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Mis à jour : il y a 2 heures 41 min

Développer des applications mobiles multiplateformes avec Java… avec le framework Codename One

Dimanche 26 Juillet

Codename One est un framework permettant de développer en natif pour iOS, Android, BlackBerry et Windows Phone à partir d'un unique code Java.

Il est open-source (licence GPL avec exception Classpath) et se présente sous la forme d'un plug-in disponible pour les trois environnements de développement majeurs en Java (NetBeans, Eclipse, IntelliJ IDEA (NdM: les deux premiers sont sous licence libre, le dernier existe en version "Community" libre et en version propriétaire). Il a pour particularité d’utiliser le cloud pour la compilation, ce qui évite aux développeurs d'avoir à installer divers SDK ou de posséder un système d’exploitation spécifique indispensable à la programmation des applications pour certaines plateformes mobiles.

Il a été créé par deux anciens ingénieurs d'Oracle, Chen Fishbein et Shai Almog, ceux-là mêmes qui mirent au point la bibliothèque d'interface graphique LWUIT, qui eut son âge d'or à l'heure où le J2ME régnait encore dans le monde de la téléphonie avant d'être détrôné par l'iPhone.

Codename One produit du code natif optimisé, assurant à ses applications de meilleures performances. (NdM: l'accès au code source natif produit n'est pas fourni dans l'offre gratuite de Codename One).

Le plug-in est composé d'une API contenant toutes les classes nécessaires à la conception d'une application mobile, d'un designer, d'un simulateur pour tester les applications sur son ordinateur et du serveur de compilation dans le cloud.

L’une des grandes particularités de Codename One est son architecture dite « lightweight » qui apporte une meilleure solution aux problèmes de fragmentation des plateformes mobiles. Un composant lightweight dans ce cas-ci est un composant écrit entièrement en Java qui dessine sa propre interface tout en gérant ses propres événements et états. Cette manière de faire apporte un énorme avantage en termes de portabilité puisque le même code est exécuté sur toutes les plateformes en plus d’autres avantages. Les composants graphiques de Codename One sont personnalisables.

L’API de Codename One couvre de nombreuses fonctionnalités. On peut y trouver ce qu’il faut pour faire, par exemple, les tâches suivantes :

  • l'interface graphique ;
  • la manipulation de la vidéo et de l’audio (enregistrement comme affichage) ;
  • le stockage ;
  • l'accès à la caméra ;
  • la manipulation d'une base de données SQLite ;
  • la manipulation des services web ;
  • le réseau ;
  • l'accès au cloud ;
  • la lecture des codes barres et QR codes ;
  • l’internationalisation et la localisation ;
  • les notifications ;
  • la manipulation des contacts ;
  • l'accès aux pages web ;
  • la monétisation ;
  • l’accès aux réseaux sociaux ;
  • la géolocalisation ;
  • les tests unitaires ;
  • la création de thèmes personnalisés ;
  • etc.

Codename One est orienté exclusivement vers la conception d’applications métiers et n’a pas du tout été pensé pour créer des jeux. Quelques efforts sont en train d’être faits dans ce sens, mais rien de concret n’est encore disponible de ce côté.

Pour s'y former, vous disposez de la documentation officielle, complétée par de nombreux articles et tutoriels vidéo, ainsi qu'un forum très actif (en anglais). En outre, un livre vient de paraître en français aux éditions D-BookeR.

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Structuration de l'offre de services autour du gestionnaire libre de projets ProjeQtOr

Dimanche 26 Juillet

Depuis 2009 le logiciel libre de gestion de projets ProjeQtOr (fonctions détaillées en seconde partie de la dépêche) a grandi autour d'une communauté grandissante d'utilisateurs et quelques volontaires fortement impliqués.

Conçu et développé par des chefs de projet pour des chefs de projet, ce logiciel apporte aujourd'hui une alternative crédible aux logiciels propriétaires.

Pour pérenniser le produit, développer sa notoriété et garantir la fourniture de services de qualité, son concepteur et développeur principal, Pascal BERNARD, vient de constituer la Société par Actions Simplifiée (SAS) ProjeQtor.

Implantée en région toulousaine, cette société propose des services professionnels à haute valeur ajoutée autours du logiciel libre ProjeQtOr :

  • hébergement en mode SaaS,
  • support professionnel,
  • assistance et formation,
  • réalisation d'évolutions à la demande,
  • fourniture de plug-ins sur des besoins particuliers.

ProjeQtOr est un logiciel libre de gestion de projets, diffusé sous la licence Open Source GPL V3. Son objectif est de regrouper dans un outil unique toutes les fonctionnalités de la gestion de projets, de manière pragmatique, en garantissant une utilisabilité maximale.

Il propose dans sa version actuelle (V5) une couverture fonctionnelle qui a peu d'égaux, même parmi les ténors du domaine :

  • gestion des délais (calcul du planning)
  • gestion des coût (suivi des données financières)
  • gestion des aléas (suivi des incidents, des demandes, du support)
  • gestion de la qualité (production d'indicateurs, génération d'alertes, traçabilité)
  • gestion des risques (identification, qualification et plan d'action)
  • gestion des ressources (affectations multi-projets, répartition de la capacité)
  • maîtrise des engagements (suivi des exigences, couverture par les tests)
  • maîtrise du périmètre (suivi des réunions, des questions, des décisions)

Il est a noter que ProjeQtOr est diffusé sous une seule licence. Toutes les fonctionnalités sont donc disponibles librement.

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Collaborer sur vos documents à l'aide du libre

Vendredi 24 Juillet

Si on travaille avec beaucoup de documents chaque jour, peu importe ce que l'on écrit — whitepapers, manuels, présentations, différents matériels marketing, contrats, etc.— à un certain moment (le plus souvent à la fin) on a besoin d’interagir avec d'autres personnes afin de spécifier ou discuter des détails, réviser ou approuver le travail fait.

Dans ce cas-là on peut procéder de trois façon différentes :

1. Envoyer un mail à l'aide du programme de courrier électronique habituel

Inconvénients : ça prend beaucoup de temps d'envoyer un message, ensuite attendre une réponse, faire des corrections, renvoyer ce message encore une fois et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les participants soient satisfaits du résultat.

2. Utiliser un système de contrôle de version comme Subversion ou CVS

Inconvénients : ces utilitaires ne permettent pas de collaborer en temps réel, la version du document est fusionnée avec celle d'origine stockée dans le référentiel.

3. Travailler à plusieurs à l'aide d'un éditeur de documents en ligne comme Google Docs ou MS Office 365

Inconvénients : les deux éditeurs permettent de collaborer sur les documents en temps réel mais les fichiers dans ce cas-là sont stockés sur leurs propres serveurs centralisés.

Cette dépêche aborde en deuxième partie des éditeurs collaboratifs libres disponibles à tout le monde qui permettent non seulement de travailler à plusieurs simultanément sur le même document mais aussi stocker les documents sur son propre serveur en profitant d'un contrôle complet.

Gobby

Page du projet
Code source
Licence : GPLv2+ et ISC

Gobby est un éditeur de texte qui offre une édition de texte collaborative. Avant de commencer à partager et à collaborer sur vos documents, on a besoin de choisir une clé privée et un certificat ou créer une nouvelle paire. On peut ouvrir un document existant ou créer un fichier nouveau pour l'enregistrer au format natif ou l'exporter vers un fichier HTML. L'éditeur textuel offre une prise en charge d'Unicode complète, l'enregistrement des changements automatique et les options de recherche/remplacement avancées. C'est un bon logiciel libre pour la création et l'édition d'un texte brut simple mais si on a envie de mettre le document en forme ce n'est pas ce qu'il faut.

Etherpad

Page du projet
Code source
Licence : Apache v2.0

Etherpad est un éditeur de documents Web qui permet de collaborer sur des documents, les commenter et en discuter avec d'autres à l'aide d'un chat. Il offre les fonctions de mise en forme de texte simples telles que type de police, taille, couleur et style, et d’alignement de texte. On peut importer un fichier existant dans Etherpad et exporter un "pad" vers un fichier HTML, markdown ou plaintext, l'imprimer ou l’intégrer en tant qu'iframe dans une page HTML. Réalisé en JavaScript, Etherpad peut être facilement personnalisé. Il est possible d'utiliser une des instances disponibles ou configurer sa propre application chez l'hébergeur de son choix.

EtherCalc

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Code source
Licence : CPAL

EtherCalc est un tableur collaboratif en ligne, écrit en JavaScript qui permet aux utilisateurs de travailler à plusieurs sur un tableur depuis leur navigateur : profiter de nombreuses fonctions de mise en forme, trier et filtrer les données, insérer des fonctions, créer des graphiques. L'application ne demande pas d'inscription. Pour commencer à travailler il suffit d'y glisser un fichier .csv, .ods ou .xlsx. Une fois le travail fini, on peut l'exporter vers un fichier HTML, CSV ou Excel. Le programme est bien sympa mais il manque la possibilité d'afficher tout le contenu, y compris le graphique, sur le même écran.

Framasoft

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Code source

Le projet Framasoft offre plusieurs outils pour l'organisation du travail collaboratif, parmi eux Framapad (éditeur de texte collaboratif) et Framacalc (tableur en ligne). Framapad se base directement sur Etherpad, tendis que Framacalc est une instance Ethercalc, donc les fonctions sont presque les mêmes que celles offertes par Etherpad et Ethercalc. Par contre les logiciels de Framasoft sont bien francisés et expliqués.

OnlyOffice

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Code source
Licence : GNU AGPL v3

OnlyOffice est une suite bureautique en ligne multifonctionnelle qui inclut les éditeurs de texte, de classeurs et de présentations qui travaillent depuis un navigateur. Les fonctions offertes sont presque analogues à celles des éditeurs de bureau de MS Office mais avec la possibilité de collaborer en temps réel. On peut l'installer à part et intégrer dans toute autre application ou page Web à l'aide de l'API offert ou l'installer avec un système collaboratif OnlyOffice qui offre des possibilités supplémentaires pour la gestion de documents. Si on cherche un éditeur de texte compatible avec le format MS Office et un jeu d'outils complet, OnlyOffice c'est ce qu'il faut.

P.S. Le 7 juillet 2015 OnlyOffice a déployé la version open source dans les nuages, donc tout le monde peut profiter de ses caractéristiques gratuitement sans l'installer sur son serveur.

ownCloud Documents

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Code source
Licence: AGPL

OwnCloud Documents est une partie du serveur de synchronisation et partage - ownCloud qui repose sur WebODF. L'application s'installe séparément permettant à cinq personnes de collaborer sur leurs documents en texte enrichi aux formats .odt, .doc, ou .docx depuis un navigateur. On peut partager le lien vers un fichier à l'intérieur de l'espace de travail ownCloud ou utiliser un lien public, en définissant une date d'expiration et un mot de passe, si nécessaire. L'application est simple et intuitive mais pour le moment le jeu d'outils de mise en forme est pauvre.

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Red Hat Enterprise Linux 6.7

Jeudi 23 Juillet

Red Hat a annoncé le 22 juillet dernier la version 6.7 de Red Hat Enterprise Linux (RHEL), distribution commerciale destinée aux professionnels et aux entreprises. Pour rappel, RHEL 6 existe depuis novembre 2010 et, même si RHEL 7 est disponible depuis le mois de juin 2014, cette version est toujours maintenue.

Cette version 6.7 apporte malgré tout des améliorations, principalement du côté de l'authentification centralisée et de la virtualisation. Red Hat avait annoncé la version bêta près de 3 mois auparavant, soit le 6 mai dernier.

Une sélection des nouveautés se trouve en deuxième partie de dépêche.

Sommaire Authentification et interopérabilité

Ces deux thèmes sont souvent regroupés ensemble, car c'est l'un des axes de travail de Red Hat ces derniers temps, semble-t-il : améliorer la compatibilité avec les solutions Microsoft. Pour RHEL 6.7, c'est l'authentification qui est concernée, en particulier côté SSSD (composant d'authentification centralisée), qui gagne non seulement la possibilité d'utiliser un UPN (User Principal Name) comme identifiant pour s'authentifier sur un système, mais aussi d'utiliser les GPO (Group Policy Objects) stockées dans un annuaire Microsoft Active Directory (abordé dans RHEL 7.1).

