installateur prend aussi en charge les recettes Autoinstall, permet une installation en mode oem personnalisé, est capable de réaliser une installation en mode braille, ou encore d’utiliser une ligne série.

    Media Live

    Les media Live sont déclinés en huit variantes suivant la taille (CD et DVD), l’architecture matérielle (32 et 64 bits) et l’environnement de bureau (KDE et Gnome). Ils permettent tous l’installation simplifiée.

    Installation par le réseau filaire

    Quatre mini media (entre 30 & 80 Mo, 32 ou 64 bits, avec ou sans firmwares non libres) sont préparés pour ceux qui préfèrent une installation réseau (filaire).

    Ils permettent donc l’installation par internet ou depuis votre réseau, ce dernier pouvant comprendre simplement un fichier iso monté et partagé ou votre propre serveur d’installation. Ils supportent également les recettes AutoInstall.

    Mise à niveau depuis Mageia 4

    La mise à niveau d’une Mageia version 4 vers une version 5 est supportée de plusieurs manières. Avant de mettre à niveau :

    • S'assurer vous que Mageia 4 soit parfaitement à jour ;
    • Prendre connaissance de la page des problèmes connus et sauvegarder les données importantes peut être utile. Si des dépôts tiers, tels que ceux de Google, ont été ajoutés lors de l’utilisation de Mageia 4, inclure /etc/urpmi/urpmi.cfg dans les « données importantes ». Le contenu de ce fichier peut ensuite être utilisé pour ajouter à nouveau les dépôts tiers, après la mise à niveau.

    La mise à niveau de Mageia 4 vers Mageia 5 n’est pas possible depuis les media live, ces derniers copiant simplement leur contenu sur le disque.

    Avec les media CD & DVD

    Vous pouvez utiliser le DVD de Mageia 5 pour faire une installation mais aussi pour faire une mise à niveau de la version précédente. Pour mettre à niveau :

    • Téléchargez l’image ISO depuis la page de téléchargement de Mageia et gravez-la sur un DVD, ou installez-la sur une clé USB ; pour plus de détails sur ce point, jetez un œil à media d’installation disponibles ;
    • Démarrez sur le DVD et sélectionnez « Installer Mageia 5 » depuis le chargeur de démarrage dans le menu ;
    • Sélectionnez l’option de Mise à jour dans l’installeur (programme d'installation).
    Avec Internet En graphique

    L’applet de notification des mises à jour vous notifiera qu’une nouvelle version de Mageia est disponible et vous demandera si vous souhaitez faire la mise à niveau. Si vous acceptez, la mise à niveau se déroulera sans autre intervention. Si vous avez désactivé l’applet, ou si elle ne tourne plus de manière automatique pour une raison quelconque, vous pouvez lancer la mise à niveau soit par l’interface graphique (mgaonline), soit en ligne de commande (via urpmi). Les deux méthodes sont détaillées ci-après.

    En ligne de commande

    Vous pouvez aussi faire la mise à niveau en utilisant urpmi à partir de votre émulateur de terminal.

    • Supprimer toutes les sources existantes des media sur votre système en exécutant cette commande en tant qu’utilisateur root dans un terminal :

      su
      urpmi.removemedia -a

    • Ajouter les sources en ligne de Mageia 5, soit ;

    • En utilisant la méthode de LA LISTE DES MIROIRS (qui sélectionnera automatiquement un miroir en fonction de votre situation géographique) :

      su
      urpmi.addmedia --distrib --mirrorlist 'http://mirrors.mageia.org/api/mageia.5.$ARCH.list'

    (la variable $ARCH est soit i586 ou x86_64)

    • Ou utiliser un miroir de media spécifique :

      su

      urpmi.addmedia --distrib
      Vous pouvez récupérer la variable mirror_url en utilisant l’application web des miroirs Mageia

    • Pour finir, commencer la mise à niveau :

      su
      urpmi --replacefiles --auto-update --auto

    • Il est préférable d’exécuter la commande ci-dessus une seconde fois, afin de s'assurer que tout les paquets ont bien été mis à jour.

    Pour plus d’informations, consultez le manuel d'installation.

    Mageia c’est vous !!

    Mageia est régie par un code de conduite permettant de coopérer efficacement dans une atmosphère positive.

    Elle est organisée en équipes (traducteurs, développeurs, packageurs, testeurs [QA], communicants, etc.) qu’il est facile de rejoindre grâce à un système d’accompagnement des nouveaux contributeurs.

    Mais même en dehors de toute équipe, utiliser Mageia, en parler autour de soi, remonter les problèmes éventuels ou encore donner à l’association sont autant de manières de contribuer.

    Quelles que soient vos compétences, rendez-vous sur le site de la distribution pour contribuer à Mageia et intégrer la communauté !

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    Appel à financement pour le prochain RoundCube

    Dimanche 21 Juin

    Si vous êtes un grand utilisateur de RoundCube ou si vous souhaitez découvrir un webmail simple, vous pouvez participer au financement du prochain RoundCube: RoundCube Next.
    À cette heure, 78% de l'objectif est déjà atteint.

    Le financement de RoundCube Next a pour but d'accélérer le développement de modules complémentaires et nécessaires: Bavardage en ligne, Calendrier, Fichiers, etc.

    Au moment où j'écris, il vous reste 14 jours pour participer (financièrement).

    Voir les liens pour découvrir les nouveautés.

    Voici le copier/coller sur les fonctionnalités de RoundCube:

    Released features

    • Available in over 70 languages
    • Drag-&-drop message management
    • Full support for MIME and HTML messages
    • Sophisticated privacy protection
    • Compose messages with attachments
    • Multiple sender identities
    • Full featured address book with groups and LDAP connectors
    • Find-as-you-type address book integration
    • Richtext/HTML message composing
    • Forwarding messages with attachments
    • Searching messages and contacts
    • Threaded message listing
    • IDNA support
    • Spell checking
    • Canned response templates
    • IMAP folder management
    • Shared/global IMAP folders
    • Support for external SMTP server
    • Support for access control lists (ACL)
    • Built-in caching for fast mailbox access
    • Unlimited users and messages
    • Import/export functions
    • Template system for custom skins
    • Plug-in API for flexible exensions

    Planned features

    • Support for PGP and S/MIME encryption
    • Online calendar module
    • Advanced search over all folders
    • Virtual folders (aka saved searches)
    • Keyboard shortcuts
    • Attachment previews
    • Responsive skin for mobile devices
    • Save/link attachments in cloud storage services
    • Conversation view using XCONVERSATIONS
    • Browser history support
    • Admin interface
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    Jardin Entropique - 26 > 28 Juin 2015 à Rennes - Publication du programme

    Samedi 20 Juin

    Nous sommes heureux de publier le programme du Jardin Entropique, qui se tiendra à Rennes (France) du 26 au 28 juin 2015.

    C’est quoi ?

    Jardin Entropique est un événement pour partager, débattre et découvrir sur le thème du numérique et de la liberté. Il rassemble des universitaires, des chercheurs, des développeurs, des acteurs et artistes qui se préoccupent de ces enjeux. Jardin Entropique est gratuit, ouvert à tous, et se veut aussi pédagogique, convivial et festif !

    Pourquoi ?

    « Science sans Conscience n’est que ruine de l’âme » (Pantagruel, Rabelais,1532).
    Simplement parce que nous pensons que le progrès technologique n’a de sens que s’il est partagé entre tous, et que chacun peut (et doit) en conserver la maîtrise. Partant du constat que les outils numériques et Internet sont trop souvent utilisés pour faire de nous des consommateurs dociles, et pas assez pour renforcer la démocratie, nous avons fait appel à tous ceux qui souhaitent contribuer à changer la donne pour discuter et échanger sur des alternatives.

    C’est qui ?

    Le collectif Breizh-Entropy, l’association 3Hit Combo et l’association Jardin Moderne.

    Comment ?

    Avec pas mal de réunions tardives, un peu d’engueulades, une motivation sans faille, un engagement réjouissant de tous les participants, et un budget équivalent à 0,0007 % de celui de la French Tech.

    Et ça donne quoi ?

    Début de l’événement: Vendredi 26 à 14H00 aux Ateliers du Vent dans le cadre de « La Vie en Containers »
    Inauguration: 19H00 aux Ateliers du Vent.

