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Mis à jour : il y a 5 min 25 sec

Red Hat Enterprise Linux 6.6

Vendredi 31 Octobre

Red Hat a annoncé le 14 octobre dernier la version 6.6 de Red Hat Enterprise Linux (RHEL), distribution commerciale destinée aux professionnels et aux entreprises. Pour rappel, RHEL 6 existe depuis novembre 2010 et, même si RHEL 7 est disponible depuis le mois de juin dernier, cette version est toujours maintenue.

Cette version 6.6 apporte malgré tout des améliorations, mais principalement du côté de la virtualisation et de la haute disponibilité. Red Hat avait annoncé la version bêta près de 5 mois auparavant, soit le 12 août dernier.

Une sélection des améliorations se trouve en deuxième partie de dépêche.

Matériel

Signe que cette version n'est plus le fer de lance de Red Hat, il y a moins d'ajout de nouveau matériel : les seules nouveautés sont l'ajout du contrôleur Intel Wildcat Point-LP PCH et celui du processeur VIA VX900.

Réseau

Si vous êtes utilisateur de l'addon High Performance Networking (HPN), sachez qu'il va y avoir un gros changement ! En effet, l'addon disparaît et ses fonctionnalités sont basculées dans le canal de base de la distribution.

À noter aussi un autre changement d'envergure, à savoir la mise à jour de l'implémentation du protocole RDMA over Converged Ethernet (RoCE).

Stockage

Une nouvelle cible du device mapper apparaît, nommée dm-cache : elle permet à des périphériques de stockage rapide d'agir en tant que cache pour des périphériques moins rapide. On peut comparer cette manière de faire à celle d'un disque dur hybride.

Autre nouveauté, mais cette fois-ci en avant-première technologique, présente dans le paquet device-mapper-persistent-data package : la fonctionnalité dm-era. Cela permet de garder une trace des blocs écrits sur un périphérique sur une durée pré-définie. Les logiciels de sauvegarde peuvent alors garder une trace des blocs modifiés par exemple.

Sécurité

Red Hat annonce la revalidation de plusieurs outils à la norme FIPS 140 de niveau 1. Cela concerne :

  • OpenSSH (client et server) ;
  • Openswan ;
  • dm-crypt ;
  • OpenSSL ;
  • Suite B Elliptic Curve Cryptography (ECC) ;
  • l'API de chiffrement du noyau ;
  • les chiffrements AES-GCM, AES-CTS et AES-CTR.

Moins vendeur, mais malgré tout important, AIDE, le logiciel HIDS par défaut de RHEL est mis à jour, et corrige deux problèmes : le premier est une mauvaise initialisation d'AIDE si des fichiers de type "prelink" sont détectés mais que le paquet prelink n'est pas installé. Le second quant à lui est un segfault causé par une mauvaise gestion du paramètre "report_attributes".

Virtualisation

Les nouveautés apportées par RHEL 7 du côté de la compatibilité avec la solution Hyper-V de Microsoft entrent dans RHEL 6 ! Cela commence par un nouveau paquet, nommé hyperv-daemons. Ce paquet inclut le démon Hyper-V KVP (autrefois fourni par le paquet hypervkvpd), mais aussi hv_fcopy (qui était fourni lui par le paquet hypervfcopyd).

Autre amélioration aussi, mais en avant-première technologique : RHEL 6.6 est utilisable comme machine virtuelle de génération 2 avec un hôte Microsoft Hyper-V Server 2012 R2.

Performances

Pour finir cette sélection des nouveautés de RHEL 6.6, un petit mot sur les performances avec l'apparition du PCP (pour Performance Co-Pilot). Le principe est d'apporter un cadriciel et des services pour surveiller et gérer les performances du système. PCP est décrit dans la note de version comme léger, ayant une architecture distribuée et adapté à une analyse centralisée de systèmes complexes.

Des métriques de performances peuvent être ajoutées grâce à des interfaces en Python, Perl ou C++. Des API sont disponibles pour les outils d'analyse. Les paquets correspondant à cette nouveauté sont pcp, pcp-doc et pcp-libs-devel.

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NetBSD 6.1.5 et 6.0.6

Vendredi 31 Octobre

La fondation NetBSD a annoncé le 6 octobre dernier deux nouvelles versions de leur système d'exploitation éponyme. Point de nouvelle fonctionnalité ici, il ne s'agit que de correctifs de bogues, et surtout de sécurité.

Ces deux nouvelles versions apportent d'ailleurs les mêmes correctifs et améliorations, qui seront détaillés en deuxième partie de dépêche.

Commençons par la liste des avis de sécurité corrigés dans ces deux versions :

Deux autres problèmes de sécurité ne nécessitant pas un avis ont été corrigés. Le premier concerne l'appel système mount, qui pouvait être utilisé par un utilisateur local pour causer un kernel panic. Le deuxième concerne OpenPAM, dont le parseur gérait mal les erreurs dans la policy PAM. Ce problème de sécurité est d'ailleurs identifié par un numéro de CVE : CVE-2014-3879.

Au niveau du noyau en lui-même, deux kernel panic ont été corrigés, ainsi que des débordements ou corruption de mémoire, tout cela accompagné d'une race condition dans tap(4).

Afin de profiter d'un système actuel, quelques mises à jour bienvenues sont poussées :

  • tzdata2014g ;
  • bozohttpd 20140708 ;
  • openssl 1.0.1i ;
  • named : le fichier root.cache en date du 2 juin 2014 est employé.

Certaines corrections ne sont applicables qu'à certaines architectures. Par exemple, si vous avez un système Alpha, l'installeur arrive maintenant à gérer correctement les labels disques Tru64 (port-alpha/48697). Une erreur de segmentation est corrigée dans le cas où vous auriez un noyau SPARC64 mais les outils utilisateurs en 32 bits.

Enfin, sur les architectures next68k, un cas de kernel panic a été corrigé en déplaçant les calculs de mémoire physique avant l'initialisation de nptpage (port-m68k/45915).

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Atelier « Découverte des Logiciels Libres Scribus »

Vendredi 31 Octobre

L'association CercLL en collaboration avec Yves Specht vous invite à l' Atelier du Samedi Libre qui se déroule le samedi 15 novembre 2014 de 14h30 à 17h30, à la Fabulerie, 4 rue de la Bibliothèque, 13001 Marseille.

Ces ateliers se déroulent en général sur une séquence hebdomadaire, de 2 à 3 séances de travail et sur un thème déterminé. Comme le mot atelier le laisse présumer, dans ce cadre, nous proposons une approche pratique des outils libres.

Nous avons décidé de nous adresser à un public débutant qui cherche à mieux connaître son ordinateur et les applications les plus courantes que tout un chacun utilise.

Scribus est un logiciel libre de Publication Assistée par Ordinateur (PAO), distribué sous licence GNU GPL. Il convient pour la réalisation de plaquettes, de livres et de magazines. Scribus est multiplate-formes.

Prérequis

Les personnes qui veulent participer à ces ateliers devront s’inscrire à la Fabulerie 4 rue de la Bibliothèque 13001 Marseille ou sur notre site CercLL au http://cercll.wordpress.com/contact/.

L'atelier n'aura lieu que si 4 personnes,au moins sont inscrites. L’inscription équivaut à un engagement moral de participation.

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Agility Training - Un site internet pour créer et partager des parcours d’agility

Vendredi 31 Octobre

Agility Training est un site internet permettant aux utilisateurs de créer et partager des parcours d’agility : http://agility-training.fr/fr/.

L'agility consiste à réaliser un parcours composé d'agrès avec son chien. Les agrès sont divers : saut, passerelle, tunnel… Le maître doit guider le chien afin qu'il réalise le parcours. Cette discipline est connue pour créer une grande complicité entre le maître et le chien.


source de l'image: Wikipedia

La discipline est de plus en plus populaire, il y a de plus en plus de compétiteurs et de concours. Les compétiteurs créent régulièrement de nouvelles méthodes d'entraînement et de nouveaux parcours. C'est ce dernier point qui nous intéresse.

Tous les jours de nouveaux parcours sont créés et partagés sur Internet, le partage se fait par le biais d'un fichier image qui est un dessin du parcours. L'idée est donc de créer un site internet permettant de créer des parcours en ligne, de les partager, les modifier et permettre de faire des recherches.

La première étape consistait à permettre la création et le partage d'un parcours. C'est aujourd'hui fini et utilisable sur le site internet Agility-Training.

La seconde étape va consister à permettre la recherche dans la bibliothèque de parcours, allant de la recherche par nom ou par tag jusqu'à la recherche sur des critères tels que le nombre d'obstacles. Beaucoup de personnes possèdent des obstacles chez eux à la maison mais sont limités ( 3 sauts, 1 tunnel, …), il est donc intéressant de leur permettre d'utiliser ce type de critères lors des recherches.

Informations techniques

Le site internet est écrit en Python avec le framework Django. L'éditeur de parcours est écrit en Javascript. Le code source et les médias sont sous licence Apache Version 2.

Le site internet Agility-Training est exactement le code disponible sur github, vous pouvez donc allez dessus pour voir l'application.

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Bug Squashing Party européenne chez Mozilla Paris

Vendredi 31 Octobre

Une Bug Squashing Party Mozilla, c'est un week-end consacré à la recherche et la résolution de bugs via Bugzilla (ou un autre logiciel de résolution de bugs des outils Mozilla). D'ailleurs, c'est ce week-end (1er et 2 novembre 2014) dans les bureaux de Mozilla à Paris.

Venez apprendre ce qu'est Bugzilla, comment ça marche, puis ouvrez votre premier bug, ou écrivez votre premier patch. :)

Vous voulez contribuer au code de Firefox OS ? Intervenir sur la machine virtuelle JavaScript ? Donner un coup de main sur le moteur de rendu graphique de Firefox ? Des employés de Mozilla seront là pour vous, partageront avec vous leur expérience, vous expliqueront les processus existants chez Mozilla et auront le plaisir de revoir votre code.

Un événement similaire se tiendra dans les bureaux de Mozilla Londres en parallèle, nous échangerons avec eux et tenterons de gagner le trophée mis en jeu pour cette première Bug Squashing Party européenne !