Moins orientée Microsoft, une autre amélioration de SSSD concerne la notification d'expiration des mots de passe : celui-ci est maintenant capable de signaler qu'un mot de passe a expiré même si l'authentification a eu lieu sans mot de passe. Cela peut par exemple être le cas lors d'une connexion SSH par clé.

Haute-disponibilité

Le chapitre haute-disponibilité comporte deux nouveautés intéressantes : la première concerne Pacemaker, qui est maintenant capable de prendre en compte le serveur web Nginx en tant que ressource. Il est donc possible d'utiliser Nginx en configuration haute-disponibilité entièrement "à la Red Hat".

La deuxième nouveauté concerne le fencing, qui permet de cloisonner une ressource indisponible, parfois en effectuant un redémarrage électrique du serveur hébergeant la ressource en question. Plusieurs nouveaux agents apparaissent dans RHEL 6.7, mais l'un d'entre eux concerne le module iLO de Hewlett-Packard : fence_ilo_ssh. Plus besoin de se connecter à l'OS pour redémarrer le serveur !

Développement

Bien que cette dépêche ne contienne pas de section sur le matériel, la première nouveauté sur le développement concerne du matériel, en particulier les processeurs Intel. Les dernières générations (certains Core, Pentium et Celeron, ainsi que les Xeon v3) disposent en effet d'une fonctionnalité nommée PAPI (Performance Application Programming Interface), dorénavant prise en charge par RHEL 6.7

La bibliothèque C a été améliorée pour éviter un crash durant un diagnostic, ce qui empêche une application de planter pendant l'affichage des informations après une corruption mémoire par exemple.

SystemTap passe en version 2.7 ! Cette mise à jour contient de nombreuses améliorations, comme l'activation et la désactivation à la volée de sondes, la prise en charge de multiples scripts, ainsi que des nouvelles sondes.

Du côté d'OProfile, c'est le memory mapping qui est amélioré, dans le cas d'utilisation de huge pages dans du code Java JIT.

Environnement de bureau

Le paquet scap-workbench fait son apparition dans RHEL 6 ! Déjà présent dans RHEL 7, cet outil graphique (Qt 4) facilite le test d'une machine pour vérifier sa conformité à des pratiques de sécurité définies via OpenSCAP.

Côté performances, PCP (Performance Co-Pilot) a été mis à jour en version 3.10.2. Cela apporte entre autres de nouvelles métriques noyau (mémoire, vCPU, device mapper, NFS 4.1, cgroups), mais aussi la prise en charge de Python 3 et d'extensions d'API en Python. On notera aussi la compression des archives journalières au format xz.

Stockage

⁠ De nouvelles options ont été ajoutées à UDEV, permettant aux administrateurs d'écrire plus facilement des règles de montages, comme par exemple monter les clefs USB en lecture seule.

Ajout de iscsi.safe_logout, empêchant toutes tentatives de déconnexion d'une session ISCSI, lorsque des disques de ce type sont montés.

De nombreuses commandes LVM acceptent la sélection de critères, combinaison entre des opérateurs de comparaison = != > (..), des opérateurs logiques && || (..) et des opérateurs de groupes [ { ( (..) Le « Guide de l'Administrateur LVM » a été mis à jour (ici en version beta) en conséquence.

Toujours à propos de LVM, la fonctionnalité de cache est dorénavant pleinement prise en charge : elle permet d'utiliser un stockage petit mais rapide en tant que cache pour un disque plus grand et certainement plus lent. La note technique renvoie vers la page de manuel de lvmcache(7) pour plus d'informations.

Multipath suit la tendance en permettant maintenant de découper sa configuration en plusieurs fichiers précis. L'option config_dir est disponible dans le fichier central de configuration, permettant de définir un dossier dans lequel tout les .conf seront pris en compte.

L'attente par défaut de 300s avant que Multipath ne prenne en compte une inaccessibilité matérielle peut donner une impression de service défaillant. Les options "delay_watch_checks" et "delay_wait_checks" ont été ajoutées, empêchant ainsi les matériels qui bagotent d'être ré-utilisés immédiatement à leurs retours en ligne. Les vérifications de délais "watch" & "wait" permettent de définir des seuils avant de déclarer ces matériels revenus en ligne comme réellement fiables et utilisables.

Virtualisation

Les machines virtuelles KVM utilisent l'outil kvm-clock comme source de temps pour synchroniser leur horloge avec celle de l'hyperviseur après une veille prolongée. Dans ce cas, les machines virtuelles RHEL 6 avaient quelques difficultés à se synchroniser correctement. En conséquence, kvm-clock a été mis à jour pour que cette synchronisation soit plus fiable.

Dans le jeu de celui qui en fait le plus, KVM est maintenant capable de gérer 240 processeurs virtuels (vCPU) par machine virtuelle.

Cette nouvelle version de RHEL 6 est bien entendu disponible en tant qu'image à déployer comme conteneur ou comme machine virtuelle. L'annonce ajoute que les hôtes certifiés pour cela sont Red Hat Enterprise Linux 7, Red Hat Enterprise Linux Atomic Host, et OpenShift Enterprise 3.

Kernel

Certaines versions de gcc, ainsi que le code nécessaire à la virtualisation, pouvaient dans certaines circonstances générer de trop grandes trames, et engendrer, en combinaison avec d'autres facteurs, des plantages. La pile du noyau a été étendue à 16 ko pour tenir compte d'exigences plus élevées de certaines de ces fonctions.

On peut aussi remarquer la correction d'un problème dans le gestionnaire de ressources de mémoire : MEMCG pouvait conduire à des impasses dans des conditions OOM (out of memory). Ceci pouvait être utilisé pour bloquer le système, lorsque celui-ci est en condition OOM, en lançant de nombreux processus au sein d'un cgroup restreint en mémoire.

L'utilitaire perf a été rétroporté dans sa dernière version, Red Hat 6.7 propose ainsi la même version 3.16 que le projet en amont, incluant toutes les améliorations et corrections des versions 3.13, .14 & .15. Les administrateurs & développeurs peuvent consulter le « Performance Tuning Guide » mis à jour.

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Sortie de Creme CRM en version 1.5

Mardi 21 Juillet

Le 11 mars dernier sortait la version 1.5 du logiciel de gestion de la relation client CremeCRM, soit un an après la version 1.4.

Les principales améliorations sont l'arrivée de la géolocalisation et d'une interface pour téléphones mobiles ; les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche.

Description du logiciel

CremeCRM est un logiciel de Gestion de la Relation Client, généralement appelé CRM (pour Customer Relationship Management). Il dispose évidemment des fonctionnalités basiques d'un tel logiciel :

  • Un annuaire, dans lequel on enregistre contacts et sociétés : il peut s'agir de clients bien sûr, mais aussi de partenaires, prospects, fournisseurs, adhérents…
  • Un calendrier pour gérer ses rendez-vous, appels téléphoniques, conférences… Chaque utilisateur peut avoir plusieurs calendriers, publics ou privés.
  • Les opportunités d'affaires, gérant tout l'historique des ventes.
  • Les actions commerciales, avec leurs objectifs à remplir.
  • Les documents (fichiers) et les classeurs.

CremeCRM dispose en outre de nombreux modules optionnels le rendant très versatile : campagnes de courriels, devis/factures/bons de commande/avoirs, tickets, génération des rapports/graphiques…

L'objectif de Creme est de fournir un CRM libre pouvant convenir à la plupart des besoins, simples ou complexes. À cet effet, il propose quelques concepts puissants qui se combinent entre eux (entités, relations, filtres, vues, propriétés, blocs), et il est très configurable. De plus, afin de satisfaire les besoins les plus particuliers, son code est conçu pour être facilement étendu.

Principales nouveautés de la version 1.5 L'interface pour téléphones mobiles

En tant qu'application Web, Creme a toujours été accessible depuis les smartphones ; mais l'interface très riche de Creme n'est pas optimale sur ces derniers. Une interface optimisée pour les téléphones a donc été ajoutée pour répondre à quelques besoins courants lorsqu'on accède à CremeCRM depuis un mobile, par exemple :

  • Chercher/créer des contacts et des sociétés.
  • Voir les activités en cours, de la journée et du lendemain.
  • Voir vos appels téléphoniques en retard.
  • Pouvoir passer des appels téléphoniques, changer leur statut, en programmer de nouveaux en cas d'échec.

Page d'accueil :

Création d'un contact :

Plus de détails sur le forum officiel dans ce post

La géolocalisation

Ce nouveau module vous permet d'exploiter les informations d'adresse que vous avez renseignés pour vos fiches contacts et sociétés, à travers 3 nouveaux blocs :

  • Le bloc "Carte" des vues détaillées des fiches contacts et sociétés. Il permet de localiser sur une carte les adresses de la fiche.
  • Le bloc "Autour de ce lieu" ce bloc vous permet de voir les Contacts/Sociétés proches de la fiche que vous consultez. Les voisins peuvent être filtrés.
  • Le bloc "Carte" de la page d'accueil. Il permet de voir d'un coup d’œil l'emplacement des Contacts/Sociétés de votre base de données. Comme avec le bloc précédent, les fiches peuvent être filtrées, afin d'affiner l'affichage. Par exemple dans la capture d'écran suivante, le filtre "Clients et Prospects" est utilisé :

Notes : ce module s'appuie sur Google Maps. Il est tout a fait envisageable dans l'avenir de rajouter des blocs qui utiliseraient OpenStreetMap.

Plus de détails ici

Autres fonctionnalités importantes
  • Une nouvelle vue permettant de voir toutes les fiches ayant une certaine propriété (sorte de tag) a été ajoutée.
  • Les filtres et vues de liste peuvent maintenant être privés à un utilisateur.
  • L'import CSV/XLS peut maintenant importer les valeurs des champs personnalisés (champs créés par l'utilisateur). On peut aussi désormais importer des Activités.
  • Dans les filtres, on peut sélectionner plusieurs clés étrangères (ForeignKeys), pour par exemple n'afficher que les factures ayant des statuts spécifiques (c'était déjà faisable de manière pénible).
  • La recherche globale a été améliorée : résultats paginés, possibilité de toujours ignorer certains types de fiches par configuration.
  • Beaucoup de petites amélioration d'interfaces. Exemples : meilleure édition des champs "en-ligne", plus d'auto-complétion dans les formulaires.

Le changelog complet se trouve ici

La future version 1.6

Cette version 1.5 est la dernière version se basant sur Django1.4, dont les jours sont comptés. La version 1.6 se concentre donc sur le passage en Django 1.8, la nouvelle version LTS ; actuellement la version de développement est en Django 1.7.

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Campagne de financement d'un livre par la fondation Creative Commons

Dimanche 19 Juillet

La fondation Creative Commons a lancé une campagne de financement participatif, via kickstarter, pour rédiger un livre qui a pour but de « Montrer au monde en quoi partager peut être bon pour les affaires ».

Le livre veut donc décrire les modèles économiques "ouverts" rendus possibles par l'utilisation des licences Creative Commons et selon leur termes, répondre à la question : comment les créateurs peuvent-ils rendre économiquement viable une activité économique tout en permettant la ré-utilisation de leur créations ?

Le travail se baserait sur l'interview d'une vingtaine d'entreprises qui ont déjà un certain succès en utilisant ce type de modèle, et analyser les réponses pour en tirer des usages et leçons qui puissent inspirer les créateurs.

En fait il s'agit plus que d'un livre puisqu'il intègre une série d'articles, un outil interactif et un livre électronique. Il est dit que le résultat serait disponible sous une licence Creative Commons, mais il n'est pas précisé exactement quels contenus ni quelle licence. Les premiers articles parus sur le site medium sont sous licence cc-by.