    Conférences :
    • « Dynamique et diversité des contributions au libre et impact sur la qualité et la diffusion du libre » par Michael Scherer (RedHat)
    • « Decentralised Communication with Matrix – The challenge of balancing interoperability and privacy » [en anglais] par Matthew Hodgson (Matrix.org)
    • « Liberté numérique face au contexte politique, économique et sociétal : entre affirmation libertaire et développement libéral, quel engagement ? » par Philippe Berthelot & « L’Espace public, les espaces numériques, l’intérêt général, les modèles économiques… ‘Ingrédients d’une recette non aboutie : comment avancer sur ce qui apparait incompatible ? » par Jean-François Burgos
    • « tetraneutral.net / DCP bay » par Laurent Guerby
    • « Le logiciel libre et la Jeunesse, vecteurs du développement de l’Afrique« , par Florent Youzan (Visio-conference)
    • « Beyond GnuPG and Tor: Technologies to secure the future Internet » [en anglais] par Jeff Burdges & Christian Grothoff (GnuNet)
    • « CryptoParty en bibliothèque ? L’exemple de la bibliothèque de l’INSA de Rennes » par Damien Belvèze & Chloé Lailic (INSA Rennes)
    • « Untimely experiences around technology sovereignty » [en anglais] par efkin
    • « Internet et citoyenneté : quand la société civile s’approprie le numérique pour lutter » par Annaïg Denis & Myriam Tollemer
    • « Dans le monde artificiel, comme dans le naturel, le chemin à parcourir est le même : réaliser les droits fondamentaux des personnes » par Marco Ciurcina (Hipatia)
    • « Free Software — Freedom in your Computer » par Richard Stallman (Conférence de clôture)
    • Présentations courtes de divers projets
    Ateliers :
    • « Création visuelle libre » par Timothée Giet (Animtim)
    • « Wikidata, base de données libre et collaborative » par Nicolas Vigneron et Seb35
    • « Démonstration : CookieViz » par Stéphane Petitcolas (CNIL)
    • « Démonstration : Mobilitics » par Stéphane Petitcolas (CNIL)
    • « Démonstration : Wifi sniffer » par Stéphane Petitcolas (CNIL)
    • « Introduction à OpenStreetMap » par Gwénaëlle Berthelo
    • « Introduction à Tor/Tails » par Syl
    • « Jeu vidéo « Visual Novel » facile avec Ren’Py » par Beuc
    Stands :
    • Stand Actux
    • Stand FFDN
    • Stand Nos-Oignons
    • Stand Floss Manuals
    • Stand Mozilla
    Installations :
    • « The Road Furrow » par Florelle Pacot
    • Exposition d’un cabinet de curiosité de technologies obsolètes par Labomedia
    Concerts :
    • Beyond && M4urEyes
    • Jonaz
    • « root@patriarchy:~# shutdown -h now » de normal c/alas

    Pour plus de détails (horaires, accès, descriptions des conférences…) n'hésitez pas à consulter le site de l'évenement.

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    April Camp à Toulouse du 19 au 21 juin 2015

    Vendredi 19 Juin

    La prochaine édition de l'« April Camp » aura lieu du vendredi 19 juin 2015 18 h 30 au dimanche 21 juin 2015 au soir.

    Cet April Camp aura lieu dans les locaux de la société Ekito au 15 rue Gabriel Péri, 31000 Toulouse. Ekito met gracieusement ses locaux à notre disposition, nous les en remercions chaleureusement. Des outils pour participer en ligne seront également disponibles.

    N'hésitez pas à vous inscrire, à proposer des thèmes de travail, à juste passer nous voir. Le vendredi 19 juin vers 18h30/19h un petit apéro sera organisé. Et un autre samedi vers 19h00 également. Pour vous inscrire, proposer des thèmes de travail, connaitre le programme, rendez-vous sur le pad.

    Donner entre 15 minutes et deux jours de votre temps pour le libre !

    L'idée d'un « April Camp » est de se réunir pendant plus de deux jours entre adhérents et soutiens de l'April pour déjà se rencontrer et échanger avec les activistes de l'association mais surtout de faire avancer des projets en cours, en lancer de nouveaux. Toutes les idées sont les bienvenues. Voir sur le pad

    Les projets peuvent être de nature technique, des outils de communication, etc. Chacun est invité à participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

    L'« April Camp » a lieu physiquement à un endroit (jour et nuit si nécessaire), mais également en ligne. Des outils pour participer en ligne sont disponibles : IRC, Pads, pont téléphonique, serveur de voix sur IP.

    Venez nombreuses et nombreux quand vous voulez pour la durée que vous souhaitez !

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    PyconFR 2015 du 17 au 20 octobre 2015 à Pau

    Vendredi 19 Juin

    La conférence Python aura lieu du 17 au 20 octobre 2015 à Pau !

    PyconFR est la conférence annuelle francophone autour du langage Python organisée par l'Association Francophone Python (AFPY). Elle aura lieu cette année à l'EISTI. Débutants et confirmés sont les bienvenus à cette conférence. L'entrée est gratuite et libre.

    Les conférences auront lieu les 17 et 18 octobre, et les 19 et 20 Octobre seront dédiés aux sprints.

    Nous sollicitons toute personne susceptible de proposer un sujet de présentation ayant trait au développement, à l'utilisation ou à l'écosystème de Python. Nous espérons recevoir des contributions provenant d'environnements variés et couvrant les cas d'utilisations les plus divers : enseignement, recherche, gestion d'infrastructure, jouets électroniques ou encore applications industrielles, à tout type de niveau.

    Pour faire une proposition, une inscription est nécessaire.

    L'appel à conférencier est ouvert et la date limite est fixée au 25 juillet 2015 à 23H59.

    À propos de PyConFR 2015

    Elle se déroule du 17 au 20 octobre, à Pau. La conférence principale sera du 17 au 18 octobre. Elle sera suivie de deux jours d'ateliers de formations et de sprints.

    • 17 et 18 octobre 2015 : conférences ;
    • 19 et 20 octobre 2015 : sprints.
    Qui devrait soumettre une proposition ?

    Toi. Tes amis. Les amis de tes amis. N'importe qui quel que soit son niveau en Python est un bon candidat pour cette conférence. Nous essayons d'avoir une conférence la plus diverse possible.

    Que tu aies commencé Python le mois dernier ou en décembre 1989, nous sommes convaincus que tu as quelque chose à partager. La communauté Python francophone est plus active que jamais, et nous sommes à l'affût des nouveaux domaines, des nouveaux projets, de nouveaux points de vue… et des nouveaux utilisateurs.

    Nul besoin d'être un conférencier professionnel ! Ce qui nous intéresse sont les sujets, le matériel, et ta motivation pour présenter des choses intéressantes à la communauté. Nous accueillons chaque année des nouveaux venus, et travaillons avec eux pour les aider à faire leurs premiers pas.

    Quel genre de présentation puis-je faire ? Conférences

    Ce sont les présentations traditionnelles. Généralement de vingt minutes, nous offrons quelques créneaux un peu plus long. Nous organisons l'agenda en deux "tracks", en essayant de regrouper les présentations par sujet.

    Quant au sujet, c'est à toi de voir. On veut des sujets pour tout le monde ! On veut les sujets les plus intéressants pour la communauté en ce moment. Mais on veut aussi les sujets les plus intéressants pour le futur. Où est-ce que Python va ? À toi de nous le dire.

    Si tu as un sujet, mais que tu n'es pas sûr de comment le proposer, n'hésite pas à nous contacter, et nous t'aiderons.

    Tu peux aussi jeter un coup d’œil aux propositions de l'année dernière.

    Posters

    Les sessions posters permettent des échanges plus interactifs avec la communauté. Les échanges durent souvent bien plus que le temps accordé dans l'emploi du temps.

    L'idée est de présenter ton sujet sur un grand poster, et les participants se baladent, lisent ce que tu as écrit, et discutent avec toi des points qui les intéressent. C'est aussi simple que ça ! Tu peux, par exemple, commencer par faire une session Q&A dans la première minute de la session avec un petit groupe de gens.

    Les posters retenus seront exposés dans un espace dédié. Un temps sera réservé à leur présentation si leur nombre est conséquent.

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    Own-Mailbox: la boite mail confidentielle qui vous appartient vraiment!

    Jeudi 18 Juin

    Dans la course pour proposer une boite mail chiffrée, facile à utiliser, Own-Mailbox se distingue de tout ce que l'on a vu ces derniers mois, en proposant un boîtier plug and play à brancher chez soi. La solution est Open-Hardware et constituée à 100% de logiciel libre.

    Own-Mailbox, en plus de la simplicité d'utilisation, apporte la possibilité de consulter ses mails chiffrés de n'importe ou dans le monde, sur n'importe quel ordinateur, sans compromettre la sécurité du chiffrement. Own-Mailbox profite également du coté auto-hébergé afin de mettre en place une technique pour envoyer et recevoir des messages confidentiels de correspondants qui n'utilisent pas GPG, en passant par HTTPS.

    Own-Mailbox s'inscrit dans un contexte où, les autres acteurs du marché utilisent principalement des solutions de mail sur le cloud, avec un chiffrement en Javascript coté client. Nous avons parlé ici de WhiteOut la semaine dernière, mais de nombreux autres services ont fleuri récemment (Proton Mail, Tutanota, Mailpile, Lavaboom, Openmailbox). Le projet Own-Mailbox explique dans sa FAQ pourquoi, selon lui il ne faut pas accorder sa confiance à ce genre de services. Parmi les cinq arguments avancés celui que le chiffrement, pour être de confiance, doit être réalisé sur une machine 100% logiciel libre, et que ces systèmes basés sur JavaScript poussent les utilisateurs à faire réaliser le chiffrement par les moteurs JavaScript des navigateurs propriétaires de Google, Microsoft, et Apple qu'ils utilisent dans 80% des cas, sans leur expliquer la nécessité d'utiliser du logiciel libre. Et même si vous utilisez du libre rien ne dit que votre correspondant le fait, et ne compromet pas votre sécurité.

