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[THSF] Toulouse Hackers Space Factory, édition 2016

Dimanche 1 Mai

Du 19 au 22 mai 2016 se déroulera la 7e édition du «Toulouse Hacker Space Factory». Issue de la rencontre entre le Tetalab et Mix’Art Myrys, le «Toulouse Hacker Space Factory» est, depuis 2010, un événement basé sur la mise en commun de connaissances, un moment festif et convivial tourné vers l’utilisation créative des technologies, leurs appropriations et les enjeux que cela suscite.

Au programme cette année : plus de 15 conférences, 20 performances et installations, une quinzaine de concerts, une vingtaine d'ateliers, un hackerspace éphémère, des expositions, de la fête, et de la bonne humeur ! Des gens de Telecomix, du CCC, de Regards Citoyens, des hackerspace de Rennes, Montpellier, Paris, Pau, Perpignan, Orléans, et de Berlin ! Le programme est détaillé en seconde partie de la dépêche.

 

NdM.: un événement régulièrement évoqué sur LinuxFr.org, voire les annonces des éditions 2011, 2012, 2013, 2015 et déjà deux journaux sur la préparation de l'édition 2016 (1 et 2)

Un temps de rencontres et d’échanges, qui stimule la réflexion et la recherche dans de nombreux domaines, technologique bien sûr, mais au delà, sociologique, philosophique, artistique…

  • Conférences
    • Hackerspaces under surveillance: Studying the Egyptian case (Tarek Ahmed - Le Caire - Cairo Makerspace)
    • Investigation à long terme à l'ère de l'information Macdonald's (Fo0 - RSF/ex-Telecomix + Etienne Huvert - SLUG )
    • Internet, l'activisme et Nous (Jérémy Zimmermann - Berlin)
    • A Hackers view on the Military Industrial Internet Freedom Complex (Andy Muller - Chaos Computer Club - Berlin)
    • Presentation du Doctorat Sauvage en Architecture (Echelle Inconnue - Rouen)
    • Hacking Social (Brest)
    • Pouhiou + Dany Caligula (Toulouse)
    • Dessine moi Internet (Taziden - Toulouse)
    • Coordination Nationale des Lieux Intermediaires et independants (Jules Desgouttes - CNLII - Lyon)
    • Marketing sensoriel et neuromarketing (Renaud Lifchitz & Florence Suprin - Paris)
    • Maxigas (Barcelone)
    • Auto-organisation à la jungle de Calais (Loïc - Calais)
    • Facebook delenda est / Il faut détruire Facebook (Jean Noël Montagné - Nice - Nicelab)
    • Équilibres dynamiques des systèmes vivants éléments de réflexion pour le bio-hacker (Emmanuel Ferrand - Paris)
    • Transparence et OpenData : décomplexer le lobbyiste en chaque citoyen (Benjamin Oooghe-Tabanou - Regards Citoyens)
    • Identification radioéléctrique et numérique : une éloge de la fuite (Antoine Méric - Paris)

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  • Performances

  • Installations

    • No Bird (Annlor Codina et Vross - Toulouse)
    • Mad clocks (Labomedia - Orléans)
    • Tesla Coil (Fréderic Deslias - Compagnie Le Clair Obscure - Caen)
    • Patio Temporel (Juliette Virlet - Toulouse)
    • PauLLA (Pau)
    • Arancelle (Jéremy Philippeau - Toulouse)
    • Hyloscopia, mental map, 3ème oeil (Patchwork - Toulouse)
    • Probes (Aantoine Méric - Paris)
    • Machine temporelle hors d'usage (Sylvain Blocquaux - Orléans)
  • Expositions

    • MUTAH (Toulouse)
    • MojuWall (Exposition de GIF animés réalisés avec Mojulo (01ivier - Chalon-sur-Saône)
    • Archives 19/84 - C.L.O.D.O (Trogluddites-3 - Bordeaux)
    • Retrospective photos THSF 2015 (Fabien Levac - Toulouse)
  • Concerts

    • P-NODE (partout)
    • Aymeric De Tapol (Bruxelles)
    • Morgho (Toulouse)
    • Thomas Bigot (Toulouse)
    • Nocto (Strasbourg & Toulouse)
    • Viud Moth (Toulouse & Paris)
    • Samoth Moth - Thomas Surugue (Toulouse)
    • Mut4h (Toulouse)
    • Merry Crisis (Pau)
    • Circuit Tordu (Lille)
    • EMOC (Le Havre)
    • Guilhem Desq (Toulouse)
    • Daikiri
    • Indurain
    • Ergot (Albi)
  • Scratch session

    • Scratch: Arcane, Sheit.One, Madgic, Kerg, Shogun, Sick, B4B Selection, Mutah, ck2low, Spazm, Woody Cut, lad…
    • Graph: Mëos, Mikoz, Tremze, Spazm, Dark…
    • et d'autres surprises à venir…
  • Ateliers

    • Lockpicking (Grandasse - Toulouse)
    • Fabrication et développement photo au Caffenol (Fabien Levac/Olivier Gill - Toulouse)
    • Bastard Operator From Hell (FatalErrors - Toulouse)
    • Stick em up (Toulouse)
    • Soudure badges, kits & appareils sonores (Tetalab/Snootlab/JohnLeJeune - Toulouse/Rennes)
    • La Signothèque, Une bibliothèque de signes universelle, vectorielle, et libre (Arobire'Sign - Toulouse)
    • Afghan Cam++ (rataflo - Toulouse)
    • F.A.I, hébergeur associatif et militant (Tetaneutral - Toulouse)
    • IRCologie, Electropolis 25 ans après (Lunar - From the Internetz)
    • Initiation coding Python avec Minecraft sur RasPi (AliceLab - Perpignan)
    • Inititation et sensibilisation aux logiciels libres + install party (Toulibre - Toulouse)
    • Lutherie Electronique (emoc - Le Havre)
    • Atelier larsen vidéo numérique (eqko - Paris)
    • Brassage de bière DIY (Les forces du Malt - Toulouse)
    • Nos oignons, nœuds de sortie Tor financés par la communauté (Syl + Lunar from the Internetz)
    • BI3, un nouveau bloqueur de pub (Éric - Toulouse)

On peut y venir en famille avec ses enfants pour découvrir des technologies, des outils et des méthodes, des ateliers et des présentations. Mais également pour échanger avec ses pairs. Aussi pour ceux et celles s'intéressant aux questions sociétales. Enfin pour la fête. Il est donc ouvert à tout-e-s, débutant-e-s ou non, expert-e-s ou intéressé-e-s, et se déroule dans les locaux de Mix'Art Myrys au 12 rue Ferdinand Lassalle 31200 TOULOUSE - France

Métro: ligne B - Canal du midi
Bus: Ligne n°15 - Arrêt: Chemin Tricou
Bus: Ligne n°16 - Arrêt: Suisse
Vélooz: Station n° 144 (62 boulevard de Suisse)

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Agenda du Libre pour la semaine 18 de l'année 2016

Samedi 30 Avril

Calendrier web, regroupant des évènements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence) en France, annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 18 événements est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 18 de l'année 2016 [Montpellier] Café Crypto - Le lundi 2 mai 2016 de 09h00 à 19h00.

Montpel’libre premier centre formateur Tails en France a le plaisir de vous proposer un nouveau cycle de formation, cryptographie et sécurité informatique. En partenariat avec
Merci d’avoir choisi de participer aux ateliers « Sécurité Informatique et Cryptographie » organisés par Le Club de la Presse et Montpel’libre.
Formation Crypto, séance de préparation, premier module :

[Kunheim] Formation Linux - Le lundi 2 mai 2016 de 18h00 à 22h00.

Tous les lundis à partir de 18h00 jusqu'à 22h00 venez découvrir ou vous former sur Linux et les logiciels libres.
Ces séances de formation ont lieu à la salle "Kegreiss" au 56 rue principale - Kuhneim - face à la mairie - cette salle est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Nous vous attendons nombreux. Le Team Linux

[Paris] Atelier PAO : Scribus - Le lundi 2 mai 2016 de 19h00 à 21h00.

Atelier Scribus : Les clés de la PAO & du Design Libre #4
Dans la série des ateliers Do it yourself, l’association Silex Labs vous propose un nouveau cycle d’ateliers pour découvrir les clés de la PAO & du Design Open source et vous initier aux principaux outils de communication visuelle libres : Scribus, Inkscape et Gimp. Ces trois logiciels sont des logiciels libres et gratuits (licence GNU GPL) et sont multiplate-forme (ils fonctionnent sous GNU/Linux, Windows, Mac OS X).
Suite aux 3 premiers ateliers sur Inkscape et Gimp nous allons passer à Scribus

[Marseille] Réunion des contributeurs à OpenStreetMap de la région PACA - Le lundi 2 mai 2016 de 19h00 à 23h00.

Les contributeurs d'OpenStreetMap de la région de Marseille se réunissent le lundi 2 mai 2016, à partir de 19h00
page du Wiki d'OpenStreetMap sur les réunions de Marseille 
Pour ceux qui compteraient participer à la réunion et qui viennent pour la première fois, nous avons pour habitude que chacun(e) amène quelque chose à boire et/ou à grignoter.

[Montpellier] Lubuntu et Logiciels Libres - Le lundi 2 mai 2016 de 19h00 à 21h00.

L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres.
Il est aussi possible, sur inscription, de présenter plusieurs logiciels libres (Blender, LibreOffice, Gimp…) selon la demande et la présence des intervenants spécialisés.
Notre bibliothèque de livres, documents, revues… GNU/Linux, systèmes et logiciels libres est disponible à la consultation dans la salle des partenaires, au premier étage.

[Neuilly sur Seine] Open Source pour l'Internet des objets - Le mardi 3 mai 2016 de 14h00 à 19h00.

Premier événement du Printemps de l'innovation Open Source, organisé par le GTLL de Systematic et l'Irill, présidé par Roberto Di Cosmo
Open Source pour l'Internet des objets
Pour l'industrie des objets connectés, intégrer l'écosystème du libre est une nécessité et une assurance de pérennité.

[Biot] Le droit des logiciels - Le mardi 3 mai 2016 de 18h00 à 20h30.

Conférence par François Pellegrini professeur des universités en informatique à l'université Bordeaux 1 et chercheur au LABRI  et à l'INRIA : Le tour du droit des logiciels en 80 minutes.
François Pellegrini est co-auteur avec Sébastien Canevet du livre publié en novembre 2013 au PUF : "Droit des logiciels"  
https://www.labri.fr/perso/pelegrin/slides/droit-log_stu_fr1_20130528.pdf

[Reims] Atelier Vie-Privée - Le mardi 3 mai 2016 de 18h30 à 20h30.

De septembre 2015 à juin 2016, un mardi soir par mois, l'association LoLiCA anime un «Atelier Vie-Privée».
Le but est d'expliquer de façon très accessible les problématiques autour de la Vie Privée dans notre monde numérique, et des solutions à apporter pour pouvoir la préserver.
Le mardi 3 mai 2016 de 18h30 à 20h30

[Toulon] Réunion mensuelle Toulonux - Le mardi 3 mai 2016 de 18h55 à 21h25.

On y parle entre autre d'imprimante 3D, raspberry pi, python et logiciels libres, et tous les autres sujets.
C'est ouvert à tous, du geek poilu au curieux néophyte.
Rendez-vous à partir de 18h55 à La Cantine, hall de l'I.S.E.N. Place G. Pompidou, 83000 Toulon.

[Gignac] Conférence/débat autour des logiciels libres - Le mercredi 4 mai 2016 de 14h00 à 16h00.

Montpel’libre vous donne rendez-vous au Lycée Agricole de Gignac pour vous proposer une conférence/débat sur le thème « Les logiciels libres et biens communs, Internet : nouvelles cultures, nouvelles économies ».
Nous y aborderons l’Ubérisation, les GAFAM, la dégooglisation par Framasoft, la protection de la vie privée, la liberté d’expression, l’anonymisation par le réseau Tor, Wikipédia l’encyclopédie libre, les objectifs du logiciel libre…
De la tablette d’argile à la tablette numérique, des messages portés par les pigeons ou les relais de poste aux mails, de la transmission des idées au rythme des déplacements humains à leur diffusion instantanée sur la toile, des marchés circonscrits dans un espace géographique au commerce en ligne ouvert au monde…, l’apparition d’Internet qui réduit les distances spatiales et temporelles a donné un champ illimité aux ressources numériques, bousculant de nombreuses habitudes, suscitant de nouvelles pratiques culturelles, artistiques et économiques…

[Paris] Atelier Silex : créer son site web - Le mercredi 4 mai 2016 de 19h00 à 21h00.

Pour soutenir notre campagne de crowd funding sur Silex qui a débuté en avril nous vous proposons deux ateliers Silex pour découvrir ce logiciel libre pour réaliser des sites internet facilement et gratuitement.
N’hésitez pas à participer à notre campagne de crowd funding, toutes les contributions sont les bienvenues !!
Le premier atelier vous permettra de prendre en main le logiciel et de vous initier à l’interface et aux fonctions de bases du logiciel en réalisant un site internet en partant d’une page blanche. Le second atelier sera l’occasion d’utiliser les éditeurs de code pour améliorer votre site en vous initiant au CSS et même au Javascript pour les plus courageux.

[Toulouse] Rencontre Logiciels Libres - Le mercredi 4 mai 2016 de 19h30 à 22h30.

L'association Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres le mercredi 04 mai, de 19h30 à 22h30 au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Pendant toute la soirée, venez poser vos questions au sujet du Logiciel Libre et trouver de l'aide pour installer ou utiliser des Logiciels Libres sur votre ordinateur.
Pour cela, vous pouvez si besoin apporter votre ordinateur, un accès Internet est disponible sur place.

[Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 5 mai 2016 de 19h30 à 23h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[Tours] L'auto-hébergement et pourquoi pas chez-vous ? - Le jeudi 5 mai 2016 de 20h00 à 22h00.

Touraine Data Network dans le cadre de son objet "la défense et la promotion du réseau des réseaux Internet" vous propose un atelier sur l'auto-hébergement.
Venez découvrir les principes de l'auto-hébergement de ses propres services numériques: Pourquoi et comment ? L'essayer et pourquoi pas l'adopter !
Des ateliers complémentaires peuvent être organisés sur d'autres créneaux (essentiellement pour la mise en pratique l'atelier du jeudi soir étant la pour la découverte).

[Cognac] Initiation aux langages HTML et CSS - Le samedi 7 mai 2016 de 09h00 à 17h00.

Initiation aux langages HTML et CSS: faire une page internet en partant de 0
Niveau débutant
Sur inscription à l'adresse: contact@logicielslibrescognac.org

[Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 7 mai 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[Toulouse] Atelier Blender pour tous - Le samedi 7 mai 2016 de 10h00 à 18h00.

La communauté toulousaine des utilisateurs de Blender est l'une des plus actives de France.
Elle se retrouve régulièrement pour organiser des ateliers, des repas, des soirées.
C'est donc dans ce cadre que le Blender User Group toulousain organise, en coopération avec Toulibre, environ un samedi par mois, de 10h à 18h dans les locaux de l'espace Ékito, 15 rue Gabriel Péri à Toulouse.

[Aix-en-Provence] Samedi Libre - Le samedi 7 mai 2016 de 10h00 à 18h00.

Ces Samedis libres sont organisés par l'Axul en collaboration avec plusieurs associations de logiciels libres des Bouches-du-Rhône (et souvent du Var).
Ils proposent des présentations générales et une aide technique pour le dépannage et la mise à jour d'ordinateurs avec des logiciels libres. Ils présentent aussi des démonstrations de matériels libres.
De nombreuses démonstrations sont disponibles sur place

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MondoRescue 3.2.2 est disponible

Samedi 30 Avril

Depuis 2009 vous n'avez pas eu de nouvelles de MondoRescue, projet libre de Disaster Recovery et Cloning qui fête joyeusement ses 16 ans d'existence.

Vous pensez bien que depuis 7 ans il s'est passé beaucoup de choses, il y a eu de nombreuses versions, pour toutes les distributions majeures récentes. La dernière en date apporte notamment la prise en charge de l'UEFI comme mode d'amorçage (pour le moment sur les distributions RHEL/CentOS 6 et 7), le calcul proportionnel des volumes logiques LVM, la prise en charge de xorriso comme outil d'écriture de media, les labels et UUIDs des partitions y compris (V)FAT…

De nombreux autres bugs ont été corrigés depuis la création de la branche 3.2 (rien que 24 dans cette itération), ainsi que la prise en charge de nouveaux drivers, de nouvelles distributions (CentOS et RHEL 7 en particulier, les Fedora 2x, Debian 8, les Ubuntu à la mode, Mageia bien évidemment :).

Bien sûr les fonctions générales de l'outil sont toujours disponibles : sauvegarde à chaud ou clonage de vos distributions Linux utilisant au choix ext2/3/4, xfs, btrfs, (v)fat, LVM, MD, sur media physique CD/DVD/USB/bande ou via le réseau pour une restauration PXE, ou media virtuel/physique.

Il est aujourd'hui utilisé aussi bien par des particuliers pour sauvegarder leur système personnel que par des entreprises de toutes tailles pour faire des images de référence à déployer de solutions, de sauvegarde en cas de désastre, de clonage de salle de formation, de clé USB prête à l'emploi…

Et quels que soient les outils que vous utilisiez, n'oubliez pas de faire des sauvegardes et/ou des images de vos machines et de tester vos restaurations pour être serein le jour où le problème arrive.

NdM : les pingouins de Mondo Rescue ont été dessinés par Ayo, graphiste historique de LinuxFr.org !

Les étapes d'une sauvegarde











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Sortie de Proxmox VE 4.2

Jeudi 28 Avril

La societe Proxmox Server Solutions GmbH a publié le 27 avril 2016 la nouvelle version Proxmox VE 4.2 (license GNU Affero GPL, v3.). Proxmox est une plateforme de virtualisation, de type «bare metal», basée sur l'hyperviseur KVM et prenant en charge aussi les containers LXC.

Au programme de cette nouvelle version : une nouvelle interface graphique, le thin provisionning avec ZFS et LVM et la prise en charge de Let's encrypt.

L'éditeur fournit la solution Proxmox VE sous license GNU Affero GPL, v3, mais permet à qui le souhaite de prendre un contrat payant pour obtenir un support professionnel.

Nouvelle interface graphique

Proxmox VE utilise maintenant la version 6 du framework javascript ExtJS, qui apporte un look moderne « flat design » et un nouveau jeu d’icônes. Il est désormais possible de zoomer les graphiques d'utilisation de vos machines virtuelles, et de nouvelles options pour le filtrage des logs ou les points de montage des conteneurs LXC sont configurables graphiquement. Les traductions en français, allemand, italien et norvégien ont été mises à jour, Proxmox VE supportant en tout 19 langues différentes dans son interface.