La fondation Creative Commons est la fondation qui s'occupe de la promotion des licences Creative Commons, qui proposent un certain nombre de licences permettant le partage de contenus et créations numériques (certains droits réservés, opposé à tous droits réservés). La licence utilisée par Wikipedia est une licence Creative Commons (cc-by-sa), tout comme LinuxFr.org (bien plus à jour car en version 4 !).

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La Semaine du Libre 2015 à Brignoles (83) du lundi 20 juillet au dimanche 26 juillet

Vendredi 17 Juillet

L’association GULLIVAR organise du lundi 20 juillet au dimanche 26 juillet 2015, une semaine d'activités consacrée au Logiciels Libre et composée d’ateliers divers.

Chaque jour de 10h00 à 21h30; Salle des Saints Anges, chemin de San Sumian à Brignoles.

Repas pris en commun vers 12h30 / 13h00, chacun(e) amenant un (ou plusieurs) plat(s) à partager.

Les ateliers commencent à 14h00 sauf ceux de lundi qui commence à 10h00 et à 17h00.

IMPORTANT : nous vous demandons de vous inscrire pour chaque atelier et/ou activité, cela nous permettra de connaître le nombre de participants et de vous informez des détails pratiques de chaque atelier. Pour cela écrivez-vous à l'adresse courriel gullivar@gullivar.org en indiquant vos coordonnées (nom, prénom, adresse de Courriel [e-mail], numéro de téléphone mobile, choix du ou des ateliers) ou en remplissant le formulaire situé sur le site internet de GULLIVAR.

Libre participation aux frais. Programme susceptible de modifications de dernière minute.

Au programme :

  • Lundi 20 juillet : Atelier Cartographie Libre avec OpenStreetMap à 10h00 et Atelier Scribus à 17h00.
    • Dès 10h00 : Atelier de cartographie collaborative animé par Jean Marie Dubosc & Olivier Griffet. Le matin vous participerez à la collecte de données sur le terrain à l’aide de votre smarphone avec l’application Mapillary et/ou OSM tracker installée ou de votre GPS, des field paper, sinon un simple carnet de notes peut aussi faire l’affaire !
    • L’après-midi, après une présentation du projet vous apprendrez à réaliser une carte de votre ville/village à l’aide de l’application en ligne ID ainsi qu’avec JOSM qui permet de travailler avec les images Bing, les données du cadastre et celles recueillies par votre Smartphone/GPS.
    • À 17h00 Yves Specht animera un atelier avec Scribus un logiciel de PAO. Thème de l'atelier : Réaliser une carte de visite.
  • Mardi 21 juillet : Atelier Bureautique Libre Office Writer (équivalent Word) par Eric Rojas. Thème de l'atelier : Création d'un livret de Fables illustrées.
  • Mercredi 22 juillet : Atelier Bureautique Libre Office Calc (équivalent Exel) par Eric Rojas. Thème de l'atelier : Création d'une feuille de facturation évoluée avec toutes les données enregistrées.
  • Jeudi 23 juillet : Install party GNU/Linux Mageia 5; Ubuntu 14.04 LTS et autres distributions. Une journée complète pour tester, installer ou migrer vers une distribution Gnu/Linux récente sur votre ordinateur PC fixe ou PC portable.
  • Vendredi 24 juillet : Atelier retouche photo avec Gimp par Eric Rojas. Thème de l'atelier : Photomontages avec gestion de calques, des sélections et retouches colorimétriques.
  • Samedi 21 juillet : Atelier Programmation Python animé par Eric Rojas et Jérôme Décamps. Thème de l'atelier : Création d'un jeu 2D multijoueur en réseau avec Python : utilisation de la bibliothèque Python [socket](https://docs.python.org/2/library/socket.html= pour les communications réseau et de Pygame pour l'affichage graphique et le son.
  • Dimanche 22 Juillet : Jeux libres (LAN Party) en réseau. Venez jouer avec le jeu 2D développé le veille et découvrir les jeux en réseau libres sous Linux : Tworld, nexuiz, Openarena, etc…
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Variation 1.3 et nouveautés

Vendredi 17 Juillet

Variation est un logiciel de gestion de dossiers d'usagers adapté au secteur du social et médico-social. Il s'adresse par exemple aux structures d'hébergement ou d'emploi de personnes handicapées, au suivi à domicile d'adolescents en difficulté, aux maisons de retraite, etc.

La particularité de Variation par rapport aux autres logiciels du secteur est d'être un outil de construction d'applications : à l'installation, le vide règne ; il est de la responsabilité d'une personne compétente en gestion de ces établissements de placer les champs de saisie et autres agendas dans les bons onglets. C'est ce que nous appelons le « paramétrage » d'une solution particulière adaptée à un établissement particulier.

Depuis l'article de l'an dernier dans ces mêmes pages, nous avons travaillé d'une part à la création de paramétrages (que nous appelons « Arrangements » pour rester dans le thème musical) pour quelques catégories d'établissements répandues (MECS, SESSAD, CHRS) et d'autre part sur un outil d'import/export de ces arrangements afin de pouvoir les redistribuer plus facilement.

Quelques autres nouvelles en vrac :

  • la forge de l'Adullact a adopté le projet,
  • nous avons eu le plaisir de présenter notre solution aux RMLL de Beauvais en début de mois,
  • les manuels d'utilisation sont désormais en téléchargement libre,
  • nous travaillons maintenant à diverses améliorations de l'interface web.
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Sortie du noyau Linux 4.1

Jeudi 16 Juillet

La sortie de la version stable 4.1 LTS du noyau Linux a été annoncée le 21 juin 2015 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org. Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions se trouve dans la seconde partie de la dépêche.

Sommaire En bref Annonces des versions candidates par Linus Torvalds RC-1

La version rc-1 est sortie le dimanche 26 avril 2015.

Cette fenêtre d’intégration a été normale et je publie, conformément au planning prévu. Mes quelques jours de voyage n’ont pas interféré, car j’avais toujours accès à Internet.

La fenêtre d’intégration est assez normale aussi par rapport à ce qui a été fusionné.
À juste regarder la taille, on se dit que ça va tout juste rentrer — alors que la 4.0 était un peu plus petite que d’habitude — la 4.1 semble pile dans la fourchette normale des deux dernières années. Et les statistiques des correctifs aussi ont l’air normales : le gros des changements concerne les pilotes (à peine moins de 60 % des correctifs), avec des mises à jour d’architecture autour de 20 % et le reste est disséminé un peu partout.

Aucune nouvelle fonctionnalité fracassante ne me vient à l’esprit, même si la prise en charge initiale de l’ACPI pour arm64 semble amusante. Selon vos intérêts, votre appréciation de « grande nouveauté » peut évidemment différer de la mienne. Il y a beaucoup de travail partout et certains points pourraient bien faire une grande différence selon vos usages.

Donc, allez-y, testez. Même une rc-1, aussi brute qu’elle puisse parfois être, a tendance à être de bonne qualité. Ce n’est pas si effrayant. Promis.

Linus

RC-2

La version rc-2 est sortie le dimanche 3 mai 2015.

Ces derniers temps, les rc-2 ont été plutôt petites — ressemblant plus à des rc tardives. Il fut un temps où je ne pouvais même pas poster le journal abrégé, parce qu’il était trop long. Ça n’a pas été le cas pour les quelques dernières versions.

Je pense que les gens ont tendance à prendre un moment de repos après la fenêtre d’intégration, parce que les rc-3 ont tendance à être un peu plus grosses à nouveau. Mais c’est peut-être aussi parce que je suis devenu meilleur à dire « la fenêtre d’intégration est terminée, je n’accepte pas les traînards » ou que les gens respectent mieux la fenêtre d’intégration. Quelle qu’en soit la raison, le temps des énormes rc-2 semble être heureusement révolu.

Donc, le cycle de développement de 4.1 correspond à ce nouveau modèle. Même si elle n’est pas aussi petite que, disons, la 3.19-rc2 ne l’était (elle était vraiment exceptionnelle), la 4.10-rc2 [sic] est plutôt petite et tout a été assez calme. Le diffstat est plutôt plat et propre, à l’exception notable du nouveau prng basé sur sha512 pour s390. Je suppose que j’aurais dû prendre aussi tout ça en main. Mais le reste a vraiment l’air de petits correctifs, pas de gros nouveaux morceaux de code.

Comme d’habitude, c’est un mélange de correctifs de pilotes, de mises à jour d’architectures (avec s390 se démarquant à cause d’un changement sur prng) et d’un peu de systèmes de fichiers et de réseau. Le journal abrégé ci-joint contient les détails, il n’y a rien de particulièrement inquiétant. Jusqu’à présent, la 4.1 a l’air plutôt normale.

Linus

RC-3

La version rc-3 est sortie le dimanche 10 mai 2015.

Et une version de dimanche de fête des mères pour vous, que vous soyez maman ou non. Car hé, c’est dimanche après-midi une fois encore et c’est juste comme ça que sortent mes versions -rc.

Rien de particulièrement effrayant ou inquiétant n’est à signaler, bien qu’il y ait de petites réparations un peu partout. Certaines sont les régressions de cette fenêtre d’intégration et d’autres sont plus vieilles. Et certaines sont si vieilles que j’ai presque pensé « si c’est cassé depuis 2011 et que tu le remarques seulement maintenant, ça aurait peut-être pu attendre la prochaine fenêtre d’intégration ». Vous vous reconnaîtrez (et les autres aussi, s’ils lisent les messages de commit — votre honte s’y trouve).

Le journal abrégé en annexe donne un aperçu honnête et il n’est pas trop gros. Comme vous pouvez le voir, c’est surtout des pilotes, avec une poignée de mises à jour d’architecture (surtout ARM). Et une poignée de trucs divers : outils de performances, documentation, systèmes de fichiers. La mise à jour d’infiniband est un morceau important des pilotes, on a eu des trucs retardés à cause de changements dans la maintenance.

Allez-y, testez. À la -rc3, les choses devraient être plutôt sans danger et ce serait le moment de vérifier que tout fonctionne correctement, si vous n’avez pas déjà testé un des noyaux de développement précédents.

Linus

RC-4

La version rc-4 est sortie le lundi 18 mai 2015.

Celle-ci a raté ma publication dominicale habituelle, parce que j’étais sorti presque toute la journée d’hier. De plus, il y avait une régression de la mise en veille qui semblait devoir recevoir un correctif imminent, donc ça ne me dérangeait pas de faire une publication tard dans la soirée, dans l’espoir d’une rustine supplémentaire.

Ça y est, correctifs de dernière minute et tout. Le patch rc-4 est un peu plus gros que les précédents, mais ça semble dû principalement à des aléas temporels normaux — simplement la fluctuation liée à l'arrivée de l’arborescence des sous-mainteneurs — et le fait que la rc-4 contienne les correctifs de Greg dans diverses arborescences de pilotes et les correctifs de Davem concernant le réseau, de sorte que la taille légèrement plus importante n’est pas représentative de soudains problèmes.

Bien que les pilotes et le réseau dominent les changements, il y a une poignée de changements épars : mises à jour des systèmes de fichiers (btrfs, nfsd), mises à jour d’architectures (principalement arm, arm64 et mips) et d’autres changements divers.

Allez-y et testez et avertissez chacun de la moindre régression trouvée.

Linus

RC-5

La version rc-5 est sortie le dimanche 24 mai 2015.

Je suis de retour à mon habituel calendrier dominical et la rc-5 est de retour à sa taille habituelle, après une légère augmentation de la rc-4.

Les choses semblent assez normales. Nous avons à peu près deux tiers de mises à jour de pilotes (gpu, infiniband, audio, réseau, scsi, température) et quasiment la moitié de ce qui reste est une mise à jour du réseau. Le reste est principalement des mises à jour d’architecture et quelques correctifs des systèmes de fichiers. Mais tout cela est plutôt restreint.

Donc, nous sommes dans les temps pour une 4.1 normale, si ce n’est que le calendrier de la prochaine fenêtre d’intégration semble se télescoper avec nos vacances familiales annuelles. Donc nous allons voir comment ça va marcher. Je pourrais finir par retarder la publication juste pour éviter cela (ou simplement retarder l’ouverture de la fenêtre d’intégration). Je n’ai pas encore décidé.

