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Install-Party Linux et Logiciels Libres à Lunel le 29 novembre 2014

Jeudi 27 Novembre

Une journée GNU/Linux Install-Party est organisée le samedi 29 novembre de 10h00 à 17h00 au 520, avenue des Abrivados, 34400 Lunel.

Bus Ligne 1, 2 et 3. Au départ de Montpellier T.E.R. Languedoc-Roussillon et de Castelnau-le-Lez station ND de Sablassou Hérault Transport ligne 101.

GPS : Latitude : 43.668982 | Longitude : 4.127814

Programme :

  • Rencontres des utilisateurs expérimentés des systèmes basés sur des logiciels libres et des novices.
  • Installer, configurer et agrémenter de nombreux logiciels, le tout gratuitement, librement et légalement avec l’association Montpel’libre.

Selon notre habitude, le matin nous vous proposerons un Café Numérique qui vous permettra de comprendre les nombreux avantages d’utiliser un système libre, de comprendre comment maintenir votre ordinateur et enfin choisir un environnement de bureau parmi les sept que nous vous présenterons, Unity, Gnome, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon et MATE. L’après-midi, nous procéderons ensemble à l’installation du nouveau système sur votre ordinateur.

Entrée libre et gratuite.

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Les jeux libres en liesse !

Jeudi 27 Novembre

Les jeux libres sont en liesse : en effet, voici un nouveau CD de jeux libres proposé par l'association LanPower, le premier CD de la sixième série. Pas moins de 19 jeux sont donc à l'affiche dont 4 provenant de contributeurs au site Linuxfr.org : CatchChallenger, FreeDink, Le Camion frigorifique et Power Manga. Voilà de quoi bien s'amuser avec les enfants à Noël.

Voici la liste des jeux sélectionnés :

  • Blubbels ;
  • Bombermaan ;
  • Bygfoot ;
  • CatchChallenger ;
  • CG Madness ;
  • FooBillard ;
  • FreeDink ;
  • IceBreaker ;
  • Lbreakout2 ;
  • Le Camion frigorifique ;
  • Mu-cade ;
  • Njam ;
  • Pax Britannica ;
  • Pengupop ;
  • PixFrogger ;
  • Power Manga ;
  • Super Methane Brothers ;
  • Vdrift ;
  • Z-lock.

Ce CD n'est pas destiné à être vendu, mais vous pouvez acheter nos précédents CD/DVD sur EnVenteLibre.

Note : le live CD de jeux dédié aux contributeurs du site Linuxfr.org n'étant pas prêt, le deuxième CD de l'année proposé par l'association est donc un CD Windows.

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Sortie de GLPI 0.85

Mercredi 26 Novembre

Après plusieurs mois de développement, l’équipe du projet GLPI a le plaisir de vous annoncer la sortie de GLPI version 0.85. Pour rappel, GLPI est une solution open-­source de gestion de parc informatique et de servicedesk, GLPI est une application Full Web pour gérer l’ensemble des problématiques de gestion de parc informatique : de la gestion de l’inventaire des composantes matérielles ou logicielles, à la gestion de l’assistance aux utilisateurs.

Beaucoup de nouveautés attendues depuis longtemps sont maintenant présentes dans cette dernière mouture, comme la prise en compte complète de la norme ITIL (ce qui inclut la gestion des changements) ou encore l'intégration de la gestion de projets directement dans le cœur de GLPI.

Voici une liste non exhaustive des nouveautés offertes par cette version :

  • servicedesk : gestion des changements ITIL ;
  • servicedesk : gestion de projets, tâches et graphiques de Gantt ;
  • servicedesk : amélioration de la gestion des SLA ;
  • inventaire : composants inventoriables ;
  • général : refonte de la gestion des profils et des droits ;
  • général : amélioration de l’import et de la création des tickets par mail ;
  • général : import, export et copie des règles ;
  • général : amélioration du système de notification par mail ;
  • général : système de rotation des logs ;
  • général : export en PDF en UTF8 ;
  • général : traduction des intitulés et des articles de bases de connaissances ;
  • général : photos des utilisateurs ;
  • ergonomie : migration vers la bibliothèque Jquery ;
  • et de nombreuses autres améliorations et corrections qui correspondent à plus de 105 tickets…
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Le projet Linux From Scratch déménage

Mercredi 26 Novembre

Nous vous l'annoncions depuis la rentrée, c'est désormais chose faite: la traduction du projet Linux From Scratch a déménagé ! Elle a quitté son gentil hébergeur traditionnel, Traduc.org, après dix ans de collaboration constructive et riche, pour rejoindre ses origines. La traduction est désormais hébergée directement sur les serveurs de LFS. A la clé, une intégration accrue pour un meilleur support, un travail d'équipe renforcé, une dépendance envers le projet source et non plus envers l'association qui le traduit.

Concrètement cette migration signifie que les adresses Web changent. Pour le site, allez désormais sur www.fr.linuxfromscratch.org qui sera le seul officiel et à jour. Pour le svn, c'est svn://svn.linuxfromscratch.org/fr-lfs

Tous les traducteurs sont invités à modifier les adresses de référence au projet francophone en conséquence. Tous les utilisateurs et lecteurs sont invités à mettre à jour leurs marque-pages.

Nous sommes en tout cas fiers de rejoindre au plus proche la grande famille à l'heure où elle vit des instants clés, liés à Systemd et après l'épisode clfs. Nous sommes la synthèse de toute cette histoire et espérons poursuivre avec l'équipe nos échanges.

N'hésitez pas à commenter, diffuser la nouvelle autour de vous!

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DragonFly BSD 4.0

Mercredi 26 Novembre

Après 3 RC, DragonFly BSD 4.0 a été annoncée par Justin Sherril. Elle est disponible au téléchargement en version finale depuis le 26 novembre 2014. Cette version comprend notamment la prise en charge des GPU de la famille Haswell ainsi que le support d'OpenGL et un nouveau générateur de nombres pseudo-aléatoires pour /dev/random. Plus d'informations se trouvent dans la suite de la dépêche.

Sommaire


DragonFly BSD 4.1 (version de développement) tournant sur un portable Thinkpad T420 avec environnement X et Xfce, via le pilote i915. Hammer est utilisé en tant que système de fichier principal.

Noyau Ajout de /dev/upmap et /dev/kpmap

Les fichiers spéciaux de périphériques /dev/upmap et /dev/kpmap ont été ajoutés. Ces deux périphériques projetables en mémoire avec mmap(2) permettent d'accéder à un espace mémoire partagé par processus ou global au noyau. L'objectif ici est de permettre l'obtention d'information de manière plus efficace qu'en passant par un appel système plus coûteux. Le fonctionnement est différent de VDSO sous Linux mais le but identique : éviter des appels systèmes. Alors que /dev/upmap est accessible en écriture et permet un mappage par processus utilisateur, /dev/kpmap est en lecture seule et peut être utilisé pour le mappage par CPU au niveau du noyau.