    On se rappellera au passage, la virulence des opposants du chiffrement qui tentent tout pour le rendre inopérant et font même pression pour ajouter des backdoors dans le noyau Linux (http://www.numerama.com/magazine/27033-linus-torvalds-avoue-des-pressions-pour-mettre-un-backdoor-dans-linux-maj.html).

    Own-Mailbox résoud donc quatre problèmes liés au chiffrement de mails:

    1. Le chiffrement de mail est compliqué à configurer surtout dans différents environnements (OS, logiciel de mail, version).
    2. Le chiffrement de mail empêche de lire ses mails de partout dans le monde (Bibliothèque, travail, ordinateur d'un ami, ordinateur de l’hôtel)
    3. On ne peut pas envoyer de messages chiffrés aux personnes qui n'utilisent pas encore GPG.
    4. Pour être digne de confiance le chiffrement doit être fait sur une machine 100% logiciel libre qui vous appartient et la plupart des gens n'ont pas cela.

    C'est de mémoire le plus petit serveur All-in-the-box que l'on ait vu jusqu'à maintenant, et le projet est réalisé par une équipe d'ingénieurs français !

    L'équipe prévoit en lancement du produit en juin 2016. Une campagne kickstarter doit être lancée ce mois-ci pour soutenir le projet.

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    Dr. Geo 15.07

    Mercredi 17 Juin

    Dr. Geo est un logiciel libre de géométrie dynamique et de programmation. Il est utilisable de l'école primaire au lycée, voire au delà.

    Ce qui est particulier avec Dr. Geo c'est sa dimension programmation utilisateur très présente : écriture de script comme objet de code intégré dans un canevas, description d'une figure euclidienne avec un code et enfin modification de Dr. Geo depuis lui-même.

    À noter : l'ensemble de Dr. Geo est sous licence libre, y compris les fichiers de traductions et les icônes de l'interface utilisateur.

    Cette version apporte son lot de correctifs mais aussi plusieurs améliorations ergonomiques et fonctionnelles:

    • Une interface utilisateur adaptable pour réduire le nombre d'outils présents. L'objectif est d'offrir aux plus jeunes une interface utilisateur plus simple avec seulement les outils nécessaires.

    • Option pour cacher le feedback lors du survol souris d'un objet. Il s'agit encore une fois de réduire le bruit de l'interface pour les plus petits.

    • Il est possible de modifier la taille des caractères dans le canevas

    • Les scripts, ces bouts de code à insérer dans une figure, sont devenus des instances de classes.
      Cela offre de nombreux avantages : les arguments d'un script sont clairement typés, leur nom et description déclarés dans la classe, un état se conserve dans une variable du script/instance, les traitements se répartissent dans plusieurs méthodes.
      Par ailleurs, les scripts permettent maintenant de modifier plus facilement l'état et l'apparence d'autres objets de la figure.
      Enfin, l'interface pour les construire a été revue.

    Bien sûr Dr. Geo, en tant que projet libre, est ouvert aux contributions et participations en tout genre.

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    Sortie de Haxe 3.2.0

    Mercredi 17 Juin

    Haxe est un langage de programmation orienté objet, open source, basé sur un système de classe comme C# ou Java.
    Il permet de mettre en place des types abstraits, des metadatas, des Generics, des Enums, ou encore faire de la programmation fonctionnelle comme en F#.
    C’est une solution robuste, multi-paradigme, parfaitement adaptée au développement d’application web, au jeu et au mobile.

    Il y a quelques jours, la version 3.2.0 est sortie avec son lot de nouveautés et de corrections.
    Cette dépêche présente les principaux changements et profite de l'occasion pour refaire un tour des possibilités offertes par ce langage.

    Sommaire Haxe Un peu d'histoire

    Le développement de Haxe a commencé fin 2005 par Nicolas Cannasse alors qu'il travaillait pour Motion Twin, un éditeur de jeu indépendant.
    Haxe a toujours été open source mais en 2013, la gouvernance du projet est offerte à la fondation Haxe.

    Cette année, il va donc fêter ses 10 ans.

    Le langage

    Haxe est un langage de programmation moderne, capable de tenir la comparaison avec du C# ou du Java, en matière de fonctionnalités.
    Sa syntaxe est également très proche de ces derniers mais rappelle également le JavaScript.

    class HelloWorld { static public function main() { trace("Hello World"); } }

    Voici une petite liste des possibilités offertes par le langage :

    • Classes, Types(Strict ou dynamique), Interfaces et Héritages
    • les Abstract Types : utile pour exemple pour étendre un type primitif et surcharger ses opérateurs. On peut imaginer ainsi créer les types Kilomètre, Mètre, et Millimètre, et faire des opérations comme 12500mm / 10km
    abstract Kilometer(Float) { public function new(v:Float) this = v; } abstract Mile(Float) { public function new(v:Float) this = v; @:to public inline function toKilometer():Kilometer return (new Kilometer(this / 0.62137)); } class Test { static var km:Kilometer; static function main(){ var one100Miles = new Mile(100); km = one100Miles; trace(km); // 160.935 } }
    • Structures anonymes
    var point = { x: 0, y: 10 }; point.x += 10;
    • Enums,Accesseurs, programmation fonctionnelle, et inférence de type
    • Pattern Matching, Inlining, Array Comprehension, Compilation conditionnelle
    • Generics, Type Parameters, Constraints et Variance :
    class Main<A:B> { static function main() { new Main<String>("foo"); new Main(12); // use type inference } function new(a:A) { } }
    • Les macros : sans doute l'une des plus puissantes fonctionnalités de Haxe. Elles permettent de "programmer" le comportement du compilateur.
    Le compilateur

    Haxe n'est pas un langage propre à une technologie comme Java avec la JVM. Son compilateur (ou transpileur) va convertir le Haxe dans un autre langage. Aujourd'hui il supporte le JavaScript, le PHP, le C++, le C#, le Java, l'AS3, Neko, et le Python.

    Il ne s'agit absolument pas d'une solution pour faire du cross-plateforme, mais bien de remplacer un langage par un autre. Il n'est pas (directement) possible de compiler un même code pour du Java et du PHP par exemple.
    Un framework open source basé sur Haxe existe pour faire du cross-plateforme, c'est OpenFL.

    Le compilateur est très rapide, un sentiment qui se renforce si on a l'habitude de compiler du Java ou du Dart.
    Sur le code généré, il se montre particulièrement efficace. Il profite de la compilation pour nettoyer et optimiser le code. C'est particulièrement notable par rapport à du JavaScript.

    Pourquoi faire ?

    Utiliser Haxe à la place d'un autre peut apporter beaucoup de choses. TypeScript, Dart, ou encore CoffeeScript font la même chose pour JavaScript, et Scala et Groovy pour Java.

    Haxe permet également de profiter d'un même langage coté client et coté serveur, de partager les mêmes objets et de s'affranchir d'un contrat d'interface.
    Par contre il ne dispense pas de connaitre la technologie par laquelle on compile. Il est important de connaitre le PHP, pour faire du Haxe pour PHP.

    Enfin Haxe permet de profiter d'un même langage sur des typologies de projets différentes comme par exemple JS/PHP, ou Android/NodeJS , etc…

    Qui fait du Haxe ?
    Le jeu vidéo est le premier domaine où brille ce langage. Que ce soit pour du jeu web, mobile, ou desktop.
    Sa présence au Ludum Dare est notable.
    L'utilisation d'OpenFL pour faire des jeux cross plateforme favorise son adoption. OpenFL va prochainement exporter pour XBox PS4 et WiiU.

    Sans surprise, le développement d'application web est également un domaine propice à l'utilisation de Haxe.

    Les nouveautés de la 3.2.0

    Après la sortie de la version majeure 3.0.0, cette nouvelle version est surtout focalisée sur la correction de bugs et la robustesse.

    Python

    La grosse nouveauté c'est le support de Python 3.

    En Haxe :

    package; class Main { static function main() { for (projectile in ['apples', 'oranges']) trace( 'I threw $projectile!' ); } }

    En Python :

    class Main: @staticmethod def main(): _g = 0 _g1 = ["apples", "oranges"] while (_g < len(_g1)): projectile = (_g1[_g] if _g >= 0 and _g < len(_g1) else None) _g = (_g + 1) print(str((("I threw " + ("null" if projectile is None else projectile)) + "!"))) class python_internal_ArrayImpl: @staticmethod def _get(x,idx): if ((idx > -1) and ((idx < len(x)))): return x[idx] else: return None class HxOverrides: @staticmethod def stringOrNull(s): if (s is None): return "null" else: return s Main.main() Rest, EitherType, @:selfCall and @:callable

    La gestion des "external type definitions" est améliorée avec l'ajout de deux types haxe.extern.Rest et haxe.extern.EitherType, et aussi deux nouveaux "metadata", @:selfCall and @:callable.

    Typed Arrays

    Haxe 3.2.0 ajoute le support cross-plateforme des Typed Arrays dont l’implémentation a été fortement inspirée par celle de Javascript.

    Compiler.addGlobalMetadata

    Pour ceux qui utilisent les macros, Compiler.addGlobalMetadata permet d'attacher un metadata à n'importe quel type ou méthode qui n'a pas été traité par le compilateur.

    NodeJS support

    L'extern type definitions de NodeJS est maintenant directement supporté par la Foundation Haxe.

    Pour une liste complète il y a le changelog.