Vous n'avez jamais contribué au code de Mozilla mais pensez en avoir les compétences ? Alors ce week end est fait pour vous. Venez avec votre ordinateur et votre téléphone Firefox OS si vous en avez un :)

Voici les employés qui seront présents et de leurs spécialités :
- Nical travaille dans l'équipe GFX sur la partie graphique du moteur de rendu, écrite en C++. Cela correspond à l'accélération matérielle, compositing, WebGL … de Firefox (toutes plateformes confondues, dont FirefoxOS). Il sera disponible les deux jours. Plus d'informations.
- nbp travaille sur le moteur JavaScript, une machine virtuelle qui vise à évaluer le code JavaScript efficacement. Cette machine virtuelle est implémentée en C++, elle réalise deux compilations à la volée et une compilation à l'avance. Il sera disponible les deux jours. Plus d'informations. Encore plus d'informations
- Julien mentorera directement les bugs Firefox OS de l'application SMS/MMS. Il sera disponible le samedi. Plus d'informations.
- Johan fait partie de l'équipe QA (Quality Assurance). Utilisateur de Firefox OS ? Envie de chercher la petite bête et de trouver des bugs ? Durant son atelier, nous ferons le tour de ce que Mozilla fait pour chercher les bugs et comment vous pouvez aider à en trouver et surtout, à le faire savoir. Ensuite, une heure sera consacrée à l'installation de la dernière version de Firefox OS et des outils utiles. Amenez votre ordinateurs portables et, si vous en avez un, votre téléphone Flame. Disponible le samedi.
- Dietrich travaille sur Firefox OS, dont il est responsable technique. Il sera présent samedi pour mentorer les bugs sur tous les composants de Firefox OS. Les dialogues avec lui se feront en anglais.

Le programme : Samedi 13:30 - Ouverture 14:00 - Introduction 14:15 - Installation de l'environnement de développement & présentation de bons premiers bugs 16:00 - Écrasons des bugs ! 20:00 - Pizzas 21:00 - Plus de bugs pour ceux qui le veulent Dimanche 11:00 - Café & bugs 12:00 - Brunch 14:00 - Encore des bugs 18:00 - Apéro Télécharger ce contenu au format Epub

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systemd version 216

Vendredi 31 Octobre

Le programme d’init systemd est sorti dans une nouvelle version. Par tradition, cette version ne se contente pas des habituelles corrections de bogues et modifications mineures, mais inclut de nouvelles options qui peuvent affecter tout le monde (sauf les irréductibles de *BSD, bien sûr). Cette dépêche présente un aperçu rapide des changements, ainsi qu’une traduction complète du journal des modifications. La dernière section décrit brièvement mon expérience de systemd sous Gentoo.

Sommaire Les changements importants

Cette version confirme la vision de systemd comme le chef d’orchestre du système d’exploitation, englobant tous les domaines, pour le meilleur ou pour le pire.

Le réseau

De nombreuses nouveautés concernant le réseau ont été ajoutées dans cette version. Un nouvel outil, networkctl, permet d’obtenir les informations de configurations du réseau. Il est actuellement purement passif, mais devrait dans le futur permettre la configuration du réseau. En particulier, un effort a été apporté aux protocoles NTP, DNS et DHCP. Les deux premiers peuvent désormais utiliser plus d’informations provenant des requêtes DHCP. Les règles de nommage des interfaces ont aussi été changées. Si le noyau indique qu’il fournit un nom prédictible pour une interface, alors udev utilisera ce nom. Il s’agit ici de fournir à l’utilisateur une interface unique pour paramétrer et surveiller le réseau.

journald

journald peut désormais utiliser l’algorithme LZ4 pour la compression, afin d’améliorer ses performances. Par défaut, il ne transmet désormais plus ses données au démon syslog. Ce changement a été décidé puisque rsyslog n’attend plus cette transmission, mais pioche directement dans le journal. Enfin, la transmission du journal vers des machines distantes est facilitée grâce au nouvel outil systemd-journal-upload.

L’installation d’un nouveau système

Il est intéressant de noter l’apparition de l’utilitaire systemd-firstboot qui permet de configurer les informations de base d’un nouveau système. Voit‐on ici l’émergence d’un outil commun pour l’installation de nos distributions ? Dans le même état d’esprit, systemd_sysusers et /etc/machine-info disposent de nouvelles options permettant une plus grande flexibilité dans la configuration.

La traduction du journal des modifications
  • Désormais timedated ne lit plus les noms des implémentations de NTP autres que celle de systemd depuis les fichiers /usr/lib/systemd/ntp-units.d/*.list.
    Les autres implémentations de NTP doivent ajouter la ligne Conflicts=systemd-timesyncd.service à leur fichier unité pour prendre la priorité et remplacer l’implémentation de NTP de systemd qui est utilisée par défaut.

  • systemd-sysusers gagne un nouveau type de ligne, appelé r, pour configurer les gammes d’identifiants à allouer pour les utilisateurs et groupes système (UID et GID) .
    Les lignes de type u acceptent désormais une nouvelle colonne pour spécifier le répertoire HOME de l’utilisateur qui sera créé.
    En outre, systemd-sysusers peut lire les informations depuis l’entrée standard plutôt que depuis un fichier.
    C’est utile lorsque l’utilitaire est invoqué par les scripts de pré‐installation d’un paquet RPM (les scripts preinst) qui doivent créer l’utilisateur avant de pouvoir créer un fichier, puisque ces fichiers peuvent appartenir à ce nouvel utilisateur.
    Une nouvelle macro RPM appelée %sysusers_create_inline a été introduite pour réaliser cette opération.
    Enfin, systemd-sysusers met à jour le fichier /etc/shadow, ainsi que les bases de données des utilisateurs et des groupes.
    Ceci devrait améliorer la compatibilité avec certains outils tels que grpck.

  • Un certain nombre d’interfaces logicielles (API) du processus 1 (PID 1) peuvent désormais, sous certaines conditions, consulter PolicyKit pour donner l’accès à des clients ne disposant pas des privilèges nécessaires.
    L’authentification interactive n’est pour l’instant pas encore prise en charge. Cependant, cette fonctionnalité devrait être ajoutée dans le futur.

  • /etc/machine-info dispose désormais de nouveaux champs pour configurer l’environnement de déploiement de la machine ainsi que son emplacement.
    L’utilitaire hostnamectl a été mis à jour avec de nouvelles commandes pour modifier ces champs.

  • systemd-timesyncd a été mis à jour pour obtenir les informations à propos des serveurs NTP depuis systemd-networkd, qui peut lui‐même les obtenir à partir des requêtes DHCP.

  • systemd-resolved inclut désormais un cache DNS client qui possède une implémentation complète de la résolution de nom LLMNR.
    Un nouveau module NSS nss-resolve a été ajouté. Il utilise l’implémentation nss-dns de glibc pour résoudre les noms d’hôtes via systemd-resolved.
    Les noms d’hôtes, les adresses ou un enregistrement de ressource DNS peuvent être résolus via les API D-BUS de systemd-resolved.
    Contrairement au solveur interne de glibc, systemd-resolved est compatible avec des systèmes disposant de plusieurs interfaces :
    un serveur DNS et un cache sont maintenus pour chaque interface.
    Les requêtes sont envoyées simultanément sur chaque interface où un serveur DNS est configuré afin de correctement prendre en compte les réseaux privés virtuels (VPN) et les réseaux locaux (LAN) qui pourraient produire différents noms de domaines.
    systemd-resolved peut obtenir les informations des serveurs DNS depuis systemd-networkd automatiquement, qui peut les avoir obtenues à partir des informations DHCP.
    Un utilitaire systemd-resolve-host a été ajouté pour obtenir la méthode de résolution DNS du démon resolved.
    systemd-resolved implémente IDNA et choisit automatiquement l’encodage IDNA ou UTF-8 en fonction du protocole de transport, le DNS classique ou LLMNR.
    Dans la prochaine version, il est prévu d’inclure une implémentation DNSSEC et mDNS / DNS-SD à systemd-resolved.

  • Un nouveau module NSS nss-mymachines a été ajouté. Il résout automatiquement les noms de tous les conteneurs locaux enregistrés vers leurs adresses IP respectives.

  • Un nouvel outil client pour systemd-networkd, networkctl, a été ajouté. Il est actuellement purement passif et permet d’obtenir les configurations du réseau de udev, rtnetlink et networkd, et de les formater pour les présenter à l’utilisateur.
    Dans le futur, nous espérons l’étendre pour qu’il soit l’outil de contrôle de networkd.

  • Les unités .socket obtiennent un nouveau paramètre : DeferAcceptSec= qui contrôle l’option TCP_DEFER_ACCEPT pour les sockets TCP [N. D. T. : cette option est appelée un sockopt].
    De la même façon, la prise en charge du contrôle des paramètres keep-alive de TCP a été ajoutée (KeepAliveTimeSec=, KeepAliveIntervalSec=, KeepAliveProbes=). Enfin, la désactivation optionnelle de l’algorithme de Nagle pour TCP a été implémentée (NoDelay=).

  • logind a gagné une nouvelle session de type web, pour des projets comme Cockpit qui enregistrent des clients Web comme session PAM.

  • Les unités minuteries avec au moins un paramètre OnCalendar= sont désormais démarrées seulement après que la cible timer-sync.target a été atteinte.
    De cette façon, la limite de temps ne peut être atteinte avant que l’horloge système n’ait été corrigée, par exemple par un client NTP local.
    Ceci est particulièrement utile pour des machines embarquées sans RTC, qui ne disposent que d’une horloge système imprécise.

  • L’option --network-veth de systemd-nspawn devrait désormais fournir une adresse MAC stable pour les deux côtés de l’interface.

  • Une nouvelle option --volatile= a été ajoutée à systemd-nspawn pour exécuter des instances de conteneur avec les dossiers /etc ou /var vides.

  • Le code du client kdbus a été mis à jour pour utiliser le nouveau sous‐système memfd du noyau Linux 3.17 à la place de l’ancienne interface spécifique à kdbus.

  • Le client et le serveur DHCP de systemd-networkd connaissent désormais l’option FORCERENEW.
    De nouvelles options ont aussi été incluses pour configurer l’identifiant vendeur du client et le mode diffusion (broadcast) pour DHCP.

  • systemd n’informera plus le noyau de la zone horaire, puisque cette information est nécessairement incorrecte et hasardeuse, car le noyau n’a, par exemple, aucune connaissance de l’heure d’été. Cela signifie que les horodatages (timestamps) FAT seront toujours considérés comme en temps universel (UTC), ce qu’Android fait déjà. Enfin, lorsque l’horloge matérielle indique l’heure locale (plutôt qu’UTC), systemd ne la resynchronisera pas, puisque cela peut induire Windows en erreur lors du prochain démarrage.

  • Une nouvelle option verify a été incluse dans systemd-analyze pour valider hors ligne les fichiers unités.

  • Plusieurs paramètres ont été inclus dans systemd-network pour configurer l’amalgame d’interfaces réseau.

  • Le client DHCP de systemd-network ne demande plus la diffusion (broadcast) par défaut, puisque cela impactait négativement certains réseaux. Pour les matériels où la diffusion est requise, elle peut être réactivée en utilisant l’option RequestBroadcast=yes.

  • systemd-networkd va désormais configurer les adresses IPv4LL (si elles sont activées), même si DHCP a été configuré avec succès.