ZFS et LVM thin dès l'installation

L'image d'installation de Proxmox VE est basée sur Debian 8.4, combinée avec un noyau Linux 4.4 avec support long terme issue de la toute récente Ubuntu 16.04 Xenial Xerus. L'installeur Proxmox permet maintenant la création d'un pool ZFS ou LVM thin en un clic lors de l'installation. Grâce au provisionnement de volumes LVM thin ou ZFS thin, un administrateur système peut maintenant allouer un espace disque plus grand que la place physique, et rajouter des disques supplémentaires au fur et à mesure du temps sans devoir redimensionner le système de fichiers des machines virtuelles.

Utilisation des certificats SSL Let's encrypt

Proxmox VE fonctionne avec les certificats SSL de Let's Encrypt, une documentation spécifique est disponible sur le wiki de Proxmox. Le but de Let's encrypt est de fournir des certificats gratuits à tout un chacun, la gestion des certificats étant dévolue à un agent tournant en tache de fond sur le système.

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PacketFence v6 est disponible

Jeudi 28 Avril

Inverse annonce la sortie de la version 6 de PacketFence. PacketFence est une solution de conformité réseau (NAC) entièrement libre (GPL v2), supportée et reconnue. Procurant une liste impressionnante de fonctionnalités telles un portail captif pour l'enregistrement ou la remédiation, une gestion centralisée des réseaux filaire et sans fil, le support pour le 802.1X, l'isolation niveau-2 des composantes problématiques, l'intégration au détecteur d'intrusions Snort et au détecteur de vulnérabilités Nessus - elle peut être utilisée pour sécuriser efficacement aussi bien des réseaux de petite taille que de très grands réseaux hétérogènes.

La version 6 de PacketFence apporte de nombreuses améliorations telles une refonte complète du portail captif, le support de CentOS/RHEL 7 et Debian 8, FreeRADIUS 3 ainsi qu'un lot important d'optimisations de la performance de la solution.

PacketFence possède un grand nombre de fonctionnalités. Parmi celles-ci, on retrouve :

  • l'enregistrement des composantes réseau grâce à un puissant portail captif ;
  • le blocage automatique, si souhaité, des appareils indésirables tels les Apple iPod, Sony PlayStation, bornes sans fil et plus encore ;
  • l'enrayement de la propagation de vers et virus informatiques ;
  • le freinage des attaques sur vos serveurs ou diverses composantes réseaux ;
  • la vérification de la conformité des postes présents sur le réseau (logiciels installés, configurations particulières, etc.) ;
  • la gestion simple et efficace des invités se connectant sur votre réseau ;
  • des sources d'authentification variées, incluant Facebook et Google.

PacketFence est une solution non-intrusive qui fonctionne avec une multitude d'équipements réseaux (filaire ou sans fil) tels ceux de 3Com, AeroHIVE, Allied Telesis, Aruba, BelAir/Ericsson, Brocade, Cisco, Dell/Force10, Enterasys, ExtremeNetworks, Extricom, Hewlett-Packard/H3C, Huawei, Intel, Juniper Networks/Trapeze, LG-Ericsson US, Meru Networks, Motorola, Netgear, Nortel/Avaya, Ruckus, Xirrus et plus encore.

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Firefox 46 (version suédée)

Mercredi 27 Avril

La 46e version de Firefox est sortie le 26 avril 2016 avec, parmi les nouveautés :

  • version bureau : le passage à la boite à outils graphiques GTK+3 sous GNU/Linux (enfin !), des améliorations de sécurité dans le traitement du JavaScript et des gains de performance et de stabilité avec WebRTC ;
  • version pour Android : Firefox gagne la possibilité, en étant hors-ligne, d'afficher des pages précédemment visitées ;
  • côté coulisses : le moteur de rendu maison (Gecko) accepte désormais de traiter des propriétés CSS préfixées pour les moteurs concurrents WebKit et Blink !

Sans plus attendre, voici le détail des nouveautés pour les versions de bureau et mobile, ainsi que pour les développeurs. Suit une revue des choses à attendre par la suite pour votre navigateur préféré.

Sommaire Bureau (mais ça marche aussi à la maison)

Firefox gagne une meilleure sécurité dans le traitement du JavaScript ceci est expliqué en détail dans ce billet de blogue, et profite de gains de performance et de stabilité avec WebRTC qui sont détaillés dans les notes de version spécifiques.

Autre nouveauté marquante : le portage tant attendu de la version GNU/Linux sur GTK+3 !

Pour savoir si la version de Firefox compilée par votre distribution roule bien la version 3 de GTK+, aller dans about:buildconfig et chercher l'argument --enable-default-toolkit=cairo-gtk3.

Le passage à GTK+3 rend possible tout un tas de changements futurs, comme théoriquement de changer de bibliothèque d'affichage sans pénalité de performance (historiquement, la version GNU/Linux utilise Cairo, mais Skia – déjà utilisé par Firefox sur d'autres plateformes – est une alternative) (rapport de bogue correspondant) et nous rapprochera d'une version de Firefox pour Wayland (rapport de bogue correspondant).

Nb. : Le cousin Thunderbird, quant à lui, sauterait le pas à l'occasion de la prochaine version (soit a priori la 52, qui succédera à l'actuelle version 45 au rythme des ESR).

Mobile

Firefox gagne donc la possibilité, en étant hors-ligne, d'afficher des pages précédemment visitées, comme illustré dans ce billet de blogue.

En tapant dans la barre d’URL, Firefox offre une autocomplétion des noms de domaines précédemment visités. Désormais, lorsqu’il n’y a pas d’historique, Firefox recherche dans une liste de domaines par défaut.

Cette version sait également tirer partie du nouveau système de permissions d'Android Marshmallow (6.0).

Firefox Mobile ne permettra plus d'utiliser Firefox Sync_1.1 pour synchroniser votre navigateur mobile avec vos autres périphériques. Il est donc nécessaire de passer à Firefox Account pour pouvoir encore bénéficier de la synchronisation. Si vous ne souhaitez pas utiliser le service proposé par Mozilla, vous pouvez installer votre propre serveur Firefox Account.

Hormis cela, vous pouvez vous référer à la liste des nouveautés compris aux notes de version.

Commun

Comme nous vous l'annoncions il y a deux dépêches de cela, désormais Firefox accepte les préfixes webkit (bogue n° 1213126). On ne dira pas merci aux webmestres qui ne se préoccupent que des iPhones navigateurs Chrome et Safari, sans égard pour l’interopérabilité (Microsoft avec Edge a dû faire les mêmes concessions). Malheureusement l'histoire bégaie et nous ressert le même plat qu'au temps d'Internet Explorer 6 :/ .

Toutefois la multiplication de préfixes propriétaires semble bel et bien terminée car deux des principaux navigateurs, Chromium et Firefox, n’utiliseront plus cette technique pour introduire de nouvelles directives CSS.

Pour les développeurs

Firefox 46 apporte de nouveaux outils pour analyser l'utilisation mémoire de vos développements.

Lorsque vous aurez pris une capture d'utilisation mémoire de votre application web, vous pourrez dorénavant l'analyser avec la vue Dominators. Il vous permettra de comprendre la taille mémoire utilisée par chacun des objets instanciés. L'affichage permettra de voir la taille de l'objet lui-même et la taille des autres objets qu'il utilise par référence.

Cette dernière information est très intéressante, car elle permet de comprendre pourquoi le ramasse-miettes décide de ne pas faire la suppression automatique d'un objet de la mémoire. Ceci permet d'alléger les applications puisque le développeur pourra s'assurer que ses objets soient correctement libérées après leur utilisation et sinon de savoir quelle référence empêche cette libération.

Une nouvelle vues dans la partie Performance des outils de développement fait également son apparition : Allocations. Elle permet d'analyser le nombre d'allocations mémoires demandées par chaque fonction du site web et la quantité de mémoire utilisée pendant la période d'analyse des performances.

De plus, la vue Chronologie affiche dorénavant le suivi des actions du ramasse-miettes afin d'analyser les évènements qui ont provoqué le réveil des opérations de nettoyage de la mémoire et permet d'accéder directement à la nouvelle vue Allocations pour le temps sélectionné.

Vous pouvez vous référer aux notes de version pour la liste des autres nouveautés de cette version.

Installer Firefox

La version bureau de Firefox est disponible en 32 ou 64 bits pour systèmes GNU/Linux, Mac OS X 10.6 ou supérieur, Windows XP SP2 ou supérieur (par comparaison Chrome fonctionne sur un nombre plus restreint de systèmes, laissant de côté Windows XP et Vista, OS X Snow Leopard 10.6, Lion 10.7 et Mountain Lion 10.8 et les distributions GNU/Linux 32 bits).

La version mobile de Firefox délaisse Android Honeycomb (version 3) à compter de cette version, de sorte que Ice Cream Sandwich (4.0) devient le nouveau point d'entrée.

Prochaines versions Modification de la politique de programmation des publications

Il a été décidé de donner un peu plus de flexibilité au rythme de sortie des versions de Firefox : il y a quatre ans, Mozilla avait décidé de changer son système de publication pour sortir des nouvelles éditions toutes les six semaines. Ainsi, les utilisateurs n'avaient plus besoin d'attendre parfois jusqu'à une année avant de recevoir de nouvelles fonctionnalités et des mises à jour majeures (le pire ayant été le développement de la version 4, sortie presque deux ans après la version 3.5, et qui avait rendu nécessaire la publication d'une version 3.6 intermédiaire).

Après une prise de recul face à ce système, il a été décidé de l'adapter pour passer d'une édition toutes les six semaines fixes à une fourchette de publication de six à huit semaines, afin de pouvoir s'adapter aux besoins des utilisateurs et marchés émergeants, de pouvoir aussi s'assurer d'avoir six semaines complètes de jours ouvrables pour chaque version et de s'adapter aux périodes de vacances de la communauté Mozilla. La planification pour 2016 est disponible sur l'article annonçant ces changements.

Firefox 47

Il ne sera plus possible de désactiver l'obligation de recourir à des extensions signées.

Projet Electrolysis, APZ

Le projet Electrolysis, alias e10s, consiste à décomposer le fonctionnement de Firefox en différents processus pour de meilleures performances et une sécurité accrue.

Mozilla explique que « dans les versions actuelles de Firefox sur ordinateur de bureau, le navigateur tout entier fonctionne dans un seul processus du système d’exploitation. En particulier, le JavaScript qui exécute l’interface utilisateur du navigateur fonctionne dans le même processus que le code dans les pages web. Aussi, « les futures versions de Firefox vont exécuter l’interface utilisateur du navigateur dans un processus distinct du contenu web. Dans la première itération de cette architecture, tous les onglets du navigateur vont s’exécuter dans le même processus, et l’interface utilisateur du navigateur quant à lui s’exécutera dans un processus différent. Dans les versions futures, nous nous attendons à avoir plus d’un processus de contenu ».

C'est le plus gros changement architectural jamais entrepris sur Firefox (vous en saurez tous les détails en lisant – en anglais – ce billet de blogue et en suivant les deux liens donnés à la fin dudit billet).

La feuille de route a été actualisée le 8 avril. Pour l'instant l'expérimentation continue sur le canal bêta afin de corriger les instabilités résultant de ce changement très invasif. A également été décidé à cette occasion que la fonctionnalité asynchronous panning and zooming (APZ) pouvait finalement être lancée sans attendre l'activation de e10s, le scrolling étant amélioré par APZ dans la plupart des cas.

Les extensions n'ayant pas été initialement conçues pour le multi-processus, les utilisateurs (vous, nous !) sont invités à rapporter les bogues rencontrés lors de l'activation de e10s en se rendant sur le site dédié : https://www.arewee10syet.com/.

Parallèlement Firefox va proposer des shims permettant de ne pas casser les extensions le temps qu'elles migrent.

WebExtensions

L'été dernier Mozilla annonçait un nouveau système d’extensions, bâti autour de la nouvelle API WebExtensions, qui soit compatible avec Electrolysis et Servo, offrirait une sécurité accrue (mais aussi moins de possibilités), et faciliterait le développement des extensions (une même extension pourrait fonctionner dans Firefox, Chrome et Opera, sans parler des nouveaux outils mis en place) aussi bien que leur validation. Ce système remplacerait à terme le système existant basé sur XPCOM et XUL, soit six à douze mois après l’activation d’Electrolysis dans les versions finales de Firefox.

WebExtensions, déjà au cœur du système d'extensions de Firefox OS 2.5, a commencé à intégrer Firefox à l'occasion de la version 45, avec la version 48 (Desktop et Mobile) en ligne de mire. La présente version 46 s'inscrit dans cette feuille de route.

Au final le passage à Electrolysis et WebExtensions permettra de résoudre un certain nombres de vulnérabilités actuelles (lire à ce propos ceci et cela).

Autour de Firefox Outils pour développeurs : WebSocket Monitor, Firebug

Il est désormais possible de déboguer les WebSockets, à l'aide de l'extension WebSocket Monitor (sous licence BSD, par l’équipe de développement de Firebug).

En parlant de Firebug justement, la version 3 à venir s'appuiera directement sur les Developers Tools de Firefox, qu'il étendra.

Toutes les infos sur blog.epoc.fr.

Servo/Rust

La feuille de route pour 2016 de Servo, un moteur de rendu HTML écrit en Rust, se précise.

Parallèlement, la question de savoir quand du code Rust/Servo pourra se déployer effectivement dans Gecko (nom de code du procédé : Oxidation) a récemment fait débat. En cause, un bogue dans Rust relatif à l'allocation de mémoire, bloquant pour certains et pas pour d'autres. Les seconds ont eu gain de cause au final, de sorte que la fête va pouvoir commencer (à partir de Firefox 48).

Une chose amusante à signaler : une poignée d'utilisateurs (environ 0,5 %) avec un CPU ne prenant pas en charge le jeu d'instructions SSE2 (introduit il y a 15 ans) était susceptible de bloquer le projet Oxidation. Ces utilisateurs étant quasiment tous sous Windows XP (nom de code : Windows NT 5.1), il a fallu prévoir une règle spécifique consistant à désactiver la génération de code SSE2 à la compilation pour les binaires Win32… (ouf, l'Atom de mon fidèle netbook acheté il y a 7 ans prend en charge ce jeu d'instructions, je viens de vérifier !)

Tiens, Dropbox est passé à Rust.

B2G (ex Firefox OS)

La communauté est à pied d'œuvre pour développer, avec l'aide de Mozilla, le successeur de Firefox OS pour smartphones, et le projet avance rapidement, avec le remplacement en cours des API propres que Mozilla avait dû mettre en place au lancement du projet par des API ouvertes et standardisées que Mozilla a aidé à faire émerger depuis. Cette refonte servira de base autant au projet purement communautaire à destination des smartphones (B2G) qu'aux versions pour TV et IoT pilotées par Mozilla.

Schisme Firefox/Thunderbird

C’est dans l’air depuis quatre ans et cela se précise dernièrement : Mozilla s’apprête à laisser la main pour Thunderbird. Nouvelle étape : un rapport commandé par Mozilla passe en revue les différentes structures capables d'accueillir le développement du célèbre courrielleur.

Conclusion

Electrolysis, WebExtensions, Oxidation… autant de grands chantiers ouverts qui conduiront dans un futur proche à un Firefox largement renouvelé !

Appel à contribution

Contributeurs de tous horizons, les dépêches commentant les sorties des nouvelles versions de votre butineur préféré ont besoin de vous !

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Les journaux LinuxFr.org les mieux notés des mois de février et mars 2016

Mardi 26 Avril

LinuxFr.org propose des dépêches et articles, soumis par tout un chacun, puis revus et corrigés par l'équipe de modération avant publication. C'est la partie la plus visible de LinuxFr.org, ce sont les dépêches qui sont le plus lues et suivies, sur le site, via Atom/RSS, ou bien via partage par messagerie instantanée, par courriel, ou encore via médias sociaux.

Ce que l’on sait moins, c’est que LinuxFr.org vous propose également à tous de tenir vos propres articles directement publiables, sans validation a priori des modérateurs. Ceux-ci s'appellent des journaux. Voici un florilège d'une dizaine de ces journaux parmi les mieux notés par les utilisateurs… qui notent. Lumière sur ceux des mois de février et mars 2016, les mois où en pleine hibernation, les volontaires ont oublié et d'écrire cette dépêche et d'automatiser sa création mensuelle (c'est dommage c'est les +50 en karma les plus faciles à glaner).

Les 10 journaux les mieux notés pour février 2016 sont donc :

Les 10 journaux les mieux notés pour mars 2016 sont donc :

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PSES / HSF 2016 : Appels à propositions !

Mardi 26 Avril

Le festival auto-organisé par vous, l'équipe de Pas Sage En Seine et les membres du /tmp/lab, se tiendra à Choisy-le-Roi du 30 juin au 3 juillet 2016.

Nous vous invitons à participer à PSESHSF 2016 en accueillant vos propositions : ateliers et conférences bien sûr, mais aussi installations, performances, discussions et autres formes d'interventions pratiques ou artistiques. Des thèmes sont proposés, pas imposés, pour laisser place à la manifestation d'idées originales.

Sommaire Quoi ?

Depuis le début le hackerspace /tmp/lab vit avec bonheur en banlieue. D'abord à Vitry-sur-Seine, maintenant dans le sous-sol de la Maison Pour Toutes et tous de Choisy-le-Roi.

Cette banlieue, qui semble pour certainEs une contrainte, est pour nous en ce contexte d'état d'urgence, le lieu favorable pour fédérer les nombreux défenseurSEs, d'une vie sans peurs et sans haine : les hackerSEs, activistes, les associations de quartier, les travailleurSEs sociaux, les syndicalistEs, les non-associéEs et touTEs les autres… Nous touTEs, les habitantEs de cette banlieue, trop souvent décrite comme une zone "dortoir" sans intérêt, trop loin du métro, comme une zone de non-droit ou pire encore comme le foyer du terrorisme, nous souhaitons nous y retrouver, amorcer de nouvelles discussions, initier librement des pratiques qui rendent compte de nos réalités et qui répondent à nos attentes.

Nous sortirons pour cette occasion de nos lieux de rencontres habituels, pour nous déployer dans le quartier et au-delà, en allant à la rencontre de ceux et celles que nous croisons trop rarement dans nos ateliers.

Le Festival que nous organisons touTEs ensemble sera un moment convivial et festif pour décrire nos modes d'organisation, nos outils, nos perspectives, évoquer les usages d'autodéfense numériques faces aux perpétuelles manipulations sécuritaires. L' HacktivistE naît de cette prise de conscience intégrale. Il ouvre, détourne, invente tous les possibles, ou presque…. Être et faire politiquement ensemble sera notre prochaine étape !