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    Campagne d'adhésion pour Libervia (projet « Salut à Toi ») : soutenez-nous, c'est le moment !

    Mercredi 17 Juin

    Salut à vous !

    Nous lançons une campagne d'adhésion à l'association Salut à Toi, afin de pouvoir financer le développement pendant un an. Le détail est en fin de dépêche, mais avant une petite présentation du projet et de nos plans. La présentation est en partie technique, et afin de faciliter la lecture les paragraphes techniques sont indiqués par un astérisque (*).

    Une courte vidéo (trois minutes) de présentation du projet a été réalisée pour l'occasion, elle est bien sûr sous licence libre (CC By-SA), cliquez sur l'image ci-dessous pour la voir, ou alors suivez ce lien pour voir la version Ogg Theora en meilleure qualité.

    Sommaire Le projet en général

    Nous parlons régulièrement de Salut à Toi sur LinuxFr.org, vous trouverez les journaux et dépêches en rapport en suivant l'étiquette adéquate.

    Salut à Toi est un outil de communication, d'aucuns parlent de « réseau social » même si nous apprécions peu le terme, qui se distingue par son architecture, ses choix techniques et éthiques.

    L'architecture (*)

    Salut à Toi (SàT) est un client XMPP (mais qui ne fait pas que de la messagerie, voir le paragraphe suivant). Le projet est bâti autour d'une partie moteur en arrière-plan (le « backend »), et d'interfaces avec l'utilisateur (les frontaux). Le tout a été pensé comme un seul client : vous pouvez changer de frontal à tout moment et retrouver votre session avec les phrases que vous venez de taper, vous n'avez pas besoin de vous reconnecter ou de re-préciser un paramètre que vous avez modifié.

    L'ensemble est modulaire : le cœur du « backend » ne gère pratiquement que les RFC de base et les choses essentielles au fonctionnement du projet (gestion des logs, paramètres, configuration, gestion des greffons, enregistrement des données, etc). Les greffons permettent d'étendre les fonctionnalités notamment avec les « XEP » (XMPP Extension Protocol, XMPP est extensible et beaucoup de fonctionnalités sont disponibles sous forme de XEP), mais aussi avec des expérimentations (voir paragraphe suivant).

    Le « backend » et les frontaux communiquent via ce que nous appelons un « pont » (bridge), en fait une communication inter-processus. Aujourd'hui nous utilisons D-Bus pour cela, mais le projet a été construit de sorte qu'il soit relativement facile de changer.

    Enfin, nous avons un système pour construire des morceaux d'interfaces dans le « backend », XMLUI (pour XML User Interface). Ceci permet d'implémenter en une seule fois les dialogues pour tous les frontaux.

    Les choix techniques (*)

    En dehors de l'architecture, nous avons fait des choix techniques qui nous distinguent de la plupart des projets comparables.

    Le principal est le choix d'un protocole standard, XMPP. Ce choix, également fait par les projets Movim et Jappix avec lesquels nous sommes amis, ainsi que dans une certaine mesure par Buddycloud, implique certaines complications, mais a surtout de nombreux avantages.

    La complication principale, c'est la phase de standardisation pour créer une nouvelle fonctionnalité. Contrairement à un projet qui utilise son propre protocole, l'ajout d'une fonctionnalité à XMPP passe par l'écriture d'une extension (les fameuses XEP mentionnées précédemment). Cette étape fastidieuse, est suivie d'une proposition à la XSF, puis d'une discussion entre gens de différents horizons, de débats techniques, etc. C'est long, demande des efforts, mais le résultat est souvent une solution techniquement meilleure, et surtout documentée pour les futures implémentations. Un journal relate cette expérience.

    Les avantages sont une communauté active et compétente, une très importante base de code (serveurs, bibliothèques, clients, etc), une documentation technique claire, et surtout un grand réseau constitué de logiciels différents mais qui fonctionnent ensemble. C'est pour cela que nous ne parlons pas du « réseau Salut à Toi », ou du « réseau Movim », mais du réseau XMPP commun.

    D'autre part, XMPP est souvent associé à la messagerie instantanée uniquement, alors qu'il permet beaucoup, beaucoup plus que cela. Nous cherchons à pousser au maximum le protocole, à commencer par les outils de microblogage, d'une part en travaillant sur le protocole lui-même, comme expliqué ci-dessus, d'autre part en implémentant des fonctionnalités particulières dans nos outils, ou en les mettant en avant. Un exemple est l'utilisation de XMPP pour créer une télécommande universelle, comme montré dans cette vidéo.

    Aussi, nous utilisons fortement les groupes dans la liste de contacts. L'idée est de pouvoir les utiliser pour gérer facilement les permissions, que ça soit pour la lecture de messages, l'accès aux fichiers, ou tout et n'importe quoi. Là encore la vidéo de la télécommande en montre un exemple en ne permettant qu'aux membres d'un groupe de l'utiliser.

    Les choix éthiques

    Le projet suit un contrat social qui indique clairement notre ligne éthique.

    Nous refusons d'utiliser des réseaux que nous critiquons par ailleurs, mais nous sommes ouverts à – et souhaitons – la collaboration avec les autres projets libres, aussi vous nous trouverez sur LinuxFr.org, Diaspora* (sur Framasphère) ou SeenThis, mais pas sur les grands réseaux propriétaires.

    Nous voulons développer le projet et en vivre dans le cadre de l'économie sociale et solidaire, aussi nous avons créé une association loi 1901, nommée également « Salut à Toi », à travers laquelle nous cherchons à nous salarier. Nous sommes opposés à la publicité ou aux collectes de données, aussi nous tentons de nous financer avec les adhésions. Les (potentiels futurs) salariés sont les seuls membres du bureau, et l'association est autogérée avec prise de décisions par consensus. Le but est de tester l'activité, pour éventuellement devenir une coopérative par la suite.

    Une part importante du projet, inscrite dans les statuts de l'association, est la volonté de réfléchir aux nouveaux médias. Nous considérons que la technologie n'est pas neutre, contrairement à une idée répandue, et nous voulons apporter une critique nécessaire au développement d'outils de communication dans le débat public.

    Le projet aujourd'hui (*)

    Le projet est commencé depuis 2008, il est fonctionnel, mais n'est toujours pas stable et nous en déconseillons actuellement l'utilisation comme client principal.

    Nous avons cependant passé notre dernier gros point de blocage, comme je l'ai expliqué dans un journal. Nous sommes très proches de publier la prochaine version (0.6) qui marquera le passage de nos blogs personnels sur Salut à Toi, et qui pourra commencer à être utilisée par un public averti. Le développement est actuellement un peu ralenti par la préparation des conférences de l'été (voir plus bas) et de cette campagne d'adhésion. Gageons que la version sortira avant la fin de l'été.

    Le microblogage sera opérationnel et compatible avec les autres clients XMPP qui le gèrent, comme cité plus haut, Movim et Jappix (Buddycloud utilisant ses propres extensions). Grâce à l'interface en ligne de commande, il sera facile de publier par exemple depuis Vim au Emacs, ou via un « bot ».

    Nous avons aussi retravaillé les frontaux pour pouvoir en faciliter la création de nouveaux (voir paragraphe suivant).

    Le frontal « wix » qui était le frontal de bureau basé sur WxWidgets a été abandonné, il sera remplacé dans la version 0.7.

    Nous avons implémenté les XEP « Result Set Management » et « Message Archive Management » ce qui permet de remonter dans les archives. Les étiquettes (tags) seront également disponibles, mais ne pourront être cherchées qu'en local pour le moment (il ne sera pas encore possible de demander « quels sont tous les messages parlant de XMPP dans le monde ? »).

    Une image docker et un script pour la gérer permettront l'installation de Libervia facilement.

    Si la campagne réussit Version stable pour fin 2015

    Parlons maintenant de nos projets pour l'année à venir. Une fois la version en cours sortie, nous travaillerons sur la version 0.7 qui sera la première version stable, dite « grand public ». Nous devrions pouvoir la sortir à la fin de l'année 2015, et elle apportera notamment :

    • une version native pour téléphones, tablettes, et bureaux : attention, on parle d'un client entièrement natif, pas d'une application qui appelle un site web. Outre tout ce qui est déjà disponible dans Salut à Toi (microblogage, chiffrement de bout en bout via OTR pour la messagerie instantanée, commandes ad-hoc, etc), vous pourrez utiliser l'application hors ligne. L'intérêt ? Vous pourrez lire les billets de blog, en rédiger en attendant de les envoyer une fois la connexion disponible, idem pour les fichiers comme les photos.

    • des passerelles : nous prévoyons de créer plusieurs passerelles vers des réseaux (libres uniquement). En fonction de la faisabilité (il va nous falloir étudier les protocoles pour être certains de ce qui est possible), nous aimerions des passerelles vers Diaspora*, SeenThis, SMTP et éventuellement d'autres réseaux (Friendica ? Gnu Social ?).

    • une sortie en plusieurs phases : pour cette première version stable, nous passerons par des versions alpha et bêta, et travaillerons sur notre système de tests automatisés.