Le but initial était de répondre au même besoin que la fonctionnalité INHERIT_ZERO introduite par OpenBSD pour régler les problèmes liés aux générateurs de nombres pseudo-aléatoires en espace utilisateur. En effet, la bibliothèque de génération de nombres aléatoires conserve une amorce d'entropie dans un tableau, qui est utilisée comme état du générateur. Mais quand le processus forke, il faut réinitialiser cet état en obtenant de l'entropie auprès du noyau pour éviter que les nombres générés par le processus fils soient les mêmes que ceux générés par le processus parent, sinon cela pourrait mener à des failles de sécurité dans les logiciels utilisant le genérateur.

L'idée naïve consiste à conserver le numéro de processus (PID) de la dernière réinitialisation, et d'utiliser getpid() pour détecter un fork. Toutefois, comme les PID peuvent être réutilisés, il existe une petite (mal)chance en cas de double fork pour que le générateur ne soit pas réinitialisé. INHERIT_ZERO permet d'indiquer au noyau que des pages mémoires doivent être remplacées par des zéros lors d'un appel de fork. Mais cette solution n'a pas été jugée satisfaisante car elle introduit de la complexité dans le sous-sytème de gestion de la mémoire virtuelle pour une utilisation très limitée. À la place, la page umap contient un compteur qui est incrémenté à chaque fois que le processus fork. Ainsi, en comparant la valeur du compteur conservée dans l'état du générateur avec la valeur courante, il est possible de décider s'il faut le réinitialiser.

Ce mécanisme est en outre plus général et les 4 Kio de la page umap sont utilisés pour d'autres données. getpid(2), setproctitle(3) et clock_gettime(2) ont été adaptés pour tirer profit de cette nouveauté. Dans les faits, lorsque plus de 10 appels sont effectués sur l'une de ces fonctions, la prise en charge de upmap/kpmap est activée et les informations demandées sont obtenues via une projection en mémoire plutôt que via des appels système. Cela contribue grandement à réduire l'overhead de ces appels. À noter toutefois que gettimeofday(2) reste quant à lui un appel système, et devrait normalement le rester afin de pouvoir produire une valeur temporelle plus précise. Il est donc préférable, question performance, d'utiliser clock_gettime() plutôt que gettimeofday() lorsqu'un haut niveau de précision n'est pas nécessaire.

Ajout de reapctl(2) procctl(2)

L'appel système reapctl(2) a été ajouté par Matt Dillon, puis finalement renommé en procctl(2), afin de permettre de gérer le processus de contrôle des sous-processus.

Pour comprendre la raison du renommage, un bref historique est nécessaire. Baptiste Daroussin, membre de la core team FreeBSD et peut-être plus connu sous le pseudonyme Bapt (notamment sur LinuxFr.org), ne souhaitant pas réinventer la roue était venu demander sur le channel IRC du projet DragonFly si un équivalent des contrats Solaris existait déjà chez DragonFly. Matt Dillon ne connaissant pas les contrats Solaris, une discussion à la fois technique et sur la raison de la demande s'en est suivie, suite à quoi il proposa d'implémenter tout cela selon la discussion. « Cela me prendra 4 bonnes heures à écrire » avait-il dit, mais voilà que 2 heures plus tard, le code était poussé dans master. Pour la petite histoire, Markus Pfeiffer estimait la charge à environ 2 jours de travail pour lui, alors que Baptiste Daroussin pensait pouvoir implémenter cela en 1 mois ! Pour citer Justin Sherrill, qui s'occupe des releases de DragonFly, « Dillon is a special case : he sneezes and accidentally writes a program », que l'on pourrait traduire par « Dillon est un cas spécial : il éternue et écrit un programme accidentellement ».

Le renommage est donc intervenu par la suite, afin d'harmoniser les API de FreeBSD et DragonFly, alors que Bapt s'occupait d'intégrer cela dans FreeBSD et qu'après discussions avec d'autres développeurs FreeBSD, il a été choisi d’intégrer cela a procctl(2), apparu dans FreeBSD 10 et créé justement afin de fournir un appel système permettant de gérer les processus.

Afin d'expliquer cela, il faut savoir que sous Unix, chaque processus possède un processus père. Quand il se termine, c'est ce processus père qui va examiner son code de retour par une opération nommée reap. C'est le rôle des appels systèmes wait(2), waitpid(2), etc. Si le processus fils est toujours vivant quand le processus père termine, un nouveau père est désigné : il s'agit en général du pid 1, init. C'est ainsi que fonctionnent les démons, qui sont détachés et rattachés à init.

L'appel système procctl(2) permet de désigner le processus courant comme le processus auquel chaque descendant va être réattaché si son parent meurt avant lui. Il fonctionne récursivement, et peut être utilisé par un processus non privilégié. Il est à noter que linux possède déjà une fonctionnalité similaire en utilisant prctl depuis linux 3.4.

À terme, cette fonctionnalité pourra être utilisée pour implémenter un mécanisme similaire aux cgroups utilisés par systemd pour surveiller les démons. Le système d'init pourra lancer un processus de contrôle pour chaque démon (ce qui est très léger en ressources, d'autant plus que le code est partagé en mémoire) et designer ce processus comme le "pid 1" du sous-groupe des processus lancés par le démon. Ainsi, il est impossible que le démon échappe au contrôle d'init ; si le processus de contrôle est tué, tous les fils de celui-ci le seront aussi. De même, si le démon crash, le processus de contrôle sera en mesure de le détecter (avec l'appel système wait(2)) et de relancer le service ou de notifier l'utilisateur. Le travail pour intégrer ces mécanismes avec rcNG est en cours.

L'ajout de procctl(2) permet un début d'implémentation de svc(8), un gestionnaire de service. Celui-ci permettra donc, à terme, de créer, surveiller et gérer un environnement simple et d'exécuter une commande dans cet environnement.

Augmentation de la limite du nombre de CPU

DragonFly prend désormais en charge des systèmes possédant jusqu'à 256 CPU. La précédente limite était de 63 avec DragonFly 3.8. Des tests ont été effectués jusqu’à 255 CPU via QEMU.

Pilotes graphiques

François Tigeot a apporté de nombreuses améliorations à la pile DRM concernant le pilote i915. La plus notable est certainement l'ajout de la gestion des GPU des processeurs de la série Haswell. On note également la prise en charge de kqueue dans /dev/drm suite à un patch de Imre Vadasz qui permet notamment à OpenGL de fonctionner. Il est donc désormais possible de jouer a OpenArena ou encore Supertuxkart!

De nombreuses corrections de bugs ont été apportées au pilote drm/radeon et à son gestionnaire de mémoire ttm.