Comment ? Conférences
  • Présentations originales de préférence ;
  • format long : 45 minutes suivies de 10 minutes de questions ;
  • présentation projetée en vidéo ;
  • présentation filmée et diffusée en direct ;
  • format court : 15 minutes.
Ateliers / démos
  • Animation d'un workshop ou d'une démo ;
  • formats : de 30mn à 2 heures (les démos tendent à être plus courtes) ;
  • projection vidéo possible.
Performances et toutes autres formes de participation

Formats :

  • performances ponctuelles faisant intervenir le public ;
  • expositions ;
  • concerts ;
  • services pratiques (logistique, cuisine, boissons, hébergement, etc…).
Les trucs dont ça pourrait parler
  • Mobilité :

    • transports en communs pour les pauvres et mobilité individuelle pour les riches ?
    • tissus associatif et solidarités ;
    • déplacements alternatifs : piquer l'algorithme de Uber pour partager nos vélos, autos et utilitaires ;
    • monter un Garage Automobile Populaire (GAP) dans sa ville ?
    • changer les mœurs pour avoir moins à se déplacer (emplois, commerce de proximité, production @home, vacances ?) ;
    • avoir un véhicule à moteur tout en produisant son énergie (éthanol maison, électricité maison, augmentation du rendement des véhicules électrique) ;
    • comment filtrer l'huile de la friteuse pour rouler avec dans son véhicule diesel ? Législation ? Compatibilité moteur ?
  • Initiatives locales :

    • associations qui font vivre le quartier ;
    • solutions DIY aux situations de handicap.
  • Énergies :

    • fabriquer son poêle à bois ;
    • isoler sa maison avec de la paille ;
    • fabriquer du biodiesel et rouler à l'huile.
  • Agriculture et biodiversité :

    • le fait de breveter le vivant et ses dangers (semences paysannes, kokopelli…) ;
    • l’open data en écologie (bases de données naturalistes cettia) ;
    • alimentation : le local et le circuit court agriculture urbaine :
    • jardins familiaux, jardins partagés, compost, incroyables comestibles, recréer les sols (technosols) ;
    • agriculture : les systèmes émergents (bio, Techniques de Conservation du Sol (TCS), permaculture, biodynamie).
  • Urbanisme et habitat :

    • urbanisme de crise et de surveillance ;
    • risques de la « ville intelligente » ;
    • se loger différemment : on pique l'algo de Airbnb et on partage son appart, sa maison, son garage, son jardin, son poulailler…
    • cultures hydroponiques en appartement, jardin de balcon et potagers ouvriers (avoir un haut rendement de production sur un petit espace, écologiquement) ;
    • ronds-points, « zones urbaines mortes » et « non-lieux » : on en fait quoi ?
    • Rehab my Project ! Comment réhabiliter sa barre d'immeuble ?
    • exploration urbaine ;
    • je fabrique ma maison sans prendre de crédit sur 30 ans.
  • Écologie et coût social du numérique :

    • comment sont fabriqués les tablettes et smartphones et par qui ?
    • se passer de technologie et/ou la simplifier ?
    • les intermédiaires douteux, défiscalisation et neo-libéralisme : Uber, Airbnb…
    • comment organiser le recyclage, le retraitement des déchets et D3E ?
    • les technologies « légères » ça existe vraiment ?
  • C'est quoi le hack, au fait ? It's more fun to compute !

    • rétro-ingenierie ;
    • réseaux maillés ;
    • hack les ondes ;
    • ingénierie sociale ;
    • réseaux distribués ;
    • réseaux pairs à pairs ;
    • matériels libres ;
    • logiciels libres ;
    • sécurité.
  • Hacktivisme, politique et syndicalisme :

    • hacktivisme et activismes ;
    • zones d'autonomies ;
    • contre-culture ;
    • convergence des luttes ;
    • les banlieues sont-elles encore rouge ?
    • la valeur travail, la défense des travailleurs du "numérique"
    • mixité sociale et technologies ;
    • le Hackerspace, la nouvelle MJC ?
    • les « politiques numériques », entre mirage et récupération : comment le pouvoir veut s'arroger un progrès qui le dépasse ?
    • les dernières statistiques sur le « Sérieux qui tue chaque jour », vocabulaire, stratégie de discours, victimes…
    • expériences vécues d'ONG ;
    • les femmes et minorités de genre (trans, personnes non -binaires) dans les milieux hacktivistes ;
    • « J'ai rien à cacher » :
      • FAI indépendants ;
      • anonymiser ses accès internet ;
      • communications chiffrées ;
      • réseaux sociaux respectant la vie privée.
  • Bullshit Bingo :

    • applications de génération / détection / remplissage / classement de Bullshit Bingo ;
    • inscrit une startup, un think tank ou un facilitateur de projets innovants pour améliorer sa visibilité.
  • L'art :

    • pièces artistiques tous supports ;
    • performances ;
    • jeux vidéos ;
    • street art ;
    • live coding ;
    • circuit bending ;
    • art viral ;
    • poésies et poésies sonores ;
    • musiques électroniques et analogiques ;
    • orchestre philharmonique du /tmp/lab & guests.
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Smash The Code, concours d'intelligence artificielle, démarre le 30 avril 2016

Mardi 26 Avril

Smash the Code sera le prochain concours de programmation d'intelligence artificielle organisé par CodinGame. L'événement se déroulera en ligne du samedi 30 avril 2016 à 18h (heure de Paris) au dimanche 8 mai 20h. La participation est gratuite et ouverte aux développeurs du monde entier.

Smash the Code est un jeu de type multijoueurs où les participants devront développer un bot capable de vaincre ses adversaires de manière autonome. Pendant les 8 jours du concours, il sera possible de modifier son code autant que souhaité pour améliorer sa stratégie (pas de limitations, pas d'obligations). Pour rassurer ceux qui n'auraient pas beaucoup de temps à consacrer à leur programme, sachez qu'on peut démarrer et s'amuser avec une solution minimale qui peut être codée en quelques minutes seulement.

Les participants pourront tenter de décrocher les lots offerts aux meilleurs du classement, et candidater pour des emplois ou des stages auprès des sociétés sponsors de l'évènement.

La plate-forme

La plate-forme CodinGame supporte 25 langages de programmation (C/C++, C#, Java, Javascript, PHP, Python, Python 3, Perl, Go, Dart, Scala, Haskell, Objective-C, Pascal, Ruby, Bash, Groovy, Clojure, VB.NET, Lua, OCaml, F#, Swift et Rust). Pour participer, vous avez la possibilité d'utiliser l'IDE en ligne proposé ou de coder directement depuis votre environnement habituel.

Déroulement du concours

Concrètement, vous devrez réaliser un programme qui lit sur l'entrée standard les données relatives au tour de jeu et vous devez écrire votre action sur la sortie standard. Pour tester votre programme, vous avez la possibilité de faire des matchs contre notre bot par défaut ou contre les adversaires de votre choix. Dès que votre programme est capable de faire quelque chose, même très basique, vous pouvez l'envoyer dans l’arène ce qui vous permettra de vous situer par rapport aux autres. Vous pouvez renvoyer une nouvelle version de votre bot à tout moment donc il ne faut pas hésiter. Le classement final sera celui de l’arène, "gelée" à la fin du jeu.

Pour s'entraîner pour Smash The Code, nous vous conseillons d'essayer :

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Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2016

Lundi 25 Avril

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Liberté Algérie] L’incroyable équation de la motivation

Par Sadek Amrouche, le vendredi 22 avril 2016. Extrait:

Nous sommes en 1945, Karl Dunker, célèbre psychologue allemand, présente pour la première fois les résultats de son expérience intitulée «the candle problem» (le problème de la bougie). Cette expérience est un test rapide permettant de mesurer les capacités d’un individu à résoudre un problème. Il est très utilisé aujourd’hui dans une grande variété d’études en sciences du comportement. Si vous ne connaissez pas l’expérience, lisez ce qui suit et cherchez la solution avant de regarder la réponse.

Lien vers l'article original: http://www.liberte-algerie.com/cap-enp-liberte-algeriecom/lincroyable-equation-de-la-motivation-246245

[Unidivers] Imprimante 3D: panorama des débats et des ruptures

Par Thibault Boixiere, le vendredi 22 avril 2016. Extrait:

L’imprimante 3D. Le nom lui-même fait penser à la dimension spectaculaire du cinéma en relief. On confond la lanterne magique avec la camera obscura. Pourtant, l’impression tridimensionnelle n’est pas un procédé technique récent. Ses implications restent néanmoins actuelles. Entre industrialisation et démocratisation, cette technologie suscite le débat et provoque la rupture. Your next stop, the Twilight Zone…

Lien vers l'article original: http://www.unidivers.fr/imprimante-3d-technologie-debats-ruptures

[Framablog] Sympathy for the Free Software

Par Véronique Bonnet, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:

Indésirable, le logiciel libre (free software)? Un amendement de la commission des lois du Sénat vient de faire disparaître, pour l’instant, avant l’examen en séance prévu fin avril, l’encouragement au logiciel libre. Certes, il s’agissait bien d’un amendement de repli, non juridiquement contraignant, que l’Assemblée avait voté comme pis-aller, vu les tirs de barrage contre la priorisation. Le simple encouragement est-il déjà tabou? Caillou dans la chaussure ? Loup dans la bergerie?

Lien vers l'article original: http://framablog.org/2016/04/21/allumons-les-reverberes-du-libre

[Developpez.com] Europe: l'open source va-t-il être exclu des standards pour le Marché Numérique Unique?

Par Michael Guilloux, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour le Digital Single Market (Marché Numérique Unique) présentée l’année dernière, la Commission européenne (CE) a décidé de faire de la normalisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) la pierre angulaire.

Lien vers l'article original: http://www.developpez.com/actu/98036/Europe-l-open-source-va-t-il-etre-exclu-des-standards-pour-le-Marche-Numerique-Unique-L-UE-penche-vers-le-modele-de-licence-FRAND

Et aussi:

Voir aussi:

[Le Point] Qui veut la peau de l'open data?

Par Mathieu Lehot, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:

Tangui Morlier de Regards citoyens s'inquiète du coup de frein mis à la politique de transparence des données publiques. Interview.

Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/politique/qui-veut-la-peau-de-l-open-data-21-04-2016-2033949_20.php

Et aussi:

Voir aussi:

[Libération.fr] Android: que reproche Bruxelles à Google?

Par Anaïs Cherif, le jeudi 21 avril 2016. Extrait:

La Commission européenne a adressé au géant américain une liste de griefs contre son système d’exploitation pour smartphones. Il est accusé de ne pas respecter les règles de la concurrence.

Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/futurs/2016/04/21/android-que-reproche-bruxelles-a-google_1447667

[Numerama] Richard Stallman: «Plus rien ne me fait rêver dans la technologie»

Par Guillaume Champeau, le mardi 19 avril 2016. Extrait:

Entretien avec Richard Stallman, l'inventeur du logiciel libre, résolument attaché aux libertés et au combat contre toutes les technologies qu'il juge «oppressives».

Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/tech/164017-richard-stallman-plus-rien-ne-me-fait-rever-dans-la-technologie.html

[L'Atelier] «L’invention n’est pas source de valeur, la transformation du produit, oui»

Par Anna Bochu, le lundi 18 avril 2016. Extrait:

En quoi les brevets peuvent-ils parfois freiner la dynamique de création? Réponse avec Hacène Lahrèche, scientifique français faisant partie de l'équipe dirigeante de La Paillasse, premier laboratoire citoyen d'Europe.

Lien vers l'article original: http://www.atelier.net/trends/articles/invention-source-de-transformation-produit-oui_441237

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Sortie d’Ubuntu 16.04 LTS Xenial Xerus

Lundi 25 Avril

Sortie le 21 avril 2016, Ubuntu 16.04 est la vingt-quatrième version d’Ubuntu. Il s’agit d’une version dite « LTS » (Long Term Support), qui sera maintenue pendant cinq ans. Son nom de code est Xenial Xerus, soit le « xerus hospitalier » en bon français.

Sommaire Distribution Ubuntu

Pour rappel, Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian. Elle a hérité de sa distribution mère l’objectif d’universalité : elle vise à être utile sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, mais aussi les serveurs, le cloud, les téléphones, les tablettes et les objets connectés en général. Elle se veut simple d’accès pour les utilisateurs n’ayant pas de connaissances poussées en informatique, mais également attrayante pour les développeurs.

En plus de la distribution mère, Ubuntu, il existe plusieurs variantes officielles, fournies avec des choix logiciels différents, afin de couvrir un besoin (Ubuntu Server, Ubuntu Studio…) ou de fournir un environnement de bureau particulier (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu…). Cette dépêche présente les principales nouveautés.

Version LTS

L’abréviation LTS signifie Long Term Support, ou support à long terme, c’est-à-dire que contrairement aux versions stables qui sortent tous les six mois et qui bénéficient des correctifs de sécurité neuf mois après la sortie de la publication stable, une version LTS sort tous les deux ans et est maintenue pendant 60 mois (cinq ans).

Ce type de support étendu existe depuis les débuts d’Ubuntu (la première LTS était Ubuntu 6.06 « Dapper Drake », sortie il y a dix ans). Cependant, la généralisation du support de cinq ans à toutes les variantes (et pas seulement les serveurs) date d’Ubuntu 12.04 LTS « Precise Pangolin ».

À noter cependant que certaines variantes, pour diverses raisons, peuvent décider de ne pas participer à la LTS ou de s’engager pour un temps plus restreint. En pratique, il semble que seul Kubuntu se soit également engagé pour cinq ans. Ubuntu MATE, Xubuntu, Lubuntu et Ubuntu Gnome ne seront supportées « que » pendant trois ans.

Il est possible de mettre à jour d’une version LTS à une autre. Si vous utilisez actuellement Ubuntu 14.04 LTS, notez que la mise à jour ne vous sera pas proposée avant fin juillet et la sortie de la première réédition « 16.04.1 » de cette nouvelle Ubuntu. En attendant, si vous souhaitez forcer le mouvement, vous pouvez simplement lancer la commande do-release-upgrade -d.

Nouveautés générales
  • Noyau Linux 4.4 ;
  • prise en charge de ZFS disponible par défaut ;
  • Mesa 11.2 ;
  • systemd 229 ;
  • GCC 5.3 ;
  • Python 3.5 ;
  • PHP 7 ;
  • LXD 2.0 ;
  • la majeure partie des composants de GNOME passe en 3.18 ;
  • Qt 5.5.1 ;
  • LibreOffice 5.1 ;
  • prise en charge de la version 64 bits de la z/Architecture d’IBM (s390x).
Le cas des cartes graphiques AMD/ATI

AMD ne maintient pas son ancien pilote propriétaire sur Ubuntu 16.04, et celui-ci a été retiré des dépôts. Les utilisateurs mettant à jour depuis une version précédente d’Ubuntu seront automatiquement redirigés vers le pilote libre.

Afin d’assurer une meilleure compatibilité et de meilleures performances, les composants du noyau correspondants ont été rétro-portés depuis la version 4.5 de Linux.
À noter que le nouveau pilote propriétaire d’AMD, fonctionnant avec le module noyau libre « AMDGPU », devrait être ajouté aux dépôts officiels d’Ubuntu lorsque celui-ci sera disponible en version stable, courant 2016.

Paquets snap

La distribution adjoint au classique format de paquets deb, le format maison snap.

Issus du retour d’expérience de l’Ubuntu phone et des plate-formes IoT (pour Internet of Things), les paquets Snap devraient fournir un environnement isolé pour exécuter des applications sans risquer de corrompre son système ou ses fichiers. Aussi, un paquet Snap peut contenir l’ensemble de ses dépendances binaires. Ceci devrait faciliter la mise à disposition des dernières applications alors que le système ne proposera plus des versions à jour des bibliothèques nécessaires. Et c’est particulièrement le cas pour une LTS en fin de vie.

À noter cependant que le gain de sécurité des paquets Snap est quasi nul pour les applications graphiques dans un environnement X11. Cela est dû au protocole X en lui même, qui n’a pas été conçu pour isoler ses clients les uns des autres. Heureusement, la transition vers Mir et les divers compositeurs Wayland permettra de remédier à tout cela.

L’outil Snapcraft a été mis à disposition. Il permet de créer et de publier des paquets Snap en quelques commandes.

Nouveautés propres aux variantes Ubuntu

La variante par défaut continue de se reposer sur la bonne vieille version 7 de Unity. Pour rappel, celle-ci est implémentée en tant que greffon dans Compiz.

Unity 7 et Compiz continuent d’être maintenus et profitent encore de cette nouvelle version pour recevoir quelques retouches et autres optimisations.

En vrac
  • Empathy (client de messagerie instantanée) ainsi que Brasero (graveur de disques) ne sont plus installés par défaut ;
  • l’application « Agenda » (gnome-calendar) est maintenant installée par défaut ;
  • le formatage est maintenant proposé dans le menu contextuel associé aux périphériques amovibles dans le dock de Unity ;
  • meilleure intégration des applications GTK utilisant une barre d’outils (headerbars) ;
  • l’exposé des applications peut maintenant se faire via la combinaison « Super+Ctrl+w » ;
  • une nouvelle option du centre de contrôle permet de toujours afficher le menu des applications ;
  • amélioration de l’accaparement du clavier de GNOME (key grabbing) ;
  • le nouveau design des barres de défilement (introduit dans Ubuntu 15.10) est maintenant également appliqué dans le dash ;
  • un meilleur support des thèmes a été implémenté dans le dash ;
  • support de la mise à l’échelle du curseur sur les écrans à très haute résolution (HiDPI) ;
  • grâce aux contributions de l’équipe d’Ubuntu Kylin, la barre de lancement peut être positionnée en bas. C’est d’ailleurs la configuration par défaut sur cette variante.
Les recherches dans le dash se font maintenant hors ligne par défaut

Il y a un peu moins de 4 ans, Ubuntu 12.10 créait la polémique en introduisant des résultats en provenance d’Amazon, d’Ebay ou encore de Wikipédia dans les recherches effectuées depuis le dash.

L’intention était de faire du dash un moteur de recherche comme un autre, permettant aux utilisateurs de trouver tout et n’importe quoi, plutôt que de rester centré sur l’ordinateur en question. Cependant, de nombreuses personnes se sont scandalisées de cette fonctionnalité. Les résultats commerciaux étaient parfois assimilés à de la publicité. Certains, comme Richard Stallman, ont déclaré qu’il s’agissait purement et simplement d’un spyware (les recherches étant effectuées sur le net, tout ce qu’un utilisateur tape dans le dash est donc transmis à un serveur distant).