    Un boîtier pré-installé

    Suite évidente de notre logique de décentralisation, nous souhaitons préparer un mini-ordinateur basse consommation pré-installé avec SàT, et qu'il suffira de brancher sur un boîtier ou modem Internet. Pour le moment nous pensons utiliser un OlinuXino Lime2 car c'est du matériel libre (« open hardware »). Nous vendrons ces boîtiers pré-installés avec une légère marge pour aider à financer l'association. Pour ceux qui préfèrent acheter leur boîtier directement chez le constructeur et faire l'installation eux-mêmes, nous fournirons toutes les images et les scripts.

    La forme exacte n'est pas encore précise, nous n'envisageons pas cela avant 2016.

    Une image préparée pour Tor

    Une idée simple qui nous est venue en travaillant sur des modules de Prosody : préparer une image docker pour avoir un outil de communication anonyme.

    Plusieurs modules sont déjà disponibles dans Prosody pour se connecter à Tor ou forcer le chiffrement OTR des messages. L'idée serait de préparer une installation avec les paramètres de SàT et les greffons configurés correctement pour protéger au mieux l'anonymat, de façon un peu similaire au « Tor browser ».

    Nous avons déjà une image docker prête pour la prochaine version, aussi ce projet serait principalement une adaptation de cette image et devrait être faisable facilement au cours de l'année 2015. Il s'agira plus d'une expérimentation que d'un projet à utiliser pour des choses sérieuses (nous ne sommes pas spécialistes en chiffrement !), mais si l'intérêt se fait sentir, nous pourrons aller plus loin dans le concept.

    Intégration dans d'autres logiciels libres

    Une chose que nous avons en tête depuis longtemps, et qui va devenir possible ! L'architecture de SàT permet de facilement créer de nouveaux frontaux, et il est tout à fait possible d'inclure ces frontaux dans d'autres logiciels, ou de les spécialiser pour certaines tâches.

    Imaginez collaborer avec quelqu'un à distance depuis Blender, Gimp ou Inkscape sans quitter le logiciel, voire entre ces différents logiciels. Cela semble fou ? Pas tant que ça…

    Nous avons trois avantages majeurs pour nous : notre architecture, notre langage principal (Python), et XMPP.

    Une grosse partie des logiciels libres utilise Python comme langage pour les extensions, or nous avons déjà un squelette pour créer très facilement une interface en Python. Reste à savoir, au cas par cas, ce que les logiciels concernés permettent de faire avec une extension. Le problème étant principalement la possibilité de lancer une boucle d'événements.

    Évidemment, cela ne se fera pas facilement ni rapidement, notre premier objectif sera d'intégrer l'interface dans les logiciels pour envoyer des messages uniquement. Puis il faudra expérimenter le transfert de données internes du logiciel, et passer par une phase de standardisation. Pour des logiciels comme Blender, il faudra aussi que nous rendions notre code compatible avec Python 3.

    C'est un projet très excitant, mais qui ne sera possible qu'une fois la version stable prête, et bien sûr si la campagne d'adhésion réussi. Nous n'envisageons pas cela avant 2016, au mieux.

    En plus des trois pré-cités, nous pensons à FreeCAD (probablement le premier à tester car Python y est très présent), Amarok, voire Firefox/Iceweasel (mais la tâche risque d'être plus difficile pour ce dernier, aussi cela ne sera pas une priorité).

    Nous avons besoin de vous !

    D'abord un projet réalisé sur notre temps libre, nous travaillons bénévolement à plein temps sur SàT depuis bientôt deux ans. Après cet été nous avons deux possibilités : la campagne réussit et nous pouvons nous salarier pendant un an, ou ça n'est pas possible et nous n'aurons plus la possibilité de nous consacrer pleinement à SàT. Le projet ne sera pas abandonné, mais il faudra revoir les ambitions sérieusement à la baisse.

    Nous avons estimé qu'il nous faudrait 60 000 € pour financer le développement pendant un an. Avec cette somme nous prévoyons :

    • deux salaires à plein temps sur la base du SMIC ;
    • l'hébergement sur Internet de Salut à toi et du site de présentation de Libervia, l'enregistrement des noms de domaines ;
    • frais de gestion du compte bancaire de l'association et du terminal de paiement virtuel (apayer.fr) ;
    • aide administrative (avocat ou comptable) ;
    • frais de déplacement pour se rendre et participer aux réunions ;
    • matériel pour développer et tester le logiciel ;
    • frais divers (impression…).

    Comme vous avez pu le voir, nous cherchons à travailler avec les standards, et souhaitons un rapprochement avec les autres projets à philosophie similaire. Les développements s'accompagneront d'améliorations du standard XMPP autant que possible.

    Pour nous rencontrer

    Nous serons présents à Pas Sage En Seine cette semaine (conférence « Libervia : repenser nos communications » jeudi 18 juin 2015 de 13h à 14h, je serai présent probablement jusqu'à la fin, n'hésitez pas à m'envoyer un courriel si vous voulez discuter).

    Grosse année aux RMLL, à Beauvais le mois prochain, avec trois conférences et présence au village toute la semaine :

    • conférence « Libervia : repenser nos communications » lundi 6 juillet de 14h40 à 15h20 (salle 124) ;

    • table ronde/débat sur les nouveaux médias avec Timothée Jaussoin (Edhelas) de Movim, Pouhiou (Framasoft), Luc Fievet (April), Arno* (SPIP/SeenThis), Souliane et moi pour SàT, le lundi 6 juillet de 16h20 à 18h (amphi Brunuel) ;

    • PubSub, microblogage et XMPP jeudi 9 juillet de 15h00 à 15h20 (salle 203/204).

    Nous serons également en Allemagne les 22 et 23 août pour la FrOSCon (University of Applied Sciences Bonn-Rhein-Sieg), pas de conférence cette fois, mais un stand.

    En dehors de ces dates, n'hésitez pas à nous contacter pour nous rencontrer, nous pouvons facilement vous rencontrer à Prague (République Tchèque) ou à Vienne (Autriche), et nous sommes particulièrement intéressés par l'organisation de débats.

    En conclusion

    Voilà, la dépêche était longue, nous avons voulu l'adapter au public a priori technique de DLFP. N'hésitez pas à poser vos trolls^W questions en commentaires, et un grand merci, une fois de plus, à l'équipe derrière DLFP, c'est un site que nous apprécions beaucoup.

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    Nouvelle version de WAARP 3.0.3 (solution de MFT)

    Mercredi 17 Juin

    A ce jour, il existe très peu (voire pas du tout) de solution Open Source traitant de la problématique des échanges de fichiers monitorés et sécurisés.
    La solution WAARP répond à ce besoin grâce à sa plateforme d'échange complète.

    Il s'agit un middleware (couche infrastructure logicielle) qui permet de transférer des volumes important de fichiers d'une application à une ou plusieurs autres applications. Les applications émettrices et réceptrices peuvent bien évidemment être sur le même site ou des sites distants.

    La plate-forme WAARP est constituée de quatre outils qui se complètent pour couvrir l'ensemble des fonctionnalités nécessaires aux échanges de fichiers :

    • Waarp R66 Server : Le moniteur de transfert
    • Waarp Gateway : Passerelle vers Ftp(s)/Http(s)
    • Waarp R66 Proxy : Conçu pour les DMZ
    • Waarp Manager : Administration et supervision centralisé

    La plate-forme WAARP propose une liste de fonctionnalités puissantes pour la gestion des flux et l'exploitation de ces derniers en production en mode « industriel » .
    Pour les Flux, Waarp offre :

    • Traçabilité des transferts de bout en bout
    • Protocole R66 ouvert, puissant et sécurisé
      • Authentification forte
      • Chiffrement des transferts
      • Contrôle d'intégrité
    • Traitements pré-transfert, post-transfert et sur erreur

    Pour l'exploitation, Waarp est :

    • Supervisable via Waarp manager
    • Interopérable (ligne de commande,REST…)
    • Portable
      • Windows, GNU/Linux, Solaris/Sun OS, AIX
      • PostgreSQL, Oracle, MySQL/MariaDB,H2
    • Stable et paramétrable
      • Contrôle de l'utilisation des ressources système (RAM, CPU)
      • Contrôle de l'utilisation de la bande passante
    Un peu d'histoire…

    Waarp est le nouveau nom du logiciel libre OpenR66. Cet outil de monitoring de transfert de fichier Open Source fut créé pour pallier aux limites de performances de la gateway CFT, et supporter 10.000 transferts simultanées dans le cadre de la plate-forme d'échange de la DGFIP (Ministère des Finances à Bercy).

    Waarp était en production depuis 3 ans lorsque la Gendarmerie Nationale a lancé son projet d’archivage. Il fallait alors trouver une solution de rapatriement des procès verbaux de Gendarmerie qui soit abordable financièrement, performante et fiable, et c’est sur ces critères que l’équipe en charge du projet s’est intéressée au produit.

    Le concepteur originel du produit et les ingénieurs Maarch se sont regroupés pour sortir ce produit remarquable de la confidentialité, et proposer une alternative professionnelle au monopole AXWAY/CFT sur la supervision de transfert de fichier.

    C'est ainsi que nous avons créé la structure Waarp, entièrement dédiée au logiciel Waarp.

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    Atelier du libre à Moulins le 20 juin 2015

    Mercredi 17 Juin

    Atelier du libre à la médiathèque de Moulins le 20 juin 2015 de 14h30 à 17h30.