Le pilote drm/i915 est maintenant basé sur l'implémentation de Linux 3.8.13 et non plus celle de FreeBSD. De nombreuses interfaces de programmation et structures de données Linux ont été implémentées dans le noyau DragonFly afin de pouvoir réutiliser sans modification le plus de code possible du pilote i915 Linux.

Les pilotes drm suivants ont été supprimés : mach64, mga, r128, savage, sis et tdfx. Ils servaient à accélérer certaines opérations OpenGL sur d'anciens GPU datant des années 1990 à début 2000. La bibliothèque Mesa ayant abandonné leur prise en charge en 2011, ces pilotes n'avaient plus d'utilité.

Réseau

Sepherosa Ziehau a écrit un outil permettant de tester le taux de requêtes/réponse UDP. Parmi les conséquences directes, les améliorations de performances concernant UDP. À titre d'exemple, une augmentation de performance d'environ 19 % a été observée pour des requêtes et réponses UDP de 18 octets avec un Intel Core i7-3770 et une carte 10 Gigabit Ethernet Intel 82599ES (1,34 millions de transactions par seconde, contre 1,12 millions sans le patch).

Par ailleurs, le pilote urndis(4) a été importé depuis FreeBSD. Il permet de bénéficier de l'USB tethering ; cela signifie donc qu'un appareil disposant du partage de connexion via USB, tel un smartphone sous Android par exemple, peut être utilisé comme une carte réseau.

Le pilote if_lagg(4) a été porté depuis FreeBSD. Il permet notamment d’agréger plusieurs interfaces réseau sous la forme d'une seule interface en fournissant un mécanisme de répartition de charge entre les différents membres du groupe, ou d'avoir une interface maîtresse et des interfaces de secours qui seront utilisées automatiquement en cas de problème sur l'interface active. Il contient aussi une mise en œuvre du protocole IEEE 802.3ad (LACP), qui permet d'utiliser les mécanismes précédemment décrits en coopération avec des interfaces distantes, comme par exemple un commutateur.

Packet Filter (pf)

La majeure partie du pare-feu Packet Filter peut désormais opérer de manière parallèle.

Pilotes RAID

Le pilote mrsas(4) a été ajouté. Il permet la prise en charge des cartes RAID LSI Thunderbolt et de modèles plus récents (Invader et Fury).

Crypto

Alex Hornung a ajouté l'algorithme ChaCha, une variante améliorée du chiffrement de flux Salsa20, utilisé notamment pour BLAKE, l'un des cinq finalistes du concours du NIST pour élire l'algorithme SHA-3. ChaCha a été ajouté dans le but d'être utilisé pour le nouveau générateur de nombres pseudo-aléatoires (CSPRNG) basé sur Fortuna.
Un nouveau paramètre sysctl a d'ailleurs été ajouté afin de pouvoir choisir le générateur utilisé pour /dev/random. 3 modes sont ainsi possibles :

  1. csprng, afin d'utiliser Fortuna ;
  2. ibaa, pour utiliser l'ancien générateur IBAA ;
  3. mixed, valeur par défaut, où les sorties des deux générateurs sont agrégées (par un XOR).
Espace utilisateur Mises à jour diverses

Plusieurs outils ont été mis à jour dans le système de base :

Ajout de rcreload

Zachary Crownover a ajouté rcreload à rcrun(8), ce qui permet de recharger la configuration d'un démon sans le redémarrer.

Import de service(8)

Depuis la première version de DragonFly, rcrun(8) est utilisé afin de gérer les scripts rc. Cependant, service(8) a été importé depuis FreeBSD, afin que les administrateurs système habitués à cet outil répandu le retrouvent également sur DragonFly.

Divers Abandon de i386

Comme annoncé lors de la sortie de la précédente version, il n'existe désormais plus de version 32 bits de DragonFly BSD. Cela signifie qu'aucune image 32 bits n'est désormais générée et qu'aucun effort ne sera fait pour maintenir les anciennes fonctionnalités ou rendre compatibles les nouvelles fonctionnalités avec l'architecture i386. Pour rappel, plus aucun paquet binaire n'était créé pour l'architecture i386 depuis DragonFly BSD 3.8 et celle-ci ne bénéficiait déjà plus de certaines fonctionnalités présentes dans la version 64 bits, notamment en ce qui concerne la gestion de la mémoire pour les pilotes graphiques.

GNOME 3.x et Cinnamon débarquent

Les paquets pour les environnements de bureau GNOME 3.14 et Cinnamon 2.2 sont arrivés dans les dépôts. John Marino a en effet pu faire les ajustements nécessaires afin que ces environnements compilent. Pour rappel, Gnome 2 n'avait jamais compilé dans son intégralité sur DragonFly. En revanche, il reste certainement pas mal de boulot pour que ces environnements de bureaux soient pleinement utilisables. À noter que ces changements suivent ceux survenus dans les ports FreeBSD puisque les dports de DragonFly en dérivent.

Xfce et mate restent, et certainement pour un moment encore, les DE à privilégier pour une bonne expérience utilisateur.

Rust porté sous DragonFly BSD

Le langage de programmation Rust a été porté sous DragonFly BSD par Michael Neumann. Il détaille dans un article de blog le procédé qu'il a utilisé. Ce travail pourrait, selon lui, être intéressant afin de porter Rust vers d'autres BSD, notamment OpenBSD et NetBSD (Rust est déjà disponible pour FreeBSD). La difficulté du portage vient du fait que le compilateur Rust est écrit en… Rust et qu'il faut donc par conséquent passer par quelques étapes de cross-compilation depuis un système disposant déjà de Rust (Michael Neumann a utilisé Linux).

FreePascal est désormais disponible

On aurait tendance à croire que le langage Pascal, apparu pour la première fois en 1970 et mis au point par Niklaus Wirth, est devenu une relique du passé. Pourtant, un utilisateur de DragonFly semblait avoir désespérément besoin d'un compilateur pour ce langage. John Marino a réussi à porter le compilateur FreePascal sur DragonFly. Cela permet donc aux ports dépendants du compilateur fpc d'être finalement disponibles.

DragonFly se prépare a clang

DragonFly intègre deux compilateurs dans base. Pour le moment, les deux compilateurs sont GCC 4.4 et 4.7. GCC 4.4 n'étant plus vraiment utile, il est prévu de le remplacer par clang, probablement en version 3.5, pour la prochaine version de DragonFly. John Marino et Matt Dillon ont donc commencé un travail dans ce sens, afin de s'assurer que world et kernel compilent sans histoires avec clang.