  • udev va désormais respecter les noms donnés par le noyau aux interfaces réseau, lorsque celui‐ci indique qu’ils sont prédictibles. Ce comportement peut être modifié en changeant l’option NamePolicy= dans le fichier .link correspondant.

  • Une nouvelle bibliothèque systemd-terminal a été ajoutée. Elle implémente un moteur complet d’analyse et de rendu des flux de type « terminal texte » (TTY).
    Cette bibliothèque a été pensée pour pouvoir implémenter un sous‐système de terminaux virtuels (VT) complet s’exécutant en espace utilisateur, pour remplacer l’implémentation actuelle du noyau.

  • Un nouvel outil, systemd-journal-upload permet d’envoyer les données du journal à une machine distante exécutant systemd-journal-remote.

  • journald ne transmettra plus toutes les données locales à un autre démon syslog. Ce changement a été décidé, car rsyslog (qui semble être l’implémentation la plus répandue de syslog de nos jours) n’utilise plus cette possibilité. À la place, il extrait directement les données depuis le journal.
    Puisque transmettre ces données à un serveur syslog non existant demande plus de ressources que nous le supposions, cette option a été désactivée.
    Si vous exécutez un serveur syslog qui n’est pas une version récente de rsyslog, vous devez activer cette option (ForwardToSyslog= dans le fichier journald.conf).

  • journald prend désormais en charge l’algorithme de compression LZ4 pour les gros champs du journal.
    Cette compression devrait être plus performante que XZ, la précédente option par défaut.

  • machinectl montre désormais l’adresse IP des conteneurs locaux s’il les connaît, ainsi que le nom de l’interface du conteneur.

  • Un nouvel outil systemd-escape a été ajouté. Il permet de facilement protéger les chaînes de caractères qui seront utilisées pour construire les noms d’unités.

  • Les messages sd_notify() peuvent désormais inclure un nouveau champ, ERRNO=, qui est lu et enregistré par systemd.
    Il sera affiché dans la sortie fournie par la commande systemctl status pour le service concerné.

  • Un nouveau composant systemd-firstboot permet de demander à l’utilisateur les informations de base de systemd (zone horaire, nom de la machine, mot de passe root) lors d’un premier démarrage. Il peut aussi être utilisé pour fournir ces informations à des images Linux installées dans des répertoires [N. D. T. : par exemple un chroot ou un conteneur].

  • Les exemples préinstallés de sysctl.d auront désormais l’option net.ipv4.conf.default.promote_secondaries=1, ceci afin de ne pas supprimer les adresses IP secondaires lorsque les adresses primaires l’ont été.

Les personnes suivantes ont contribué à cette version :

Ansgar Burchardt, Bastien Nocera, Colin Walters, Dan Dedrick, Daniel Buch, Daniel Korostil, Daniel Mack, Dan Williams, Dave Reisner, David Herrmann, Denis Kenzior, Eelco Dolstra, Eric Cook, Hannes Reinecke, Harald Hoyer, Hong Shick Pak, Hui Wang, Jean‐André Santoni, Jóhann B. Guðmundsson, Jon Severinsson, Karel Zak, Kay Sievers, Kevin Wells, Lennart Poettering, Lukas Nykryn, Mantas Mikulėnas, Marc‐Antoine Perennou, Martin Pitt, Michael Biebl, Michael Marineau, Michael Olbrich, Michal Schmidt, Michal Sekletar, Miguel Angel Ajo, Mike Gilbert, Olivier Brunel, Robert Schiele, Ronny Chevalier, Simon McVittie, Sjoerd Simons, Stef Walter, Steven Noonan, Susant Sahani, Tanu Kaskinen, Thomas Blume, Thomas Hindoe Paaboel Andersen, Timofey Titovets, Tobias Geerinckx‐Rice, Tomasz Torcz, Tom Gundersen, Umut Tezduyar Lindskog et Zbigniew Jędrzejewski‐Szmek.

systemd et Gentoo

La distribution Gentoo Linux fournit par défaut son propre système d’init : OpenRC. Une des forces d’OpenRC est son intégration avec le principe fondamental de Gentoo : la personnalisation. Jusqu’à cet été, j’ai vécu très heureux avec ce système. Néanmoins, Gentoo pousse la personnalisation du système jusqu’à proposer l’utilisation de systemd comme système d’init pour les utilisateurs qui le veulent (ou qui veulent utiliser toutes les possibilités de GNOME 3). Pour le plaisir de tester, j’ai basculé mon ordinateur portable sous systemd.

L’installation se fait facilement en suivant les étapes ci‐dessous :

  1. recompiler le noyau pour activer l’option OpenRC ou systemd fourni par l’équipe Gentoo, et reconstruire l’initramfs pour appeler l’exécutable systemd ;
  2. activer le profil systemd (ou activer manuellement les bons useflags — principalement USE=systemd -consolekit) ;
  3. recompiler son système (la partie la plus longue du processus) ;
  4. configurer (à la main ou en utilisant les utilitaires de systemd) ;
  5. profiter !

Une description détaillée de la procédure est disponible sur le wiki du projet Gentoo. Vous pourrez aussi trouver une rapide description des différents systèmes d’init.

Je n’ai malheureusement pas grand chose à dire de plus, car tout a fonctionné directement sans problème. Ce qui témoigne à la fois de la qualité de systemd, mais aussi et surtout de la qualité de l’intégration faite par l’équipe de développement de Gentoo. Il faut toutefois noter que systemd et OpenRC sont très différents dans leur configuration. Cependant, puisque systemd est très répandu, la documentation est abondante. L’apparition d’utilitaires comme systemd-firstboot devrait faciliter cette étape de configuration. Ce nouveau système est plus rapide, comme attendu. Cependant, je l’ai installé sur un nouveau SSD, la comparaison est donc légèrement biaisée.

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Meteor 1.0

Vendredi 31 Octobre

Meteor est une plate-forme open-source facilitant le développement d'applications modernes Internet et mobiles en JavaScript. Il offre des fonctions de mise à jour automatique des interfaces permettant le travail collaboratif temps réel et des interfaces intuitives assurant la même expérience utilisateur qu'une application de bureau. Ces applications peuvent s’exécuter dans un navigateur web, ainsi que sur tous les appareils mobiles (applications natives avec Cordova/PhoneGap).

Meteor 1.0 est sorti hier soir, annoncé par Matt DeBergalis du MDG (Meteor Developpement Group). Cette version assure la stabilité de l'API, qui jusqu'alors évoluait fortement entre chaque version.

Voyez sa description en seconde partie de l'article…

Meteor est composé d'une poignée de greffons noyau (core packages) développés par le MDG et de plus de 2400 greffons développés par la communauté, dont des membres de Meteor France. Afin de comprendre comment est constituée l'architecture logicielle de Meteor, nous vous invitons à consulter l'explication sur le site de Meteor.

Nouveau avec Meteor ? Les trois pistes suivantes devraient vous aider !

Tout d'abord, un nouveau tutoriel décrivant le développement pas à pas d'un outil collaboratif et introduisant chaque élément composant Meteor ;

Ensuite, de nouveaux exemples d'applications ont aussi fait leur apparition, afin que vous puissiez consulter leur architecture. La première est une application de "À faire" (TODO) avec des tâches privées et partagées. La deuxième est une application de marché local, avec partage de photos utilisées par des commerces de proximité afin de créer une véritable communauté autour de leur activité. Agrémenté d'une authentification Twitter et de la prise en charge des appareils photo sur mobile, cette application totalise moins de 1000 lignes de pur JavaScript.

Enfin, pour célébrer la sortie de la 1.0, les responsables de "Discover Meteor" ont lancé une édition gratuite de leur excellent livre en ligne. Vous avez 8 jours pour profiter de cette offre.

Meteor reçoit en France un soutien important de Morea et d'Amazon AWS qui sont les sponsors principaux des événements organisés par Meteor France via leur groupe Meetup Meteor Paris.

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Sortie de Tryton 3.4

Vendredi 31 Octobre

Comme à l'accoutumée, le mois d'octobre voit la sortie d'une nouvelle version de Tryton, la plate-forme de développement d'applications pour entreprise (progiciel de gestion intégré ou PGI mais aussi ERP).

Sur cette version, un gros travail a porté sur la partie comptabilité, mais aussi sur une multitude de petites améliorations pour simplifier la vie des développeurs de modules.

Et, bien évidement, la migration depuis les précédentes versions est assurée.

Vous pouvez venir découvrir toutes ces nouveautés à la conférence annuelle de la communauté qui se déroule cette année à Leipzig.

Détails des nouveautés Interface utilisateur

Les widgets des champs relations ont été retravaillés pour tirer avantage de l'auto-complétion en les simplifiant. Les boutons ont été remplacés par une icône dans le champs qui permet soit de rechercher, soit d'ouvrir le contenu.

Une prévalidation côté client a été ajoutée. Elle permet un meilleur retour à l'utilisateur par rapport à un message d'erreur. En effet, le client est capable de mettre en surbrillance les champs non valides.

Un complètement automatique entre le code postal et la ville est disponible sur les adresses. Les données de GeoNames peuvent être chargées dans la base de données via un script.

La fenêtre d'export d'enregistrement a été retravaillée afin de fournir une meilleur expérience à l'utilisateur. Elle s'ouvre avec les champs de la vue courante pré-sélectionés. Il est possible de modifier et de sauvegarder directement un export prédéfini. L'ordre des champs peut aussi être changé par glisser-déposer.

Outils pour développeur

Le patron commun dans Tryton de rechercher un enregistrement dans une liste suivant des critères sur des valeurs (de manière modulaire) a été généralisé dans un Mixin.

Un autre Mixin a ausi été ajouté, permettant de définir un nouveau modèle (objet) comme étant l'UNION (l'opérateur SQL) de plusieurs modèles.

Un descripteur a été ajouté aux champs de sélection, il permet d’accéder aux labels de ceux-ci au lieu de leurs valeurs internes.

Le fichier de configuration est maintenant extensible à volonté et donc il peut être utiliser pour le paramètrage des modules. C'est déjà le cas du module ldap_authentication qui va y chercher les paramètres de configuration du serveur LDAP.

Proteus (la bibliothèque pour accéder à Tryton comme le client) est maintenant capable d’exécuter les rapports. Et une méthode duplicate voit le jour qui imite la fonctionnalité de copie d'enregistrement du client.

Sécurité

Les droits d'accès ont été revus pour n'être appliqués que sur les appels RPC. Ceci simplifie grandement le développement, vu que les droits d'accès ne sont contrôlés qu'aux bordures du système et donc le développeur n'a plus à devoir basculer en utilisateur root pour effectuer certaines opérations.