    Dans la continuité de la Journée du logiciel libre (février 2015), participez à un atelier autour de Linux : ligne de commande, paquets, dépôt… tous ces mots n’auront plus de secrets pour vous! Accompagné d’usagers expérimentés, venez apprivoiser Linux pas-à-pas.
    Vous pouvez apporter votre matériel personnel.

    Salle de formation, réservations conseillées, tout public.

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    La version 2.0 "Oliver" de Cozy Cloud est enfin disponible !

    Mercredi 17 Juin

    Cozy cloud, déjà présenté dans nos colonnes, est une plate-forme libre qui va vous permettre de mieux gérer votre vie numérique en vous réappropriant vos données. Grâce à elle vous pouvez installer de nombreux services web à usage personnel sur votre propre machine à la maison ou louée chez un hébergeur.

    De plus des connecteurs sont à disposition pour récupérer vos données de différents fournisseurs (fitness connecté, banques, factures, etc.). Ainsi vous pourrez les stocker et mieux les exploiter. Par exemple : avec Cozy, vos factures sont accessibles directement depuis votre relevé bancaire, un clic sur la ligne concernée et le PDF de la facture s'ouvre !

    Mais au delà des fonctionnalités, pour conquérir le monde, un logiciel se doit d’être un plaisir à utiliser et facile à installer. C’est en ce sens que nous avons travaillé en vue de livrer Cozy 2.0, disponible depuis peu, avec une page d’accueil plus ergonomique et en prime une installation simplifiée pour les serveurs Debian et Ubuntu.

    Expérience utilisateur

    Une bonne expérience utilisateur est essentielle pour que tout un chacun puisse reprendre le contrôle de ses données. C’est pourquoi nous avons focalisé nos efforts pour cette version 2.0 sur l’application Home (la page d’accueil). Simplifiée, plus rapide, plus claire et plus fluide, elle est plus engageante et plus facile à l’usage. Sa nouvelle ergonomie, élaborée en collaboration avec sa communauté que nous remercions ici, lui donne une personnalité propre. Le fonctionnement sur mobile, possible dès le début, a été aussi amélioré. Ces progrès ergonomiques nous permettent de progresser en vue de toucher à terme le grand public.

    Une dédicace à John Oliver

    Cette nouvelle release rend hommage à John Oliver pour sa folle campagne de sensibilisation à propos de la vie privée (Dick Picks).

    Nouveautés

    Parmi les nouveautés apportées par cette version :

    • Nouvelle ergonomie de la page d’accueil, plus épurée, plus aérée
    • Organisation des applications en groupes après installation
    • Les applications marquées comme favorites apparaissent en haut de l’écran
    • L’écran paramètre permet de personnaliser le fond d’écran
    • Il est possible de contacter le support technique directement depuis la page d’accueil
    • Les notifications sont dorénavant plus conviviales
    • Meilleure fluidité sur mobile
    Une installation facile via un dépôt Debian

    Pour la première fois, Cozy Cloud est disponible grâce à un dépôt Debian, qui permet d’installer simplement Cozy Cloud sur les distribution GNU/Linux Debian et Ubuntu. Quelques lignes de commandes suffisent à déclarer un nouveau dépôt et à installer Cozy Cloud sur un serveur Debian ou Ubuntu. Cela favorise l’auto-hébergement et permet aux développeurs d’application de disposer facilement d’une plateforme de test, ce qui à terme bénéficiera à tous.

    Voir les détails d’installation

    Et maintenant ?

    Si vous avez un serveur Debian ou Ubuntu, il ne vous reste plus qu’à installer Cozy Cloud dessus pour tester et nous faire parvenir vos impressions.

    Si vous êtes déjà utilisateur, que ce soit en tant que membre de la communauté hébergé par Cozy Cloud, nous avons hate d’avoir vos impressions sur le forum !

    Il reste encore plein de choses à faire pour que Cozy Cloud devienne un produit adapté au grand public et puisse défier les grands silos numériques qui centralisent les données de la majorité des internautes. Mais nous avons fait un grand pas dans la bonne direction, celle qui vise à nous permettre à tous de reprendre le contrôle de nos données au quotidien via le cloud personnel.

    Pour ceux qui veulent développer leur propre application pour Cozy nous avons aussi mis en place un système de mentorat pour vous aider à la réaliser.

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    GEGL 0.3.0 et babl 0.1.12 sont de sortie

    Mardi 16 Juin

    Babl est une bibliothèque de conversion de formats de pixels. GEGL est un moteur de traitement d'images en graphe, construit autour de babl.

    Ce sont deux bibliothèques nées du projet GIMP, qui constitueront son nouveau moteur interne d'édition d'image dès la version majeure suivante (GIMP 2.10, date de sortie non connue). Mais ce sont aussi bien plus que les moteurs de GIMP, ce sont surtout des projets indépendants qui commencent à être utilisés par d'autres projets, que ce soient des logiciels Libres, comme des services propriétaires.

    De nouvelles versions viennent de sortir (GEGL 0.3.0 et babl 0.1.12), et je profite donc de l'occasion pour présenter ces logiciels, leurs spécificités, leurs historiques et leurs utilisations dans la seconde partie de la dépêche.

    Sommaire babl

    Babl est une bibliothèque de conversion de formats de pixels. Quand on parle de formats de pixels, on entend la représentation du pixel en mémoire comme par exemple l'espace de couleur (RVB, CIE Lab…), une profondeur de couleur (nombre de bits utilisés par canal…) ou le type de données (entiers, flottants…), utilisés pour la représentation et non un format de fichier d'image pour enregistrer sur un espace de stockage.

    Ainsi, cela permet par exemple de traduire des représentations de pixels RVB, RVBA, CMJN, CIE Lab, etc. Babl ne fait pas de traitement d'image dans le but de la modifier, mais uniquement des conversions (les seules modifications étant par exemple de la perte éventuelle de données si on passe à un format moins précis, ou de l'approximation entre deux formats qui ne sont pas parfaitement équivalents bijectivement).

    Cette bibliothèque fournit une API extrêmement petite (le dépôt de source fait 4 Mo en tout, pour moins de 900 ko de code), simple et stable par conception.

    GEGL

    GEGL est une bibliothèque permettant de traiter des images sous la formes de graphes de nœuds, chaque nœud pouvant avoir des entrées, sorties et une configuration.

    Un nœud représente ce qu'on appelle une "opération". Typiquement, il y a des opérations servant principalement d'entrée à partir d'image stockées en mémoire ou sur disque, des opérations servant de sortie pour enregistrer ou afficher de nouvelles images, et des opérations intermédiaires servant de filtres mathématiques pour modifier l'image entre le nœud d'entrée et de sortie. Ces opérations intermédiaires sont par exemple:

    • les filtres classiques que l'on aurait dans le menu "Filtres" de GIMP (flou, netteté, filtres artistiques, etc.);
    • des modifications des couleurs (balance, saturation, etc.);
    • de la composition (avec 2 images en entrée pour 1 en sortie, ce qui correspond notamment aux modes de composition des calques de GIMP : normal, multiply, add, substract, etc.):
    • des traitements plus utilitaires (découpe, redimensionnement, rotation, etc.):
    Formats d'images

    GEGL sait de base ouvrir et sauver de nombreux formats d'images, des plus classiques (PNG, JPEG, BMP, tiff…) aux formats plus spécialisés (RAW, OpenEXR…), et même des formats vectoriels (SVG…). En outre, il sait tirer profit d'autres sources, comme des fichiers vidéos (avec ffmpeg) ou de l'acquisition vidéo directe (v4l).

    GEGL sait aussi tirer profit de très hautes précisions de couleur (high bit precision depth), permettant par là de travailler sur des images à 8, 16, 32 ou même 64 bits par canal (et en nombre entier ou flottant, avec codage linéaire ou correction gamma), ainsi que de charger et sauver les données en haute précision lorsqu'on utilise un format l'autorisant (comme ce sera le cas des fichiers d'image de GIMP, XCF, à la sortie de GIMP 2.10).
    Cela permet des traitements intermédiaires complexes avec beaucoup moins de perte de données et de qualité.

    Traitement d'image en graphe

    Si un traitement simple (toute action basique sur une image) peut être représenté en un nœud unique avec l'image en entrée et le résultat en sortie, un traitement complexe est un graphe liant de multiples nœuds.

    Schématiquement, travailler sur une image ressemble à l'éditeur de nœuds de Blender.