Notes de mise à jour

La mise à jour vers DragonFly BSD 4.0 se fait de la manière habituelle :

cd /usr/src git fetch origin git branch DragonFly_RELEASE_4_0 origin/DragonFly_RELEASE_4_0 git checkout DragonFly_RELEASE_4_0 make buildworld && make buildkernel && make installkernel && make installworld && make upgrade reboot

Si le système a redémarré correctement, il est conseillé de faire une sauvegarde de l'initrd de secours via :

make rescue

Cette dernière étape était auparavant réalisée lors de make installworld, mais cela pouvant poser des problèmes avec le chargement du module noyau vn, cette étape a été dissociée et le module vn est désormais inclus dans le noyau.

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Install Party GNU/Linux le 29 novembre 2014 à Marseille

Mercredi 26 Novembre

L'association CercLL (CercLL d'Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux le samedi 29 novembre 2014 de 14h30 à 19h30 dans la salle de la Fabulerie au 4 rue de la bibliothèque, 13001 Marseille.

Vous avez envie de découvrir un système d'exploitation libre, simple d'utilisation, stable, rapide, sécurisé ? Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le Manchot, les mascottes GNU/Linux ? Alors venez assister à la présentation d'une nouvelle façon d'utiliser votre ordinateur!
Programme en deuxième partie de dépêche.

Au programme :
  • Découverte de l'univers des logiciels libres.
  • Installation d'un environnement GNU/Linux, ainsi que les meilleurs des logiciels libres.
  • Démonstration de jeux vidéo sous Linux.

Venez avec votre ordinateur nous installerons ensemble une distribution GNU/Linux avec un ensemble de logiciels libres et gratuit pour une utilisation quotidienne.

Entrée Libre accessible aux débutantes et débutants.

  • Une participation de 2 euros est demandée.
  • L'adhésion à l'association est de 20 euros (annuelle).

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Sortie de la version 0.9.4 de la forge logicielle CodingTeam

Mardi 25 Novembre

Après quelques années de sommeil, une nouvelle version de la forge logicielle française CodingTeam a été publiée. Il s'agit de la version 0.9.4, qui est donc la sixième version d'un projet entamé en 2007. L'apport majeur de cette nouvelle version est le support de Git. Les nouveautés de cette version 0.9.4 sont listées en seconde partie de dépêche.

CodingTeam est une forge logicielle, c'est donc une solution qui permet de gérer vos projets et de travailler collaborativement sur ceux-ci. Parmi les outils de travail collaboratif et de communication fournis, on peut par exemple citer la chronologie (timeline), la feuille de route (roadmap), l'explorateur de code, le gestionnaire d'anomalies, le wiki, la traduction de votre application en ligne (via gettext), le forum, …

CodingTeam peut être utilisé sur la forge CodingTeam.net (parmi plus de 3 000 utilisateurs et plus de 380 projets) ou être installée en interne, sur votre serveur (comme le font d'ailleurs des développeurs isolés ou même quelques entreprises). CodingTeam est un logiciel libre écrit en PHP, distribué sous la licence GNU Affero General Public License. D'ailleurs, le service CodingTeam.net est offert gratuitement et sans publicité aux développeurs de logiciel libre.

La version 0.9.4 de CodingTeam, publiée le 24 novembre, apporte des fonctionnalités que les utilisateurs de la forge attendaient depuis un bon moment. Première d'entre elle, c'est le support de Git (en plus de Subversion et Mercurial). Si le support n'est que partiel dans l'explorateur de sources, il est désormais possible pour un projet développé grâce à la forge CodingTeam d'utiliser ce gestionnaire de versions décentralisé.

La possibilité pour les utilisateurs de la forge de s’agréger en équipes a été ajoutée. Fonctionnalité amenée à se développer par la suite, elle permet d'ores et déjà de lier un salon XMPP ou une liste de discussion à un ou plusieurs projets.

De même, les statistiques générées pour les projets ont été grandement améliorées. On peut désormais accéder à un récapitulatif global de l'activité du projet depuis sa création. Celui-ci reprend à la fois le nombre de commits, mais aussi de contributions plus diverses telles que les rapports d'anomalies ou les messages postés dans le forum. C'est aussi dans cette optique que la feuille de route (ou roadmap) a été elle aussi améliorée afin de produire des statistiques automatiques plus détaillées qu'auparavant sur la gestion des anomalies et des requêtes de fonctionnalité du projet.

Cette version se caractérise aussi par une apparence totalement retravaillée pour être plus moderne et agréable. Enfin, de nombreuses choses de moindre envergure sont au programme. On peut notamment citer : un support de Mercurial plus stable, l'avertissement automatique d'activité sur les projets de l'utilisateur, l'ajout de filtres dans le gestionnaire d'anomalies ou encore la mise en conformité du code avec les dernières évolutions de PHP 5.

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Jeudi du libre du 4 décembre 2014 à Lyon

Mardi 25 Novembre

C'est la coutume : le premier jeudi du mois, l'ALDIL, le GULL Lyonnais, organise son jeudi du libre, une conférence qui met cette fois à l'honneur le langage de programmation Python. L'exposé sera une introduction à Python pour non spécialistes et non programmeurs. Le but est seulement d'aiguiser l'appétit des auditeurs qui pourront ensuite trouver toute la documentation nécessaire sur le Web, de l'initiation aux constructions évoluées.
La conférence a lieu à la Maison Pour Tous / Salle des Rancy 249 rue Vendôme - 69003 LYON (Métro Saxe Gambetta). Elle débutera à 19h30. Venez nombreux, c'est libre, gratuit, ouvert à tous, et en général la soirée se poursuit de manière informelle au bar de la MPT.

Thierry Dumont, le conférencier, est co-fondateur de l'Aldil en 1997 (alors que Python existait déjà, mais de manière presque clandestine). Il est ingénieur de recherche à l'Institut Camille Jordan (mathématiques); son domaine d'activité est le calcul scientifique et le calcul hautes performances. Son intérêt pour Python provient de son investissement dans Sage, logiciel scientifique basé sur Python.

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ENI ouvre à nouveau l'accès à sa bibliothèque numérique pour 2 jours (+1 an pour le gagnant !)

Mardi 25 Novembre

Après une première opération en février dernier, les éditions ENI remettent en libre accès pendant deux jours l’ensemble de leur bibliothèque numérique, au format HTML, du 27 novembre à minuit au 28 novembre à 23 h 59, afin de mieux la faire connaître. Comme il y en a pour tous les goûts (ou presque), vous devriez trouver votre bonheur, même si vous évoluez contre votre gré dans un environnement propriétaire. On rappelle que parmi les auteurs, certains sont des lecteurs ou contributeurs de LinuxFr.org, comme Sébastien Rohaut, par exemple, qui vient de sortir la 4e édition de son livre sur l'administration système de Linux.