Comptabilité

Un nouvel assistant de lettrage comptable fait son entrée. Il passe en revue tous les comptes et tiers qui contiennent des lignes à lettrer et fait une proposition de combinaison. L'utilisateur peut l'accepter tel quelle ou bien la modifier, ainsi que passer une partie en pertes et profits. Ce mode de fonctionnement accélère grandement cette tâche comptable.

Un autre assistant permet d'annuler rapidement une écriture comptable en passant l'écriture inverse. Une option permet de directement lettrer les entrées possibles.

Afin de rendre plus homogène l'utilisation du champ tiers sur les écritures comptables, ce champ est rendu obligatoire ou interdit en fonction du paramétrage du compte sur lequel l'écriture est passée. Ceci permet de configurer le système pour soit fonctionner avec des comptes groupés pour les tiers ou bien avec un compte par tiers. Tous les modules ont été vérifiés pour gérer correctement les deux cas de figures automatiquement.

Il est maintenant possible de choisir entre un arrondi des taxes « par ligne » ou « par document ». La méthode par défaut reste « par document ».

Les lignes des relevés comptables peuvent être ordonnées et numérotées afin de correspondre au mieux à la version papier. De nouvelles méthodes de validation des extraits sont disponibles : « balance », « montant » et « nombre de ligne ».

Il est maintenant possible de changer par année fiscale la méthode de valorisation perpétuelle du stock (« Continentale » ou « Anglo-Saxonne »).

Les paiements

Les paiements à l'état « réussi » peuvent maintenant être changés en « échoué ». C'est moins contraignant en cas d'erreur d'encodage.

La prise en charge du schéma « Business to Business » de la norme SEPA pour les prélèvements automatiques a été ajoutée. Les messages de notification de débit/crédit (CAMT.054) sont gérés. Le numéro d'identification et le formulaire de mandat sont configurés par défaut.

Un nouveau module account_payment_clearing permet de générer automatiquement un mouvement pour le paiement dans un compte d'attente de la banque. Ce mouvement sera par la suite compensé, lors de l'encodage de l'extrait de compte.

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Préparation de documents LaTeX avec BSD Owl

Vendredi 31 Octobre

À l'occasion de la sortie de BSD Owl 2.2.1 — le système de compilation portable pour BSD Make — je vous propose d'apprendre à utiliser BSD Owl pour préparer et publier vos documents LaTeX.

Ce texte est une traduction de la page du Wiki “Producing LaTeX documents”.

Sommaire Préparer des documents avec LaTeX

Vous apprendrez dans ce texte comment utiliser les scripts BSD owl (bsdowl) pour :

  • préparer des documents simples et les publier dans l'arborescence des fichiers;
  • préparer la bibliographie de vos documents LaTeX avec BIBTeX;
  • préparer des figures pour vos documents avec METAPOST;
  • gérer des documents dont certains éléments doivent être automatiquement régénérés;
  • gérer des documents dispersés dans différents répertoires.
  • gérer des collections comportant un grand nombre de documents.
Avertissement: travailler avec TeX ou LaTeX

Il y a de nombreux formats TeX, plain TeX et LaTeX en sont deux exemples. Le format LaTeX jouit d'une grande popularité et nous avons choisi d'utiliser le module latex.doc.mk dans les exemples. Cependant, ce qui suit s'applique aussi au module tex.doc.mk. Certains paragraphes dans la suite identifient les mécanismes spécifiques à latex.doc.mk.

Avertissement: BSD Make

Ne vous trompez pas de version de make : la plupart des distributions Linux installent GNU Make comme programme make principal, la version BSD de make est souvent appelée bmake et installable via un paquet du même nom. Sous les BSD, on trouve naturellement BSD Make comme commande make. Sous Mac OS X, c'est le programme bsdmake.

Utilisation simple

La préparation d'un document simple avec LaTeX est en elle-même particulièrement simple, l'utilisation de bsdowl pourrait donc sembler une complication inutile. Cependant, même dans ce cas, l'utilisation de bsdowl rend d'appréciables services, comme l'installation et l'horodatage des fichiers produits.

Néanmoins, la partie vraiment intéressante se situe dans la partie avancée.

La première fois

Supposons que le fichier script.tex contient notre texte et mettons-le dans un répertoire dédié. Créons un fichier Makefile (la majuscule compte) qui contient :

DOC = script.tex .include "latex.doc.mk"

de sorte que le répertoire dédié contient maintenant script.tex et ce Makefile. Rendons-nous avec un shell dans ce répertoire et tapons make:

% make make build ===> Multipass job for script.dvi (aux) latex script.tex This is pdfeTeX, Version 3.141592-1.21a-2.2 (Web2C 7.5.4) entering extended mode (./script.tex LaTeX2e <2003/12/01> ...

S'il n'y avait pas d'erreur dans script.tex, on se retrouve avec les fichiers "compilés" suivants dans le répertoire courant :

% ls Makefile script.log script.aux script.tex script.dvi script.toc

Lorsque les produits de compilation ne sont plus nécessaires, vous pouvez nettoyer le dossier de travail avec le mantra make clean:

% make clean rm -f script.dvi script.log script.aux script.toc

Le nettoyage du dossier de travail est une étape optionnelle qui évite de voir son dossier personnel rempli de données inutiles, qui peuvent rapidement être recréées. Les fichiers DVI sont habituellement très petits, de l'ordre de quelques centaines de kilobits, mais les fichiers PostScript ou PDF sont habituellement bien plus gros.

Installation ou publication

Avant de nettoyer votre dossier de travail avec le mantra make clean, vous pouvez vouloir copier ce document à un emplacement approprié du système de fichiers. Cette étape s'appelle installation du document, car elle est analogue à l'installation d'un programme nouvellement compilé. Vous installez le document grâce à la commande make install mais il faut auparavant dire à make quel emplacement du système de fichiers est approprié. Il faut pour cela assigner à la variable DOCUMENTDIR le chemin du dossier où vous voulez que vos fichiers soient copiés, comme l'illustre le Makefile suivant :

DOCUMENTDIR = ${HOME}/doc/report DOC = script.tex .include "latex.doc.mk"

Vous pouvez alors passer à la commande make install:

% make install install -d /home/michi/doc/report install -o michi -g michi -m 440 script.dvi /home/michi/doc/report

En comparaison avec la copie manuelle du document produit, vous vous épargnez la saisie récurrente du dossier de destination après chaque mise à jour du document. Mais confier cette tâche élémentaire au Makefile a d'autres avantages plus importants :

  • Cela simplifie l'organisation de votre bibliothèque de sources pour vos documents.
  • Cette stratégie s'adapte à une collection importante de documents, cf. Travailler avec une collection de documents plus bas.
  • En mode brouillon, un suffixe horodatant le fichier est automatiquement ajouté, comme expliqué plus bas.
Choix du format de sortie

La chaîne de production TeX est capable de produire des documents électroniques dans plusieurs formats, comme DVI, PostScript (PS) ou PDF. La variable TEXDEVICE commande le choix du format de sortie des documents préparés avec latex.doc.mk. Cette valeur est généralement dvi de sorte qu'un fichier DVI sera préparé à partir du document source. D'autres valeurs possibles sont ps ou pdf. Si vous avez configuré une imprimante PostScript avec texconfig(1), disons TEXPRINTER, vous pouvez utiliser ps.TEXPRINTER comme valeur de TEXDEVICE ce qui indique à dvips d'utiliser les réglages pour TEXPRINTER dans la traduction de DVI vers PostScript. Il est enfin possible d'assigner une liste de formats de sortie à TEXDEVICE.

Brouillons et traitements multiples

Certains formats — dont LaTeX — et certaines macros exigent de votre manuscrit qu'il soit traité plusieurs fois par TeX ou LaTeX avant que vous n'obteniez la version finale. Le module latex.tex.mk impose un traitement à multiples passes de votre manuscrit, car LaTeX s'appuie sur ce mécanisme pour produire les références croisées associées aux commandes label ou ref de votre manuscrit. Le module doc.tex.mk ne procède pas à un traitement multiple.

Dans les premiers jets d'un document, les modifications sont probablement fréquentes ; il est donc souhaitable d'éviter de longs traitements multiples. bsdowl a un mode brouillon, activé en assignant la valeur yes à la variable DRAFT de make. Ceci peut être fait en ajoutant la commande suivante dans le Makefile:

DRAFT?= yes DOC = script.tex .include "latex.doc.mk"

La commande DRAFT?= est une forme faible de l'assignement qui permet d'invoquer make DRAFT=no pour rétablir le traitement à plusieurs passes pour une unique invocation de make, sans modifier le Makefile.

Lorsque les derniers ajustements ont été faits au manuscrit, vous pouvez supprimer la commande manipulant DRAFT et votre texte est prêt pour une dernière exécution de make produisant la version finale de votre document. Si vous en êtes satisfait, vous pouvez l'installer.

Pendant la mise au point d'un document, il est utile de garder des copies des documents produits à certaines étapes de votre travail. Imaginez envoyer un exemplaire préliminaire de votre travail à un ami qui le lira attentivement et vous fera part de ses commentaires. Pendant ce temps, vous continuez de travailler sur votre texte, si bien que lorsque vous recevrez ses commentaires, votre document aura évolué. Pour pouvoir comparer les commentaires de votre ami à la version de votre document que vous lui avez envoyé, la meilleure manière de résoudre ce problème est probablement d'utiliser un outil de gestion des versions — un logiciel gardant note des différentes révisions d'un fichier. Si vous n'utilisez pas un tel système et désirez en essayer un, vous pourriez être intéressé par GIT, tout particulièrement si vous utilisez les courriels pour organiser votre collaboration.

Lorsque la variable DRAFT est positionnée à yes et la variable TEXDRAFTSTAMP n'est pas initialisée, elle reçoit la valeur -${TEXDRAFTTIMESTAMP} où le texte de remplacement de TEXDRAFTTIMESTAMP est la date à laquelle la commande make est appelée. Lorsque la variable TEXDRAFTSTAMP est initialisée et n'est pas vide, son texte de remplacement est ajouté à la fin de tous les documents installés par latex.doc.mk ou tex.doc.mk. Si vous ne souhaitez pas que le nom soit modifié, tout en utilisant le mode brouillon, il suffit d'affecter un texte vide à TEXDRAFTSTAMP.

Un document dans plusieurs fichiers

Si vous travaillez sur un document complexe, vous aurez certainement découpé votre manuscrit en plusieurs fichiers ; typiquement, un fichier par chapitre ou par section plus un fichier principal contenant le préambule et de multiples commandes input demandant à LaTeX de lire tous les fichiers représentant le véritable contenu du document.