    Le traitement par graphe a deux intérêts principaux:

    1. Du traitement "non destructif" si l'interface logicielle le permet. Cela implique un flot de travail où on ne touche jamais l'image originelle. Elle est en entrée, et toute modification du graphe influe sur les pixels dans le nœud de sortie (qui peut être théoriquement le même fichier que celui chargé en entrée, mais alors cela rend le concept moins intéressant). On peut à tout moment supprimer ou modifier les paramètres d'une opération sans craindre pour l'image de base (plutôt qu'appliquer, voir, annuler, refaire avec d'autres paramètres, revoir, et ainsi de suite). Le concept de traitement non destructif rend donc presque caduque le concept d'historique et d'annulation des opérations.
    2. La limitation de la dégradation d'une image qui se produit lors de l'application de filtres. Un exemple explicite: une simple rotation d'image à 45° dégrade une image. Si on se rend compte qu'on préfère une rotation à 90° et qu'on applique donc une nouvelle rotation à 45° : on a alors dégradé 2 fois l'image et on se retrouve avec une qualité très amoindrie par rapport à l'original. Or une rotation à 90° directement se fait entièrement sans perte (puisqu'on travaille dans des matrices de pixels). Si on avait sauvé un graphe et qu'au lieu d'appliquer 2 rotations successives, on modifiait seulement les paramètres de la première rotation, on se retrouve avec un traitement sans perte. Bien sûr dans le cas général, on aura de la dégradation, mais celle-ci peut être limitée par la création d'un graphe optimal qui ne sera appliqué qu'une seule fois.
    Développement d'opérations maison

    GEGL est livré avec de nombreuses opérations par défaut, mais cela ne le rend pas exhaustif pour autant. La bibliothèque est conçue pour être étendue à volonté par les développeurs.

    Vous avez besoin d'ajouter la prise en charge d'un format d'image maison ou peu répandu ? Vous avez besoin d'un filtre qui n'a pas été déjà développé, ou vous avez développé une version algorithmique bien plus efficace ? Vous avez besoin de traitements un peu particuliers qui servent spécifiquement à votre application et n'auraient aucun sens en upstream ? Il n'y a pas besoin d'attendre que vos opérations soient intégrées dans GEGL ou de le patcher. Vous pouvez créer et étendre GEGL à l'infini.

    En ce sens, GEGL est un "cadriciel" (framework) pour la création d'opérations de traitement d'image.

    Scriptable

    Grâce à l'introspection GObject, cette bibliothèque est accessible à de nombreux langages tiers, notamment des langages de scripts (Python, Ruby, JavaScript, PHP…). Cela signifie notamment qu'il est possible de l'utiliser pour des petits scripts rapides ou en ligne de commande, et en augmente considérablement l'accès.

    Bien sûr, certains wrappers existent déjà, permettant une encore meilleure intégration aux spécificités d'un langage. Le wrapper Python est un bon exemple de bibliothèque maintenue.

    Voici par exemple un court script Python pour inverser une image avec GEGL :

    import gegl x = gegl.Graph("png-load", "invert", "png-save") x[0].path = "/home/user/input.png" x[2].path = "/home/user/output.png" x()

    Enfin, il est possible, avec l'outil console gegl fourni par défaut de lui passer des graphes d'opérations GEGL en XML, pour un traitement d'image scripté.

    Performance : OpenCL et multi-threading

    GEGL prend en charge OpenCL, langage de programmation et bibliothèque « conçu pour programmer des systèmes parallèles hétérogènes comprenant par exemple à la fois un CPU multi-cœur et un GPU » (cf. OpenCL sur Wikipédia). En d'autres termes, cela permet de faire travailler votre carte graphique, en plus de votre processeur, en parallèle, pour accélérer les calculs.
    Cela couplé avec du traitement "thread-safe" (pour vous autoriser à utiliser du multi-thread dans votre propre code), et un début de multi-thread dans GEGL même, nous essayons d'obtenir une utilisation aussi performante que possible.

    Traitement de très grandes images

    Un des points forts de GEGL est sa gestion intelligente des buffers (objet gérant les données bitmap à l'aide des formats de pixel babl), permettant à l'utilisateur d'allouer une partie seulement de sa mémoire, mais également de travailler sur des images plus grandes que la mémoire disponible. Un buffer GEGL est une matrice de dalles, chacune pouvant avoir un backend de stockage différent, en particulier en mémoire RAM, ou en swap lorsque l'on dépasse la mémoire allouée.
    Dans l'avenir, on pourrait avoir un backend en mémoire GPU, en réseau, etc.

    Cela permet ainsi d'avoir une majeure partie d'une image en mémoire, ainsi qu'une autre partie en swap disque, lors du travail sur de très grandes images. Le travail en dalle autorise aussi un travail plus efficace lorsqu'il s'applique sur de petites parties d'une image.

    Utilisation actuelle de GEGL Historique et relation à GIMP

    GEGL est un projet très ancien avec pour raison initiale son intégration dans GIMP. Les plus anciennes annonces officielles de GIMP datent de 1995, et le plus vieux commit daté du dépôt de source est du 1er janvier 1997. De son côté, le plus vieux commit daté du dépôt de source de GEGL est du… 2 janvier 1997, avec comme auteur "People doing a 16 bpc version of gimp" (traduisible en « personnes faisant une version de gimp à 16 bits par canal »). À un jour près, les dépôts de source des deux projets ont donc été créés quasiment en même temps. GEGL n'est donc pas seulement né de GIMP, c'est presque son frère ! Certains n'ont cependant pas cru en GEGL (du moins pas suffisamment pour y consacrer du temps, ce qui a même engendré un fork célèbre de GIMP), et il faut avouer que cela a pris son temps (presque 20 ans !).
    La première tentative d'intégration n'est apparue qu'en 2008 dans GIMP 2.6, soit 11 ans après la naissance du projet GEGL. Cette version comprenait seulement un port des opérations de couleur sur GEGL, optionnel (par défaut les opérations de couleur utilisaient toujours le code non GEGL) et un outil « GEGL » expérimental (donc non disponible par défaut dans la boîte à outils). Ainsi, cela initia un balbutiement du port où rien n'était activé par défaut, mais pouvait l'être par l'utilisateur aventureux.

    GIMP 2.8 a vu plusieurs autres ports de fonctionnalités sur GEGL, notamment la projection des calques, les modes de calques, les sélections flottantes et le redimensionnement des calques. Néanmoins là encore, tous ces ports restaient désactivés par défaut dans la version stable.

    GIMP 2.8 a vu plusieurs autres ports de fonctionnalités sur GEGL, notamment la projection des calques, les modes de calques, les sélections flottantes et le redimensionnement des calques. Néanmoins là encore, tous ces ports restaient désactivés par défaut dans la version stable.

    Ainsi, bien que GEGL soit présent dans GIMP depuis 7 ans, cette partie du code est techniquement inexistante pour les utilisateurs, du code mort, inutilisé, dans le reste du programme. Dans les faits, GIMP ne contient donc pas encore de code GEGL du point de vue de l'utilisateur de base. C'est en 2012 que, finalement, deux contributeurs majeurs de GIMP (Mitch, mainteneur de GIMP et Pippin, mainteneur de GEGL) se sont un jour enfermés chez Mitch sans vraiment le planifier, et ne sont ressortis à la lumière du jour que 3 semaines plus tard, après avoir porté 90 % du cœur applicatif de GIMP vers GEGL.

    Ces 90 % n'étaient en fait que le début. Car en plus du cœur, il restait toute la plateforme applicative de GIMP (les greffons, filtres, etc.) à porter, l'interface graphique à mettre à jour pour profiter du nouveau cœur, les détails à fignoler et la bibliothèque à optimiser.

    D'ailleurs, c'est seulement quelques mois après cet évènement que je suis arrivé moi-même dans ce projet : un peu par hasard aussi et sans le vouloir, un jour j'ai donné un patch. À l'époque, je n'avais même jamais entendu parler de GEGL. Eh bien, laissez-moi vous dire que la version de développement de GIMP, à ce moment là, était totalement inutilisable, et ce, encore jusqu'à il y a à peine deux ans, car si lente que l'on pouvait donner un coup de pinceau puis aller préparer un café en regardant le trait s'afficher (ou presque !). C'est seulement très récemment que la bibliothèque a été massivement optimisée et commence à peine à atteindre la vitesse de la version précédente du cœur de GIMP pour les opérations de base (voire est plus rapide, dans pas mal de cas).

    Un avant-goût de GIMP 2.10

    GIMP 2.10 sera donc la première version où GEGL sera utilisée, remplaçant le code originel de traitement d'image, ce qui est une étape majeure de l'histoire de GIMP. En fait, ce ne sera même pas une alternative. Tout traitement d'image utilisera désormais GEGL.

    Cela donnera à GIMP la prise en charge de nombreux nouveaux formats de fichiers, de la haute précision de couleur, une prévisualisation (partielle ou totale) des effets directement dans le canvas pour peaufiner les paramètres, et surtout à terme du traitement d'image non destructif. Mais… ceci est une histoire pour une prochaine news… :-)

    Intégration dans les bibliothèqes graphiques

    Il existe plusieurs bibliothèques intermédiaires pour simplifier l'utilisation de GEGL :

    Autres projets

    Bien que GEGL soit né de GIMP, c'est avant tout dorénavant un projet à considérer comme une bibliothèque indépendante. Et nous espérons que de plus en plus de projets l'intégreront dans leur code.

    Jon Nordby est l'un des grands implémenteurs de GEGL. Il a ainsi intégré GEGL comme backend supplémentaire dans MyPaint.
    Il a également expérimenté le traitement vidéo par GEGL en implémentant un filtre GEGL pour GStreamer permettant d'intégrer un graphe GEGL dans son traitement vidéo, bien que celui-ci n'ait finalement pas été intégré upstream, non par intérêt des développeurs GStreamer, mais simplement par manque de temps pour le porter sur l'interface changeante du projet (laissant ouverte la possibilité).
    Son dernier gros projet, imgflo, est un serveur web pour le traitement d'image, avec une interface graphique orientée graphes.