Leur catalogue ne manque donc pas d’ouvrages sur les technologies libres et open source, que ce soit, en vrac, sur :

  • GNU/Linux, principalement Debian, Ubuntu et Red Hat ;
  • les environnement LAMP et les SGC / CMS qui tournent dessus : WordPress, Joomla, Drupal, etc. ;
  • les bases de données relationnelles (MySQL, PostgreSQL, etc.) ;
  • le courriel : Zimbra, Postfix, Amavis, etc. ;
  • ou encore des outils dédiés : Alfresco, Talend, Squid, Piwik, Nagios (toujours pas d'ouvrage sur Shinken ? ;-)).

Bref, vous avez deux jours (sur vos pauses de boulot !) pour vous faire une idée sur le fond de leurs ouvrages, la forme de la bibliothèque numérique, voire choisir votre récompense pour votre prochaine contribution sur LinuxFr.org ! Et si vous voulez plus de temps, comme nous sommes des gars ultra sympa, on offre (enfin plutôt ENI), un abonnement d'un an à cette bibliothèque numérique à l'un des meilleurs commentaires de cette dépêche, basé entre autres selon le jugement des personnes qui notent (contrairement aux journaux ou dépêches, l'affichage des notes est borné [-10;+10] pour les commentaires).

Tout comme les éditions Eyrolles et Diamond (GNU/Linux Mag, aka GLMF), les éditions ENI font partie des amis de LinuxFr.org qui permettent de motiver et récompenser chaque mois les meilleurs contributeurs du site. D’ailleurs, chacun de ces éditeurs a déjà mis en place des solutions d’accès numérique à ses livres et/ou revues, que ce soient des livres électroniques au format EPUB, HTML, PDF ou des bases documentaires accessibles en ligne sous forme d’abonnement pour essayer de s’adapter aux nouveaux usages et nouveaux supports.

Règles et principes pour l'abonnement à gagner
  • le concours est ouvert jusqu’au 28 novembre 2014 à 23h59, l’heure de nos serveurs faisant foi ;
  • l'abonnement est limité à une seule personne par compte et mot de passe, accès 100% en ligne, valeur 49€/mois ;
  • pas besoin de nous informer de votre participation ;
  • l'équipe de modération choisira par consensus le gagnant parmi les commentaires ayant reçus une note d'au moins 7. Si aucun consensus ne se dégage, on invoquera /dev/random ;
  • si aucun commentaire n'atteint 7, on refilera l'abonnement à qui on veut… ou pas ;
  • l'abonnement sera attribué à la personne identifiée comme ayant la parenté du commentaire ("Posté par …") ;
  • en cas de contestation ou tout autre souci, l'équipe de modération est souveraine et sa décision est finale, aucun appel ne sera possible ;
  • on n'accepte pas les commentaires trollesques, ou alors s'il a bien fait rire l'équipe de modération. Cela reste à notre entière discrétion ;
  • l’acceptation d’une contribution ne respectant pas les principes ci-dessus sera laissée au libre choix (souverain et final) de l’équipe de modération.
Captures d'écran
  • Capture d’écran d’une recherche du terme Linux

  • Extrait d’un ouvrage

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Exploiter inotify, c'est simple

Lundi 24 Novembre

Intégré à partir de Linux 2.6.13, le mécanisme inotify permet de mettre en place des actions associées à l'évolution de l'état du système de fichiers. À l'occasion des 10 ans de ce projet, cette dépêche va vous donner des pistes pour exploiter ce mécanisme qui pourra vous simplifier bien des tâches d'administration.

Sommaire  Description du fonctionnement

Le mécanisme inotify permet de positionner un watch descriptor sur un fichier, qui enverra des notifications au système lorsque des événements affecteront le fichier suivi. Pour rappel, dans le monde Unix, un fichier peut aussi bien représenter un fichier simple qu'un répertoire, un périphérique, un lien, etc. Les principaux événements qui peuvent être suivis sont :

  • IN_ACCESS : le fichier est accédé en lecture
  • IN_MODIFY : le fichier est modifié
  • IN_ATTRIB : les attributs du fichiers sont modifiés
  • IN_OPEN : le fichier est ouvert
  • IN_CLOSE_WRITE : le fichier est fermé après avoir été ouvert en écriture
  • IN_CLOSE_NOWRITE : le fichier est fermé après avoir été ouvert en lecture
  • IN_MOVED_FROM / IN_MOVED_TO : le fichier a été déplacé ou renommé
  • IN_DELETE_SELF - le fichier a été supprimé
  • IN_DELETE : un fichier a été supprimé dans le répertoire surveillé
  • IN_CREATE - un fichier a été créé dans le répertoire surveillé

Dans le mécanisme standard de inotify, il n'y a pas de notion de récursivité : un événement dans /home/georgette/.ssh ne sera pas remonté par un watch descriptor surveillant /home ; cependant, les outils implémentant inotify gèrent en général eux-même cette récursivité (en positionnant des watch descriptors dans toute l'arborescence, et en ajoutant dynamiquement des watch descriptors à chaque fois qu'un événement IN_CREATE survient).

incron : mieux que des tâches planifiées, des tâches instantanées  Principe

Les administrateurs de systèmes GNU/Linux connaissent tous le gestionnaire de tâche planifié cron, qui permet de lancer des tâches selon une planification cyclique (par exemple tous les dimanche à 14h00) définie dans une crontab, c'est-à-dire un fichier indiquant la tâche à exécuter et l'heure à laquelle elle doit être exécutée. Le logiciel incron reprend ce principe, mais, plutôt que de se baser sur des événements temporels, il se base sur des événements inotify.

 Installation

Le logiciel incron est packagé pour la plupart des distributions, il suffit donc de l'installer à l'aide de votre gestionnaire de paquets préféré :
# pour Debian, Ubuntu, etc.
$ apt-get install incron

# pour Red Hat, CentOS etc. $ yum install incron

Une fois installé, il faut insérer les utilisateurs autorisés à utiliser incron dans le fichier /etc/incron.allow :

$ cat /etc/incron.allow
httpadm
nagios
georgette
## Utilisation ##
Pour créer une tâche dans la incrontab, lancer la commande incrontab -e, et y déclarer l'événement et la commande associée. Par exemple, on peut demander à lancer automatiquement la commande postalias lorsque /etc/aliases est modifié :

/etc/aliases IN_MODIFY postalias

Note : incron fait partie des logiciels qui n'implémentent pas la récursivité.