Supposons donc que votre document est découpé entre un fichier principal galley.tex et deux fichiers part1.tex et part2.tex. Votre galley.tex ressemble probablement à ceci :

\documentclass{article} \begin{document} \input{part1} \input{part2} \end{document}

Le Makefile correspondant est alors :

DOC = galley.tex SRCS = part1.tex SRCS+= part2.tex .include "latex.doc.mk" Fonctions avancées Figures avec METAPOST

Les modules latex.doc.mk et tex.doc.mk prennent en charge
METAPOST agréablement. C'est un point particulièrement important à relever, car METAPOST est souvent l'outil le mieux adapté pour tracer des figures destinées à l'inclusion dans un document TeX. Cependant, il n'est que rarement pris en charge de façon adéquate par les interfaces graphiques LaTeX.

Ces modules font l'hypothèse que votre code METAPOST contient les lignes :

prologues := 3; outputtemplate := "%j-%c.mps";

La première déclaration paramètre l'inclusion des fontes dans le fichier résultat tandis que la seconde change le format des noms utilisés par les produits.

Supposons donc que vous ayez préparé les illustrations pour votre article avec METAPOST et réparti ces illustrations dans deux fichiers illustr1.mp et illustr2,mp. Pour indiquer à latex.doc.mk qu'il doit les utiliser pour produire leurs figures, définissez la variable FIGS dans votre Makefile:

DOC = galley.tex SRCS = part1.tex SRCS+= part2.tex FIGS = illustr1.mp FIGS+= illustr2.mp .include "latex.doc.mk"

Saisissez donc make à l'invite de commande. Le module latex.doc.mk analysera vos fichiers pour savoir quelles illustrations sont définies dans vos fichiers et produira les fichiers nécessaires à votre TEXDEVICE. Par exemple, si votre TEXDEVICE est dvi et que illustr1.mp contient la description de deux figures définies par beginfig(1) et beginfig(2), alors vous obtiendrez quatre fichiers :

% ls *.mps illustr1-1.mps illustr1-2.mps illustr1-1.eps illustr1-2.eps

Les deux premiers fichiers sont la sortie de METAPOST, des données intermédiaires dans un format PostScript spécifique. Les deux derniers sont en Encapsulated PostScript et adaptés à l'inclusion dans votre document.

En utilisant le paquet graphicx, l'inclusion d'image est aussi simple que possible :

\includegraphics{illustr1-1}%

Découvrez METAPOST. Il semblerait que de nombreuses personnes ne connaissent pas METAPOST. Si c'est votre cas mais que vous êtes intéressé par la découverte de cet outil merveilleux, la première bonne nouvelle est qu'il fait partie de la plupart — sinon de toutes — les installations de TeX, il est donc probablement déjà installé sur votre système.

La seconde bonne nouvelle est que de nombreuses informations peuvent être trouvées à son sujet sur le Web. Par exemple le TeX users group a une page dédiée à cet outil. La liste qui s'y trouve est particulièrement longue, j'ajouterai donc que j'ai lu et apprécié l'introduction de André Heck, elle est peut-être un bon point de départ pour vous !

Enfin n'oubliez pas d'essayer mon projet Metapost blueprint pour produire de splendides graphiques pour accompagner vos projets.

Bibliographie

bsdowl peut vous aider à préparer des bibliographies avec BibTeX. Tout d'abord vous devez vous assurer que TeX trouvera les base de données bibliographiques que vous avez énumérées dans vos commandes bibliography. Il est habituel de regrouper ses bases de données bibliographiques dans un dossier, par exemple ${HOME}/share/bib. Pour permettre à bibtex de trouver ses fichiers, il suffit d'ajouter le chemin ${HOME}/share/bib au contenu de la variable BIBINPUTS. Si votre base de données bibliographiques est dispersée dans plusieurs dossiers, vous n'avez qu'à mentionner chacun d'eux dans BIBINPUTS :

DOC = galley.tex SRCS = part1.tex SRCS+= part2.tex BIBINPUTS = ${HOME}/share/bib BIBINPUTS+= ../morebib .include "latex.doc.mk"

Notez que le mantra make clean laissera intacts les fichiers BBL produits par bibtex. Les éditeurs demandent parfois de leur envoyer ces fichiers, ainsi, la commande make clean ou make distclean placera votre dossier de travail dans un état où vous pourrez facilement le redistribuer. Pour vous débarrasser des fichiers BBL, vous devez vous en remettre au puissant mantra make realclean.

Plusieurs documents dans le même dossier

Bien qu'il soit souvent une bonne idée de réserver un dossier à chaque document, vous pouvez avoir des raisons de vouloir travailler avec plusieurs documents dans le même dossier. Vous avez vos raisons et elles sont probablement excellentes, et bsdowl fera donc de son mieux pour vous aider.

Supposons que vous ayez deux documents dont les sources se trouvent dans le même dossier, disons un article et une version abrégée de cet article. Ces deux documents ont en commun un fichier macro.tex, mais sont à part cela relativement indépendants du point de vue de LaTeX. Le texte de l'article est divisé dans deux fichiers section1.tex et section2.tex. Le résumé a un seul fichier summary.tex. Le Makefile correspondant ressemble à ceci :

DOC = article.tex DOC+= summary.tex SRCS = macros.tex SRCS.article.tex = section1.tex SRCS.article.tex+= section2.tex .include "latex.doc.mk" Génération automatique d'une portion de document

Supposons que vous travailliez sur un document contenant une table dont le contenu changera vraisemblablement plusieurs fois et devra donc être mis à jour. Une telle table pourrait être un budget : lorsque notre situation évolue, ainsi en va-t-il de notre budget. Il peut être assez délicat de saisir une table en LaTeX, la mettre à jour est encore plus vachard. Dans cette situation, on peut écrire et utiliser à profit un petit programme lisant les données brutes de notre budget et écrivant pour nous le code LaTeX de la table correspondante, contenant cette information brute et les données que nous pouvons en dériver. Écrire un tel programme est très facile, car on a seulement besoin de savoir travailler avec des fichiers texte.

Ainsi, vous avez rassemblé vos données brutes pour votre table dans le fichier table.raw et écrit un petit programme gentable qui écrit pour vous la table LaTeX sur sa sortie standard. Dans votre manuscrit, vous utilisez le nom table pour inclure le contenu de la table. Voici votre Makefile:

DOC = galley.tex table.tex: gentable table.raw ./gentable < table.raw > table.tex REALCLEANFILES+= table.tex .include "latex.doc.mk"

Cet exemple suppose que le programme gentable est un filtre, de sorte que l'entrée et la sortie sont effectuées par des redirections. D'autres programmes peuvent utiliser une convention différente pour définir la sortie et l'entrée.

Si vous envoyez vos fichiers à quelqu'un, cette personne ne voudra probablement pas exécuter votre programme gentable . Il semble donc préférable d'ajouter le nom du produit table.tex à REALCLEANFILES plutôt qu'à CLEANFILES : vous pouvez ainsi nettoyer votre dossier de travail avec make clean et faire une archive du contenu que vous enverrez à un tiers, sans avoir besoin de traiter le fichier table.tex avec une attention particulière.

Bien sûr, vous pouvez générer un code source pour METAPOST, typographier un fragment de code ou bien encore autre chose, au lieu de générer une table !

Code source réparti dans plusieurs répertoires

Certaines méthodes de travail requièrent que vos fichiers source ne soient pas situés dans un répertoire unique mais disséminés dans le système de fichiers.

Une raison pour travailler ainsi pourrait être que votre organisation utilise pour son courrier une classe de document personnalisée incluant quelques images. Vous ne souhaitez pas copier ces images dans chacun des dossiers utilisant cette classe de document, ni créer des liens symboliques vers ces images : vous souhaitez tout bonnement pouvoir ignorer leur existence ! Une solution à ce problème passe par la variable TEXINPUTS dont le contenu est une liste de dossiers que TeX doit examiner lorsqu'il recherche un fichier.

Une autre raison motivant la dissémination de fichiers sources dans plusieurs dossiers est la préparation d'un grand document, comme un livre. Si les fichiers de chaque chapitre sont contenus dans un dossier dédié, il est facile de traiter un chapitre isolé avec LaTeX pendant la phase de mise au point du manuscrit. TeX doit donc trouver tous les fichiers nécessaires lorsqu'il traite le fichier principal produisant le livre, ce qui est accompli en positionnant TEXINPUTS à la valeur adéquate, comme expliqué ci-dessous.

Vous pouvez définir la variable TEXINPUTS dans votre environnement, dans votre Makefile ou bien même écrire une version personalisée de latex.doc.mk définissant cette variable.

Supposons que l'image représentant visuellement votre organisation soit dans ${HOME}/share/texmf/tex/organisation/visual.eps, afin que TeX examine le dossier contenant cette image, vous écrivez une affectation à TEXINPUTS dans votre Makefile, comme ceci :

DOC = galley.tex TEXINPUTS = ${HOME}/share/texmf/organisation .include "latex.doc.mk"

Exécuter make dans le dossier contenant le Makefile fera apparaître ceci dans votre terminal :

% make make build ===> Multipass job for galley.dvi (aux) env TEXINPUTS=".:${HOME}/share/texmf/organization:" latex galley.tex This is pdfeTeX, Version 3.141592-1.21a-2.2 (Web2C 7.5.4) ...

Examinons la liaison associée à TEXINPUTS par la commande env. Elle se distingue notamment de la spécification du Makefile par la présence d'un élément . au début et d'un élément vide à la fin. Ceux-ci indiquent à TeX de rechercher aussi les fichiers dans le dossier courant et dans les dossiers de l'installation TeX.

Si dans un cas particulier vous souhaitez avoir un contrôle total sur TEXINPUTS, il vous suffit de positionner USE_STRICT_TEXINPUTS à yes dans votre Makefile. S'il trouve ce positionnement, bsdowl n'ajoutera pas le point et l'élément vide à TEXINPUTS.

La prise en charge de METAPOST tient compte des valeurs de TEXINPUTS ET USE_STRICT_TEXINPUTS. Une variable analogue nommée MPINPUTS et sa compagne USE_STRICT_MPINPUTS permettent de configurer le chemin de recherche des fichiers par METAPOST.

Travailler avec des collections contenant un grand nombre de documents

Nous montrons comment utiliser le module bps.subdir.mk pour organiser une collection de documents. Pour les besoins de cet exemple, nous supposerons que vous préparez un journal électronique et souhaitez distribuer chaque article du journal comme un document individuel. Vous utilisez l'organisation suivante :

  1. Vous avez préparé un répertoire contenant chaque numéro du journal, disons ${HOME}/journal.
  2. Chaque numéro du journal est matérialisé par un sous-répertoire du dossier précédent.
  3. Chaque article du journal est représenté par un sous-répertoire du dossier correspondant au numéro auquel il appartient.