Cette polémique est restée un argument parmi d’autres pour ne pas utiliser Ubuntu chez certains libristes intransigeants, et ce malgré la présence d’une option permettant de très facilement désactiver toute recherche en ligne.

Ubuntu 16.04 met enfin un terme à tout ceci, puisque le dash ne cherche désormais plus rien en ligne par défaut.

Canonical se serait donc réconcilié avec Saint IGNUcius ? Pas forcément, car la raison évoquée pour ce changement est bien plus pragmatique : Unity 7 étant amené à disparaître et Unity 8 utilisant un dash très différent, il n’y a pas de sens à continuer d’investir dans la montée en charge de l’infrastructure nécessaire côté serveur, et ce pendant les 5 ans du support de cette version LTS.

Cependant, les nostalgiques seront ravis d’apprendre qu’ils pourront réactiver les recherches en ligne manuellement dans les paramètres système.

Changement de logithèque

La logithèque Ubuntu (Ubuntu Software Center) est retirée au profit de la logithèque de GNOME (GNOME Software).

Proposée pour la première fois avec Ubuntu 9.10, la logithèque Ubuntu avait pour but d’uniformiser l’installation des applications dans Ubuntu. Pour Chris Hoffman de PCWorld.com le logiciel était à cette époque bon, mais a été laissé à l’abandon et est aujourd’hui plutôt lent. Il n’était plus dans la course et avait été retiré de Ubuntu MATE 15.10 pour cela. Controversée pour proposer des logiciels payants au même titre que des logiciels libres, cette possibilité a été retirée sans prévenir les développeurs courant 2015, préparant l’abandon complet du logiciel.

Pour les utilisateurs, ce changement, malgré des problèmes esthétiques, va permettre une expérience plus rapide, ainsi qu’une uniformisation avec Debian.

Kubuntu

Les principales nouveautés de cette variante utilisant KDE SC sont liées à l’intégration de la suite KDE Applications dans sa version 15.12 ainsi que d’une version corrigée et améliorée du gestionnaire de fenêtres Plasma 5 (version 5.5.4).

De nombreux bugs ont été corrigés, l’application de capture d’écran « Spectacle » remplace l’ancien « KSnapshot », l’interface de l’éditeur vidéo « Kdenlive » a été améliorée, le gestionnaire d’archive « Ark » peut maintenant afficher les commentaires intégrés dans les fichiers ZIP et RAR…

Cette variante sera maintenue pendant cinq ans.

Xubuntu

Cette variante se voulant légère est basé sur Xfce.

Le bureau Xfce n’ayant pas reçu de nouvelle version majeure depuis plus d’un an, il n’y a par conséquent que peu de vraies nouveautés à rapporter ici. En plus de la mise à jour de plusieurs applications, on pourra noter l’apparition d’un nouvel applet de gestion de l’énergie, d’une nouvelle sélection de fonds d’écran ainsi que l’amélioration de l’esthétique de l’écran de connexion.

Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

Ubuntu GNOME

Cette variante 100 % GNOME reprend une grande partie des nouveautés évoquées pour Ubuntu, mais en proposant GNOME Shell par défaut. Pour les nouveautés propres à GNOME 3.18, vous pouvez vous référer à la dépêche correspondante.

Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

Ubuntu MATE

Cette variante se voulant légère est basée sur le bureau MATE, qui est la continuité de GNOME 2.
Il s’agit de la première version LTS d’Ubuntu MATE, et celle-ci sera maintenue pendant trois ans.

Ces six derniers mois ont vu l’intégration de la suite MATE 1.12.1, l’ajout du lanceur d’application Synapse, l’amélioration de l’intégration avec Compiz et d’autres choses encore.

Lubuntu

Cette variante se voulant très légère est basée sur LXDE.

Depuis plusieurs mois, le gestionnaire de bureau est en cours de réécriture pour passer de GTK à Qt (LXQt). Ce travail massif n’étant malheureusement pas terminé, il n’y a donc pas de vraie nouveauté spécifique sur Lubuntu 16.04, hormis des corrections de bugs et l’utilisation d’applications plus à jour.

À noter que cette version de Lubuntu est également disponible officiellement pour l’architecture PowerPC (ce qui n’est pas le cas pour les versions non LTS).

Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

Edubuntu

Cette variante centrée sur l’éducation est malheureusement dormante, faute de main d’œuvre. Les anciens mainteneurs n’ont pas pu faire le travail nécessaire pour pouvoir sortir cette version 16.04. Ceux-ci préfèrent consacrer le peu de temps qu’ils ont sur le maintien de la dernière version d’Edubuntu en date : la 14.04.

Un appel a été lancé pour trouver de nouveaux mainteneurs plus disponibles, faute de quoi Edubuntu finira par disparaître. Une lueur d’espoir cependant : au moins une personne s’est annoncée publiquement disponible pour reprendre les rênes de la distribution.

Ubuntu Touch (téléphones, tablettes, mais pas que)

Ubuntu Touch est une distribution dérivée à part entière. Il s’agit d’une quasi rolling-release dont chaque nouvelle version est déployée, en moyenne, toutes les six semaines. À terme, c’est cette version qui devrait prendre la place de l’Ubuntu officielle.

Trois versions ont été déployées au cours des six derniers mois. On pourra noter les nouveautés suivantes :

  • De nouvelles applications sont installées par défaut :
    • un client mail (Dekko) ;
    • un calendrier/agenda ;
    • un navigateur GPS complet basé sur OpenStreetMap (uNav, développé par un membre de la communauté) ;
  • le tutoriel apparaissant au premier lancement a été entièrement refondu ;
  • toute la pile Bluetooth (jusqu’au noyau) a été mise à jour vers Bluez5 afin de permettre l’ajout de nouvelles fonctionnalités liées à ce protocole ;
  • support des sonneries/alarmes personnalisées ;
  • une notification sonore est maintenant jouée lorsque la batterie est faible ;
  • support d’OpenVPN (PPTP devrait suivre prochainement) ;
  • mise à jour de la palette de couleur : les applications peuvent maintenant choisir entre un thème clair et un thème sombre ;
  • support du clavier japonais ;
  • amélioration du support du Pinyin ;
  • ajout et optimisation de composants dans la palette des éléments d’interface utilisateur ;
  • la synchronisation des contacts se fait maintenant via Buteo, originellement développé par Jolla : celui-ci est modulaire et devrait permettre de rajouter de nouveaux protocoles relativement facilement, on pense à CardDAV par exemple ;
  • nouveau design pour l’application météo ;
  • l’actualisation du contenu des scopes se fait maintenant de façon bien plus fluide ;
  • un nouveau scope pour Twitter ainsi que pour la recherche de livres ;
  • diverses améliorations concernant le positionnement (GPS) ;
  • il est maintenant possible de lire des playlist en arrière plan ;
  • la lecture de média (pause, playlist…) peut être contrôlée depuis l’indicateur son ;
  • possibilité de jouer du son depuis un scope ;
  • le navigateur web a beaucoup évolué :
    • support de la caméra et du microphone : il ne manque apparemment qu’un peu d’interface (sélection de la caméra…) pour que les applications basées sur WebRTC soient entièrement fonctionnelles ;
    • ajout d’une vue globale des favoris ;
    • amélioration de la convergence (contrôle au clavier et à la souris…) ;
    • tous les types de fichiers peuvent maintenant être téléchargés ;
    • possibilité de sélectionner/copier/coller au sein des pages web ;
  • les applications peuvent maintenant directement proposer des achats (achats in-app) ;
  • de nombreux bugs ont également été corrigés.
Un nouveau téléphone et une nouvelle tablette

Au cours des six derniers mois, deux nouveaux appareils ont été dévoilés.

Meizu PRO 5 Ubuntu Edition

Le Meizu MX4 Ubuntu Edition ayant apparemment été victime de son succès (il n’est plus disponible à la vente), Meizu propose désormais en précommande son téléphone « PRO 5 Ubuntu Edition ». Il s’agit, ni plus ni moins, de l’Ubuntu Phone le plus puissant/haut de gamme à ce jour.
Certains journalistes l’ayant eu en main regrettent cependant une fluidité qui ne serait pas à la hauteur des spécifications de la bête. C’est probablement pour cette raison que le téléphone n’est pas encore officiellement mis en vente, le temps que les ingénieurs de Canonical et de Meizu corrigent les problèmes en question.

Ce téléphone pourra utiliser la technologie Miracast pour déporter son affichage sur d’autres écrans.

BQ Aquaris M10 Ubuntu Edition

Il s’agit non seulement de la première tablette utilisant Ubuntu, mais également du premier appareil proposant la fameuse convergence sur laquelle les développeurs d’Ubuntu travaillent d’arrache pied depuis de nombreux mois.

En arrière plan vous pouvez voir le mode « tablette » classique, qui permet d’afficher deux applications simultanément : une que l’on peut placer sur le côté en la faisant glisser avec trois doigts et l’autre qui prend le reste de l’espace disponible.

Certaines applications adaptent automatiquement leur ergonomie lorsqu’elles fonctionnent sur un grand écran comme celui d’une tablette. Par exemple, sur un téléphone, le client mail Dekko affiche la liste des emails et leur contenu dans des écrans dédiés. Sur un grand écran, Dekko affiche les deux côte à côte.

Les choses deviennent cependant encore plus intéressantes lorsque l’on connecte un clavier et une souris à la tablette, que ce soit via Bluetooth ou via un câble adéquat. La tablette passe alors automatiquement en mode « bureau », ce qui transforme l’interface pour la faire ressembler au bureau Unity que nous connaissons tous, avec des fenêtres et les contrôles associés.

Il est de plus possible de connecter la tablette à un écran externe, ce qui transforme ainsi l’ensemble en un véritable ordinateur de bureau.

Pour couronner le tout, cette tablette vient préinstallée avec des logiciels usuels comme Firefox, LibreOffice et GIMP, qui sont disponibles en mode bureau. Ceux-ci tournent dans des conteneurs dédiés (Libertine) avec l’aide de Xmir.

La tablette BQ Aquaris M10 Ubuntu Edition est d’ores et déjà disponible et existe en deux modèles différents. Compte tenu de la jeunesse des fonctionnalités mises en œuvre, il s’agit toujours d’un appareil non destiné au grand public (il n’est d’ailleurs vendu qu’en ligne). Cependant, de nombreuses améliorations et corrections de bugs sont attendus dans les prochaines semaines, au rythme des mises à jour OTA.

Et la suite ?

Ubuntu 16.10 aura pour nom de code « Yakkety Yak ». Rien d’officiel n’a été annoncé pour le moment, mais cette version (voir la suivante) devrait enfin voir l’arrivée de Unity 8/Mir par défaut. On notera que le pilote propriétaire Nvidia est depuis peu compatible avec Mir, ce qui signifie qu’un des derniers obstacles majeur avant le replacement de Unity 7/Xorg a été surmonté.

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L'ERP OpenConcerto passe en version 1.4

Lundi 25 Avril

La version 1.4.1 du logiciel OpenConcerto vient de sortir. OpenConcerto est un logiciel complet de gestion d’entreprise incluant : gestion commerciale, comptabilité (dont l'analytique) et paye. Il dispose aussi d’une interface de caisse pour les points de vente et un système de préparation de commandes (picking).

OpenConcerto est disponible pour Linux, Mac OS X et Windows. Une version Cloud est proposée pour une solution clef en main.

Le logiciel, sous licence GPL, est téléchargeable dès maintenant en version 1.4.1 sur toutes les plates‐formes prises en charge en versions monoposte et multiposte. La version 1.4.1 est l'occasion d'inaugurer la gestion des nomenclatures, le système de préparation de commandes et la gestion de planning.

À la différence des solutions habituelles du secteur que l’on peut trouver dans les logiciels libres, OpenConcerto n’est pas une application Web, mais une application riche. Avec l’ajout de modules spécifiques, OpenConcerto constitue un PGI (ERP) véloce et adaptable. Il est actuellement utilisé en production dans des sociétés avec plus de 150 utilisateurs simultanés.

Cette application écrite en Java repose sur des bases de données libres, dont PostgreSQL et H2.

OpenConcerto est un progiciel de gestion intégré (PGI, ERP en anglais pour Enterprise Resource Planning) proche en architecture de Microsoft Dynamics Nav. Au niveau des fonctionnalités, vous trouverez les grands classiques des produits « en boîte », mais également les éléments d’un PGI complet, comme la gestion multi‐sociétés, multi‐postes, multi‐utilisateurs ou encore la traçabilité.

Devis, factures, avoirs, commandes, règlements et bons de livraison, tout y est. Le logiciel permet de gérer facilement clients, fournisseurs, achats, ventes, articles et stocks. La gestion commerciale est directement liée à la comptabilité (norme française) ce qui évite les doubles saisies.

L’accent est porté pour l’instant sur le retour utilisateur, afin de pouvoir fournir une base la plus complète possible. Le logiciel s’adresse à un public large :

  • l’auto‐entrepreneur, qui y trouvera de quoi réaliser devis, factures, paye et comptabilité ;
  • la petite entreprise, qui y verra une solution multiposte complète ;
  • la moyenne entreprise qui, économisant un coût de licence, pourra investir dans la création de modules spécifiques à son activité.

En plus de la résolution attendue des bogues de la version 1.3, et d'un grand nombre d'améliorations de l'interface, OpenConcerto 1.4 apporte principalement :

  • un paquet .deb pour linux, un nouveau « lanceur » pour OS X ;
  • la personnalisation de colonnes dans les listes ;
  • la traduction en polonais ;
  • la comptabilté analytique manuelle ;
  • une nouvelle fiche article avec la gestion des nomenclatures ;
  • les tarifs par quantité ;
  • de nouveaux modules : planning, OCR et prépration de commandes.

Il est à noter que, pour une utilisation professionnelle, sont proposés : formation, manuel et contrat de maintenance.

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Douzième rencontre parisienne C++ mercredi 27 avril 2016

Dimanche 24 Avril

L'association C++FRUG organise la douzième rencontre parisienne C++ Francophone avec pour nom de code : decltype(new event).

Horaires Programme 19:00 Accueil 19:30 Présentations éclairs (Lightning talks) 20:00 Pause dinatoire, pizzas et bières offertes par Mobiskill Partner 20:30 Révolution des <algorithme> en C++17 21:15 Informations générales et fin de la rencontre Sommaire

Joël, le joyeux organisateur

Joël Falcou organise depuis 2013 les rencontres parisiennes du Groupe des Utilisateurs C++ Francophone (abrégé en anglais C++ FRUG en clin d'œil à nous les Frogs).

Dans la vie, Joël est maître de conférences LRI et Polytech Paris-Sud. Joël assure bénévolement la maintenance de projets libres comme des parties de Boost. Joël est également membre bénévole du comité de standardisation ISO C++.

Présentations éclairs (Lightning talks)

Loïc Joly présente deux outils autour du C++,

const char* ma_chaine_de_caracteres = R"nesaffichepas( Salut les "passionnés" du C++ )nesaffichepas";
  • Un visualiseur interactif d'arbre syntaxique basé sur Clang

Joël Falcou présente quelques bonnes pratiques en C++ moderne

  • Trucs et astuces
  • Détourner les variadiques à son profit
Révolution des <algorithme> en C++17

Thomas Petit présente les avancées du comité de normalisation C++17 (SG9) a propos des <algorithm>Ranges TS : view::transform<algorithm>.

Les <algorithm> de la STL sont mal aimés : difficilement composables, encombrés d'une syntaxe pénible, ils n'ont jamais réussi à convaincre et vivotent dans l'ombre des conteneurs. Mais récemment le comité de normalisation C++ (SG9) sous l'impulsion d'Eric Niebler a annoncé une série de TS (Technical Specification) qui devrait les remettre sur le devant de la scène.

Le premier TS, pas encore publié, mais dont le brouillon (draft) est très avancé, va revisiter les algorithmes existant pour en simplifier massivement l'utilisation. En introduisant de nouvelles surcharges acceptant les ranges (https://github.com/ericniebler/range-v3/).

Les infâmes begin()/end() que vomissent les codes utilisant fortement les <algorithm> ne seront bientôt plus qu'un lointain souvenir. L'arrivé des Concepts, ainsi que de nouvelles fonctionnalités comme les Callables et les Projections, vont eux aussi participer à la cure de simplification qui attend <algorithm>.

Le deuxième TS, en préparation, s'annonce encore plus révolutionnaire. En introduisant les View, la STL devrait se doter d'une nouvelle classe d'algorithme paresseux (lazy), non-mutable et composable permettant une écriture fonctionnelle merveilleusement concise et malléable.

Historique des rencontres C++ francophones

Profitons de cette dépêche pour faire un point sur les rencontres C++ francophones.

Traditionnellement les développeurs C++ n'étaient pas très motivés pour se réunir en association comme pour d'autres langages de programmation comme Perl, Python, Ada, PHP.

Mais en 2011, les développeurs C++ se sont pris une claque. Du moins, ceux qui ont compris la portée des révolutions apportés dans le nouveau standard C++11 qui tranche avec l’encéphalogramme plat auquel nous étions habitués depuis les années 90 !

C'est ainsi que de partout dans le monde les passionnés du C++ se sont mis à avoir de plus en plus envie de se rencontrer pour partager leur enthousiasme et parfois leurs incompréhensions…

La communauté C++ francophone n'a pas échappé à ce phénomène et de nombreuses rencontres C++ se produisent depuis :

Date Lieu Sujet 2013-06-05 Paris Qt on mobile 2014-03-11 Lyon C++ et Web: la croisée des chemins 2014-03-13 Lyon Le C++ évolue, et vous ? 2014-04-22 Lyon Rencontre C++ 2014-05-23 Paris C++ FRUG #3 - En faire ++ avec C++ 2014-10-02 Paris C++ FRUG #4 - C++ & Python 2014-10-21 Montpellier Rencontre C++ 2014-11-25 Montpellier Meetup C++ novembre 2014-12-16 Montpellier Rencontre C++ décembre 2014-12-18 Paris C++ FRUG #5 - L'asynchronisme en deux talks 2015-03-05 Paris C++ FRUG #6 - La métaprogrammation, non non ca sert en vrai 2015-03-17 Montpellier Rencontre C++ mars 2015-04-28 Paris C++ FRUG #7 - Nuts & Bolt 2015-06-18 Paris C++ FRUG #8 - Nuts & Bolts II - Le retour 2015-11-24 Montpellier Rencontre C++ 2015-12-10 Paris C++ FRUG #9 - Not Dead Yet ! 2016-01-21 Paris C++ FRUG #10 - import <new_blood> 2016-03-18 Marseille Première rencontre: lancement du groupe 2016-03-31 Paris C++ FRUG #11 - std::move(meetup) 2016-04-19 Montpellier Rencontre C++ 2016-04-27 Paris C++ FRUG #12 - decltype(new event)

Les rencontres C++ parisiennes sont classées au sixième rang au niveau mondial dans la catégorie "C++ Programming" sur le site meetup.com (avec 489 c++ dev lors de la rédaction de cette dépêche).