lsyncd : vers un système de fichiers distribué principe

Mettre en place un système de fichiers distribué peut s'avérer compliqué, puisque cela implique en général une phase de migration des données existantes dans un nouveau système de fichiers qu'il faut avoir installé sur de nouveaux disques, voire de nouveaux serveurs. Le logiciel lsyncd permet de simuler un système de fichiers distribué en synchronisant simplement les fichiers d'une arborescence, en utilisant rsync. L'avantage de lsyncd est que la synchronisation est faite à chaque modification, et dès que celle-ci intervient : cela simule presque parfaitement un système de fichier distribué synchrone

mise en place

lsyncd est packagé pour la plupart des distributions GNU/Linux, il suffit donc de l'installer via votre gestionnaire de paquets habituel. La configuration se fait à l'aide de scripts en langage Lua, si vous n'êtes pas habitué à utiliser ce langage, vous pouvez suivre les exemples donnés dans la documentation. Ici on va synchroniser /var/www/mon_site :

# cat /etc/lsyncd.conf.lua -- configuration de lsyncd settings{ statusFile = "/tmp/lsyncd.stat", statusInterval = 1, insist = 1, inotifyMode = "CloseWrite or Modify", } -- liste des serveurs vers lesquels synchroniser targetlist = { "web01::mon_site", "web02::mon_site", "web03::mon_site" } -- configuration de la synchronisation for _, server in ipairs(targetlist) do sync{ default.rsync, source="/var/www/mon_site", target=server } end

Pour que la synchronisation fonctionne, il faudra bien évidemment configurer rsync sur les serveurs web01, web02 et web03 pour que la destination mon_site pointe vers /var/www/mon_site.

 iwatch : ceci n'est pas une montre

Le logiciel iwatch permet de déclencher une action suite à un événement inotify. Il s'agit d'un logiciel destiné à l'origine à la surveillance, on s'en sert donc habituellement pour envoyer un email lorsqu'un fichier est modifié, par exemple pour prévenir georgette de chaque modification de /etc/shadow :

iwatch -m georgette@example.com /etc/shadow

Contrairement à incron, iwatch gère la récursivité (avec l'option -r) et les exclusions (avec l'option -x pour un chemin, et -X pour une regex), par exemple pour lancer l'antivirus pour chaque modification dans /var/www/upload (ou un de ses sous-répertoires) sauf des fichiers .png :

iwatch -r -X '\.png$' -c "clamscan %f" /var/www/upload

Ici, %f pointe vers le fichier ayant déclenché l'événement.

inotify-tools : mettez de l'inotify dans votre ligne de commande

Les inotify-tools permettent de faire des appels inotify directement en ligne de commande, quel que soit le shell utilisé.

inotifywait

La première commande fournie est inotifywait, qui permet d'attendre un événement avant de continuer une exécution, par exemple pour éviter qu'une commande ayant un fichier en prérequis tombe en erreur :

inotifywait -e close_write /var/run/jboss.pid && supervision_jboos.sh

L'option -t permet de mettre en place un timeout en secondes, pour par exemple sortir en erreur si un événement est trop long à arriver :

suavegarde.sh & ; inotifywait -e close_write -t 10000 rapport_sauvegarde || killall sauvegarde.sh

inotifywatch

La commande inotifywatch permet de faire un rapport d'activité des événements concernant les répertoires surveillés.
```
$ inotifywatch /var/cache/apt/archives &
[1] 18607
root@kamoulix:~# Establishing watches…
Finished establishing watches, now collecting statistics.

root@kamoulix:~# apt-get autoclean
root@kamoulix:~# kill %1
total access close_write close_nowrite open delete filename
1919 7 1 2 3 1906 /var/cache/apt/archives/

Par défaut inotifywatch s'arrêtera après avoir un reçu un signal d'interruption, on peut aussi le faire tourner juste pour un certain nombre de secondes avec l'option -t, par exemple pour voir l'activité du répertoire home de l'utilisateur georgette pendant une minute :

$ inotifywatch -r /home/georgette/ -t 20
Establishing watches…
Finished establishing watches, now collecting statistics.
total access modify close_write close_nowrite open moved_from moved_to create filename
16 3 3 2 0 2 2 2 2 /home/georgette/.mozilla/firefox/e3lq4lm3.default/
13 11 0 0 1 1 0 0 0 /home/georgette/.cache/myapp/mycache/

```# Codez avec inotify #
Les principaux langages de programmation proposent une bibliothèque pour travailler avec inotify, en voici une liste non exhaustive :

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Revue de presse de l'April pour la semaine 47 de l'année 2014

Lundi 24 Novembre

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Rue89] En Corrèze, iPads pour tous à l’école: «Vous allez voir, ce sont des mages»

Par Rémi Noyon, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:

François Hollande veut généraliser l'usage des tablettes à l'école, comme il l'a fait en Corrèze. «Apologie du consumérisme» ou avenir de l'enseignement? Reportage à Tulle.

Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2014/11/21/correze-ipads-tous-a-lecole-allez-voir-sont-mages-256094

[La Revue du Digital] “Travailler l’Open Data, c’est travailler la démocratie” pour le Chief Data Officer de la France

Par William El Kaim, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:

Les projets se multiplient au sein d’Etalab, le bras armé de l’état pour sa politique Open Data. Les premiers résultats sont désormais disponibles soit sous forme d’ouverture de données à destination de nouveaux écosystèmes soit sous la forme de nouvelles applications disponibles pour les citoyens.

Lien vers l'article original: http://www.larevuedudigital.com/2014/11/actu/travailler-lopen-data-cest-travailler-la-democratie-pour-le-chief-data-officer-de-la-france

[Le Monde.fr] Tails, l'outil détesté par la NSA, qui veut démocratiser l'anonymat en ligne

Par Amaëlle Guiton, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:

Nous avons rencontré les développeurs d'un outil craint par la NSA, utilisé par Edward Snowden et de plus en plus d'internautes désireux de se protéger sur Internet.

Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/11/20/tails-l-outil-deteste-par-la-nsa-qui-veut-democratiser-l-anonymat-en-ligne_4514650_4408996.html

Et aussi:

[Numerama] Mozilla choisit de défendre Mozilla, pas les valeurs du logiciel libre!

Par Guillaume Champeau, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:

Mozilla a annoncé la fin du contrat mondial qui le liait à Google, mais en faisant des choix hautement critiquables. Ainsi, Google restera proposé en Europe où il est déjà ultra-dominant, et en Chine c'est le moteur de recherche Baidu soumis à la censure étatique qui sera proposé par défaut aux internautes chinois. Mozilla a-t-il perdu son idéalisme au profit du seul réalisme économique?

Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31329-mozilla-choisit-de-defendre-mozilla-pas-les-valeurs-du-logiciel-libre.html

Et aussi:

[Next INpact] Au ministère de la Culture, craintes et revendications sur le chantier du droit d'auteur

Par Marc Rees, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:

Mardi, Fleur Pellerin est venue au Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique, qui tenait là sa séance plénière. À cette occasion, elle a salué les travaux du professeur de droit Pierre Sirinelli qui présentait ce jour son rapport d'étape (notre actualité) planchant sur une éventuelle révision de la directive de 2001 sur le droit d’auteur et les droits voisins.

Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91011-au-ministere-culture-craintes-et-revendications-sur-chantier-droit-d-auteur.htm

Et aussi:

[ZDNet France] Formats ouverts à l’école: l’April lance un appel

Par Louis Adam, le mardi 18 novembre 2014. Extrait:

L’April a lancé un appel en faveur de l’utilisation de formats ouverts au sein de l’éducation nationale. Leur cheval de bataille: l’interopérabilité des documents, qui se doivent d’être lisibles par tous les utilisateurs. Et bien sûr, protéger les élèves des «stratégies d’enfermement» des gros éditeurs.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/formats-ouverts-a-l-ecole-l-april-lance-un-appel-39809713.htm

Et aussi:

Voir aussi:

[Vox] The courts set a new record for rejecting software patents in 2014

Par Timothy B. Lee, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:

(Les tribunaux ont récemment été de plus en plus hostiles aux brevets logiciels) Courts have recently grown increasingly hostile to software patents. A June Supreme Court ruling significantly limited the kinds of software inventions that are eligible for patent protection. And even before that ruling, there had been a dramatic increase in the number of legal decisions holding that software-related inventions were unpatentable.

Lien vers l'article original: http://www.vox.com/2014/11/17/7222807/software-patent-invalid-record

[Gridam] Des actrices X expliquent la Net neutralité en vidéo

Par Emeric, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:

Le site Funny or Die a fait appel à trois actrices X pour soutenir Barack Obama dans sa lutte pour la Net neutralité.

Lien vers l'article original: http://www.gridam.com/2014/11/actrices-x-expliquent-net-neutralite-en-video

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Haiku se lâche enfin

Lundi 24 Novembre

Le projet Haiku est une réminiscence de feu BeOS. Pour les plus jeunes, BeOS était un système d'exploitation propriétaire développé en C++ par Be Inc. de 1990 à 2000. Son architecture était totalement indépendante, tout en ayant beaucoup de traits POSIX, ce qui permettait avec peu de travail d'y retrouver Qt, Mozilla, SDL, QEMU, Bash et bon nombre d'autres références classiques aux côtés de la logithèque propre de BeOS.

Haiku, anciennement OpenBeOS, reprend donc le flambeau de BeOS, avec cette ré-écriture libre, entreprise en 2001, avec l'appui de l'association à but non lucratif créée à cet effet. D'après Wikipédia, « …une version alpha de Haiku R1 est distribuée le 14 septembre 2009. La R1 Alpha 2 est sortie le 9 mai 2010, la R1 Alpha 3 le 20 juin 2011, et la R1 Alpha 4 le 12 novembre 2012. ». Nous couvrons ici les plans pour Haiku Bêta 1 et R1. Pour information ou rappel, toujours d'après Wikipedia : « Le développement d'Haiku est actuellement focalisé sur la R1, qui doit être quasiment identique à la dernière version distribuée par Be, la R5. ».

Sommaire Haiku qu’est-ce donc ?

Il était une fois BeOS, un système d’exploitation propriétaire né sur les processeurs d'architecture Hobbit, puis porté sur PPC (en fait une machine hybride utilisant 2 Hobbits, 3 DSP et 2 PPC). C'était la période des BeBox.

BeOs a tenté l'aventure Intel sur un marché où seul Windows 9x dominait le Bureau, dans le but de sortir de la confidentialité. La philosophie de développement était de ne pas s'encombrer du passé, de toujours profiter au mieux du matériel récent.

  • BeOS était avant tout un OS orienté multimédia et performances temps réel (N.d.A. : à l'époque, je redémarrais sour BeOs pour lire les vidéos qui étaient trop lourdes pour mplayer sur mon pauvre Cyrix 133).
  • BeOS avait un système de fichiers journalisé transactionnel 64 bits appelé BFS qui fait encore rêver bien des concepteurs de systèmes de fichiers modernes.
  • BeOS démarrait en moins de temps qu'il ne faut à bien des OS récents pour sortir de veille, un certain Lennart en rêve encore.
  • BeOS, même s'il avait un véritable terminal, démarrait directement en mode graphique, un certain Rasterman en rêve encore. ;-)
  • BeOS imposait une structure multi-threadée au code des applications natives, ce qui leur donnait une réactivité impressionnante, même sur des machines aujourd'hui (et à l'époque) considérées comme limitées.

Pour la petite histoire, Be Inc. était dirigée par un français, Jean-Louis Gassée, qui a failli ravir la place de Steve Jobs durant les années creuses d'Apple. Oui, Mac OS X aurait pu être sur une base BeOS plutôt que NextStep.

La chose ne s'est point faite et Be Inc. ne trouvant pas sa place sur le marché a fini par sombrer. Une nouvelle Release 6 (dite Zeta) devait sortir et corriger bien des erreurs de jeunesses du système (comme sa gestion calamiteuse du réseau), mais Be Inc. fut rachetée et enterrée par Palm.

Et pour l'histoire encore plus petite, Le projet s'appelle Haiku car c'est sous cette forme poétique qu'étaient diffusés les messages d'erreurs du navigateur NetPositive.

Trop beau, trop tôt.

C'est en 2001 que Michael Phipps décide de lancer le projet Haiku (OpenBeOS au commencement). Son objectif pour la première release (dite R1) est d'être iso-fonctionnel avec BeOS R5. Cela implique de conserver la compatibilité binaire, le compilateur de reférence (gcc2), la configuration, toutes les API, les pilotes…

Où en sommes nous ?

Après quelques discussions enflammées sur la liste de diffusion Haiku, il y a quelques semaines, concernant la sortie d'une Nième alpha, il a été décidé lors du BeGeistert 2014 qu'il fallait accélérer les choses. Nombre de contributeurs se sentaient en effet coincés dans une logique d'archéologie concernant les contraintes techniques sus-citées du projet.

Nous sommes en 2014 et la Bêta 1 pointe le bout de son nez, après 4 alpha. Haiku est presque BeOS, parfois moins bien, souvent bien mieux. La pile TCP/IP issue de FreeBSD en est un bon exemple.

L'accent va désormais se porter rapidement sur la R2 et la gigantesque aire de jeux qu'elle représente pour les hackers de tous poils.

L’annonce de la bonne nouvelle

C'est Adrien Destugues qui a posté la bonne nouvelle ce 2 novembre, ce qui suit est une traduction libre :

Salut les devs,

Pendant le BeGeistert coding sprint nous avons eu une longue discussion avec Ingo, Oliver et Ithamar à propos du futur d'Haiku et des difficultés que nous avons à produire une release. Nous avons cherché à nous mettre d'accord et nous aimerions proposer un plan pour atteindre la R1 et passer à l'étape suivante du développement.