Mais s’il vous plaît, continuez à tester.

Linus

RC-6

La version rc-6 est sortie le dimanche 31 mai 2015.

Ça a été une semaine plutôt normale, bien que je ne puisse pas dire que les rc aient précisément déjà commencé à diminuer. Non, les rc n’ont pas été suffisamment grandes pour commencer un cycle de publication, et les choses ont été plutôt calmes, mais je serais plus heureux si l’on n’avait pas de bruit dans le RAID 5 et le device-mapper à cette étape.

Cela dit, ce n’est pas comme si la rc-6 était une grosse rc, et les choses paraissent normales. Il s’agit pour la moitié environ de pilotes (principalement des cibles SCSI, du réseau et du graphique, plus les modifications raid et dm mentionnées plus haut, avec d’autres corrections diverses.)

Le reste est assez également réparti entre les mises à jour d’architectures (alpha sort du lot), des mises à jour de systèmes de fichiers (xfs, cifs et overlayfs) et « divers » (réseau, l’outil de mise à jour de turbostat et la documentation).

La plupart des correctifs sont plutôt petits. Le journal abrégé est joint, il donne une bonne idée des choses que nous avons ici.

Linus

RC-7

La version rc-7 est sortie le dimanche 7 juin 2015.

Encore un dimanche, encore une rc.

Normalement, la rc-7 tend à être la dernière rc, et il n’y a pas grand-chose qui mérite notre attention ce coup-ci. Cependant, nous avons encore quelques régressions et, comme je l’ai mentionné la semaine dernière, mes vacances familiales annuelles arrivent. Nous aurons donc une rc-8 et une semaine supplémentaire avant que la rc-8 soit vraiment publiée.

Ça s'est agréablement calmé cependant et la rc-7 vaut certainement la peine d'être testée pour vérifier que tout fonctionne pour vous. Parce qu'on est sacrément proche de la rc finale et qu'elle devrait être assez sûre à tester. Les changements apparus la semaine dernière sont plutôt restreints. Le journal abrégé annexé devrait vous donner un aperçu de ce qui se passe. Beaucoup d'entre eux sont des correctifs d'une ligne, avec quelques patchs légèrement plus gros sur certaines architectures (des contraintes de performance sur x86, quelques mises à jour sur sparc) ainsi que des pilotes staging.

Linus

RC-8

La version rc-8 est sortie le dimanche 14 juin 2015.

Je suis en vacances, mais le temps ne s’arrête pas pour autant et c’est dimanche, donc le moment de sortir une rc que j’espère finale.

Il se trouve que je voulais faire traîner la publication d'un semaine de sorte à ne pas avoir la fenêtre d'intégration pendant mes vacances — nous avons encore quelques correctifs dans md. Comme Neil Brown l'a dit : « N’est-ce pas un bon cycle pour md :-( »

Les correctifs sont assez petits et j’espère que tout va bien maintenant. Mais une semaine supplémentaire pour tester ne va certainement pas faire de mal, donc une rc-8 est tout à fait convenable.

Il y a aussi diverses choses qui avancent, dont les correctifs MIPS, ainsi que de petites mises à jour ARM, s390 et x86.

Mais le gros est — comme d’habitude — les pilotes, et non, ça ne vient pas du camp md — ces correctifs sont très petits. Il s’agit principalement d’ethernet, de slave-dma, de spund, ainsi que des correctifs drm et d’autres choses.

Il y a aussi quelques correctifs de réseau et diverses petites choses.
Le journal abrégé est joint comme d’habitude, pour les personnes qui veulent un aperçu des détails.

Quoi qu’il en soit, c’est pas comme s’il y avait une tonne de correctifs. La plupart d’entre eux sont de petits correctifs, donc je ne pense pas que ce soit particulièrement inquiétant. C’est simplement que la rc-8 sort non seulement à cause de mon agenda, mais aussi à cause de petits détails qui surgissent sans cesse.

Faisons en sorte que la semaine prochaine soit vraiment calme. Le pouvons-nous ? Parce que je vais très activement éviter de lire mes courriels.

Linus

Version finale

La version finale est sortie le dimanche 21 juin 2015.

Bon, après une semaine très tranquille après la publication de la rc-8, la version 4.1 finale est maintenant publiée.

Je ne suis pas sûr que ce fût calme parce qu’il n’y avait aucun problème — touchons du bois — ou parce que les gens ont décidé d’épargner mes vacances, mais, quelle qu’en soit la raison, j’apprécie. Ça n’est pas comme si le cycle de sortie de la 4.1 avait été particulièrement pénible, espérons que la semaine supplémentaire de décantation ait permis d’en faire une meilleure version. Ça n’est pas une mauvaise chose, puisque la 4.1 est une version LTS.

Quoi qu’il en soit, depuis la rc-8, nous avons eu des changements vraiment petits, principalement quelques corrections finales de pilotes (le son HDA, le drm, le scsi target, la crypto) et quelques petits correctifs divers. Le journal abrégé ci-joint est probablement le plus petit jamais écrit. Je ne m’en plains pas.

Et cela signifie évidemment que la fenêtre de fusion de la 4.2 est maintenant ouverte.

Linus

Les nouveautés Architecture Gestion du matériel Qualcomm MSM8916

Le Snapdragon 410 est la nouvelle famille de systèmes monopuce ARM 64 bits (ARM v.8) de chez Qualcomm. Le MSM8916 intègre un ARM Cortex A53 quad-cœurs, gravé en 28 nm, d’une fréquence de 1,4 GHz par cœur. Il adopte une architecture de type Harvard, en séparant les données et les instructions du cache de niveau 1. Il incorpore un GPU Adreno 306 et un DSP Hexagon QDSP6.

Il fait partie des nouveaux systèmes monopuces ARM64 à faire leur apparition dans Linux 4.1

Xilinx ZynqMP

Xilinx est un constructeur américain principalement connu pour ses périphériques et puces à logique programmable. Également connu comme étant l’inventeur du FPGA, il se focalise aujourd’hui sur la conception de systèmes monopuces programmables, combinant des cœurs ARM à des FPGA. Cela vous donne la possibilité de rerouter électriquement l’intégralité d’une carte de développement ou de développer n’importe quel périphérique à l’intérieur du FPGA intégré à la puce (un périphérique Ethernet PHY qui gère du PTP par exemple).

Parmi les deux puces les plus connues, nous pouvons citer le Zynq-7000 et le Zynq UltraScale MPSoC, aussi appelé ZynqMP. C’est à ce dernier que nous nous intéresserons.

Le ZynqMP est le premier système monopuce programmable 64 bits de chez Xilinx, il s’agit de la gamme puce haute performance qui dispose d’un processeur quatre cœurs ARM Cortex-A53, des coprocesseurs Cortex-R5 dits temps réels, un GPU ARM Mali 400MP, la gestion de la DDR4. Bref, vous l’aurez compris, c’est une véritable machine de guerre qui fait tout, sauf repasser votre linge :/

Linux 4.1 intègre la gestion de ce nouveau système monopuce. Restent maintenant à venir les cartes de développement et les kits d'évaluation.

L’ajout de la prise en charge de l’Intel Skylake continue

L’outil Turbostat est fourni avec le noyau Linux pour analyser statistiquement les performances des processeurs Intel récents. Il a été amélioré pour les spécificités des processeurs Skylake.

Intel Bay Trail & Cherry Trail

Ces processeurs obtiennent un changement de réglage par défaut, qui donnera de meilleures performances quand il faut de la puissance de calcul, tout en limitant la consommation supplémentaire. Celle-ci peut toujours être maîtrisée avec le profil « powersave ». Concrètement, le « setpoint » par défaut est passé de 97 à 60.

Meilleure gestion de l’énergie

Ce noyau a une meilleure gestion de l’énergie pour x86 et ARM avec une meilleure prise en compte de l’ACPI (ARM 64Bits inclus), gestion du futur matériel Intel, gestion des mises à jour pour les domaines de puissance : le noyau peut maintenant gérer plus finement les économies d'énergie, car il connaît la topologie de la dissipation des watts. Par exemple, si le CPU et le GPU sont sur le même die, c'est le même domaine de puissance.

L’architecture arm64 prend désormais en charge l’Advanced Configuration and Power Interface, aussi appelé ACPI. La prise en charge de l’ACPI pour l’ARM a été controversée par le passé : de nombreux développeurs préféreraient utiliser de façon universelle le mécanisme d’arborescence de périphériques pour la détection des périphériques sur cette architecture. L’ajout de l’APCI s’est fait tranquillement cependant et il semble très vraisemblable qu’il y ait des serveurs utilisant l’ACPI en vente dans un futur proche. Cela dit, il reste du travail : le commit de fusion précise que « nous n’allons prendre en charge aucun périphérique pour le moment, donc son champ d’application est assez limité ». Voir Documentation/arm64/arm-acpi.txt pour de plus amples informations à propos de l’ACPI sur ARM.

Voir l'article de LWN.net : ACPI for ARM?, [correctif de la demande d'inclusion], Documentation/arm64/arm-acpi.txt.

La prise en charge de Full DynTicks pour les invités KVM permet de ne plus réveiller le CPU à intervalle régulier et donc permet une meilleure économie d’énergie quand on a des machines virtuelles en fonctionnement.

AMD Bulldozer

Amélioration de l’entropie pour AMD Bulldozer, ce qui permettra d’avoir des nombres aléatoires de meilleure qualité pour les opérations de chiffrement.

Changement risqué pour x86

Beaucoup de changements ont été apportés aux appels système, interruptions, etc. pour x86. Un gros effort a été mené pour clarifier et remplacer du code spaghetti en assembleur, vieux d’une décennie, par du C, ainsi que ses dépendances en C. Le code est maintenant plus simple, plus clair, plus compact et donc maintenable.
En raison de la nature des changements sur ces parties critiques, des risques de problèmes peuvent apparaître.

Correction à chaud sur architecture S/390

Gestion préliminaire pour l’utilisation de correctifs à chaud du noyau pour l’architecture S/390. Suppression de la prise en charge du mode 31 bits autrefois nécessaire pour dépasser l’agaçante limite mémoire des 16 Mio.

Équilibrage de charge

La surveillance de la charge par l’ordonnanceur a été retravaillée pour que la charge par processus soit indépendante de la vitesse du processeur. Cela devrait permettre de meilleures décisions pour l’équilibrage de charge selon les changements de fréquence, et améliore la prise en charge des systèmes à processeurs asymétriques comme le récent big.LITTLE où plusieurs types de cœurs se retrouvent dans le même processeur. La technologie big.LITTLE permet de mixer des cœurs à très faible consommation avec des cœurs puissants s’activant à la demande en cas de forte sollicitation. Cela permet d’économiser de l’énergie.

MIPS

L'architecture MIPS prend dorénavant en charge l'adressage XPA. Cela permet aux systèmes 32 bits d'accéder à toutes les adresses de la mémoire physique (40 bits).

Développeurs Utilisation de GCC 6

Le noyau Linux utilise actuellement un fichier d'entête compiler-gccX.h pour gérer efficacement les spécificités propres à chaque version majeure de GCC.

La possibilité de tout fusionner dans un seul compiler-gcc.h est discutée, pour ne pas créer un fichier par version de gcc dû au changement dans la politique de publication de GCC (une version par an). En effet, précédemment, chaque version majeure était due à une évolution marquante et pouvait fortement affecter le noyau.

La nouvelle politique pour GCC est plus pragmatique, avec des versions plus incrémentales et régulières, permettant de profiter des avancées du projets, sans forcément remettre en question de manière profonde le logiciel, et la manière de l'utiliser (raison première d'un fichier par version).

Il reste encore des changements à faire pour rendre le code compatible avec le compilateur LLVM/Clang et la norme C11.

AIO

Les méthodes aio_read() et aio_write() ont été supprimées de la structure file_operations. Les (relativement) nouvelles méthodes read_iter() et write_iter() devraient être utilisées à la place.