    Jon Nordby étant désormais employé par The Grid, plateforme commerciale de création de sites web générés par une intelligence artificielle, imgflo, et par conséquent GEGL est utilisé comme composant majeur pour toute l'automatisation des traitements d'image (ajustements de couleurs pour que les images utilisateurs s'adaptent au jeu de couleur du site, par exemple). Ce traitement passe par imgflo-server.
    Enfin le travail de Jon Nordby sur imgflo montre un des grands intérêts de GEGL : Jon a développé un format JSON pour déclarer des graphes GEGL qui peuvent alors être sauvés dans imgflo puis chargés dans GIMP, par exemple. Il est ainsi très simple de partager des processus de travail complets entre applications pour automatiser des traitements sur de multiples images.
    Bien entendu, cela a permis plusieurs améliorations de GEGL, sponsorisées par The Grid.

    En dehors de ce développeur très prolifique, GNOME-photos dépend désormais de GEGL-gtk.
    Certains autres projets bien établis ont aussi montré leur intérêt pour GEGL. Darktable par exemple avait entamé un port GEGL, en 2011 déjà, et annoncé qu'ils le termineraient quand GIMP prendrait en charge la haute précision des couleurs et l'édition non destructrice, ceci afin de pouvoir partager une image entre les deux applications. On est donc à la moitié du chemin.
    Blender a aussi montré son intérêt pour GEGL, dans le but de mettre au niveau leur compositeur (« node editor », ou éditeur de nœuds en français), vieux et souffrant d'un design inadéquat pour de la composition efficace, comme le montre cette page de wiki proposant l'usage de GEGL comme alternative à une ré-implémentation maison. Bien sûr, rien ne dit s'ils agiront dans ce sens au final, mais ce serait une très bonne nouvelle, bénéfique pour tous les projets.

    Nous découvrons aussi des plus petits projets qui utilisent GEGL. Par exemple lors des Libre Graphics Meeting 2014, Manuel Quiñones a annoncé son début d'implémentation d'un logiciel d'animation 2D, xsheet. On ne sait pas vraiment ce que cela va donner, mais il est toujours intéressant de voir apparaître des développeurs extérieurs qui commencent à utiliser GEGL.

    Ces divers exemples montrent bien que le projet atteint une certaine maturité, et il faut maintenant continuer dans cette voie.

    Note de sortie

    Nous terminerons par un survol de la liste des nouveautés dans GEGL 0.3.0 et babl 0.1.12, qui comptent 92 contributeurs.

    • Amélioration du parallélisme et de la sécurité du multi-tâche.
    • OpenCL est désormais activé par défaut si détecté.
    • Multi-tâche expérimental, activé avec la variable d'environnement GEGL_THREADS=<nombre de tâches>.
    • Rendu mipmap expérimental permettant la prévisualisation sur des versions de petite taille de manière transparente, avec la variable d'environnement GEGL_MIPMAP_RENDERING=true.
    • Nouveau site web, galerie d'opérations et navigateur d'API.
    • Découverte et documentation des opérations en ligne de commande, avec les options suivantes sur la commande gegl: --list-all (liste de toutes les opérations disponibles), --properties (imprime les détails d'une opération) et --exists (teste l'existence d'une opération).
    • Prise en charge des URI pour le chargement d'image.
    • Chargement de meta-opérations en format JSON.
    • Nouvelles opérations: alien-map, antialias, apply-lens, bilateral-filter, bump.map, cartoon, channel-mixer, color-enhance, color-exchange, color-reduction, color-rotate, convolution-matrix, copy-buffer, cubism, deinterlace, diffraction-patterns, distance-transform, displace, edge, emboss, engrave, exposure, fractal-trace, high-pass, image-compare, illusion, invert-gamma, lens-flare, linear, linear-gradient, mosaic, motion-blur-circular, motion-blur-zoom, noise-cell noise-cie-lch, noise-hsv, noise-hurl, noise-pick, noise-rgb, noise-simplex, noise-spread, n-point deformation ops, oilify, panorama-projection, photocopy, plasma, radial-gradient, red-eye-removal, scale-size-keep-aspect, softglow, stretch-contrast, texturize-canvas, tile-glass, tile-seamless, tile-paper, tile, warp, whirl-pinch, wind, cache, cast-format, lcms-from-profile, npy-save, webp-load, webp-save, scale-ratio, scale-size, seamless-clone, sinus, supernova, value-propagate, video-degradation
    • Réimplémentation de gaussian-blur (plus rapide et précis).
    • Nouveau backend de tuiles par défaut, écrivant sur le disque en tâche séparée.
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    Mons, le 18 juin 2015 – FusionDirectory : Simplifiez la gestion de votre infrastructure !

    Mardi 16 Juin

    Thématique : Infrastructure | Administration système | Déploiement | LDAP

    Public : Tout public

    L’animateur conférencier : Benoit Mortier (OpenSides)

    Description : Aujourd’hui le défi est de savoir comment gérer la complexité et la diversité d’une infrastructure informatique. Cela commence par la centralisation des informations de l’utilisateur et de ses différents comptes sur plusieurs systèmes et va jusqu’au déploiement des systèmes basés sur Linux ou Windows dans des environnements différents.

    Il y a beaucoup d’applications maisons écrites pour gérer les données stockées dans votre serveur LDAP, mais la plupart d’entre elles sont difficiles à utiliser ou mal écrites, difficiles à maintenir et nécessitent des correctifs réguliers pour fonctionner valablement.

    Le projet FusionDirectory a pour but de combler cette lacune en fournissant une application web agréable qui vous permette non seulement de gérer vos données LDAP classiques comme les utilisateurs, groupes, services… mais aussi vous offrir une API permettant d’écrire de nouveaux greffons, pour étendre ses fonctionnalités et correspondre à vos besoins.

    L’intégration avec d’autres solutions est réalisée en fournissant une interface qui fonctionne toujours de la même façon. FusionDirectory est construit avec un noyau et un vaste ensemble de plugins qui permettent de gérer une grande partie de la complexité d’une infrastructure d’aujourd’hui. Une liste est disponible sur la documentation.

    Au cours de l’exposé basé sur des cas d’utilisation réels, nous allons montrer où en est FusionDirectory après 3 ans d’existence, où il est utilisé et comment il est utilisé pour gérer l’infrastructure, pourquoi nous choisissons LDAP comme stockage et finalement ce que nous prévoyons pour l’avenir.

    Lieu de cette séance : Campus technique (ISIMs) de la Haute Ecole en Hainaut, Avenue V. Maistriau, 8a, Salle Académique, 2e bâtiment (cf. ce plan sur le site de l’ISIMs, et ici sur la carte Openstreetmap).

    La participation sera gratuite et ne nécessitera que votre inscription nominative, de préférence préalable, ou à l’entrée de la séance. Merci d’indiquer votre intention en vous inscrivant via la page http://jeudisdulibre.fikket.com/. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié.

    Les Jeudis du Libre à Mons bénéficient aussi du soutien de nos partenaires : CETIC, Normation, OpenSides, MeaWeb, NextLab, Phonoid et Creative Monkeys.

    Si vous êtes intéressé(e) par ce cycle mensuel, n’hésitez pas à consulter l’agenda et à vous inscrire sur la liste de diffusion afin de recevoir systématiquement les annonces.

    Pour rappel, les Jeudis du Libre se veulent des espaces d’échanges autour de thématiques des Logiciels Libres. Les rencontres montoises se déroulent chaque troisième jeudi du mois, et sont organisées dans des locaux et en collaboration avec des Hautes Écoles et Facultés Universitaires montoises impliquées dans les formations d’informaticiens (UMONS, HEH et Condorcet), et avec le concours de l’A.S.B.L. LoLiGrUB, active dans la promotion des logiciels libres.

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    Rencontre « Erlang Paris », le 29 juin 2015

    Mardi 16 Juin

    La machine virtuelle Erlang est à la mode ! Elle reste une valeur sûre pour construire les architectures distribuées, temps réel et à haute disponibilité sur lesquelles nous pouvons articuler les nouvelles applications web et mobile, big data ou machine learning.

    Beaucoup de langages se reposent dessus aujourd’hui. La référence historique Erlang bien évidemment, mais aussi la valeur montante Elixir, langage fonctionel dont la syntaxe est inspirée de Ruby, couvert sur LinuxFr.org : Elixir, enfin une syntaxe agréable pour Erlang ?. Notons également le très surprenant LFE (Lisp Flavored Erlang) ou (lisp (flavored (erlang))) décrit sur http://lfe.io/.

    Nous pourrions également ajouter des langages plus exotiques tels que Reia, Joxa et Bran (voir la seconde partie de la dépêche) :

    Nous vous proposons un meetup sur l’ensemble de l’éco-système Erlang. Attention :  initialement prévu le 23 juin, elle est décalée au lundi 29 juin, faute d'avoir trouvé une salle à temps.

    Horaire : le 29 juin de 18:30 à 22:30
    Lieu : 156 Boulevard Haussmann, immeuble A, 75008 Paris, 7ème étage à gauche, métro Miromesnil

    Le programme sera annoncé la semaine prochaine. Réservez vos places gratuites dès maintenant.



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