Supposons que vous avez déjà préparé plusieurs articles, comme le suggère la commande suivante :

% find ./journal -type f ./journal/issue-2013-1/01-galdal/Makefile ./journal/issue-2013-1/01-galdal/article.tex ./journal/issue-2013-1/02-arathlor/Makefile ./journal/issue-2013-1/02-arathlor/article.tex ./journal/issue-2013-2/01-mirmilothor/Makefile ./journal/issue-2013-2/01-mirmilothor/article.tex ./journal/issue-2013-2/02-eoron/Makefile ./journal/issue-2013-2/02-eoron/article.tex ./journal/issue-2013-2/03-echalad/Makefile ./journal/issue-2013-2/03-echalad/article.tex

Les noms comme galdal, arathlor, etc. sont les noms des auteurs fictifs des articles non moins fictifs de votre journal. Chaque contribution est associée à un répertoire contenant le texte de l'article proprement dit article.tex et un Makefile semblable à ceux décrits plus haut dans cette dépêche et qui est utilisé pour préparer l'article correspondant.

Chacun de ces Makefile peut être aussi simple que:

DOC= article.tex .include "latex.doc.mk"

Pour coordonner la préparation de tous nos articles, il nous suffit d'écrire quelques Makefile supplémentaires :

./journal/Makefile ./journal/issue-2013-1/Makefile ./journal/issue-2013-2/Makefile ./journal/issue-2013-3/Makefile

Chaque Makefile contient essentiellement la liste des sous-répertoires que make doit explorer pour atteindre les cibles build, install ou clean. Ainsi le fichier ./journal/Makefile doit contenir :

SUBDIR= issue-2013-1 SUBDIR+= issue-2013-2 SUBDIR+= issue-2013-3 .include "bps.subdir.mk"

Quant à lui, ./journal/issue-2013-1/Makefile doit contenir :

SUBDIR= 01-galdal SUBDIR+= 02-arathlor .include "bps.subdir.mk"

Les fichiers restants ./journal/issue-2013-2/Makefile et ./journal/issue-2013-3/Makefile doivent être préparés de façon similaire. Avec ces ajustements, les cibles all, build, clean, distclean, realclean et install sont déléguées aux Makefile trouvés dans les dossiers énumérés par SUBDIR.

La variable _SUBDIR_PREFIX peut être utilisée pour personnaliser le dossier d'installation pour chaque article. Changeons le Makefile associé à chaque article en :

DOC= article.tex DOCDIR= ${HOME}/publish/journal${_SUBDIR_PREFIX} .include "latex.doc.mk"

Avec ce réglage, le document ./journal/issue-2013-1/01-galdal/article.dvi sera installé dans ${HOME}/publish/journal/issue-2013-1/01-galdal/article.dvi et ainsi de suite. Il est possible d'ajuster ceci pour utiliser un police de nommage complètement arbitraire pour l'installation des produits.

Contribuer

Le but de bsdowl est de fournir un système de déploiement de logiciel portable pour les systèmes UNIX modernes. Il se distingue d'autres approches par l'utilisation de simples fichiers Makefile et d'un programme standard : BSD Make. L'utilisateur de bsdowl écrit donc des fichiers Makefile, il n'est pas utile d'apprendre un énième langage de script pour écrire une spécification de compilation.

Pour la version 3.0 en préparation, je projette de réorganiser grandement le logiciel. Les projets sont :

  • Mise en avant des notions de module et de produit, pour se rapprocher du schéma d'organisation des projets dans les grands IDE classiques.
  • Concilier le point précédent avec une approche non bureaucratique pour les petits projets.
  • Utiliser de façon systématique un mode de développement axé sur les tests.

Si vous êtes intéressé(e) par bsdowl vous pouvez :

  • témoigner de votre intérêt en lui ajoutant une petite étoile dans GitHub ;
  • rapporter vos succès et vos infortunes, je suis notamment très intéressé par la préparation d'une liste de compatibilité.
  • contribuer des programmes de type hello-world ou de plus complexes pour m'aider à écrire des tests pour les langages que vous aimeriez voir pris en charge.
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L'académie des sciences française prétend vouloir l'ouverture des publications scientifiques

Jeudi 30 Octobre

En France, l'académie des sciences a, parmi ses missions, de conseiller les autorités gouvernementales dans le domaine des sciences. Dans le cadre de cette activité, un rapport a été publié le 24 octobre 2014 pour proposer d'améliorer le fonctionnement de l'édition scientifique.

Malgré cette volonté affichée d'ouverture, on peut se poser des questions sur ces améliorations. Découvrez la teneur du rapport en seconde partie.

Après avoir précisé que seule l'évaluation par les pairs permettait d'assurer la qualité d'une publication scientifique, le rapport présente les deux modèles économiques qui existent dans le monde de l'édition scientifique :

  • le lecteur payeur : ce modèle, le plus reconnu actuellement, permet aux chercheurs de publier gratuitement leurs articles mais oblige tous les organismes de recherche souhaitant accéder aux résultats des recherches à s'abonner, à des prix très élevés, à de nombreuses revues scientifiques (en France, cela coûte 75 millions d'euros par an aux universités et 30 millions d'euros aux organismes publics de recherche) ;
  • l'auteur payeur : ce modèle, en pleine croissance, oblige les chercheurs à payer pour publier mais permet que leurs publications soient ouvertes à tous, directement disponibles sur le web.

L'académie souhaiterait que le modèle évolue afin d'offrir :

  • des archives ouvertes : toutes les publications scientifiques doivent être à terme (après un délai pouvant être de plus d'un an) mises à disposition de tous afin d'assurer la pérennité de la connaissance scientifique (l'histoire des sciences regorge d'exemples de recherches perdues ou retardées faute d'une diffusion suffisante, par exemple la découverte de l'Amérique, la découverte de Neptune ou la découverte de la pénicilline) ;
  • un open Access institutionnel : reprenant le principe de l'auteur payeur, l'académie souhaiterait faire évoluer le modèle des publications traditionnelles en leur proposant de faire payer aux chercheurs français leurs publications en échange d'un « accès libre » par les autres chercheurs français.

L'idée de l'académie serait que le consortium Couperin qui négocie les 105 millions d'euros annuels d'achats de publication scientifiques pour la recherche publique française se charge de proposer la transition aux éditeurs, à coûts constants (les 105 millions d'euros seraient à terme utilisés pour payer la publication), et que le système soit étendu au niveau européen et mondial. Le rapport reconnaît que cela pourrait tuer le vrai open access qui permet la mise à disposition à tous sans attendre les délais d'archivage, mais ne considère pas que ce soit un mal. Par ailleurs, la question des licences des contenus ainsi publiés n'est même pas abordée par le rapport.

Malgré les constats justes faits par l'académie des sciences (il faut favoriser la libre diffusion de la connaissance), nous n'avons au final qu'une proposition changeant peu le modèle actuel (la connaissance scientifique fraîche resterait réservée aux riches) et renforçant même les éditeurs responsables des problèmes reconnus par l'académie, mais en y ajoutant partout les termes open et ouvert, on peut trouver ça plus vendeur…

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Tamashare : salle virtuelle interactive pour vos activités collaboratives

Jeudi 30 Octobre

Tamashare est une application vous permettant de travailler à distance comme si vous étiez dans la même pièce (NdM : disponible sous GNU/Linux, mais propriétaire) .

Pour immerger les utilisateurs dans une ambiance « salle de réunion » nous ajoutons à la voix et la vidéo, les mains et la table de travail.

L’expérience de travail est « hyper interactive » et ludique. Extrêmement simple d’utilisation, Tamashare s’adresse à tout public.

Tamashare propose la location de salle virtuelle interactive balayant ainsi les problèmes de coûts et de disponibilité d’une vraie salle de réunion tout en gardant ses avantages.

Pour finir, Tamashare respecte la confidentialité et la sécurité car les données ne sont pas stockées sur le cloud.

NdM : en ces temps de campagne Dégooglisons Internet, citons quelques solutions libres pour les activités collaboratives à distance comme BigBlueButton ou Jitsi (et d'autres solutions comme Ekiga, Pidgin, le code libre derrière Talky.io, Firefox Hello, etc. si on retire le besoin de bureau partagé ou de tableau partagé).

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Appel à participations pour OSDC.fr 2014

Jeudi 30 Octobre

Le 22 novembre 2014, les associations les Mongueurs de Perl, l'AFPy (Association Francophone Python), Ruby France, l'European Smalltalk User Group et l'Association Française des Utilisateurs de PHP organisent la 6e Open Source Developers Conference France à la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris.

OSDC.fr est une conférence qui vise à rassembler les développeurs francophones autour de technologies innovantes ou plus anciennes, notamment autour des langages de programmation libres et open source : Perl, Python, Ruby, PHP, Smalltalk, Javascript, Ceylon, etc., et leurs déclinaisons.

Cette année, OSDC.fr se tient sur une seule journée, et opère un retour aux sources à La Cité des Sciences, lieu des premières réunions.

OSDC.fr vous invite à proposer des conférences ou à nous rejoindre le 22 novembre 2014 à la CdSI. Les présentations peuvent durer 25 ou 45 minutes. Il y aura aussi une session de présentations éclair dont la durée est limitée à cinq minutes par présentation. L'entrée est libre et gratuite.

Dates importantes :

  • date limite pour proposer une présentation : 17 novembre 2014 ;
  • programme final : 19 novembre 2014 ;
  • conférence OSDC.fr : 22 novembre 2014.
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Le Libre cheZot à Saint-Joseph de la Réunion le 1er novembre 2014

Mercredi 29 Octobre

Le GUL Libre974 vous invite à une journée de promotion des logiciels libres et de la culture libre à Saint-Joseph de la Réunion le samedi 1er novembre 2014 de 10h à 18h au café culturel "CheZot", ouverte à tout public.

Des ateliers de démonstration seront proposés tout au long de la journée aux visiteurs de tous niveaux allant du simple curieux au technophile averti.

Divers espaces seront proposés avec entre autres :

  • un atelier dédié à la publication assistée par ordinateur sous Scribus ;
  • un atelier sur la découverte des mini-ordinateurs Raspberry Pi et leurs applications ;
  • un espace démonstration de la distribution GNU/Linux choisie pour l'occasion : Ubuntu 14.04 ;
  • un espace Install Party sera également proposé, alors n'hésitez pas à venir avec votre ordinateur pour vous faire accompagner dans l'installation d'une distribution Linux ;
  • un espace détente avec de la musique libre en fond sonore provenant du site Jamendo.

L'entrée est libre et gratuite, alors venez nombreux !

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Actualités des systèmes d’information géographique

Mercredi 29 Octobre

Quelques nouvelles du monde des systèmes d’information géographique (SIG), qui, d’après le Wikipédia francophone « est un système d’information permettant de créer, d’organiser et de présenter des données alphanumériques spatialement référencées, autrement dit, géoréférencées, ainsi que de produire des plans et des cartes ».