Anciennes présentations disponibles en ligne

Avec un peu de web-spéléo-archéologie, on trouve des traces d'anciennes présentations.

Merci de proposer d'autres liens dans les commentaires ;-)

Genèse de l'association C++FRUG

Ce besoin de partager les nouveautés du C++ a pour conséquence la création d'associations C++ dans plusieurs pays. Et c'est aussi le cas de la communauté francophone dont les plus motivés ont proposé une association C++FRUG.

L'association se veut trans-mondiale et aider toute rencontre C++ dans la francophonie. Un objectif important est de réduire notre dépendance au bon vouloir des sites non-libres. Un autre objectif est de conserver en accès libre les supports de présentations et les captations audiovisuelles.

Par contre, le site web C++FRUG est encore en cours de rédaction et avance selon les disponibilités des plus motivés… (faut dire que les dévs C++ ne sont pas forcément des flèches en développement web).

Inscription sur meetup.com

L'inscription sur le site meetup.com n'est pas obligatoire, mais cela permet de :

  • Commander suffisamment de pizza et de bières sans trop en commander 
  • Choisir/préparer la salle et installer le nombre de chaises nécessaires 
  • Suivre dans le temps les statistiques du nombre d'inscrits 
  • Les inscrits peuvent donner leur impression et indiquer ce qui peut être amélioré 
  • Retrouver une personne rencontrée pour, par exemple, continuer une discussion…

Ceux qui n'ont pas une adresse de courriel anonyme ou qui ne veulent pas dévoiler leur identité au site meetup.com peuvent venir sans s'y inscrire. Nous espérons que cela représente une petite minorité afin de ne pas avoir de surprise dans l'organisation de l'événement ;-)

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Agenda du Libre pour la semaine 17 de l'année 2016

Dimanche 24 Avril

36 événements cette semaine. De plus, une carte des GULL a été mise en place: en France, en Belgique et en Suisse. N'hésitez pas à rajouter votre organisation!

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 17 de l'année 2016 [Kunheim] Formation Linux - Le lundi 25 avril 2016 de 18h00 à 22h00.

Tous les lundis à partir de 18h00 jusqu'à 22h00 venez découvrir ou vous former sur Linux et les logiciels libres.
Ces séances de formation ont lieu à la salle "Kegreiss" au 56 rue principale - Kuhneim - face à la mairie - cette salle est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Nous vous attendons nombreux. Le Team Linux

[Nevers] Conférence RMS - Le lundi 25 avril 2016 de 18h00 à 20h00.

L’association Nevers Libre est fière de vous annoncer qu’elle organise, le lundi 25 avril 2016, de 18h à 20h, à l’Agglomération de Nevers, une conférence exceptionnelle, donnée par le Dr. Richard M. Stallman, fondateur du projet GNU et mieux connu sous le pseudonyme de rms.
Voici un petit résumé, pour vous mettre l’eau à la bouche :
Le droit d’auteur s’est développé à l’époque de l’impression.  Il a été conçu pour le système de reproduction centralisé imposé par cette dernière.  Mais le droit d’auteur n’est pas bien adapté aux réseaux informatiques, et seules des punitions draconiennes peuvent le faire respecter.  Les multinationales qui tirent avantage du droit d’auteur font du lobbying pour imposer de telles punitions et accroître leur pouvoir, tout en restreignant l’accès du public au technologie. Mais si nous souhaitons vraiment servir le seul but légitime du droit d’auteur au bénéfice du public, alors nous devons le modifier dans l’autre direction.

[Paris] Atelier Gimp - Le lundi 25 avril 2016 de 19h00 à 21h00.

Dans la série des ateliers Do it yourself, l’association Silex Labs vous propose un nouveau cycle d'ateliers pour découvrir les clés de la PAO & du Design Open source et vous initier aux principaux outils de communication visuelle libres : Scribus, Inkscape et Gimp. Ces trois logiciels sont des logiciels libres et gratuits (licence GNU GPL) et sont multiplate-forme (ils fonctionnent sous GNU/Linux, Windows, Mac OS X).
Suite aux 2 premiers ateliers qui nous ont permis de faire un tour des 3 logiciels et de s’initier à Inkscape nous allons maintenant passer à Gimp.
À propos de Gimp

[Rennes] Rencontre mensuelle des contributeurs OpenStreetMap 35 - Le lundi 25 avril 2016 de 20h30 à 23h00.

La cartographie collaborative vous intéresse, vous contribuez un peu, beaucoup à OpenStreetMap :
cette rencontre est ouverte à tous, débutants, expérimentés, curieux…
La salle dispose d'un vidéo projecteur et d'une connexion Internet.Venez avec votre ordinateur portable dans la mesure du possible.

[Brignoles] Réunion mensuelle de Gullivar - Le mardi 26 avril 2016 de 18h30 à 21h30.

Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le 26 avril 2016, de 18h30 à 21h30, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30.
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accès Haut débit par Ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l’installation de distributions GNU/Linux.

[Lay] Mardi du Numérique - Le mardi 26 avril 2016 de 18h30 à 20h00.

Chaque dernier mardi du mois, Chantier Libre, FabLab du Roannais organise au Lay t'motiv le Mardi du Numérique, un atelier ou une animation en lien avec le libre qu'il soit logiciel ou matériel.
Vous connaissiez LibreOffice Impress ou PowerPoint. Ce mois-ci nous découvrons Sozi, un logiciel de présentation animée.
Au lieu d’être une simple succession de diapositives, la présentation devient là un parcours au cœur d’une image, d’un organigramme, d’une infographie,…

[Toulouse] QJELT, le repas du Libre Toulousain - Le mardi 26 avril 2016 de 20h00 à 23h00.

Le groupe d'utilisateurs de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec Tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisants de se retrouver l'un des mardis ou jeudis de chaque mois pour échanger autour des logiciels Libres, des réseaux libres, discuter de nos projets respectifs et lancer des initiatives locales autour du Libre. Ce repas est ouvert à tous, amateurs de l'esprit du Libre, débutants ou techniciens chevronnés.
Ce Qjelt aura lieu le mardi 26 avril 2016 à 20 heures, au restaurant Bois et Charbon situé au 64 rue de la Colombette à Toulouse. C'est à proximité de la place Saint Aubin accessible par le métro à la station Jean Jaurès (ligne A et B). Entrée/plat/dessert + 1/4 de vin à 19€50.
Pour des raisons de logistique, une inscription préalable avant la veille est nécessaire sur cette page.

[Clermont-Ferrand] Portage de Linux sur une plateforme ARM - Le mercredi 27 avril 2016 de 14h00 à 18h00.

Ce séminaire d’une demi-journée sera animé par un ingénieur Linux embarqué qui présentera le processus et les concepts importants pour comprendre et réaliser ce travail d’adaptation du noyau Linux à une plateforme ARM spécifique.
L’écosystème ARM offre un large choix de processeurs et de plateformes répondant à un grand nombre de besoins d’applications embarquées, et le système Linux est fréquemment utilisé pour de telles applications. Cependant, la mise en œuvre de Linux sur une plateforme ARM spécifique nécessite des adaptations au niveau du bootloader ainsi qu’au niveau du noyau Linux lui-même: Device Tree, pilotes de périphériques, etc.
Programme:

[Joué-lès-Tours] Mobiliser grâce au numérique - Le mercredi 27 avril 2016 de 18h00 à 21h00.

Le numérique permet aux associations et aux projets reposant sur l’action collective de mobiliser plus largement des bénévoles. Cependant, les outils numériques restent aujourd’hui sous-exploités par les associations.
Cette rencontre-débat permettra donc d’échanger sur différentes façons dont le numérique peut permettre de mobiliser les citoyens autour d’un projet commun. Réseaux sociaux, pétitions en ligne, crowdfunding, tous ces usages d’Internet contribuent à transformer les usages des associations et méritent qu’on réfléchisse à la manière de les intégrer dans nos pratiques.

[Perpignan] Atelier: mise en place d'un serveur mailman - Le mercredi 27 avril 2016 de 18h00 à 22h00.

Atelier organisé le 27 avril à partir de 18h00 au local de l'association.
Il sera dédié à la création d'un serveur mailman pour la communication interne de l'association.
Nous aborderons les différentes étapes pour la mise en place de mailman en auto-hébergement sur nos serveurs.

[Grenoble] TupperVim - Le mercredi 27 avril 2016 de 19h00 à 22h00.

La Guilde des Utilisateurs d'Informatique Libre du Dauphiné organise un atelier TupperVim.
Le format est à mi chemin entre un atelier pratique et un apéro informel, pour échanger des trucs et astuces sur le célèbre éditeur de texte.
N'hésitez pas à venir, débutants ou confirmés, pour apprendre des choses, discuter avec d'autres vimistes, et prendre l'apéro.

[Lyon] Rencontre Python - Odoo, OCA - Le mercredi 27 avril 2016 de 19h00 à 21h00.

Une rencontre Python est un rassemblement convivial autour du langage de programmation Python.
Sylvain Le Gal nous parlera d'Odoo, de l'OCA et de leur écosystème. Odoo est un logiciel de gestion codé en Python par une entreprise du même nom. L'OCA, ou Odoo Community Association est une association d'utilisateurs et intégrateurs autour d'Odoo.
Comme d'habitude, amenez ce que vous voulez partager à boire ou à manger.

[Paris] Rencontre C++ Francophone - Le mercredi 27 avril 2016 de 19h00 à 21h30.

L'association C++FRUG organise la douzième rencontre parisienne C++ Francophone avec pour nom de code : decltype(new event).
Mercredi 27 avril 2016 de 19:00 à 21:30 ;
43 Rue Beaubourg, Paris, locaux de Mobiskill Partner ;

[Orléans] Science ouverte: OpenFoodFacts - Le mercredi 27 avril 2016 de 20h30 à 22h30.

La prochaine conférence de Cenabumix aura lieue mercredi 27 avril 2016
sur le thème :
Science ouverte : nos aliments, avec OpenFoodFacts

[Lille] RéZolutions Numériques - Le jeudi 28 avril 2016 de 09h00 à 17h00.

Les RéZolutions Numériques c'est un cycle de rencontres territoriales pour accompagner les assos dans leur transition numérique.
Au programme de ces journées gratuites:
Table-ronde sur les enjeux de la transition numérique pour les associations (communecter.org / chtinux / les petits débrouillards etc…)

[Mauguio] Infolibres - Le jeudi 28 avril 2016 de 17h00 à 19h00.

Rendez-vous salle de formation informatique de la médiathèque.
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à apprivoiser votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes.

[Dijon] Conférence : Web, framework or not framework ? - Le jeudi 28 avril 2016 de 17h30 à 20h00.

La société de services informatiques libres Cadoles et Bourgogne Numérique s’associent à nouveau à Atol C&D pour vous présenter une nouvelle conférence autour des logiciels libres le jeudi 28 avril 2016 à 17h30 à la CCI Bourgogne, Place des Nations Unies à Dijon.
Après la virtualisation et les méthodes agiles, place au web avec une question qui agite le monde des développeurs, « framework or not framework ? ».
Après avoir présenté 3 aspects du problème et 3 réponses potentielles, le public sera invité à débattre sur la question.

[Paris] Apéro contribution au libre - Le jeudi 28 avril 2016 de 19h00 à 21h00.

On vous propose de continuer les apéropen source en mode contributhon avec Parinux, parce que boire des verres c’est sympa mais c’est encore plus sympa de le faire en contribuant à des projets libres et utiles.
Nous vous proposerons bien sûr de contribuer à Silex et de soutenir notre campagne de Crowd Funding qui battra alors son plein mais aussi de contribuer à d’autres projets portés par Parinux et ses aficionados du libre.
Si vous pensez que la contribution n’est pas pour vous, faites nous confiance vous vous trompez ! La contribution c’est pour tout le monde, chacun à son niveau, parfois poser des questions sur un projet c’est le début de la contribution alors n’hésitez pas à venir nous aider et trinquer à l’avenir du libre.

[Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 28 avril 2016 de 19h30 à 23h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[Tours] L'auto-hébergement et pourquoi pas chez-vous ? - Le jeudi 28 avril 2016 de 20h00 à 22h00.

Touraine Data Network dans le cadre de son objet "la défense et la promotion du réseau des réseaux Internet" vous propose un atelier sur l'auto-hébergement.
Venez découvrir les principes de l'auto-hébergement de ses propres services numériques: Pourquoi et comment ? L'essayer et pourquoi pas l'adopter !
Des ateliers complémentaires peuvent être organisés sur d'autres créneaux (essentiellement pour la mise en pratique l'atelier du jeudi soir étant la pour la découverte).

[Paris] Atelier : Maker girls - Le vendredi 29 avril 2016 de 14h00 à 18h00.

Dans le cadre du cycle " Femmes dans les sciences et les techniques" organisé du 26 avril au 5 mai 2016,le Carrefour numérique² en partenariat avec Paris Maker Girls propose aux débutantes ou non, de participer à un atelier où vous pourrez notamment découvrir et utiliser Arduino mais également d'autres technologies « open source ».
Le vendredi 29 avril de 14h à 18h. Dès 14 ans. Inscription par mail carrefour-numerique CHEZ universcience POINT fr

[Chambéry] Install Party - Du vendredi 29 avril 2016 à 15h00 au samedi 30 avril 2016 à 18h00.

Le vendredi 29 avril après-midi
15h-18h : ordinateurs en libre service
Les bibliothécaires vous invitent à essayer un tout nouvel environnement pour votre pc, sobre, respectueux de votre vie privée et réputé sans virus.

[Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 29 avril 2016 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00 (ou au delà sous réserve d’accord préalable), au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[Mérignac] Permanence UNBEE - Le vendredi 29 avril 2016 de 19h00 à 21h00.

Unbee est une association qui relie entre eux les utilisateurs du monde LIBRE sur Mérignac.
Tous les 3ème vendredis de chaque mois (hors vacances), les utilisateurs se réunissent pour partager leur passion autour d'une "auberge espagnole"…
C'est aussi un moment d'échange et de discussion pratique et technique sur UBUNTU ou autres logiciels LIBRES.

[Paris] CODE, debugging the gender gap - Le vendredi 29 avril 2016 de 20h00 à 23h00.

Dans le cadre du cycle "Femmes dans les sciences et les techniques" organisé du 26 avril au 5 mai 2016,
le Carrefour numérique² projettera le documentaire CODE, debugging the gender gap (en version originale anglaise, sous-titrée français). Après le film, découvrez les nombreux langages de programmation en discutant avec des programmeuses. Rencontrez les organisatrices de sessions d'initiation.
Salle Agora du Carrefour numérique², niveau -1 de la Cité des sciencesPlaces limitées.Sur inscription par mail carrefour-numerique CHEZ universcience POINT fr

[Cognac] Initiation au montage vidéo avec KDENive - Le samedi 30 avril 2016 de 09h00 à 17h00.

Initiation au montage vidéo avec KDENive
Niveau débutant
Sur inscription à l'adresse contact@logicielslibrescognac.org

[Beauvais] Participation à la journée internationale Linux Presentation Day - Le samedi 30 avril 2016 de 09h00 à 12h00.

La Linux Presentation Day (ou LPD) est un événement à l'échelle européenne qui a pour but de promouvoir Linux et les logiciels libres auprès du grand public.
Cette journée a été initiée par le groupe d’utilisateurs de Linux berlinois (BeLUG).
Les pays participants : Danemark,  Germany, Austria, Italy, Portugal, Switzerland, France.

[Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 30 avril 2016 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[Montpellier] Linux Presentation Day - Le samedi 30 avril 2016 de 13h00 à 16h00.

Linux Presentation Day est l’occasion de découvrir Linux et les logiciels libres. Un grand nombre de groupes d’utilisateurs de Linux (GUL) du monde, ainsi que des entreprises et des universités, organisent deux fois par an, le même jour, des rencontres afin de présenter Linux et le logiciel libre.
Le prochain Linux Presentation Day aura lieu le Samedi 30 avril 2016.
En France, les GUL suivants ont annoncé leur participation :

[Rouen] Journée mensuelle du Logiciel Libre [LPD] - Le samedi 30 avril 2016 de 14h00 à 18h00.

Stop Press : La Mairie de Rouen met à notre disposition une salle au rez-de-chaussée et qui sera plus pratique et accessible pour tous. On vous attend!
Le samedi 30 avril 2016, nous organisons notre Journée Mensuelle du Logiciel Libre à la Maison St Sever à Rouen (Centre Commercial St Sever, 10-12 rue Saint-Julien 76100 Rouen) de 14h00 à 18h00. Rouen, Haute-Normandie. Ce mois-ci, nous participons au Linux Presentation Day #LPD par la même occasion.
Nous distribuerons gracieusement des DVDs openSUSE 32/64 Bits à nos visiteurs dans la limite du stock disponible.

[Orléans] Install Party GNU/Linux - Le samedi 30 avril 2016 de 14h00 à 18h00.

Cenabumix organise une Install Party le samedi 30 avril 2016 de 14h à 18h.
Celle-ci aura lieue à Espace & Co, espace de travail collaboratif, qui nous prête les lieux pour l'occasion.
Si vous souhaitez installer GNU/Linux sur votre ordinateur et enfin vous libérer des systèmes d'exploitations propriétaires, cette journée est faites pour vous.

[Nantes] Linux Presentation Day - Le samedi 30 avril 2016 de 14h00 à 20h00.

A l’occasion de la permanence, déjà prévue, du 30 avril 2016, Linux Nantes s’associe à un "happening" européen : la Linux presentation Day
Cette manifestation se propose de faire découvrir Linux et les logiciels libres à un public le plus élargi possible en France et dans plusieurs pays européens.
https://www.linux-nantes.org/Comment-se-rendre-au-local.html

[Toulouse] Linux Presentation Day - Le samedi 30 avril 2016 de 14h00 à 18h00.

Linux Presentation Day est l’occasion de découvrir Linux et les logiciels libres. Un grand nombre de groupes d’utilisateurs de Linux (GUL) du monde, ainsi que des entreprises et des universités, organisent deux fois par an, le même jour, des rencontres afin de présenter Linux et le logiciel libre.
Le prochain Linux Presentation Day aura lieu le Samedi 30 avril 2016.
Linux Presentation Day (ou LPD) est un événement à grande échelle qui a pour but de promouvoir Linux et les logiciels libres auprès du grand public.

[Marseille] Install Party GNU/Linux - Le samedi 30 avril 2016 de 14h30 à 19h30.