Débogage des systèmes de fichiers

Il y a une nouvelle cible « log writes » pour la carte des périphériques (device mapper) qui enregistre toutes les opérations d’écriture sur un périphérique bloc. Il est destiné au débogage des systèmes de fichiers. Voir Documentation/device-mapper/log-writes.txt pour les détails.

User mode Linux

Linux en mode utilisateur — User mode Linux — a vu la prise en compte du multitâche et de la gestion mémoire highmem supprimés. Aucune de ces fonctionnalités ne marchait correctement — voire ne fonctionnait tout court — et les deux étaient des fardeaux à maintenir.

GPIO

Le nouveau système d’« accaparement » du système d’entrées‐sorties à usage général GPIO peut être utilisé pour câbler facilement — et de façon permanente — l’état d’une ligne GPIO spécifique sans nécessiter de pilote. Voir la documentation du correctif pour les détails.

Outil perf

Comme d’habitude, l’outil de mesure de performance a vu une longue liste d’ajouts et d’améliorations ; voir le correctif de la demande d'inclusion pour les détails. Certaines des caractéristiques les plus importantes incluent la possibilité d’attacher des programmes BPF aux sondes noyau, la prise en compte de la fonctionnalité trace des processeurs Intel à venir (« un traceur matériel sous stéroïdes »), la prise en compte de la fonction à venir de surveillance de la qualité de service du cache d’Intel, etc. (Documentation Intel : Processor Tracing).

Suppression du « domaine d’exécution » noyau

Le « domaine d’exécution » a été retiré du noyau. L’idée qui sous‐tendait cette fonctionnalité était de permettre l’importation de caractéristiques étrangères à Linux — des interfaces logicielles de noyaux d’autres systèmes UNIX —, mais elle n’a jamais été très utilisée, et n’a même jamais très bien fonctionné.

Voir l’article de LWN.net : Remove execution domain support.

Minimisation de la taille du noyau

L'usage d'utilisateurs, de groupes et de « capabilities » est optionnel. Cette option de configuration à la compilation est destinée aux tout petits systèmes embarqués qui n'en faisaient déjà pas usage, et qui peuvent donc être allégés de 25 ko environ.

Voir l’article de LWN.net :Linux as a single-user system, [correctif].

Pilotes graphiques libres Direct Rendering Manager

La nouveauté principale pour la partie commune de tous les pilotes graphiques libres est l’ajout d’un allocateur de mémoire graphique « virtuelle » (c’est-à-dire, utilisant la mémoire centrale de l’ordinateur au lieu d’utiliser de la mémoire graphique dédiée). Cet allocateur réutilise l’interface GEM qui est l’interface d’allocation utilisée par presque tous les pilotes graphiques libres. Cette approche a pour unique intérêt d’aider les pilotes de rasterisation logicielle tels que le pilote Mesa/Gallium LLVMpipe.

Grâce à la couche Virtual GEM, il devient possible à LLVMpipe de transférer avec DRI2 le résultat du rendu au serveur graphique X sans effectuer de copies. Cette couche devrait cependant être inutile dans le cas de Wayland et DRI3 qui préfèrent utiliser DMA-buf pour des raisons de sécurité et de simplicité. DMA-buf étant plus générique que GEM, il a toujours été possible de partager de la mémoire centrale avec plusieurs pilotes. Cependant, DRI3 n’est pas encore considéré comme stable actuellement, ce qui est probablement la raison pour laquelle Zach Reizner a décidé de ressusciter le projet d’Adam Jackson, empaqueteur de la pile graphique pour Red Hat, datant de 2012.

Le correctif original permettait également de gérer le partage de tampons graphiques via PRIME (DMAbuf), cependant, plusieurs ingénieurs ont trouvé que Google avait décidé de se servir de cette interface d’une autre façon qui n’est pas sûre vis-à-vis de la cohérence des caches, surtout sur les processeurs ARM. Le résultat de la discussion est que VGEM doit respecter son objectif initial qui est celui proposé par Adam en 2012, LLVMpipe sur DRI2. La gestion de PRIME a donc été supprimée.

Pour que cette fonctionnalité devienne utile, il reste cependant encore à modifier le pilote LLVMpipe pour enfin éviter les copies inutiles des images produites par LLVMpipe à destination du serveur graphique X qui sont particulièrement lourdes avec les résolutions actuelles de nos moniteurs.

Le reste des modifications de la partie commune des pilotes graphiques libres n’est pas aussi intéressant. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les demandes d’intégration DMA-buf, panels et DRM.

AMD/ATI Pilote de rendu (pilote radeon)

Dans cette nouvelle version, le pilote radeon ajoute une gestion expérimentale du Transport Multiflux (MST) sur DisplayPort 1.2. Cela permet de faire transiter des flux (images, son et data) pour différents écrans via une seule sortie (et câble) DisplayPort. Cette gestion a été ajoutée par Dave Airlie (Red Hat) pour les processeurs CAYMAN et (en théorie), les processeurs plus récents. Pour activer cette gestion, vous devrez utiliser l’option noyau radeon.radeon_mst=1.

Une autre fonctionnalité intéressante a été ajoutée pour ceux d’entre nous qui connectent leur carte AMD à une télévision. Les télévisions sont en effet différentes des moniteurs pour ordinateurs, car elles ne reçoivent en théorie que des couleurs RVB dans la plage 16-235 au lieu de 0-255. Cela veut dire que les couleurs 0-16 seront toutes considérées comme absence d’une couleur et 235-255 seront considérées comme sa présence complète. Cette gestion a été demandée durant l’été 2014 par plusieurs utilisateurs. Si vous voulez essayer, il vous faudra invoquer xrandr de cette façon xrandr --output <sortie> --set output_csc tvrgb,

Le pilote radeon exporte désormais beaucoup plus d’informations concernant l’état du GPU. Ces informations sont destinées à être exposées par l’afficheur tête haute de Gallium ou les extensions OpenGL permettant d’exposer les compteurs de performance. Ces informations supplémentaires concernent les horloges mémoire et GPU, ainsi que l’état des différents moteurs d’exécution du GPU (3D/2D, décodage vidéo, DMA).

Pour plus d'informations sur les nouveautés du pilote radeon, vous pouvez consulter la demande d'intégration radeon.

Pilote HSA (pilote amdkfd)

Le pilote amdkfd, qui permet de faire communiquer plus rapidement le GPU et le CPU, permet désormais de gérer plusieurs pilotes graphiques en même temps. C’est nécessaire afin de gérer le futur pilote graphique qui sera prochainement intégré au noyau et qui sera l’unique pilote Linux capable de gérer les nouveaux APU d’AMD (Carrizo).

Pour plus d'informations sur les nouveautés du pilote amdkfd, vous pouvez consulter la demande d'intégration amdkfd.

Intel (pilote i915)

Peu de nouveautés visibles pour les utilisateurs du pilote i915. Les nouveautés principales concernent l’affichage. La première est la gestion dynamique de la fréquence de rafraîchissement (DRRS) pour les plateformes qui le prennent en charge. La seconde est la gestion matérielle de la lecture des tampons graphiques utilisant le Y-tiling avec une rotation de 90° et 270°, en plus des 0° et 180° déjà disponibles sur les plateformes avant Skylake.

Beaucoup de travail de réagencement du code est également en cours. Le travail principal continue sur la gestion atomique du mode graphique avec l’ajout de l’infrastructure qui va faciliter la migration de la gestion actuelle à la gestion atomique.

Du côté de PPGTT (mémoire virtuelle allouée par client graphique), beaucoup d’efforts sont faits afin de gérer des espaces d’adressage supérieurs à 32 bits (4 Gio). En effet, activer un espace d’adressage de 48 bits utiliserait beaucoup de mémoire rien que pour allouer la table de pagination. Du coup, Ben Widawsky travaille à faire l’allocation de cette table de façon dynamique. Espérons que Linux 4.2 apportera la gestion des grands espaces d’adressages qui permettront au GPU d’accéder à toute la mémoire d’un processus 64 bits sans avoir à copier inutilement des zones mémoires ou faire des opérations de réagencement des MMU). Si vous êtes intéressés par PPGTT, vous pouvez consulter les articles de Ben Widawsky sur le sujet qui expliquent en détail l’objectif derrière PPGTT (1, 2, 3 et 4).

Pour finir, les développeurs i915 essayent de fournir l’accélération graphique aux machines virtuelles Xen sans avoir à passer par une virtualisation complète. Les machines virtuelles auront un pilote (appelé XenGT) qui communiquera avec un autre pilote en DOM0 via des hypercalls afin de transmettre les différentes commandes. Le résultat devrait être très performant et proche de ce qu’essaye de faire Ben Skeggs pour le pilote Nouveau.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter l’habituel compte‐rendu détaillé des modifications de Daniel Vetter (mainteneur i915).

NVIDIA (pilote nouveau)

Du côté du pilote libre pour les processeurs graphiques NVIDIA, l’ingénieur d’NVIDIA Alexandre Courbot a ajouté la gestion de l’IOMMU pour les GPU GK20A que l’on peut trouver dans les systèmes-sur-puce Tegra K1.

Ben Skeggs a également écrit les microcodes nécessaires à la gestion matérielle des contextes graphiques pour la première version des processeurs Maxwell, le chipset GM107. Ces microcodes sont essentiels afin de prendre en charge l’accélération 2D, 3D et décodage vidéo. Les chipsets suivants ont également reçu des modifications afin de pouvoir charger ces microcodes, mais aucune version libre ne peut être écrite, car ces derniers nécessitent un microcode signé par NVIDIA. Ces derniers devraient redistribuer très prochainement les différents microcodes dans le projet linux-firmware.

Avec un peu de chance, NVIDIA redistribuera également les microcodes nécessaires à l’encodage et décodage vidéo ainsi que la documentation des interfaces, ce qui devrait réduire le temps de développement pour ajouter la gestion d’un nouveau chipset ! On se consolera comme on peut pour la perte de liberté et un travail d’audit du code sera encore nécessaire pour garantir qu’il n’y a pas de portes dérobées.

Pilotes graphiques pour systèmes monopuces Qualcomm (pilote msm)

Le pilote msm pour les GPU Qualcomm gagne la gestion des liens DSI et double DSI ainsi que la gestion du vol de mémoire ce qui permet de faire une transition sans à-coups depuis l’animation de chargement — splash screen. La gestion des nouveaux GPU snapdragon 410 fait également son apparition.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la demande d’intégration msm.

NVIDIA (pilote tegra)

La nouveauté principale du pilote NVIDIA tegra à destination des systemes monopuces Tegra (2, 3 et 4) est la possibilité d'utiliser les compteurs matériels de suivi du rafraîchissement vertical grâce aux points de synchronisation proposés par le pilote et le bloc host1x. Cela devra permettre d'implémenter une gestion plus efficace du page flipping.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la demande d’intégration tegra.

Renesas (pilote rcar-du)

Le pilote Renesas a reçu beaucoup de modifications de la part de Laurent Pinchart afin de gérer la gestion atomique du mode graphique!

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les demandes d’intégration rcar-du.

Autres

Les pilotes Samsung (exynos) et Texas Instruments (omap) ont tous les deux profité d’une révision de l’architecture du code et de corrections des bogues en vue de gérer la gestion atomique du mode graphique, mais le code n’est pas encore prêt.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les demandes d'integration exynos et omap.

Sécurité

Lorsque le noyau essaie d’accéder à des adresses qui ne sont pas directement accessibles, la MMU génère une erreur de pagination — page fault exception — et exécute le gestionnaire d’erreur de pagination. Lors de l’accès à des zones mémoires contrôlées par un processus en espace utilisateur, ce gestionnaire vérifie que le code effectuant cet accès fait bien partie d’un tableau listant les parties dans le noyau qui ont effectivement le droit d’accéder à ce type de zone mémoire. Ce tableau contient donc principalement toutes les invocations des fonctions de type copy_*_user().

Ce mécanisme permet au noyau d’accéder de façon sûre aux données en espace utilisateur à l’aide d’une interface restreinte (les fonctions copy_*_user()) sans avoir à vérifier explicitement l’accès à tous les pointeurs avant de les déréférencer.