Retrouvez dans la seconde partie de la dépêche les annonces des nouvelles versions (Geoserver, pycsw, OpenLayers, PostGis, OSGeo, GDAL…), les services (OpenStreeMap), les événements (Foss4g et Be-OpenGIS-fr) .

    Nouvelles versions

    Geoserver 2.6.0 : serveur web pour données géospatiales;

    pycsw 1.10.0 : serveur permettant de référencer et cataloguer ses données géospatiales en respectant le standard Catalog Service for the Web;

    OpenLayers 3.0 : bibliothèque JavaScript pour la réalisation d'applications Web cartographiques;

    PostGis 2.1.4 : extension pour le stockage d’informations géographiques dans une base PostgreSQL;

    OSGeo-Live 8.0 est un DVD amorçable d’Open Source Geospatial Foundation, contenant une cinquantaine d’applications ;

    GDAL 1.11.1 : correction de bugs pour GDAL le couteau suisse du SIG.

    Futures versions

    La version 2.6 de QGIS est en préparation, voici un aperçu des nouveautés annoncées.

    Au foss4g-FR les développeurs de Mapserver nous ont fait saliver sur les nouveautés de la future version 7.

    Services

    OpenStreetMap a fêté ses 10 ans cet été.

    Quelques illustrations des contributions à OpenStreetMap à travers le monde et quelques indicateurs chiffrés.

    Événements

    Le rendez-vous des géomaticiens libristes c'est le Free and Open Source Software for Geospatial (foss4g). Il se décline en une rencontre annuelle et des rencontres locales :

    • foss4g 2014 : Portland, Oregon, USA, qui a eu lieu du 8 au 13 septembre 2014;
    • Be-OpenGIS-fr 2014, Bruxelles, Belgique le 6 novembre 2014;
    • foss4g-asia : Bangkok, Thailande, du 2 au 5 décembre 2014;
    • FOSS4G-Europe 2015 (Como, Italie) du 14 au 17 juillet 2015.
    Et du côté des cartes

    40 cartes qui expliquent Internet

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    HandyLinux 1.7 est disponible et adopte le navigateur Iceweasel

    Mardi 28 Octobre

    HandyLinux, dérivée officielle de Debian pour les grands débutants en informatique, embarquait depuis sa version 1.0 le navigateur Chromium, choisi pour ses fonctions d'accessibilité. La grande nouveauté de la version 1.7 publiée le 19 octobre 2014 est le passage à Iceweasel comme navigateur internet par défaut. Iceweasel est directement issu des dépôts Mozilla, ce qui permet d'intégrer la version "Iceweasel-release", actuellement iceweasel-33.

    HandyLinux-1.7 arrive aussi avec le HandyMenu-2.3 qui voit disparaître le bouton facebook au profit d'un lien direct vers les services libres Framasoft : HandyLinux s'associe à la campagne Dégooglisons Internet !

    (NdM : la capture ci-dessous, comportant d'autres solutions centralisées, montre qu'il s'agit d'une première étape ou bien d'un choix supplémentaire offert à l'utilisateur)

    Comme les versions précédentes, HandyLinux-1.7 est distribuée sous deux branches : 486 (pour les anciens ordinateurs) et 686-pae (pour les ordinateurs modernes).

    Changelog HandyLinux-1.6.1 -> 1.7 :

    • passage à Iceweasel-release comme navigateur par défaut ;
    • refonte de la page de démarrage internet Handylinux startpage ;
    • ajout de gpart pour la récupération de données depuis Gparted ;
    • ajout de yelp pour l'aide directe des logiciels Gnome ;
    • nettoyage de la documentation intégrée en fonction de la langue après installation ;
    • mise à jour du handymenu : remplacement du bouton Facebook par Framasoft ;
    • ajout des "lanceurs sociaux" permettant de glisser directement les liens sociaux (G+, FB; Tw…) depuis la liste des applications ;
    • ajout du lanceur Diaspora ;
    • ajout du firmware-ralink ;
    • réduction de la fenêtre d'accueil pour les netbooks ;
    • ajout d'un thème Tron xfwm4 ;
    • mises à jour Debian-7.7.

    Afin de vous faire profiter au mieux de votre nouveau navigateur, une série d'addons a été intégrée.

    Les plugins de base installés et activés par défaut :

    • adblock-edge pour les pubs ;
    • video download helper pour les vidéos youtube ;
    • gnotifier pour les notifications firefox sur le bureau ;
    • google search image dans le menu ;
    • google translator pour firefox ;
    • print pages to pdf pour créer un pdf avec tous les onglets ouverts ;
    • showcase pour une gestion simplifiée et visuelle des onglets ;
    • tab badge pour une alerte sur les onglets ;
    • tabscope pour un aperçu des onglets au survol du pointeur ;
    • turn of the lights pour un visionnage aisé des vidéos ;
    • youtube allhtml5 pour le HTML5 partout sur youtube ;
    • scroll progress pour indiquer le pourcentage de la page.

    Les plugins d'accessibilité installés mais désactivés par défaut :

    • font & size changer pour modifier l'apparence des sites ;
    • image zoom pour un zoom spécifique des images dans le menu contextuel ;
    • tranquility pour faciliter la lecture ;
    • blank your monitor & easy read pour les soucis de vue ;
    • color full tabs pour une visibilité colorée des onglets ;
    • foxvox pour la synthèse vocale ;
    • fxkeyboard pour le clavier virtuel ;
    • new scrollbar pour modifier l'apparence des barres de défilement.

    Passage à Iceweasel…

    Qu'est-ce qu'on y perd  ? La reconnaissance vocale lors de la recherche Internet, mais pas pour longtemps grâce à pocketvox !

    Qu'est-ce-qu'on y gagne ? Même si Chromium est un fork libre de Google Chrome, il utilise les outils Google. Les activités et la politique générale de Google sont de moins en moins compatibles avec l'idée que l'on se fait d'Internet et de ses outils (voir article sur la dégooglisation d'internet). Iceweasel, la version "démarquée" de Firefox pour Debian, est issue de la fondation Mozilla, acteur essentiel du monde du logiciel libre. Pour répondre simplement, on y gagne notre liberté :)

    Lorsque vous aurez installé cette distribution complète pour les tâches ordinaires, vous pourrez passer à Debian en une minute avec Handy2Debian.

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    Journée de test pour la Fedora 21 le 8 novembre 2014 à Paris

    Mardi 28 Octobre

    L'association Borsalinux organise samedi 8 novembre une journée de tests et de rapports de bugs de la version Bêta de Fedora 21, dans les locaux de Mozilla France à Paris (16bis Boulevard Montmartre), de 14 heures à 18 heures.

    Venez apprendre comment tester Fedora efficacement, comment rédiger un rapport de bug et plein d'autres choses.

    Pensez si possible à ramener un ordinateur avec vous et, encore mieux, avec une configuration exotique, en particulier une carte ARM. Des live-CD de Fedora 21 seront disponibles.

    L'entrée est libre, et accessible à tout public.

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    Revue de presse de l'April pour la semaine 43 de l'année 2014

    Lundi 27 Octobre

    La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [Reporterre] Contre l'obsolescence informatique, vivent les logiciels libres!

    Par Camille Lecomte, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:

    En avril dernier, Microsoft a mis fin au support Windows XP, entraînant la fin prématurée de 500 millions d’ordinateurs qui en étaient équipés à travers le monde. Windows pense-t-il par cette décision nous imposer ses nouvelles machines? C’est sans compter sur les logiciels libres!

    Lien vers l'article original: http://www.reporterre.net/spip.php?article6472

    [Rue89] Internet terrorise les députés. Tous? Non…

    Par Camille Polloni, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:

    Ils sont déçus, mais prêts à recommencer quand il faudra (et ça ne manquera pas d’arriver). Pendant les débats sur la dernière loi antiterroriste, adoptée en commission mixte paritaire mardi, l’Assemblée nationale s’est transformée en théâtre de leur défaite.

    Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/23/a-reuni-les-trois-deputes-cyberoptimistes-255632

    Et aussi:

    Voir aussi:

    [JDN] L’écosystème du logiciel libre en France face à trois grands défis

    Par Stéfane Fermigier, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:

    C’est en se regroupant au travers de structures (Clusters, Pôles de Compétitivité, etc) favorisant l'innovation ouverte, l'accès au marché, et la formation aux technologies de demain, que l’écosystème du logiciel libre en France pourra bénéficier des meilleures opportunités de création de valeur.

    Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/58876/l-ecosysteme-du-logiciel-libre-en-france-face-a-trois-grands-defis.shtml

    Et aussi:

    [Le Monde.fr] De l’utopie anti-Facebook au cyberdjihad, le destin contrarié du réseau social Diaspora

    Par Martin Untersinger, le mardi 21 octobre 2014. Extrait:

    Le réseau axé sur les droits des utilisateurs a connu une histoire mouvementée.

    Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/10/21/de-l-utopie-anti-facebook-au-cyberdjihad-le-destin-contrarie-du-reseau-social-diaspora_4504282_4408996.html

    Et aussi:

    [Numerama] Microsoft clame son amour pour Linux

    Par Julien L., le mardi 21 octobre 2014. Extrait:

    Lors d'une conférence sur Windows Azure, Microsoft a affiché son affection pour Linux, tranchant avec les vieilles controverses qui ont émaillé les relations entre la firme de Redmond et la communauté du logiciel libre. Mais cette déclaration n'est pas innocente: elle s'inscrit dans une évolution de fond de l'informatique grand public.

    Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31005-microsoft-clame-son-amour-pour-linux.html

    Et aussi:

    [Datanews.be] Le retour à Windows coûterait des millions à la ville de Munich

    Par Pieterjan Van Leemputten, le lundi 20 octobre 2014. Extrait:

    Si Munich en revenait effectivement à Windows au bout de dix ans, cela lui coûterait des millions d'euros supplémentaires.

    Lien vers l'article original: http://datanews.levif.be/ict/actualite/le-retour-a-windows-couterait-des-millions-a-la-ville-de-munich/article-normal-317265.html

    Et aussi:

    [Libération.fr] L'apprentissage en primaire du code informatique «dans l'année qui vient»

    Par Hugo Pascual, le dimanche 19 octobre 2014. Extrait:

    A l'occasion de la «code week», la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, ont visité une session d'initiation à la programmation pour enfants.

    Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/societe/2014/10/19/l-apprentissage-en-primaire-du-code-informatique-dans-l-annee-qui-vient_1122642

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    Journée du Libre (Ubuntu Party) le 29 novembre 2014 à Sarrebourg

    Lundi 27 Octobre

    Pour la septième année le club informatique du Centre Socio Culturel de Sarrebourg organise une journée de découverte des logiciels libres, le samedi 29 novembre de 10h à 17h, ouverte à tous.