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux, le samedi 30 avril 2016 de 14h30 à19h30, dans la salle de la Fabulerie au 4 rue de la Bibliothèque 13001 Marseille (prés du Conservatoire).
Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.
Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le Manchot, les mascottes de GNU/ Linux.

[Brignoles] Dimanche du Libre - Le dimanche 1 mai 2016 de 10h00 à 19h30.

Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent au dimanche du Libre de Brignoles, le dimanche 1er mai 2016, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles.
Programme de la journée du 1er mai 2016.
10h, ouverture de la salle (matinée libre, configuration des pc, install-party, etc..).

[Strasbourg] Windows 10 : Comment limiter les risques pour ma vie privée ? - Le dimanche 1 mai 2016 de 14h00 à 18h00.

Que fait vraiment Windows 10 dans notre dos ?
Windows 10 représente-t-il un risque pour mes données ?
Que faire pour limiter la surveillance sous Windows 10 ?

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Sortie de GCC 6, faster than any other

Samedi 23 Avril

La sortie de la nouvelle version majeure du compilateur GCC du projet GNU va être annoncée. Écrit à l’origine par Richard Stallman, le logiciel GCC (GNU Compiler Collection) est le compilateur de référence du monde du logiciel libre. Il accepte des codes source écrits en C, C++, Objective-C, Fortran, Java, Go et Ada et fonctionne sur une multitude d’architectures.

La suite de la dépêche vous propose en avance de phase une revue de certaines parties des améliorations et nouvelles fonctionnalités. Alors que GCC devenait un peu plus lent à chaque publication d'une nouvelle version, cette mouture marque un tournant en étant plus rapide que les deux versions précédentes, mais aussi plus rapide que d'autres compilateurs dans la plupart des situations. Elle génére aussi des binaires plus petits.

Sommaire Introduction

De nouvelles optimisations, un raffinement de celles existantes, ainsi que de nouvelles fonctionnalités pour les langages et architectures prises en charge, sont à l'ordre du jour. L'amélioration de l'usage par les développeurs continue par l'amélioration des alertes et des outils à sa disposition.

GCC suit donc désormais un système de numérotation de version majeure en .1 puis .x. Cette 6.1 est la première version stable, tout comme 5.1 le fût.

Nouvelles fonctionnalités à la compilation

En particulier, l'optimisation à l'édition des liens a été améliorée (tant pour les performances du code généré que les performances du compilateur), et on voit pour la première fois arriver la possibilité de décharger le processeur de certains calculs sur la puce graphique avec les puces d'AMD et la bibliothèque OpenMP !

Nouvelles optimisations
  • L'analyse d'aliasing de types gère maintenant mieux les accès à des pointeurs différents. Cela résulte en une amélioration des informations de type de l'ordre de 20 à 30% pour certains programmes C++ de très haut niveau (donc avec des types complexes). Cette meilleure prédiction de type lors du déréférencement de pointeurs permet d'activer plusieurs optimisations.

    • Ces optimisations cassent bien sûr le code si les déréférencements se faisaient avec des constructions de typage ambigu (comme une union en C ou en utilisant reinterpret_cast en C++). Ce genre de programme pourrait maintenant avoir besoin de l'option -fno-strict-aliasing pour être compilés correctement. Les typages ambigus invalides sur des variables globales sont maintenant rapportées par le warning spécifique -Wodr-type-mismatch.
  • Cette même analyse prend maintenant en charge les attributs GNU weakref et alias, ce qui permet d'utiliser une variable et son alias dans une même unité de compilation, ce qui arrive souvent avec les optimisations à l'édition des liens.

  • La propagation de valeurs fait maintenant l'hypothèse que le pointeur this des classes C++ est non nul. Cela permet de se passer de nombreuses vérifications de non-nullité de pointeurs tout en cassant des bases de code qui se reposaient sur ce comportement indéfini du langage (comme Qt5, Chromium et Kdevelop !). Il est possible d'utiliser -fno-delete-null-pointer-checks pour maintenir la compilabilité du code, et d'identifier les portions qui posent problème avec des tests dynamiques utilisant l'option -fsanitize=undefined.

  • Nouvelles fonctionnalités d'optimisation inter-procédurales. Rappelons que le compilateur décide de l'inlining des fonctions : c'est-à-dire que le code va être dupliqué à chaque endroit où elle est appelée, gagnant ainsi un appel de fonctions (et les sauvegarde et création de contexte de pile afférents) mais perdant en taille de code (et donc mettant plus de pression sur le cache et les décodeurs). Il décide aussi de cloner les fonctions : par exemple si une fonction à deux arguments f(a, b) est appelée soit par f(1, b) soit par f(2, b), elle peut être clonée en deux fonctions différentes f1(b) et f2(b). Il faut bien sûr que le compilateur soit sûr de la valeur de a et cette information s'obtient par la propagation des constantes ou une analyse statique.

    • La passe d'inlining ou de clonage des fonctions repose sur des heuristiques de tailles et de durée d'exécution du code. Ces heuristiques sont maintenant plus précises grâce à une analyse des sauts, réalisée avant la construction du profil du programme.
    • Le clonage des fonctions élimine maintenant des paramètres des fonctions de manière plus agressive.
Améliorations des performances du code généré par les optimisations au moment de l'édition des liens (link-time optimization, LTO).
  • Les attributs warning et error sont maintenant préservés à l'édition des liens, on peut donc compiler des programmes avec à la fois l'optimisation à l'édition des liens et l'amélioration de la robustesse des sources face aux attaques de type 'buffer/stack overflow' permise par l'option -D_FORTIFY_SOURCE=2

  • La fusion de types définie par le standard Fortran 2008 a été corrigée, permettant l'interopérabilité entre des programmes C et Fortran. Plus de détails sur ce point sont disponibles dans les notes de version sur le site de GCC

  • Comme précisé plus haut, plus d'informations sur les types sont passés à l'édition des liens ce qui permet une meilleure précision sur les types lors de la LTO en cas d'aliasing.

  • La taille des fichiers d'objets LTO a été réduite : par exemple, sur Firefox 46.0 on gagne 11%.

  • La parallélisation de la phase d'optimisation à l'édition des liens (qu'on active par le flag -flto=n) a été significativement améliorée : les données étudiées en partitionnant le programme (pour découper en blocs optimisables indépendamment et donc en parallèle). Par exemple, toujours sur Firefox 46.0, ces données ont été réduites de 66% !

  • Le plugin de l'éditeur de liens (gold ou bfd) a été étendu de sorte à passer des informations sur le type de binaire généré par le back-end de GCC. Cela permet de configurer le générateur de code pour prendre en charge une édition de liens (avec optimisation, bien sûr) incrémentale ! Il suffit de passer l'option -r à gcc et d'utiliser un éditeur de liens à plugin (rappelons que le support des plugins des éditeurs de liens à plugin a été activé dans la version précédente de GCC pour réduire la quantité d'information nécessaire à la phase de LTO qui était stockée dans les bibliothèques statiques (fichiers .a qui sont en réalité une collection de fichiers .o). Il n'y a cependant pas de magie mais un nouveau compromis est possible

    • soit on édite les liens avec ld -r, qui réalise la LTO lors de l'édition des liens finale et réalise avec les informations transmises individuellement sur chaque objets une optimisation globale (donc lente à l'édition des liens) sur le programme
    • soit on édite les liens avec gcc -r, qui produit l'objet binaire avec LTO sur les informations dont il dispose, mais qui ne reviendra pas sur les optimisations déjà réalisées quand il arrivera à l'édition des liens finale. Cette dernière édition des liens sera ainsi plus rapide mais manquera peut-être des opportunités qu'une LTO globale aurait vues.

Honza Hubička, développeur LibreOffice, propose un article de comparaison de compilations entre différentes versions de GCC mais aussi avec LLVM. En utilisant les LTO sur GCC6.

Nouvelles informations sur les erreurs et alertes à la compilation

Peut-être suite à la pression mise par clang (du projet LLVM) sur les aspects "facilitation du travail du programmeur" il y a déjà plusieurs années de cela, les développeurs de GCC améliorent depuis plusieurs versions les messages d'erreur en vue d'améliorer la productivité des utilisateurs. Voir en particulier ce post détaillé de Mark Wielaard.

Quelques exemples :

  • Après l'apparition de messages d'erreur plus explicites et en couleurs dans les versions précédentes, la version 6.1 de GCC indique maintenant l'ensemble des caractères qui posent problème plutôt qu'un seul.
  • Les messages d'erreur sont agrémentés de recommandations sur la manière de résoudre le problème (par exemple une faute de frappe sur un nom de variable ou remplacer . par -> sur un pointeur).
  • Certaines fautes de frappe d'argument sur la ligne de commande gcc sont maintenant détectées et une suggestion est faite à l'utilisateur (par exemple tenter d'éditer des liens avec la bibliothèque static-fortran au lieu de static-gfortran).
  • Le développeur est maintenant prévenu lorsqu'il effectue certaines comparaisons tautologiques ou encore lorsque des chaînes de if... else... if contiennent plusieurs fois la même condition.
  • De nombreuses alertes supplémentaires sont levées. Parmi elles, les indentations trompeuses sont maintenant détectées et le compilateur lance une alerte avec le flag -Wmisleading-indentation. Le déni plausible d'Apple sur la faille goto fail; deviendra impossible à tenir à l'avenir. Sur ce nouveau warning voir le post sur le blog Red Hat.

De manière générale il est fortement recommandé de compiler tout code avec -Wall -Wextra et de traiter toutes les alertes remontées par le compilateur ! Selon le principe 'pas de fenêtre brisée' (no broken window en anglais), manquer de soin par petites touches sur un projet incite à prendre de moins en moins soin du code. Il devient vite peu fiable et très coûteux à maintenir et à faire évoluer.

Tests dynamiques de code

Dans la lignée des outils qui instrumentent le code, souvent portés depuis clang, et permettent de détecter des problèmes à l'exécution dans la famille des fsanitize= :

  • Une nouvelle option a été ajoutée parmi celles qui permettent de détecter certains problèmes lors de tests dynamiques au développement : on peut maintenant vérifier les bornes des tableaux C de type 'array' de manière plus stricte qu'auparavant en passant le flag -fsanitize=bounds-strict. Cela active la vérification déjà existante -fsanitize=bounds et instrumente le code pour les tableaux de longueur variable.
Nouvelles bibliothèques et fonctionnalités
  • Implémentation de la spécification d'OpenMP en version 4.5 pour les compilateurs C et C++.

  • Les compilateurs C/C++ permettent d'utiliser des attributs sur les énumérations (par exemple, marquer un attribut comme déprécié au sein d'une énumération).

  • Le compilateur C++ suppose que le code est en C++ 2014 par défaut (contre C++ 98 auparavant). L'activation du c++14 strict se fait avec -std=c++14. Sinon on bénéficie des extensions GNU au langage, correspondant à -std=gnu++14.

  • Le compilateur et la bibliothèque standard C++ (libstdc++) proposent les concepts et quelques extensions du futur standard C++ 2017 de manière expérimentale. En particulier, les rapports techniques (fonctionnalités expérimentales considérées pour inclusion éventuelle dans les futures évolutions du standard) File Systems ou Library Fundamentals v2.

  • Améliorations à la bibliothèque libgccjit qui permet de compiler du code à la voléee.

  • Prise en charge de la nouvelle bibliothèque standard C Musl sous Linux (architectures AArch64 / ARM / MIPS / PowerPC / i386 / x32 / x86_64). Rappelons que cette nouvelle bibliothèque se veut à la fois performante et très légère, ce qui permet de la compiler en statique dans les exécutables sans qu'ils grossissent démesurément.

Nouveautés sur les architectures gérées

Outre les habituelles dépréciations et/ou suppression d'architectures, pour lesquelles personnes ne s'est manifesté pour les maintenir, on note à côté les améliorations et nouveautés suivantes:

  • Améliorations pour les architectures ARM : on notera prise en charge du flag -march=native sous AArch64 (architectures ARM 64 bits) pour que GCC détecte tout seul le processeur sur lequel il est exécuté pour optimiser le code spécifiquement pour lui.

  • Prise en charge du langage intermédiaire HSA (pour les systèmes AMD, généralement avec un CPU et puce graphique radeon intégrée) : en utilisant une extension pour la bibliothèque OpenMP du projet GNU (libgomp), on peut transformer des constructions OpenMP simples en langage HSAIL pour l'exécuter sur les puces graphiques d'AMD dont le pilote prend ce langage en charge.

  • Prise en charge des instructions vectorielles AVX512 (donc, comme leur nom l'indique, sur 512 bits) pour les encore rares processeurs Intel Xeon de la génération Skylake.

  • Prise en charge des nouvelles instructions monitorx and mwaitx d'AMD. Elles sont similaires aux instructions monitor et mwait déjà prises en charge dans le (vieux) jeu d'instructions complémentaires SSE3, en ajoutant de nouvelles fonctionnalités (un compte à rebours) et un nouvel encodage. Ces instructions surveillent une zone mémoire et réveillent le processeur lors d'un accès ou, maintenant, quand le compte à rebours est expiré.

  • Prise en charge des futurs processeurs AMD fondés sur l'architecture Zen. Cette nouvelle architecture amd64 (x86-64) ne sera plus basée sur le type Bulldozer (avec deux cœurs d'exécution entiers avec chacun leur cache de données partageant un cache d'instruction, les unités de calcul sur les flottants et parfois les étages de décodage d'instructions) mais sera toute nouvelle (et partagera vraisemblablement des idées de conception avec les processeurs ARM 64 bits conçus par AMD). Espérons que cela permette à AMD de se relancer dans la course à des processeurs x86 64 bits performants !

  • Prise en charge initiale des processeurs POWER9 d'IBM. On en sait peu sur ces processeurs à l'heure actuelle, si ce n'est qu'ils reposeront sur la spécification OpenPOWER ISA 3.0 avec de nouvelles instructions vectorielles VSX-3 et un bus de transfert de données entre CPu et GPU NVLink conçu par NVidia. Comme d'habitude avec les processeurs POWER d'IBM, on peut s'attendre à des monstres de puissance de calcul.

  • Prise en charge du processeur z13 d'IBM ainsi que des améliorations pour systèmes IBM S/390.

En résumé, GCC-6-LTO compile mieux, plus vite et sort des binaires plus petits que toutes autres versions antérieures. Et dépasse aussi le compilateur LLVM. Pour ce dernier seule une ancienne version 3.5 compile plus vite, mais en produisant des binaires jusqu'à 20% plus gros. Toutes les autres versions de LLVM sont dépassées par cette nouvelle version majeure de GCC. Quant à la dernière version de LLVM et son usage des LTO, GCC6 lui donne une leçon à 40% plus rapide. LLVM y travaille déjà, puisque sa version en développement tend à essayer de rattraper ce retard.

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Les trois générations de messagerie instantanée

Vendredi 22 Avril

Bienvenue dans la troisième génération de messagerie instantanée ! Le « chat » ou « clavardage » a déjà vécu une belle et très longue histoire, avec des changements massifs dans l'approche. Un des tournants majeurs a été l'expression « messagerie instantanée » qui a pris le dessus et n'a pas été démentie depuis. C'est ici que nous allons commencer notre petit voyage dans le temps. Aussi parce que XMPP est apparu avec ce mouvement.

Le développement est en seconde partie de cet article, mais pour les TL;DR (trop long, pas lu), voici un petit résumé. Mais attention aux fanatiques de suspense, ce résumé contient des révélations :

  • première génération : ICQ et ses clones ;
  • seconde génération : WhatsApp et ses copies ;
  • troisième génération : Slack et ses concurrents.

Bien évidemment cette vision est très (trop) schématique et simplifiée, mais elle a l'avantage de bien illustrer le présent et sans doute la suite. Autre critique, tous les logiciels sus-nommés sont propriétaires.

Sommaire Première génération : messageries instantanées

Avant, il y avait IRC, les web chats, etc.. Puis ICQ et ses clones (Yahoo!Messenger, AIM, QQ, Gadu-Gadu, NateOn, MSN/WLM) sont apparus en désignant le chat désormais par « messagerie instantanée ». Tout se passait à travers une connection modem téléphonique quelque peu sporadique. Donc tout tournait autour de la présence et de la synchronicité des échanges. Bien évidemment, les seuls ordinateurs étaient de format bureau. L'interface utilisateur des messageries instantanées était du mode multi-fenêtré. Le chat de groupe était secondaire. Les messages en absence couvraient les périodes de déconnexion. Les transferts de fichiers étaient en mode séquentiel, et en dehors du chat : proposition de fichier d'un côté, acceptation de l'autre, avec attente et souvent dépassement de délai donc annulation du transfer. Quelques logiciels ont supporté la voix (et la vidéo). Le gros truc, c'était les gadgets kikoolol.

Seconde génération : messageries mobiles

Avec la révolution du smartphone multi-touch, on est passé en mode « toujours en ligne » (« always-on »). WhatsApp a mené la tête du peloton et ses copies ont suivi (Google Talk/Hangouts, Facebook Messenger, Telegram, Viber, Kakaotalk, LINE, WeChat, Conversations, Xabber, etc.). La présence est devenue secondaire avec la connexion permanente au grand réseau. Bien sûr, c'était seulement sur mobile, au moins au début. Les « apps » était en plein écran. Le chat de groupe était toujours secondaire, mais grandement simplifié. On a vu enfin apparaître le multi-appareil, vous permettant d'avoir toutes vos conversations sur tous vos appareils en temps-réel. Les échange de fichiers ont été intégrés à part entière comme un message texte dans le chat. Le voix et la vidéo ont un peu progressé, grâce au matériel intégré. On a vu apparaître les actions sur les messages (correction, citation, transfert), mais aussi les mentions, et aussi la folie de autocollants !

Troisième génération : messageries de groupes

Avec les messageries de groupe de chat de troisième génération, on est passé à une expérience continue, toujours avec une présence secondaire. Slack et Hipchat ont montré le chemin avec leurs concurrents (MatterMost, Otalk, Kaiwa, Let's Chat, RocketChat). Les « apps » sont disponibles à la fois sur mobile et bureau. On est passé à du mono-fenêtre et au « flat design ». Le chat de groupe est devenu l'attraction première. Les appareils sont synchronisés mais également le flux est continu grâce aux notifications par courriels. Les fichiers sont toujours en ligne dans le chat, mais on a maintenant des résumés dans des barres latérales. Le gros truc, c'est la recherche plein texte (« full text ») des messages et de fichiers. Mais aussi les « intégrations » et les « ChatBots ».

Génération 2.5 ?

Il y a peut-être de la place une génération « deux et demi » avec les messageries éphémères, sécurisées et pair à pair.

Et après ?