Chaque module contient son propre tableau listant ces exceptions. À partir de cette version du noyau, le chargeur de module vérifiera activement que toutes les entrées de ce tableau pointent bien vers du code inclus dans le module. Toute entrée pointant à l’extérieur générera une erreur [correctif], Documentation/x86/exception-tables.txt : Kernel level exception handling in Linux.

Audit

Une situation de compétition potentielle dans le code d’audit pouvait tronquer le rapport d’audit après le champ comm et donc provoquer la perte d’informations. Pour de plus amples informations, voir le correctif.

SELinux

La table de hachage contenant la politique SELinux dans le noyau a été convertie en « tableau flexible » (flex_array). Il utilise un nouvel algorithme de hachage produisant une meilleure répartition. Le nombre d’entrées par défaut a également été augmenté. Ces modifications devraient réduire l’impact de la recherche d’une règle dans la politique SELinux dans le noyau et donc réduire globalement l’impact de SELinux. Pour de plus amples informations, voir les correctifs 1, 2 et 3.

Certaines commandes netlink n’étaient pas mentionnées dans la table utilisée par SELinux à cause d’un oubli lors de leur introduction dans le noyau. Ces correctifs corrigent le tir et l’un d’entre eux ajoute une vérification à la compilation pour que la situation ne se reproduise plus. Pour de plus amples informations, voir les correctifs 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

SMACK

Les sockets ouvertes par des fils d’exécution dans le noyau sont correctement nommées. Pour de plus amples informations, voir le correctif.

L'appel système keyctl avec l'action KEYCTL_GET_SECURITY retourne maintenant le contexte de sécurité [correctif].

Le mainteneur du module de sécurité SMACK a ajouté à contre cœur un mode « mise en place » qui peut être utilisé pour déboguer la configuration et la politique SMACK. « C'est finalement disponible, c'est dangereux, mais il semble que beaucoup de développeurs ne sachent pas faire autrement, donc j'ai mis ça en place. J'ai essayé de rendre ce mode aussi sûr que possible, mais c'est de toute façon impossible vu que cela reste une tronçonneuse ». Pour de plus amples informations, voir le correctif.

Liste non exhaustive des vulnérabilités corrigées Nouveau matériel pris en charge
  • Générateur de nombres aléatoires : Altus Metrum ChaosKey [correctif].
Réseau eBPF

eBPF est un système universel dans le noyau de machine virtuelle, désormais utilisé pour la classification et le routage des paquets. Cela permet d’avoir plus de débit et moins de latence, particulièrement sur les routeurs.

Plus d'informations dans les correctifs (1, 2) et l'article de Phoronix.

Routage des paquets en utilisant le mécanisme « multiprotocol label switching » (MPLS)

Le mécanisme de routage MPLS (MultiProtocol Label Switching) est maintenant géré par Linux. Correctifs : 1, 2, 3.

Implémentation de la RFC 7217 (IPv6)

La RFC 7217 vient d’être implémentée dans Linux ce qui devrait permettre de garder une adresse IPv6 anonyme (l'adresse MAC n'est pas divulguée dans l'adresse IP) tout en gardant la propriété importante de stabilité de l'adresse lors de la mobilité. Pour plus d'informations, veuillez consulter la RFC 7217.

Systèmes de fichiers Pilote pour les périphériques dits à mémoire persistante

Le pilote basique de mémoire persistante a été incorporé, améliorant la prise en compte dans le noyau des périphériques à mémoire non-volatile de grande taille.
Article LWN.net : Persistent memory support progress.

F2FS

F2FS dispose maintenant du cache en mémoire extent_cache. La fonctionnalité fs_shutdown permet de faire des tests de coupure d’alimentation pour fiabiliser le comportement en cas de coupure à chaud. Dorénavant, le chemin des liens symboliques est stocké inline, c’est-à-dire directement dans le nœud d’index (inode). F2FS permet déjà de stocker des petits fichiers directement dans ces derniers (voir Enable f2fs support inline data). Les liens symboliques étant un cas spécifique de petit fichier (fichier contenant un lien), ce traitement ne s’appliquait jusqu’alors pas à eux. On notera par ailleurs l’activation par défaut du stockage inline à partir de cette version.
Diverses améliorations côté gestion de l’énergie, point important vu l’utilisation de F2FS dans nos téléphones.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter l'article de Phoronix.

BLK-MQ

La gestion des multi-queues a été améliorée, surtout avec le multi-CPU.

EXT4

ext4 est maintenant capable de chiffrer directement les fichiers et dossiers du système de fichiers. Cette nouvelle fonctionnalité permet de se passer de dm-crypt ou eCryptfs, suivant les cas.

XFS

Lors d’un renommage, la source n’est plus supprimée mais remplacée par des blancs (RENAME_WHITEOUT). Cela devrait permettre son utilisation avec le système d'union de système de fichier overlayfs.

Nouveau aussi dans XFS, la prise en charge de l’option FALLOC_FL_INSERT_RANGE par fallocate(), permettant aux applications d’insérer des trous dans un fichier.

Les superblocs par CPU ont été remplacés par des compteurs génériques.

Nouveau verrou inode mmap sur les erreur de page.

Une réécriture de la soumission des I/O directes pour mieux faire attention aux corruptions de données lors des écritures

Amélioration du log des messages

Et les traditionnelles corrections de bogues et nettoyage.

RAID 5/6 pour le Raid Logiciel

Les blocs de 4K sont maintenant gérés. Le cache de bande est maintenant dynamique. Le raid6 peut maintenant faire des cycles lecture/modification/écriture avec de meilleures performances sur des grappes de 6 disques ou plus.

RAID 1

Le sous-système MD (RAID) peut dorénavant gérer les matrices RAID 1 de façon distribuée sur un cluster. Le code correspondant est actuellement marqué comme expérimental, mais il est de toute évidence proche d’un état de production.

Device mapper

Le gestionnaire de périphériques peut maintenant fonctionner comme un périphérique bloc à files multiples, augmentant les performances. Cette fonctionnalité est actuellement désactivée par défaut, mais peut être activée avec la variable de configuration CONFIG_DM_MQ_DEFAULT.

BTRFS

Les systèmes de fichiers de plus de 20 To n’étaient pas gérés correctement à cause d’un problème de gestion de l’espace libre, cela est maintenant corrigé. Des corrections pour la suppression de fichiers de plus de 3 To ont également été apportées.
Enfin, un bogue empêchant le passage d’un niveau de raid à un autre a de même été corrigé.

Tracefs

Steven Rostedt vient d’intégrer un nouveau système de fichiers : TraceFS. Certains administrateurs système ont remonté qu’il y avait un souci à être obligé d’utiliser Debugfs pour pouvoir activer les fonctionnalités de « tracing » du noyau. Pour des raisons de sécurité, certains interdisent simplement l’utilisation de Debugfs.

Tracefs apporte la possibilité d’utiliser les capacités de « tracing » sans l’utilisation de Debugfs et ceci sans casser la compatibilité avec les outils existants.

ZRAM

Le périphérique bloc « zram » peut maintenant effectuer la compression de blocs de données. Voir l'article LWN sur le sujet.

Meilleure gestion des erreurs pour les disques

Le standard ATA de commandes de gestion des disques a une nouvelle spécification ACS-4. Elle permet grâce à la commande NCQ Autosense d’obtenir le même niveau d’information sur les erreurs qu’en SCSI. Le noyau 4.1 implémente cette commande, qui n’est pour l’instant reconnue que par une poignée de nouveaux disques durs.

Virtualisation KVM

Comme d’habitude, la demande d’intégration se fait en deux fois, une pour les PowerPC et une pour les autres architectures.

  • s390 (mainframe IBM) : prise en charge des instructions SIMD, le code de gestion des interruptions a été retravaillé afin de pouvoir récupérer la liste des interruptions et de pouvoir en définir avec des ioctl, ceci afin de permettre la migration d’invité d’un hôte à l’autre. Les clefs de stockage qui permettent de protéger l’accès aux données peuvent être maintenant définies et récupérés dans un invité via de nouvelles ioctl.
  • MIPS : prise en charge des instructions FPU et SIMD.
  • x86 : principalement des corrections de bugs, il y a eu un débat sur le fait que les développeurs KVM se sont permis d’aller mettre du code dans l’ordonnanceur, zone du noyau qui appartient à un autre mainteneur, qui plus est, ce dernier n’était pas du tout content du code. Finalement, le code a été écrit d’une autre façon pour qu’il n’y ait pas besoin de modifier autre chose que KVM.
  • ARM : des corrections pour la migration à chaud, prise en charge des irqfd (ce qui permet d’injecter des interruptions dans l’invité via un descripteur de fichier eventfd) et ioeventfd (qui permet de faire l’asynchrone pour certaines opérations d’entrée/sortie pour lesquelles une opération synchrone dans un invité est très coûteuse comme une demande d’opération DMA) ainsi que le « page aging ».
  • PowerPC : amélioration du débogage, légère amélioration des performances et nettoyage du code pour les processeurs de type Book3S.
Xen
  • Ajout d’un pilote APIC pour gérer plus de 255 processeurs virtuels dans les invités.
  • Amélioration des performances pour les opérations de migration, sauvegarde et restauration de l’état.
  • Prise en charge de la sauvegarde/restauration pour le pilote scsiback/front
  • Mise en place de l’infrastructure pour avoir le xenbus sur plusieurs pages.
VirtIO

Le sous-système virtio a un nouveau pilote virtio-input. Son travail est de collecter et faire suivre les événements des périphériques d’entrée vers un périphérique virtuel.

Le bilan en chiffres

En ce qui concerne les statistiques du cycle de développement du noyau 4.1, le site LWN.net a publié son traditionnel article récapitulatif.

En nombre de modifications, on se situe à 11 664, soit environ 1 500 modifications de plus que la version précédente du noyau, mais reste en dessous de la moyenne de ces derniers noyaux. Cette nouvelle version a ajouté 486 000 lignes de code alors qu’elle en a supprimé 286 000, ce qui a conduit à une augmentation nette de 286 000 lignes. Le nombre de contributeurs s’approche quant à lui au moins à 1 492 auteurs. Il est possible que lors de la sortie, plus de 1 500 auteurs aient contribué ce qui est un nouveau record !

Pour changer, le développeur ayant fait le plus de modifications travaille au nettoyage des pilotes Comedi. Cependant, ce n’est pas l’habituel Hartley Sweeten, mais Ian Abbott qui remporte la palme cette fois. Du côté des développeurs ayant le plus modifié de lignes, Jie Yang se retrouve sur la première marche par son travail de réorganisation du pilote audio Intel.

Au moins 215 entreprises ont participé à l’élaboration de ce noyau. En tête, on retrouve encore Intel, qui a effectué 11,2 % des changements que l’on peut trouver dans cette nouvelle version. En deuxième place, Red Hat a contribué pour 9,2 % des changements. Il est cependant important de noter que les développeurs sans affiliation ont effectué 9 % des modifications, soit juste un peu moins que Red Hat, alors que les personnes non identifiées ont écrit 8,1 % des modifications. On peut donc dire que, bien que le noyau soit majoritairement écrit par des employés d’entreprises, les contributeurs indépendants sont toujours les bienvenus et sont même une majorité !

Appel à volontaires

Cette dépêche est rédigée par plusieurs contributeurs dont voici la répartition :

Mainteneur Contributeur(s) La phase de test Aucun eggman Arch Romain Perier Développeurs Aucun Pilotes graphiques libres Martin Peres Réseau Aucun BRULE Herman (alpha_one_x86) Systèmes de fichiers Aucun BRULE Herman (alpha_one_x86),Mali Sécurité Timothée Ravier Virtualisation Xavier Claude Édition générale Aucun Martin Peres, eggman, Timothée Ravier

Un peu de vocabulaire :

  • le mainteneur d’une section de la dépêche est responsable de l’organisation et du contenu de sa partie, il s’engage également à l’être dans le temps jusqu’à ce qu’il accepte de se faire remplacer ;
  • un contributeur est une personne qui a participé à la rédaction d’une partie d’une section de la dépêche, sans aucune forme d’engagement pour le futur.