    Divers stands vous proposeront de tester ou d'installer ces logiciels, de voir des imprimantes 3D libres en action, ou même de vous apprendre comment recycler de vieux PC.

    Vous trouverez le détail de cette journée en seconde partie de l'article.

    Vous retrouverez dans la grande salle :

    • des stands de démonstration : vous pourrez découvrir et tester vous-mêmes les logiciels libres sur des ordinateurs mis à votre disposition. Un stand sera consacré aux imprimantes 3D : vous pourrez voir en action cette innovation technologique dont on entend tant parler. Des bénévoles seront là pour vous guider et répondre à toutes vos questions.
    • un coin installation : si vous êtes conquis pas les logiciels libres, vous pourrez sauter le pas sur place et faire installer Linux sur votre ordinateur (il suffit de ramener votre portable ou la tour de votre ordinateur de bureau). Dans ce cas, sauvegardez vos données avant de venir et prenez les chargeurs & câbles d'alimentation avec vous.
    • un espace recyclage grâce aux logiciels libres : dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets, l'association Ekosens montrera comment, grâce à des logiciels libres peu gourmands, il est possible de donner une seconde vie à de vieux ordinateurs aux ressources limitées. Une bourse de matériel informatique sera aussi mise en place : vous pourrez y déposer les matériels et composants fonctionnels dont vous n'avez plus usage ou y dénicher des pièces de rechange pour remettre à neuf certains de vos ordinateurs. Des réparations matérielles sur le stand d'Ekosens démontreront au cours de la journée qu'il n'est pas nécessaire de tout jeter à la première panne venue.
    • des panneaux explicatifs : des panneaux retraçant l'histoire du logiciel libre et ses grands principes vous permettront d'y voir plus clair. Les bénévoles qui animent cette journée pourront répondre à toutes vos questions sur le mouvement du libre.

    Deux ateliers pratiques et une conférence rythmeront la journée :

    • à 10h30 : atelier de découverte de Linux

    Quoi de mieux, pour découvrir ce qu'est vraiment Linux, que de l'essayer ? C'est l'ambition de cet atelier : vous permettre de tester vous-même, en toute confiance, le système d'exploitation Linux. Une visite guidée, en somme, destinée avant tout aux néophytes et aux curieux. L'atelier se terminera pour midi.

    • à 13h00 : atelier de retouches d'images avec The Gimp

    Dans cet atelier, vous apprendrez à retoucher vos photos à l'aide du logiciel libre The Gimp. Une bonne occasion pour apprendre à améliorer vos clichés et prendre en main cet outil puissant ! L'atelier se terminera avant 15 heures.

    • à 15h00 : une présentation de l'imprimante 3D

    Cette année, l'imprimante 3D sera mise à l'honneur. Chacun a entendu parler de cette avancée technologique à la télé ou ailleurs. Lors de cette journée, vous pourrez voir fonctionner, en direct, des imprimantes 3D libres. Leurs concepteurs seront là pour répondre à vos questions et proposeront, à 15 heures, une présentation de l'outil et de ses possibilités.

    Entrée Libre.

    Lieu : Centre socio-culturel, rue des Berrichons et Nivernais, Sarrebourg 57400.
    Informations

    Contact gorfou CHEZ mailoo POINT org

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    Enlightenment DR 0.19 et autres nouveautés éclairées

    Lundi 27 Octobre

    Alors que la version 0.17 d’enlightenment avait mis des années à pointer le bout de son nez, la version 0.19 de ce desktop shell (environnement de bureau) arrive moins d’un an après la version 0.18 !

    Cette dépêche est aussi l’occasion de présenter l’actualité de projets associés, comme les bibliothèques EFL au cœur d’E, l’émulateur de terminal Terminology et le lecteur multimédia Rage dont la toute première version a été publiée cet été.

    Merci à Rolinh d’avoir initié et ainsi encouragé la rédaction de cette dépêche.

    Sommaire Enlightenment DR 0.19

    Enlightenment DR 0.19 a donc été publié le 15 septembre dernier, suivi d’une mise à jour mineure le 14 octobre.

    Enlightenment DR 0.19 et Wayland

    Cette version a été marquée par le travail de Chris “devilhorns” Michael qui a énormément amélioré le compositeur Wayland : l’empreinte mémoire a été réduite, la complexité du rendu a été simplifiée et le code lui-même est plus succinct. Le compositeur Wayland devient de plus en plus autonome.

    Du point de vue de la cohabitation X11/Wayland, une session X11 peut afficher des clients Wayland et X11 n’est plus nécessaire pour afficher des clients Wayland, par contre le compositeur Wayland ne prend pas encore en charge les applications X11 (beaucoup de travail doit être encore fait sur xwayland).

    On peut désormais forcer le rendu de Wayland avec la variable E_WL_FORCE : avec par exemple la valeur x11 pour lancer le compositeur Wayland imbriqué dans X11, drm pour un affichage via KMS ou encore fb pour le framebuffer.

    Enlightenment DR 0.19 et le reste

    La fiabilité de la prise en charge du multi-écran a été améliorée ainsi que la gestion du rétroéclairage. Les fenêtres non-rectangulaires sont mieux rendues et Enlightenment utilise désormais l’extension XPRESENT de X11 qui permet de réduire la charge de composition lorsqu’un bitmap change de taille.

    Gstreamer 1.0 est désormais utilisé pour la prévisualisation multimédia et cette prévisualisation indique la résolution de la vidéo. Le système de verrouillage d’écran peut être déverrouillé avec une interface façon « code pin », très utile sur les périphériques mobiles.

    Enlightenment propose désormais un pofil pavant pour son gestionnaire de fenêtre.

    Pour ceux qui aiment, un pager (fenêtre qui montre un aperçu réduit et dynamique de tout l’écran) à la manière du vénérable E16 est désormais disponible. Dernière nouveauté qui est surtout utile pour les testeurs, il est désormais possible d’utiliser la variable d’environnement E_MODULE_SRC_PATH pour charger des modules qui ne sont pas installés dans l’arborescence par défaut.

    Enlightenment a été traduit dans une vingtaine de langues.

    Terminology 0.7

    Terminology 0.7 est sorti quelques temps après Enlightenment DR 0.19, le 12 octobre 2014. Terminology est l’émulateur de terminal d’E, et cette version apporte des raccourcis clavier configurables, la possibilité de configurer la transparence, l’utilisation d’une police vectorielle par défaut, et la prise en charge de la localisation et de l’internationalisation.

    On peut désormais lancer Terminology avec l’option -s ou --split pour découper la fenêtre en plusieurs terminaux dès le démarrage.

    Les contrôles multimédia ont étés améliorés (car oui, Terminology sait afficher du contenu multimédia directement dans le terminal), et dans la MiniVue, un indicateur signale désormais votre position courante dans l’historique. La MiniVue est un aperçu visuel de l’ensemble de l’historique qui peut être affiché sur le coté de la fenêtre, et il suffit de cliquer dessus à un endroit voulu pour se rendre directement à une partie intéressante.

    Rage 0.1

    Un peu avant la sortie d’Enlightenment DR 0.19 était sortie la toute première version du lecteur multimédia Rage. Si cette publication est restée confidentielle, on ne peut pas ne pas évoquer cette étape très importante pour ce projet.

    C’est lecteur vidéo et audio qui se veut simple et dépouillé, un peu comme MPV. Il suffit de passer un ou plusieurs fichiers en paramètre de la ligne de commande ou de les glisser-déposer directement sur la fenêtre pour les ajouter à la liste de lecture. Un aperçu de la liste de lecture peut être affichée à droite de la fenêtre et un aperçu de la vidéo est donnée au survol de la barre de progression de lecture.

    Rage prend en charge Gstreamer 0.10, Gstreamer 1, Xine et VLC comme moteur multimédia via des modules Emotion.

    Rage utilise le moteur Evas et bénéficie ainsi d’une accélération OpenGL optionnelle, et la possibilité de s’afficher dans X11, Wayland, ou directement sur le Frambuffer. Le déplacement dans le flux multimédia peut être contrôlé avec des gestes.

    EFL et Elementary 1.11.3, Python-EFL 1.11

    Cela concerne surtout les développeurs, le 14 octobre ont été publiées des mises à jour des EFL avec de nombreuses corrections, ainsi qu’une nouvelle version d’Elementary, un toolkit simple fondé sur les EFL.

    Les EFL (pour Enlightenment Foundation Library) sont un ensemble de bibliothèques au cœur du projet E : types, objets, parseur binaire et sérialiseur, opérations d’entrées/sorties asynchrones, gestion du matériel, abstraction du système d’exploitation, intégration de d-bus et des stantards xdg pour les menus et les icônes, canvas de dessin, moteur physique, interface multimédia, génération de miniature, etc.

    De son côté, l’interface Python-EFL a été publiée en version 1.11.0 le 14 septembre 2014. Cette nouvelle version apporte de très nombreuses corrections, mais il faut noter que la prise en charge des versions pre-1.8 de EFL et Elementary a été abandonnée.

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    Ruby Terminal session 3, le 28 octobre 2014 à St-Étienne

    Dimanche 26 Octobre

    L’écriture d’un logiciel c'est un peu comme des nains qui creusent une mine…. On sait quand ça commence, pas quand ça finit.

    L'atelier Terminal Ruby porte bien son nom, c’est une hérésie rien que dans le titre. À travers les ateliers Terminal Ruby, nous vous proposons de nous attarder sur le plaisir d'écrire, la découverte d'un langage, ses subtilités ou ses multiples variations de tests de réponses autour d'un besoin donné.

    Résumé de l'épisode précédent et programme du suivant en seconde partie de la dépêche. Pour la session 3 à venir, voir l'article sur le site d'alolise, ce sera le 28 octobre vers 19h15, jusqu'à 21h, à Saint-Étienne.

    Résumé de l’épisode précédent:

    Le cours a commencé vers 19h et s'est terminé vers 21h, mais on ne savait pas ce qu’il y aurait dedans ⦿.⦿. Lire les commits du 21 octobre 2014.

    On est parti sur un bout de code grand débutant, tendance Perl, :) puis expérimenté la ré-écriture de code, le fameux refactoring avec la technique extract_method notamment, parce que c’est la préférée de l'animateur. Le tout en ping-pong de commit, mode pair-programming (git pull/git push), parce que sur un code de noob on ne peut pas faire des trucs de ouf, non plus… :)

    Au final je ne sais toujours pas ce que font certaines parties de ce code… Mais ça fait rien, qu’importe le pull request pourvu que…

    Bref, prochaine session :

    • davantage de refactoring
    • davantage de helloworld
    • les outils de remote : encore en recherche/test
    • et un peu de structuration dans le github parce que là, il faut ranger un peu :)
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