On est en train de voir des échanges de fonctionnalités entre générations. On verra comment ça va évoluer…

Et XMPP dans tout ça ?

XMPP est présent dans toutes les générations ou presque. En fait, ce protocole et son écosystème de clients, serveurs et bibliothèques ont besoin d'un grand rafraîchissement.

En effet, voici un petit panorama des fonctionnalités qui sont bloquées depuis longtemps et n'évoluent guère :

  • La plupart des clients actuels sont de première génération, avec du multi-fenêtre et un aspect ancien (skeuomorphisme), alors qu'il est grand temps de passer au mono-fenêtre sur le bureau et au « flat design » sur le bureau et mobile ;
  • Il est possible de faire du multi-appareil, grâce aux copies carbone (XEP-0280: Message Carbons) et à la gestion d'archive de messages (XEP-0313: Message Archive Management), mais ce multi-appareil est loin d'être déployé dans les serveurs et clients ;
  • Il n'existe pas de recherche plein texte à ce jour ;
  • Les fichiers sont toujours échangés en mode proposition+acceptation en dehors du chat, alors qu'ils devraient être en envoi direct en ligne dans le chat comme tout autre message : l'extension pour l'envoi de fichier par HTTP (XEP-0363: HTTP File Upload) est un bon début, mais ce n'est qu'un début, il ne gère par exemple pas les prévisualisations ;
  • Les ChatBots, XMPP sait très bien les faire et ce depuis longtemps, devant la déferlante il est sans doute urgent de réveiller tout ce savoir-faire ;
  • Dans les chats de groupes (ou « group chat »), si le client passe sous un tunnel ou tout autre scénario de déconnexion sur une période de temps de quelques secondes à quelques minutes voire quelques heures, on a une déconnexion de la session XMPP, mais aussi et surtout une déconnexion du MUC (« Multi-User Chat »), et les effets directs c'est qu'on loupe tous les messages qui sont échangés entre temps, le log n'y changeant pas grand chose : cela sera probablement corrigé par MIX (XEP-0369: Mediated Information eXchange (MIX)), mais on n'en est qu'au début, ça met du temps à décoller, et cela a l'air complexe et lourd ;
  • La voix et la vidéo fonctionnent à peu près à deux, mais c'est loin d'être le cas en groupe ;
  • Quoiqu'on en dise et qu'on aime ou pas, on n'a toujours pas d'autocollants.

Cette liste est loin d'être exhaustive, et on peut la contester ou pas, mais c'est ce que le marché de masse attend d'un client mature de seconde génération ou de troisième génération. Aussi, il est urgent de faire ce nettoyage ou cette mise à jour des clients de première génération qui se sont arrêtés dans le temps.

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En direct avec Richard M Stallman le 22 avril 2016 sur radio Libre@toi

Vendredi 22 Avril

Richard Stallman (RMS) sera l'invité de la radio Libre@toi le vendredi 22 avril 2016 à partir de 14h00, en direct et en streaming par Internet

Durant l'émission, les thèmes abordés concerneront :

  • la philosophie du logiciel libre
  • la liberté
  • la vie privée

Ce sera l'occasion pour vous, d'intervenir à travers le chat de l'émission pour poser toutes vos questions.

Par ailleurs, la radio est développée sur une plateforme libre à partir de logiciels libres

Un flux au format OggVorbis est disponible à cette adresse pour écouter la radio.

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À la découverte d'un nouveau langage, Elm

Jeudi 21 Avril

Découvrons un nouveau langage : Elm. Celui-ci vise à rendre accessible la programmation fonctionnelle pour les développeurs Web. JavaScript a ses qualités et ses défauts ; il est parfois intéressant d'aller voir ailleurs pour mieux les comprendre. Même si vous ne comptez pas utiliser Elm plus tard, cela reste intéressant car il vous permettra de découvrir de nouvelles façons de faire et vous permettra de devenir un meilleur développeur. D'ailleurs, on peut noter que de nombreuses bibliothèques JavaScript, comme Redux, annoncent clairement s'être inspirées d'Elm.

Elm a été créé dans le but d'apporter fiabilité et maintenance simplifiée aux applications JavaScript dans les navigateurs. Son créateur, Evan Czaplicki s'est donc naturellement inspiré des langages fonctionnels, qui sont conçus justement pour avoir ces caractéristiques. En utilisant la bibliothèque JavaScript virtual-dom, il s'est également assuré que les performances soient au niveau des principaux frameworks.

Why Elm is awesome! - Garrett Rivera

Personnellement, je code sous vim avec le plugin Elm-vim et j'utilise Elm-format pour que mon code soit formaté d'une manière gracieuse. Mais pour essayer Elm tout au long de cet article, je vous conseille l'éditeur en ligne.

Commençons par un Hello World :

import Html exposing (text) main = text "Hello, World!"

Dans l'éditeur en ligne, "Hello, World!" devrait s'afficher tout de suite. Ailleurs, il va falloir convertir le code Elm en code JavaScript, puis exécuter celui-ci.

La première ligne importe le module Html et expose la fonction text. Celle-ci pourra être appelée directement, sans avoir besoin de préciser le namespace d'où elle vient. Ensuite, on déclare la fonction main. Cette fonction ne prend pas de paramètre et renvoie un élément Html, en l'occurrence le texte "Hello, World!".

Elm est un langage fortement typé. Il est recommandé de déclarer le type des méthodes pour détecter plus facilement les erreurs. Mais, pour le moment, nous allons nous reposer sur l'inférence de type d'Elm et laisser ça pour plus tard. Voyons plutôt comment utiliser notre code en dehors de l'éditeur en ligne.

Pour ça, il nous faut tout d'abord installer le paquet Html et ses dépendances. Lançons elm-package pour faire ça :

$ elm-package install evancz/elm-html To install evancz/elm-html I would like to add the following dependency to elm-package.json: "evancz/elm-html": "4.0.2 <= v < 5.0.0" May I add that to elm-package.json for you? (y/n) y Some new packages are needed. Here is the upgrade plan. Install: elm-lang/core 3.0.0 evancz/elm-html 4.0.2 evancz/virtual-dom 2.1.0 Do you approve of this plan? (y/n) y Downloading elm-lang/core Downloading evancz/elm-html Downloading evancz/virtual-dom Packages configured successfully!

Les outils pour Elm expliquent bien ce qu'ils font et ont des comportements par défaut qui sont pratiques. Cela les rend agréables à utiliser. Si seulement les développeurs JS d'outils comme Babel pouvaient s'en inspirer !

On peut ensuite compiler son fichier elm en fichier html, avec elm-make :

$ elm-make main.elm Success! Compiled 37 modules. Successfully generated index.html

On peut aussi générer un fichier JavaScript et écrire soi-même le fichier HTML :

$ elm-make main.elm --output main.js Success! Compiled 1 modules. Successfully generated main.js

La compilation est plus rapide la deuxième fois car les modules, et notamment core, ont été mis en cache. Cela explique aussi pourquoi le nombre de modules compilés est plus faible.

Voyons maintenant un autre exemple, un peu plus compliqué :

import Graphics.Element exposing (show) length : List a -> Int length list = case list of [] -> 0 first :: rest -> 1 + length rest main = show (length [1..9])

Ici, la fonction main génère une liste avec 9 éléments, de 1 à 9, puis calcule la longueur de cette liste et l'affiche sous forme de texte brut. Ce qui est intéressant dans cet exemple est la définition de la fonction length. Cette définition commence avec la déclaration de la signature de la fonction :

length : List a -> Int

La signature est la partie après les :. Elle indique que la fonction prend un paramètre, qui est une liste, et retourne un entier (Int). Le a de List a indique que la liste peut être de n'importe quel type. On peut alors réutiliser a pour indiquer le même type dans la signature. Par exemple, la fonction reverse, qui inverse une liste a pour signature :

reverse : List a -> List a

Les éléments de la liste en paramètre de reverse et ceux de la liste retournée sont du même type.

Ensuite, l'implémentation de la fonction length considère plusieurs cas, grâce au mot-clé case of. Le premier cas est celui d'une liste vide. On retourne alors 0. Le deuxième cas fait appel à la récurrence. On prend le premier élément de la liste (first) et le reste (rest) et on dit que la longueur de la liste est un de plus que la longueur de la liste sans le premier élément.

Ainsi, les types peuvent servir à 2 choses : détecter des erreurs, mais aussi aider à les corriger. En effet, le compilateur a été pensé pour être un assistant. Ces messages d'erreur ne sont pas juste là pour dire que quelque chose ne va pas, ils vont plus loin. Si vous faites une typo et inverser 2 caractères, le compilateur va souvent vous suggérer la bonne version.

Il est même possible d'apprendre de nouvelles choses sur le langage via le compilateur. Par exemple, si vous écrivez ce bout de code :

type alias Repository = { version : String , name : String } showVersion : Repository -> String showVersion repository = "Version: " + repository.version

Le compilateur va dire que l'on ne peut pas utiliser + pour concaténer des chaînes de caractères, mais que ++ permet de faire ça. Et il donne un lien pour en savoir plus :

-- TYPE MISMATCH ------------------------------------------------ Repository.elm The left argument of (+) is causing a type mismatch. 12│ "Version: " + repository.version ^^^^^^^^^^^ (+) is expecting the left argument to be a: number But the left argument is: String Hint: To append strings in Elm, you need to use the (++) operator, not (+). <http://package.elm-lang.org/packages/elm-lang/core/latest/Basics#++> Detected errors in 1 module.

Un autre exemple intéressant est la manipulation d'arbres binaires :

type Tree a = Empty | Node a (Tree a) (Tree a) empty : Tree a empty = Empty singleton : a -> Tree a singleton v = Node v Empty Empty insert : comparable -> Tree comparable -> Tree comparable insert x tree = case tree of Empty -> singleton x Node y left right -> if x > y then Node y left (insert x right) else if x < y then Node y (insert x left) right else tree fromList : List comparable -> Tree comparable fromList xs = List.foldl insert empty xs

Sans détailler tout le code, on peut noter qu'il est facile de décrire la structure d'un arbre : soit l'arbre est vide, soit c'est un nœud avec une valeur associée de type a et 2 sous-arbres du même type (que l'on nomme généralement left et right). Cette structure est récursive et il donc logique que l'on retrouve des fonctions récursives pour la manipuler, comme insert.

Le côté programmation fonctionnelle ressort également de manière assez marquée dans cet exemple, que ce soit pour la ligne List.foldl insert empty xs, qui peut sembler magique à première vue, mais que l'on apprend rapidement à maîtriser, ou dans la signature de la fonction insert. C'est une fonction qui prend 2 arguments, un élément et un arbre, et retourne un nouvel arbre. Mais on peut aussi voir ça comme une fonction qui prend un élément et qui va retourner une fonction qui modifie un arbre en un nouvel arbre. Bien sûr, si on appelle la fonction avec 2 arguments, un élément et un arbre compatible, cela fait la même chose : renvoyer un nouvel arbre avec l'élément inséré. Mais on peut aussi s'en servir avec un seul paramètre pour créer une fonction intermédiaire :

insertZero : Tree Int -> Tree Int insertZero = insert 0 aListOfTrees = [ fromList [1, 2, 3] , fromList [4, 5, 6] , fromList [7, 8, 9] ] anotherList = List.map insertZero aListOfTrees

La programmation fonctionnelle fait partie des gènes d'Elm. C'est déroutant au début, mais ça se révèle être un outil très puissant par la suite, tout particulièrement quand on le combine avec le côté programmation réactive d'Elm.

En effet, Elm propose d'organiser son code d'une certaine façon, en séparant la logique en 3 parties :

  • model
  • update
  • view

Cela revient à partir de ce squelette et l'enrichir au fur et à mesure :

-- MODEL type alias Model = { ... } -- UPDATE type Action = NoOp | ... update : Action -> Model -> Model update action model = case action of NoOp -> action ... -- VIEW view : Model -> Html view = ...

Pour aller plus loin (et j'espère que cet article vous en aura donné l'envie), je vous conseille la lecture de The Elm Architecture. Vous pouvez aussi lire le code de elm-peer-tweet, une implémentation en Elm de PeerTweet, un réseau social distribué qui s'appuie sur les DHT de Bittorrent. Enfin, pour les parisiens, vous pouvez rencontrer d'autres développeurs lors des meetups Elm Paris.

Cette découverte du langage fait bien entendu l'impasse sur beaucoup de choses. J'aurais pu parler des outils qui offrent un certain gain de productivité (par exemple, elm-package s'assure que les modules respectent le semantic versioning en analysant la signature des fonctions) ou de l'interaction avec le JavaScript via les ports. Elm n'est pas parfait (pas encore, du moins) : le JavaScript généré est assez gros actuellement (il y a des travaux en cours sur le compilateur pour optimiser ça dans la prochaine version), certaines choses sont difficiles à faire (en général, ce qui implique des effets de bord), etc. Mais je ne saurais trop vous encourager à essayer par vous-même !

PS : merci aux personnes qui ont relu cette dépêche pour en corriger les fautes et proposer des améliorations.

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ADSILLH : Licence professionnelle administrateur et développeur [Bordeaux]

Jeudi 21 Avril

La licence professionnelle ADSILLH ouvre ses portes à l'Université de Bordeaux à la rentrée 2016 !

Il en avait déjà été question les années passées, et elle n'avait pas pu ouvrir, mais cette fois-ci c'est la bonne !

Cette licence vise à former les étudiants à intégrer des logiciels libres et hybrides en un ensemble cohérent répondant aux besoins des entreprises, un système d'information complet par exemple. Il s'agit également de s'impliquer dans les communautés de développeurs de logiciels libres, pour remonter les bugs, corriger les bugs, contribuer des fonctionnalités (c'est tout l'objet du projet tuteuré).

C'est une licence 3 en un an, elle est ouverte aux DUT, L2, BTS, en formation initiale et en alternance, mais aussi en formation continue ou reprise d'études.

Contenu
  • Systèmes et réseaux :
    • programmation système ;
    • programmation réseau ;
    • installation et configuration des systèmes et réseaux ;
  • technologies logicielles :
    • bases de données ;
    • développement web ;
    • logiciels de communication ;
  • progiciels ;
  • sûreté et sécurité ;
  • projet tutoré : contribution à un logiciel libre ;
  • droit et économie des logiciels libres ;
  • Anglais ;
  • stage en entreprise.
Prérequis

Les prérequis sont de l'utilisation Unix en général, de la programmation C et Python et une touche d'algorithmie, il est possible de s'auto-former sur les éventuels quelques éléments manquants entre l'inscription et la rentrée. Le détail est disponible sur le site de la formation.

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Sortie du noyau Linux 4.5

Mercredi 20 Avril

La sortie de la version stable 4.5 du noyau Linux a été annoncée le 13 mars 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions se trouve dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA, Attribution — Partage dans les Mêmes Conditions)

Sommaire En bref Annonces des RC par Linus Torvalds RC1

La version RC1 est sortie le dimanche 24 janvier 2016 :

La fenêtre de fusion est close et la RC1 est là. Allez-y, testez !

C’est une version relativement normale — ni anormalement grande, ni anormalement petite. Les statistiques sont également relativement normales, avec les pilotes un peu au-dessus de 70 % de l’ensemble (le gros des pilotes étant le GPU, le réseau, le son, staging, fbdev, mais il y en a un peu partout). Le journal abrégé est trop gros et indigeste pour être joint au message ; mais je joins mon « journal de fusion » qui crédite les mainteneurs avec lesquels j’ai effectué les fusions ­— mais pas nécessairement les personnes qui ont fait chacun des patchs.

Outre les pilotes, nous avons les mises à jour d’architectures (plus de la moitié d'entre elles étant pour ARM — 32 et 64 bits cette fois-ci, le reste se composant des PowerPC, x86, MIPS, S390). Concernant les architectures, il est probablement utile de mentionner qu’apparemment, les gens d’ARM (!) ont finalisé leurs travaux sur la plate-forme et que vous pouvez vraiment construire un noyau ARM générique pour toutes les plates-formes ARMv6/7 (et décrire le matériel avec devicetree). Ça a pris de nombreuses années pour y arriver. Beau boulot.

Il y a, évidemment, les habituelles mises à jour de documentation, de systèmes de fichiers, de réseau et celles du noyau de base. Un certain nombre de jolis nettoyages de MM sont venus d’Andrew cette fois-ci, par exemple, et Al Viro a fait en sorte que les recherches de chemin (pathname lookup) restent en mode RCU, même lors des traversées de chemins symboliques (symlink traversal).

Il y en a un peu pour tout le monde.
Linus

RC2

La version RC2 est sortie le dimanche 31 janvier 2016 :

Pas plus tard que vendredi, je comptais parler de combien il est agréable de voir cette nouvelle tendance de petites RC2, parce qu’il n’y avait vraiment pas eu beaucoup de demandes d’intégration.

Mais il s’avère que les demandes d’intégrations étaient juste fortement décalées vers la fin de la semaine et que la 4.5-rc2 n’est pas particulièrement petite après tout. Elle a quasiment doublé dans le week-end.

Ce n’est pas si gros que ça de toute façon et le décalage vers la fin de la semaine est probablement logique pour une RC2 — ça prend un certain temps pour commencer à trouver les problèmes que la fenêtre d'intégration a apportés. Ainsi, ce comportement bizarre ne m’inquiète pas : ça me parait assez naturel.

Pour le type de corrections que nous avons ici, le journal abrégé donne plus de détails, mais il y en a un peu partout. Les mises à jour de pilotes et d’architectures représentent seulement la moitié environ des modifications, avec des correctifs de performance et de nouveaux auto-test de virtio représentant la plupart de ce qui reste. Il y a également des correctifs de btrfs.

Rien de tout cela n’est vraiment important de toute façon.

Allez-y, testez.
Linus

RC3

La version RC3 est sortie le dimanche 7 février 2016 :

C’est dimanche après-midi et tout est normal. Donc ça signifie qu’il y a une nouvelle RC pile dans les temps.

Elle est légèrement plus grosse que j’aurais aimé, mais pas excessivement (ni même inhabituellement). La majorité des correctifs sont assez petits, bien que les modifications soient totalement dominées par la (grosse) suppression des pilotes rdma en staging qui n’allaient nulle part. Ces correctifs de suppression représentent 90% du changement.

Les 10% restants sont constitués principalement des pilotes (réseau, gpu, son, usb), et de divers autres choses (réseau de base, quelques correctifs VM d’Andrew, ceux des SoC ARM, la crypto, etc.).

Donc, ce n’est peut-être pas une petite RC mais il n’y a rien non plus de particulièrement inquiétant.

Le journal abrégé est joint, pour les personnes qui veulent un aperçu plus détaillé.
Linus

RC4

La version RC4 est sortie le dimanche 14 février 2016 :

C’est la Saint-Valentin, donc je prépare un cadeau pour tous, sous la forme d’une RC habituelle.