Malgré cette équipe importante, beaucoup de modifications n’ont pas pu être expliquées par manque de temps et de volontaires.

Nous sommes particulièrement à la recherche de mainteneurs pour les sections Édition générale, Systèmes de fichiers et Réseau, les précédents n’ayant pas donné de signes de vie pendant la rédaction des dernières dépêches.

Si vous aimez ces dépêches et suivez tout ou partie de l’évolution technique du noyau, veuillez contribuer dans votre domaine d’expertise. C’est un travail important et très gratifiant qui permet aussi de s’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’écrire du texte pour aider, simplement lister les commits intéressants dans une section aide déjà les rédacteurs à ne pas passer à côté des nouveautés. La page wiki Rédiger des dépêches noyau signale quelques possibilités pour aider à la rédaction et s’y impliquer (ce que tout inscrit peut faire, ne serait‐ce que traduire^Wsynthétiser les annonces de RC). Essayons d’augmenter la couverture sur les modifications du noyau !

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Squash TM 1.12, la gestion de votre patrimoine de test s’améliore

Mercredi 15 Juillet

Squash TM est un outil libre (LGPL v3) de gestion de son patrimoine de tests applicatif, déjà présenté ici-même, par deux fois. À l’automne dernier, à l’occasion de l’Open World Forum 2014, Squash TM renforçait ses liens avec l’écosystème Libre et Open Source, en s’interfaçant nativement avec PostgreSQL (en plus de MySQL et H2), Bugzilla, trac (en plus de Mantis et JIRA).

Il continue d’avancer à un rythme de deux versions par an désormais et cette nouvelle livraison printanière inclut des améliorations centrées sur :

  • le versioning complet du référentiel de test : l'intégralité du référentiel de test peut désormais être versionée grâce à une nouvelle notion appelée 'Jalon'. La gestion complète des jalons permet de regrouper sous une même étiquette (ex : numéro de version) différents objets de l’application faisant un tout cohérent ;
  • les listes personnalisées : le paramétrage des listes déroulantes dans Squash TM (catégorie des exigences, nature et type des cas de test) peut être réalisé désormais par projet ;
  • l’introduction des « tags » pouvant être ajoutés dynamiquement sur n’importe quel objet pour faciliter les recherches ;
  • des nouveaux cahiers de tests et d’exigences : complètement ré-écrits, ils sont désormais plus performants et générés dans des formats éditables via une suite bureautique.
  • un espace de travail plus large : l’arborescence des dossiers peut désormais être masquée.

Tous les détails sont dans la seconde partie de la dépêche. Sachez aussi que Squash TM a (re)fait son apparition dans le SILL 2015, le Socle Interministériel de Logiciels Libres. Il est en effet assez massivement utilisé au sein de l’administration publique française (pour ce qui est connu), que ce soit au ministère de l’éducation, de la justice, etc.

Récupérer Squash ™

Pour essayer Squash TM (et l’adopter !), c’est toujours aussi facile à partir du moment où vous avez une machine virtuelle Java d’installée. Vous pouvez au choix :

Synthèse des changements

La précédente itération était essentiellement technique afin de pouvoir s’intégrer au mieux dans le SI des grandes et moyennes entreprises qui se tournent toujours plus vers le libre. Cette nouvelle itération de Squash introduit désormais des fonctionnalités demandées par les utilisateurs, à savoir :

  • Versioning du référentiel de test : l'intégralité du référentiel de test peut désormais être versionée grâce à une nouvelle notion appelée 'Jalon'. Grâce aux jalons, vous pouvez notamment organiser vos bibliothèques d'objets par version, créer une nouvelle version du référentiel à partir d'une version existante, synchroniser deux versions, et bien plus ! Pour découvrir ces nouvelles fonctionnalités, vous pouvez consulter le wiki, en commençant par les tutoriaux dédiés aux jalons (en anglais). La gestion des jalons est désactivée par défaut et ne viendra donc pas perturber ceux qui n'en ont pas l'utilité.
  • Listes personnalisées : il est désormais possible de créer ses propres listes d'informations dans Squash TM. Ces listes concernent le champ 'Catégorie' de l'exigence et les champs 'Type' et 'Nature' du cas de test. Ces listes sont gérées dans l'espace d'administration, puis associées aux différents projets. À noter : par défaut les listes standards sont associées aux projets.
  • Nouveaux cahiers de tests et d'exigences : les rapports de type 'Cahier' ont été réécrits et sont désormais générés dans un format Office modifiable. Ils sont également plus performants. Ces rapports sont inclus dans la distribution (les anciens rapports existent toujours mais doivent être téléchargés et installés séparément).
  • Tableau de bord des cas de test : il est désormais possible de cliquer sur les portions des graphiques pour afficher les cas de test correspondant.
  • Tableau de bord des campagnes : un graphique d'avancement réel vs. prévisionnel a été ajouté au tableau de bord de suivi des itérations.
  • Masquer les bibliothèques : l'arborescence des dossiers peut désormais être masquée pour disposer d'un espace de travail plus large, à l'image de ce qui existe dans l'espace des rapports (valable dans tous les espaces).
  • Conserver la mise en forme dans un export : l'utilisateur peut désormais choisir s'il souhaite garder les balises de mise en forme des champs de type 'texte riche' lors d'un export de cas de test ou d'exigence.
  • Paramétrage avancé : les paramètres techniques (ex : taille des pièces jointes) qui devaient initialement être paramétrés dans des fichiers de configuration sont désormais gérés dans l'interface d'administration.
  • L'onglet 'Plan de test' des campagnes/itérations/suites de test a été renommé en 'Plan d'exécution'.
  • Ergonomie : une attention particulière a été apportée pour harmoniser et uniformiser les interfaces, ainsi que pour présenter les différentes informations et attributs d'un objet de manière plus claire.

Cette version embarque également de nombreuses corrections. La liste complète peut être consultée dans le bugtracker du projet Squashtest (Mantis) ou dans la note de version.

Côté technique, le socle de base est mis à jour. À partir de la 1.12, Internet Explorer 8 n'est plus pris en charge et une JVM 1.7 est requise pour l'installation de Squash TM. La compatibilité ascendante de l'application est bien sûr maintenue.

Feuille de route

La prochaine version 1.13 prévue à l’automne 2015 mettra l’accent sur la gestion des exigences avec l’amélioration de l’espace de gestion de celles-ci, un nouveau tableau de bord et la production de nouveaux rapports, dont une très attendu matrice des exigences.

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Red Hat Software Collections 2.0

Mardi 14 Juillet

Red Hat a annoncé, le 4 juin dernier, les « Software Collections » en version 2.0. Il s'agit d'un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels dont les versions sont plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.

Comme chaque canal logiciel de Red Hat, celui-ci est soumis à souscription auprès de la société (un simple abonnement à RHEL devrait suffire). La variante communautaire n'a pas besoin de souscription.

La deuxième partie de dépêche aborde une sélection des mises à jour de ce dépôt. Si vous souhaitez vous renseigner sur les modalités d'utilisation, vous êtes invités à lire la dépêche sur la version 1.0 bêta.

Côté développeurs

Commençons cette rubrique, comme la dernière fois, par aborder le Red Hat Developer Toolset. Celui-ci est mis à jour en version 3.1, et contient les évolutions suivantes :

  • Eclipse en version 4.4.2 ;
  • GCC en version 4.9.2 ;
  • elfutils en version 0.161 ;
  • GDB en version 7.8.2 ;
  • SystemTap en version 2.6 ;
  • Valgrind en version 3.10.1 ;
  • Dyninst en version 8.2.1.

Comme la fois précédente, cet ensemble dispose de ses propres notes de version (en lien de dépêche).

D'autres mises à jour sont néanmoins disponibles pour le développement, comme le passage de DevAssistant en version 0.9.3, et de Thermostat en version 1.2.0. Pour ce dernier, attention : Red Hat signale que la migration de données ainsi que la migration automatique de plug-in utilisateur n'est pas prise en charge de Thermostat 1.0.4 à Thermostat 1.2 !

Côté serveurs

Toujours dans une optique de versions récentes, les mises à jour côtés serveurs sont :

  • MariaDB en version 10.0.17 ;
  • MongoDB en version 2.6.9 ;
  • MySQL en version 5.6.24 ;
  • PostgreSQL en version 9.4.1 ;
  • Node.js en version 0.10 ;
  • Passenger 4.0.50 ;
  • Nginx en version 1.6.2 ;
  • Apache httpd 2.4.12.

On remarquera que Nginx n'est pas passé à la branche stable 1.8, disponible depuis la fin du mois d'avril dernier. De plus, aucune information ne semble indiquer la prise en charge complète de Node.js côté support : les Software Collections 1.2 l'incluaient alors en avant-première technologique.

Côté langages

Ca bouge un peu ici, non pas en termes de nouveaux langages disponibles, mais en terme de versions. Les nouveautés :

  • une nouvelle fournée de Perl, en version 5.20.1 ;
  • PHP 5.6 débarque, en version 5.6.5 ;
  • pareil pour Python, la dernière version majeure est aussi accessible, grâce à la présence de la version 3.4.2 ;
  • enfin, Ruby 2.2.2, accompagné de Ruby on Rails 4.1.5, complètent le tableau.

Les versions un peu moins récentes mais toujours décentes sont encore maintenues :

  • PHP 5.4 passe en 5.4.40 ;
  • PHP 5.5 se retrouve en 5.5.21 ;
  • V8 passe en 3.14.5.10 ;
  • et on disposera de Python 2.7.8.
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Vendredi soir, c'est rencontre Python a Bruxelles !

Mardi 14 Juillet

Et voilà, apres deux mois les quelques téméraires qui restent a Bruxelles durant l’été peuvent tout de même se regrouper pour le Meetup Python !

Pour l'instant pas de présentations donc ne soyez pas timide, partagez votre expérience !

De toutes façons nous nous rassemblons autour de quelques bières (trappistes ou non) pour discuter de Python, en particulier pour les frameworks du web et de l'analyse de données.

À vendredi !

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Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août

Mardi 14 Juillet

France-IOI et Prologin organisent à nouveau un stage de programmation entre collégiennes et lycéennes du 24 au 29 août à Paris.

Le stage est entièrement gratuit et ouvert à toute fille née en 1995 ou après et qui n'est pas encore détentrice du baccalauréat.

Le niveau requis pour participer nécessite d'avoir déjà écrit un programme, mais il est encore temps de s'y mettre ! Il suffit de remplir le formulaire sur gcc.prologin.org avant le 1er août. Seules une dizaine de candidatures seront retenues, en donnant la priorité aux plus jeunes et plus motivées. L'organisation prend en charge la restauration et l'hébergement à l'hôtel, mais pas les frais de transport jusqu'au lieu de stage. D'ici le stage, il est utile de se créer un compte sur France-ioi et se laisser guider par les exercices.

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Promotion d'Ubuntu au Festival des Vieilles Charrues 2015 !

Mardi 14 Juillet

Déjà plus de 20 ans que les Vieilles Charrues font de la commune de Carhaix l’un des épicentres de la scène musicale française ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce qui est aujourd’hui l’un des plus gros festivals d’Europe, n’avait à sa naissance pas la moindre vocation musicale et encore moins de promouvoir GNU/Linux !

Désormais, quelque 225 000 spectateurs viennent vibrer chaque été au cœur de la Bretagne. Plus qu’un festival, les Vieilles Charrues, c’est l’envie de prendre son destin en main, de faire bouger les choses et de s’opposer au désert qui menaçait la région.

Après quatre jours d’un festival riche d’euphorie et de décibels qui aura attiré 225 000 spectateurs, les Vieilles Charrues reviennent du 16 au 19 juillet 2015 pour une 24ème édition en mode "Alice au pays des merveilles"

Depuis 2009, ce festival permet également la promotion de GNU/Linux durant quatre jours au travers d'un énorme webcafé tournant sur plateforme Ubuntu (2 000 festivaliers accueillis chaque jour !) avec la participation de Ubuntu-fr.org et de l'association infothema de Bégard.

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Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées de juin 2015

Lundi 13 Juillet

On continue sur notre lancée de récompenser ceux qui chaque mois contribuent au site LinuxFr.org (dépêches, commentaires, logo, journaux, patchs, etc.). Vous n'êtes pas sans risquer de gagner un abonnement à GNU/Linux Magazine France ou encore un livre des éditions Eyrolles ou ENI. Voici les gagnants du mois de juin 2015 :

Abonnement d'un an à Linux Magazine France

Livres des éditions Eyrolles et ENI

Les livres qu'ils ont sélectionnés sont en seconde partie de la dépêche. N'oubliez pas de contribuer, LinuxFr.org vit pour vous et par vous !

Certains gagnants n'ont pas pu être joints ou n'ont pas répondu. Les lots ont été ré-attribués automatiquement. N'oubliez pas de mettre une adresse de courriel valable dans votre compte ou lors de la proposition d'une dépêche. En effet, c'est notre seul moyen de vous contacter, que ce soit pour les lots ou des questions sur votre dépêche lors de sa modération. Tous nos remerciements aux contributeurs du site ainsi qu'à GNU/Linux Magazine France, aux éditions Eyrolles et ENI.

Les livres sélectionnés par les gagnants :

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Transcriptions de conférences par l'April en mai, juin et juillet 2015

Dimanche 12 Juillet

Quelques mots-clés (probablement non exhaustifs) pour attirer votre attention sur les dernières transcriptions de conférences réalisées par l'April :

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GCompris Qt sort en version 0.41 avec ses nouveaux graphismes

Dimanche 12 Juillet

Dans le cadre du portage Qt de GCompris nous avions lancé un financement participatif pour refaire les graphismes. Même si nous n'avons pas obtenu tout le budget nécessaire, Timothée Giet a réussi à donner une nouvelle apparence plus agréable et cohérente au projet. Merci aux généreux contributeurs.

Du côté du portage nous avons bien avancé puisque nous avons dépassé les 100 activités sur les 140 de la version Gtk+. Vous pouvez suivre sur cette page la liste des activités portées et celles restantes.

Côté traduction, cette version est disponible en 16 langues grâce au travail de la communauté KDE.

Nous avons passé l'étape de revue de KDE et sommes maintenant intégrés comme une application KDE. De plus, nous avons actuellement deux étudiants participant au Google Summer of Code en train de porter et développer quelques activités supplémentaires.

Si vous avez envie de découvrir l'environnement Qt Quick en vous donnant un objectif de réalisation, vous pouvez sélectionner une des activités restantes ou en proposer d'autres.

Différents portages vers d'autres plate-formes sont en cours :

  • SailfishOS;
  • Mac OS X où nous avons résolu le problème d'audio mais où il reste encore un problème avec le mode plein écran;
  • un début de portage pour iOS;
  • Windows où nous avons des problèmes avec l'audio (Quel codec choisir sur cette plate-forme);
  • Ubuntu touch où il y a aussi des soucis de lecture des fichiers audio;
  • Pour Linux, Debian fournit un package.

Quelques occasions d'en savoir plus sur le projet ou de participer, nous serons présents au prochain Akademy à La Corogne en Espagne du 25 au 31 Juillet et plus tard en Septembre du 6 au 13 à Randa en Suisse pour un sprint de développement.

Et pour finir, sur notre feuille de route nous avons les points suivants :

  • Finir le portage de la version Gtk+;
  • Compléter le support des différentes plate-formes;
  • Ajout d'un module d'administration.
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Sortie de Firefox 39

Dimanche 12 Juillet

Le 3 juillet 2015, la fondation Mozilla annonce la sortie de la version 39 du navigateur web Firefox qui apporte des nouvelles fonctionnalités et des correctifs de sécurités
et de performances.

Cette dépêche présente également la version 38.0.5 ESR qui apporte de nouvelles fonctionnalités.

Changements depuis la version 38.0.5

La version 38.0.5 ESR, a apporté un mode lecture, la gestion des préférences dans un onglet, ainsi que l'intégration avec le service commercial de lecture a posteriori Pocket. Cette intégration a fait polémique, d'autant qu'il existe des alternatives libres telles que wallabag (lire le billet de son auteur sur ce sujet). Mozilla a répondu qu'à terme, d'autres services pourraient se brancher sur cette fonctionnalité (comme c'est le cas actuellement pour le service de partage via les réseaux sociaux).

Changements communs à la version de bureau et mobile Sécurité

L'algorithme de chiffrement de flux RC4 est maintenant désactivé par défaut, sauf pour une liste blanche d'hôtes temporaires. Suivant la RFC7568, SSLv3 n'est maintenant plus géré puisque non sûr comme indiqué dans les notes de version.

Pas moins de treize vulnérabilités ont été corrigées, dont quatre critiques.

Performance

Un bogue dans la gestion des animations CSS3 a été identifié et corrigé, il engendrait un surcroît d'activité de la machine et nuisait à l'autonomie.

Bureau

Il vous est maintenant possible d'envoyer un lien d'une conversation Hello sur les réseaux sociaux, directement depuis Firefox Hello.

Sous Mac OS X, le projet Silk (soie, en français), a amélioré la fluidité des animations et du défilement en s'assurant d'afficher les modifications en synchronisme avec la fréquence de balayage.

Sous GNU/Linux et Mac OS X, la protection contre l'hameçonnage et les logiciels malveillants est maintenant activée par défaut. La défense contre l'hameçonnage fonctionne en vérifiant si le site que vous visitez est présent dans la liste des sites connus (mise à jour toutes les 30 minutes), et la détection des logiciels malveillants fonctionne en vérifiant la signature éventuelle du fichier téléchargé en la comparant à une liste de fournisseurs de contenus connus (ou en envoyant des méta-données concernant le fichier téléchargé à Google Safe Browsing (en) si le fichier n'est pas connu).
Bien entendu, tout ceci est désactivable dans l'onglet Sécurité des préférences de Firefox.

Unicode 8.0.0 vient de sortir, et ça a fait du bruit, surtout outre-atlantique : les émoticônes gèrent maintenant la couleur de peau (basée sur la classification de Fitzpatrick).

NDLA : Si les filles s'habillent en princesse, les garçons jouent-ils au camion en Unicode ?

Mobile

Sur mobile, le partage d'écran de Firefox Hello permet de partager des pages web ou toute autre fenêtre de votre écran pendant une conversation.

Les changements à venir

Firefox sera bientôt disponible sur Windows 10 et iOS (mais Gecko, le moteur de rendu traditionnel de Mozilla, a dû être laissé de côté pour que Firefox puisse être proposé sur cette plate-forme).

Pendant ce temps-là OMTC (Off-main-thread compositing) s'apprête à être activé sous GNU/Linux.

Autre bonne nouvelle : Servo, le moteur de rendu en cours de développement notamment par Mozilla, progresse vite.

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Pique-nique du Libre 2015, au Lac du Crès le samedi 11 juillet 2015

Jeudi 9 Juillet

Samedi 11 juillet 2015 à partir de 19h00
Lac du Crès, aire de pique-nique, Chemin de Navitau 34920 Le Crès

GPS : Latitude 43.6561333 Longitude 3.9293165

Montpel’libre et ses partenaires vous proposent de nous retrouver tous pour clore cette année très intense dans un esprit festif, à l’occasion d’un pique-nique au Lac du Crès, les familles, enfants, curieux et bien sûr libristes sont les bienvenus.

Ce pique-nique traditionnel de fin d’année, des libristes de toute la région est organisé pour boucler l’année dans la bonne humeur, évoquer les moments importants qui se sont déroulés dans l’année et ceux qui nous attendent à la rentrée. Ce traditionnel rendez-vous est devenu, au fil du temps et selon la presse, une véritable institution.

L’inscription n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée pour des raisons évidentes de contraintes logistiques.

Cette année encore, afin de nous mettre en conformité avec l’arrêté préfectoral, les barbecues et tout feu seront interdits, le repas sera donc froid.

Pas de réseau wifi, ni électrique, pensez à prendre des lampes.

Le site dispose à l’entrée d’une petite aire de jeux pour les enfants, de balades, randonnées, tables, baignade, pêche, grande aire de jeux pour enfants, skate-park et d’une plage aménagée.

Chacun apporte quelque chose, et on partage. Pensez à porter de l’eau, des brumisateurs, des chapeaux pour supporter les fortes chaleurs. Prévoyez aussi des boules de pétanque.

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Histoire Mondiale 2.0

Jeudi 9 Juillet

Histoire Mondiale est un atlas historique permettant de découvrir l'histoire du monde selon plusieurs axes : évolution d'une région, suivi d'une civilisation, lecture de textes dans l'ordre chronologique.

Le code source est publié sous licence AGPLv3 et les données sous licence CC-by-sa.

Présentation du logiciel

L'interface est assez simple et se compose essentiellement d'une carte navigable et de paragraphes de textes décrivant l'histoire des régions survolées. Il est possible d'afficher le paragraphe correspondant à une région. Et dans l'autre sens, de centrer la carte sur la région et l'époque qui est concernée par un paragraphe. Ou encore de suivre l'histoire d'une civilisation en faisant défiler le temps, le paragraphe associé à une période apparaissant automatiquement.

Un index des civilisations et des paragraphes permet également de trouver plus directement une région ou une période.

État du projet

Le projet a débuté en 2003 avec le travail de Patrice Henrio, un passionné d'histoire. Le logiciel est à l'origine écrit en Visual Basic et tourne sur Windows. C'est Patrice qui travaille sur la collecte et l'organisation des données (création des cartes de territoires, écriture des paragraphes, …).

Vers 2009 un développeur traînant dans le monde du logiciel libre (moi-même) découvre le projet et propose à l'auteur de réaliser une version multiplates-formes en Java, publiée sous une licence libre. L'idée étant déjà dans les cartons de Patrice, il accepte et une première version sort en 2011. Une seconde version est publiée en 2014, avec plus de données historiques, des améliorations dans l'interface graphique et d'importantes réorganisations internes. Les deux développeurs maintiennent actuellement le code du projet.

Le logiciel est testé sous Linux, Windows et Mac OS X. Il existe actuellement un installeur pour Windows et un paquet pour Archlinux, les autres systèmes devant se contenter d'une archive (le logiciel se lance ensuite facilement via un script, mais c'est moins bien intégré au système).

La suite

Le développement actuel continue (données et petites améliorations de l'interface graphique).

Les tâches actuelles ne nécessitent pas vraiment d'aide, mais pour d'autres un coup de main serait apprécié, si certains ont des connaissances particulières :

  • Si quelqu'un s'y connaît vraiment bien en Swing, j'aurai quelques petites questions sur certains points.
  • Une version Android (pour tablettes) pourrait être intéressante. Le fait que le programme soit écrit en Java devrait aider mais si quelqu'un s'y connaît en développement pour Android, ça pourrait nous aider à nous y retrouver plus facilement.
  • Une version HTML/JavaScript est aussi envisagée. Là des compétences moins basiques que les miennes dans ces deux langages et/ou une expérience sur la conception d'interfaces de ce type nous serait utile (quelques idées pour que l'interface ne soit pas trop lourde une fois que les cartes passent à travers Internet par exemple).
  • Une aide au portage sur les plates-formes libres serait apprécié aussi : il existe actuellement un paquet pour Archlinux dans un dépôt communautaire mais c'est tout. Resteraient la création de paquets pour d'autres distributions, l'accès aux dépôts communautaires ou officiels (suivant le fonctionnement des différentes distributions) et éventuellement la communication sur les forums associés si c'est approprié. Bien sûr ça ne s'arrête pas à Linux, s'il y a des BSDistes ou autres et qu'il existe une machine virtuelle Java sur leur plate-forme, nous ne sommes pas racistes ;) . Pour les paquets par exemple j'ai lu cet article, est-ce que quelqu'un a un avis dessus ?

Et bien sûr les avis, retours et remarques diverses sont toujours les bienvenus :) .

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