Tout a l’air normal, il y a un problème en attente et non expliqué pour l’instant, avec des modifications concernant les VM dans cette version (en particulier le nettoyage transparent des huge-page), mais cela semble concerner uniquement l’architecture s390, donc cela ne devrait pas bloquer tout le monde.

Et sinon tout semble normal. La taille est normale, comparée aux récentes RC4, et rien ne ressort en particulier. Un peu moins des 2/3 concerne les pilotes (drm, son, scsi, réseau… c’est assez réparti), et le reste est habituel : mises à jour d’architectures, (arc, MIPS, ARM) et diverses choses (cryptographie, réseau et noyau…)

Comme d’habitude, le journal abrégé est attaché, on peut le parcourir pour avoir une idée de ce qui se passe.

Donc, à part vous occuper de votre chérie(e), vous pouvez y aller et tester.
Je voyagerai la semaine prochaine, mais j'aurai mon ordinateur portable, et si les choses restent tranquilles et normales comme jusqu’ici, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Linus

RC5

La version RC5 est sortie le samedi 20 février 2016 :

Tout continue à être normal et a été bien calme. D’accord, le nettoyage de la VM THP semble toujours poser problème sur s390, mais à part cela, je ne vois rien d’inquiétant.

Une autre semaine, une autre rc. La modification a l’air tout à fait normale, avec 55 % de pilotes (drm et clk surtout, mais ils ne sont pas seuls) et presque 20 % de mises à jour d’architectures (arm, m68k, PowerPC, s390, x86). Le reste est réparti entre systèmes de fichiers (ext4, EFI, CIFS), quelques mises à jour de noyau et en-tête de fichiers. Et des mises à jour de documentation. Tout a l’air normal.

Le journal abrégé est joint.

RC6

La version RC6 est sortie le dimanche 28 février 2016 :

J’aurais souhaité une rc-6 plus petite, mais en même temps, je suis plutôt soulagé que Kirill ait trouvé et corrigé le problème avec le nettoyage du code des THP qui nous avait frappé pendant ce cycle de publication. Donc, je ne peux pas vraiment me plaindre. S’ajoute à mon grand soulagement un autre rapport de bug effrayant qui s’est avéré ne pas être du tout un bug du noyau, mais un problème de micro-code. Ce qui pourrait peut-être être pire, mais au moins ce n’est pas quelque chose dont nous sommes responsables (et maintenant que c’est connu, c’est évitable).

Les statistiques des changements paraissent bizarres cette fois, parce qu’il y a un gros patch concernant les fichiers d’en-tête des pilotes réseau, qui donne l’impression que le dossier des include représente quasiment 40 % des changements. Mais ce patch ne fait que renommer une tonne de champs réservés, aucun code n’est effectivement modifié.

Si l’on ignore cette bizarrerie statistique, tout semble plutôt normal : principalement des pilotes (le réseau et l’usb dominent, mais il y a également quelques modifications de gpu, son, acpi), avec les habituelles mises à jour d’architecture (arc, arm, x86) et un peu de réseau de base. Quelques travaux de performance et quelques corrections de systèmes de fichiers (nfs, dax et un peu de vfs de base).

J’aimerais pouvoir dire que nous sommes sur la bonne voie pour respecter le calendrier habituel de publication, mais attendons de voir l’avancement la semaine prochaine. Si la rc-7 n’a pas commencé à diminuer, je pourrais décider finalement que cette version est l’une de celle où l’on fait aussi une rc-8. C’est trop tôt pour le dire. Il n’y a rien de particulièrement effrayant, mais j’aurais aimé une rc encore plus calme cette semaine.

Le journal abrégé est joint comme d’habitude, pour les personnes qui veulent un aperçu des détails.
Linus

RC7

La version RC7 est sortie le dimanche 6 mars 2016

Les choses se sont calmées la semaine dernière et je pense que l'on aboutira à une version normale, où la rc-7 est la dernière rc.

Bien sûr, je me réserve le droit de changer d'avis, au cas où nous trouverions quelque chose de fâcheux, mais dans l'ensemble, ça me paraît bien. Nous avons eu des changements plus importants que je n'aimerais à ce stade, mais ils concernaient pour la plupart des pilotes individuels. La plupart des modifications sont triviales, d'une ou deux lignes, avec peut-être juste la couche bloc qui se distingue par de plus gros changements (et plus gros relativement au reste, pas particulièrement gros dans l'absolu).

Les changements sont très épars, mais environ 3/4 touchent les pilotes (la suppression d'un pilote USB redondant représente le plus gros morceau, mais il y a un peu de tout, y compris des correctifs de compatibilité de son, de GPU, watchdog, libdata, rdma, etc.). Le reste correspond à des correctifs d'architecture (SPARC, x86, MIPS, ARM) et de systèmes de fichiers (jffs, cifs, ceph, btrfs, mais aussi un joli petit correctif dans le code de dentry qui non seulement corrige un bogue, mais nettoie aussi pas mal de choses).

Donc allez-y et testez, parce que nous devrions avoir pratiquement terminé à ce point pour cette version et les choses semblent aller très bien.

Le journal abrégé est joint comme d'habitude, pour les personnes qui veulent des informations plus détaillées à propos des choses qui ont eu lieu cette semaine,

Linus

Version finale

La version finale est sortie le dimanche 13 mars 2016.

C'est un peu tard pour un dimanche, plus tard que mon horaire habituel, parce que je n’arrivais pas à décider si je devais faire une autre RC-8 ou pas et j'ai tergiversé à ce sujet. En fin de compte, j'ai évidemment décidé de publier, mais il aurait pu en être autrement.

Nous avons eu une méchante régression qui a été réparée hier. Les dernières corrections de la couche réseau envoyées en début de semaine étaient plus grandes que je ne l'aurais souhaité. Mais la couche bloc devrait être parfaite maintenant. David a relu toute sa demande de modification de la couche réseau une nouvelle fois pour me rassurer à ce sujet. Donc à la fin, je ne vois rien pour retarder ce cycle de sortie plus longtemps que d'habitude.

Dans l'ensemble, tout semble plutôt petit. Le diffstat paraît un peu plus gros pour un correctif de xfs, parce que ce correctif a trois patchs de travail de nettoyage qui le précèdent. Il y a aussi un correctif de modèle de type d'accès (?) dans la couche son qui générait beaucoup de bruit, mais tout est très simple en fin de compte.

En plus de ce qui précède, il y a de petits correctifs un peu partout — le journal abrégé est joint pour les gens qui veulent parcourir les détails, comme d'habitude.

Allez-y, testez. Et évidemment, avec la publication de la 4.5, je vais ouvrir la fenêtre de fusion pour la 4.6.

Linus

Les nouveautés Gestion de la mémoire Architecture Gestion d'énergie

La gestion d’énergie du noyau est améliorée (et le sera davantage pour la prochaine version 4.6), grâce à une meilleure gestion du GPU, de l'ACPI et du PCIe. Si vous aimez les chiffres et les jolies courbes, Phoronix montre l'amélioration de la consommation, en milliwatts. En résumé, nous avons un gain moyen de 9 % pour la version 4.5 par rapport à la version 4.4, et, logiquement, la température globale baisse d'un même facteur. Des gains de 10 % à 12 % supplémentaires sont à attendre pour la version 4.6.

ARM SoC Retravail massif des architectures ARMv6 et ARMv7

Ce travail est le résultat de 5 ans pour unifier les architectures ARMv6 et ARMv7 et permettre l'utilisation du même noyau. Cela fait suite au grand nettoyage et travail d'abstraction de la plateforme via la création de sous-systèmes. Cela permet, entre autres, de faire démarrer différentes plateformes avec un seul et même noyau, alors que, jusqu'à présent, il était nécessaire d'avoir un noyau par plateforme.

Référence : commit

En bref
  • Prise en charge des processeurs ARM Cortex-A9Tango4, spécialisés pour les plateformes multimédia "sécurisées" de Sigma Designs ;
  • prise en charge du Broadcom BCM2836 (SoC du Raspberry Pi 2) et de la gestion de puissance (Power Management) via le microcode interne ;
  • activation de cpufreq sur le Freescale i.MX7D ;
  • Rockchip : prise en charge du SMP pour le rk3036, prise en charge générale pour le rk3228 ;
  • prise en charge SMP pour les SoC Broadcom Kona et NSP ;
  • nettoyage du côté OMAP en supprimant l'ancien code IOMMU ;
  • ajout de la prise en charge de l'Orange Pi Plus (puce Allwinner).
MIPS
  • Début de prise en charge du SoC à base de MIPS Microchip PIC32MZDA, actuellement seulement le Device Tree, les pilotes viendront pour Linux 4.6 ;
  • prise en charge des structures nvram pour BCM963xx ;
  • beaucoup de travail sur la prise en charge de la norme IEEE Std 754 (math-emu) ;
  • prise en charge du MediaTek MT7621.
Développement et traçage

Prise en charge de l'option Sanitizer (-fsanitize=undefined) de GCC : Cette option, disponible à partir de GCC 4.9, est un outil de débogage qui insère du code d'instrumentation durant la compilation. Ce code permet de faire des vérifications à l’exécution, et de prévenir en amont les comportements dits "indéfinis". Désormais, le noyau 4.5 prend en charge l'activation de cette option.

Introduction d'un nouvel appel système : copy_file_range(2), qui permet de faire des copies « sans charge ». S'il n'apporte que peu d'avantage en local, ce nouvel appel permet, dans le cas de systèmes de fichiers réseaux, d'effectuer la copie sans passer par le client dans le cas d'un transfert sur le même serveur. Par exemple, pour une copie en NFS il peut éviter de faire transiter le flux du fichier sur le réseau.

Pilotes graphiques libres AMD (pilotes amdgpu et radeon) Prise en charge expérimentale de PowerPlay

La prise en charge expérimentale de PowerPlay apporte de meilleures performances au pilote amdgpu. Les cartes graphiques modernes démarrent en mode économie d'énergie et faible performance. Pour avoir les meilleures performances, la carte doit dynamiquement changer ses fréquences d'horloge.

Linux 4.5 ajoute la prise en charge de la technologie PowerPlay dans le pilote amdgpu pour les processeurs graphiques Tonga et Fiji, ainsi que pour les processeurs graphiques embarqués Carrizo et Stoney.

PowerPlay est le nom commercial d'un ensemble de technologies de gestion de l'énergie réalisées dans plusieurs processeurs graphiques AMD; il est disponible via le pilote propriétaire Catalyst et a pour but de remplacer la gestion de l'énergie actuellement utilisée sous Linux dans le pilote amdgpu.

Pour les processeurs graphiques ayant la possibilité de changer les fréquences d'horloge, les performances seront bien meilleures.

PowerPlay n'est pas activé par défaut pour le matériel pris en charge, à cause de soucis de stabilité. Il est cependant activable en ajoutant l'option "amdgpu.powerplay=1" au démarrage.

Voir : https://lists.freedesktop.org/archives/dri-devel/2015-November/094230.html

Broadcom (pilote vc4 pour RPi) Intel (pilote i915)
  • Ajout d'une prise en charge basique de Kabylake ;
  • ajout de l'ID SKL GT4 PCI ;
  • ajout de la prise en charge de DP MST (Display Port Multi-Stream Transport) côté GPU pour l'audio.
NVIDIA (pilote nouveau)
  • Prise en charge du changement de vitesse du PCIE ;
  • suppression de l'interface pstate, ajout de debugfs ;
  • améliorations diverses.
Autres

Ajout du pilote etnaviv DRM pour cœur 3D basé sur Vivante utilisé dans de nombreuses cartes ARM.

Réseau  Paramètres TCP keepalive configurables par espace de nom réseau

Les paramètres réseaux par défaut (tcp_keepalive_time, tcp_keepalive_intvl, tcp_keepalive_probes) gérant les paquets TCP keepalive sont maintenant configurables par espace de nommage réseau (network namespace) grâce à Nikolay Borisov (1, 2, 3).

Les espaces de nommage réseaux, dont les conteneurs sont friands, sont des copies de la pile réseau, avec leurs propres interfaces, routes, règles pare-feu, mais aussi leurs propres paramètres réseaux accessibles par le pseudo système de fichier /proc par exemple.

Pour rappel, le principe des paquets keepalive est de détecter les déconnexions et de maintenir les connexions actives malgré les équipements réseaux rencontrés (pare-feu, NAT…). Ainsi, lorsque une socket est configurée avec l’option SO_KEEPALIVE, ce qui n'est pas le cas par défaut, un chronomètre est activé à chaque réception de paquet. Après une certaine durée — tcp_keepalive_time — sans avoir reçu de nouveau paquet de l’hôte distant, un paquet sonde keepalive est émis, afin de solliciter une réponse. Sans réponse, de nouveaux paquets sondes keepalive tcp_keepalive_intvl sont réémis à intervalle de temps régulier. Passé un certain nombre d’essais tcp_keepalive_probes, la connectivité est considérée comme perdue si aucun paquet n’a été reçu.

 Ajout des compteurs paquets/octets au module netfilter nft_ct

Les expressions de suivi de connexion ct (conntrack) dans les règles nftables acceptent maintenant deux paramètres supplémentaires, packets et bytes, qui permettent par exemple de filtrer les connexions "suivies" respectivement par nombre de paquets ou par nombre d'octets échangés.
Si la direction (original ou reply) n'est pas précisée, ces compteurs représentent la somme des valeurs dans les deux sens. Amélioration proposée par Florian Westphal (1).

Sécurité Périphériques en mode bloc (block devices)

Correction pour la couche MD (le mainteneur quitte son rôle de mainteneur) pour la prise en charge des timestamps de 64 bits pour le bug de l'année 2038.

Amélioration de la stabilité de BCache pour former un sorte de disque hybride à partir d'un SSD et d'un disque rotatif.

Diverses améliorations sur l'implémentation des normes NVMe et lightNVM qui sont bien plus adaptées pour le transfert vers les disques non-rotatifs comme les SSD.

Systèmes de fichiers F2FS Btrfs

Une nouvelle gestion de système de cache de l'espace libre permet d'être plus performant. Cela se ressent surtout sur les larges volumes de plus de 30 To. Cette fonctionnalité peut être testée via l'option space_cache=v2.

Ext4

Diverses corrections surtout autour du chiffrement ont été récemment ajoutées.
Ajout du projet de quota.

Virtualisation

Il y a peu de changement avec cette version. Espérons que ça nous réserve de plus grands changements pour la suite.

KVM

s390: Prise en charge du runtime instrumentation pour les invités, cela permet de faciliter le profiling/debugging d'application, c'est utilisé par des outils comme Valgrind. Un invité peut maintenant avoir 248 vCPU.
ARM: Réécriture du world switch de l'architecture arm64 en C. Prise en charge des identifiants de VM sur 16 bits. Les compteurs de performances de la virtualisation devaient être introduits avec cette version, mais ils ont raté la fenêtre de fusion.
x86: Introduction de nouvelles fonctionnalités Hyper-V (synthetic interrupt controller, un des blocs du bus des périphériques paravirtualisés), nettoyage du code des MMU

Cgroups

Stabilisation de l'unification de la hiérarchie des Cgroups : Les cgroups, introduits depuis le kernel 2.6.24, ont été retravaillés pour obtenir une nouvelle implémentation disponible depuis le noyau 3.16. Cette nouvelle version n'était disponible jusqu'à présent que via une option de montage spécifique ( -o _DEVEL_sane_behavior), attestant de son caractère expérimental.

Ce code est considéré comme suffisamment stable pour être désormais exposé plus directement, via le type de système de fichier cgroup2, montable directement sans option spécifique.

Le bilan en chiffres

Selon le site LWN, l'article de Jonathan Corbet indique que cette version 4.5 a impliqué 1 528 développeurs alors que pour la version 4.4, il y en avait eu 1 575.

Pour cette version 4.5, la palme du développeur le plus actif a été remportée par Linus Walleij si on s’appuie sur le nombre de commits (236 changesets), ou par Doug Ledford si l’on s’appuie sur le nombre de lignes modifiées (53 086 lignes).

Si l’on se réfère aux entreprises impliquées dans le noyau, Intel l’emporte haut la main, notamment devant Red Hat, Linaro, Samsung et AMD, en nombre de commits même si Red Hat est premier d'une courte tête en nombre de lignes modifiées.

Systématisation du choix du noyau destiné à être maintenu à long terme

L'annonce a été faite durant ce cycle : dorénavant le premier noyau à sortir chaque année sera automatiquement désigné comme étant la version LTS annuelle, comme développé dans ce journal.

Appel à volontaires

Cette dépêche a nécessité plus de 410 éditions (à l’heure de l’écriture de ces statistiques), et mobilisé 23 personnes du 24 février 2016 au 13 avril 2016 dans l’espace de rédaction.

GRAPHE

Cette dépêche est rédigée par plusieurs contributeurs, dont voici la répartition :

Mainteneur Contributeur(s) En bref Aucun rogo La phase de test Aucun Aucun Arch Aucun Tiwaz IPC Aucun ariasuni Développement Aucun rogo Pilotes graphiques libres Martin Peres Aucun Réseau Aucun Florent Fourcot, Tiwaz Block devices Aucun rogo Systèmes de fichiers Aucun ariasuni Sécurité Aucun rogo Virtualisation Xavier Claude Aucun Édition générale Aucun jcr83, Moul, eggman

Un peu de vocabulaire :

  • le mainteneur d’une section de la dépêche est responsable de l’organisation et du contenu de sa partie, il s’engage également à l’être dans le temps jusqu’à ce qu’il accepte de se faire remplacer ;
  • un contributeur est une personne qui a participé à la rédaction d’une partie d’une section de la dépêche, sans aucune forme d’engagement pour le futur.

Malgré cette équipe importante, beaucoup de modifications n’ont pas pu être expliquées par manque de temps et de volontaires.

Nous sommes particulièrement à la recherche de mainteneurs pour les sections Systèmes de fichiers, Réseau, Développement et IPC les précédents n’ayant pas donné de signes de vie pendant la rédaction des dernières dépêches.

Si vous aimez ces dépêches et suivez tout ou partie de l’évolution technique du noyau, veuillez contribuer dans votre domaine d’expertise. C’est un travail important et très gratifiant qui permet aussi de s’améliorer. Il n’est pas nécessaire d’écrire du texte pour aider, simplement lister les commits intéressants dans une section aide déjà les rédacteurs à ne pas passer à côté des nouveautés. Essayons d’augmenter la couverture sur les modifications du noyau !
C’est un travail à faire au fil du temps, par ajouts successifs (une simple adresse URL ou un paragraphe enrichissent déjà le contenu et les sources), n’hésitez pas !

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