Les objectifs sont multiples :

  • Enfin fournir une version stable avec le nécessaire pour les développeurs
  • Mettre au point un cycle de développement plus efficace qui permettra des releases plus fréquentes
  • Permettre aux développeurs de travailler sur des choses plus passionnantes sans se sentir coupable de ne pas contribuer à l'objectif primaire de la R1

Notre raisonnement est qu'aujourd'hui la compatibilité binaire n’intéresse que peu de développeurs, probablement de même que les utilisateurs. Nous savons que la plupart des gens utilisent plus des applications Qt ou Java que natives de BeOs R5, d'autant qu'au cours des deux dernières années, l'équipe de HaikuArchives a été occupée à récupérer les sources de bon nombre d'applications BeOS, afin qu'elles puissent être mises à jour pour les prochaines releases. En outre, nous pensons qu'une R1 stable permettra d'inciter plus de développeurs à s'impliquer pour Haiku, apporter de nouvelles applications qui ne sont simplement pas concernées par la compatibilité binaire.

Nous avons fait un premier jet du plan qui assurera une transition douce vers le futur d'Haiku

Cela inclut la Bêta 1 puis les étapes vers la R1 incluant une branche de maintenance, ainsi que le développement pour la R2 et les choses amusantes qui vont descendre dans notre dépôt git comme d'habitude.

Pré-requis pour la Bêta1

À ce stade, nous avons atteint le checkpoint « fonctionnalités complètes » défini par le sondage « futures fonctionnalités de Haïku » de 2010. La dernière grande chose qui manquait était le gestionnaire des paquets, qui a été fusionné dans Haiku il y a un an et est maintenant stable et utilisable.

Il reste cependant quelques points de blocage qui empêchent la Beta 1 de passer la porte. La plupart ne sont pas les tâches de développement pour Haiku lui-même, et se rapportent à l'infrastructure PM. Nous avons besoin d'un processus automatisé pour construire les paquets à partir des applications produites par Haikuports afin de les intégrer aux releases. La pratique actuelle qui est de donner à un développeur un accès de commit pour télécharger des paquets n'est pas acceptable car il y a trop de travail et elle conduit à des problèmes de maintenance pour tous les paquets (un paquet est mis à jour, car il est une dépendance d'un autre, mais cela en casse un troisième qui ne peut fonctionner qu'avec une version plus ancienne, etc.).

Il y a aussi quelques questions ouvertes telles que l'absence de prise en charge IMAP dans les versions actuelles. Cela a disparu depuis l'Alpha3 et il existe des alternatives acceptables (en utilisant Beam ou un webmail), de sorte que la prise en charge d'IMAP pourrait être laissée de côté.

Plan pour la Bêta1

Sans les quelques points indiqués précédemment, il est inutile d'essayer de produire une release. Alors essayons d'abord de les résoudre. Oliver a travaillé pour y arriver, mais plus d'aide serait évidemment la bienvenue. Cela implique des travaux sur HaikuPorter (Python), ainsi que l'infrastructure serveur pour produire des builds. C'est peut-être le bon moment pour des non adeptes du C++ de rejoindre le projet.

Une fois ces points résolus, le temps de la release sera venu. Je prends la charge de coordinateur de release. Mon plan est d'utiliser plus ou moins le même schéma que pour les versions alpha et bêta.

Plans pour la R1

J'ai été mandaté pour mettre au point un plan pour la R1 et au-delà plutôt que des sorties au coup par coup chaque année des nouvelles Alpha. Voici ma proposition à cet effet.

À partir de la version bêta1, le tronc de Haiku sera consacré à la R2. Le contenu exact de cette nouvelle version doit être décidé entre les développeurs, mais il doit y avoir un consensus à passer à gcc4 ou clang comme compilateur principal, se débarrasser de notre ancienne libc customisée et la remplacer par une officielle et un peu de nettoyage des strates de l'API .
C++11 va également commencer à être plus utilisé.

La prise charge de l'API R1 et/ou la compatibilité BeOS R5/gcc2 dans R2 peuvent être maintenues si quelques-uns sont motivés pour le faire – aucun des participants du BeGeistert code sprinters n'est intéressé, mais d'autres développeurs peuvent vouloir le faire.
Cela n'a même pas besoin de rester dans le tronc d'Haiku, nous pourrions le fournir au besoin en third-party – similaire à la façon dont notre port Qt est actuellement distribué. Il reste quelques efforts pour y arriver et des gens devront en prendre soin.

Pendant ce temps, la branche de Bêta1 vit sa vie et deviendra un jour la R1. Ensuite, le plan est d'être à l'écoute des rapports de bugs des utilisateurs et développeurs et de rétroporter depuis la branche principale quand ce sera nécessaire. Quand la bêta1 sera complète, aucune nouvelle fonctionnalité ne sera plus jamais ajoutée. En tant que coordinateur de la Bêta1, je peux aussi prendre le rôle de responsable de la R1 et m'occuper du rétro-portage. Après un délai raisonnable (peut-être 3 à 6 mois - selon le nombre de bugs trouvés) après release de la Bêta1, une version R1 sera construite depuis cette même branche. Dès lors, la branche pourra vivre et produire de nouvelles version (R1.1, etc.) si de nouveaux problèmes sont détectés. Ou bien on peut basculer sur un mode « rolling release » où les mises à jour sont poussées en utilisant le gestionnaire de paquets. Aucune nouvelle fonctionnalité ne devra être ajoutée dans cette branche.

Nous pensons que ce plan permet une sortie de la R1 relativement indolore et à court terme. En tant que développeurs Haiku, nous devons admettre que ce ne sera pas une sortie parfaite. Il serait plus souple et lisse que les Bêtas s'appuient sur les branches des Alphas, mais il y aura forcement des bugs et limitations. Je ne pense pas qu'il y ait un moyen d'obtenir une release parfaite et sans bug dans un délai raisonnable avec notre main-d'œuvre actuelle.

Suite à la publication R1, la compatibilité BeOS R5 pourra continuer à exister dans la R2, soit dans une branche, soit comme un paquet externe.
La branche R1 continuera à recevoir des correctifs pour que ceux qui utilisent Haiku en production (nous pensons à TuneTracker) puissent compter sur une version solide et stable comme base pour leurs produits. De cette façon, les gens peuvent continuer à utiliser la R1 ou migrer vers la R2 et profiter de toutes les nouvelles fonctionnalités, mais au risque de découvrir de nouveaux bugs.

--
Adrien

Que faire maintenant ?

Haiku n'a d'avenir que s'il trouve ses utilisateurs. Il offre un environnement simple, rapide et efficace tout en donnant accès à des outils de qualité auprès desquels les habitués de GNU/Linux ne sont pas dépaysés.

Installez-le dans une VM ou sur une machine qui s'ennuie, vivez au quotidien avec et il deviendra vite votre indispensable compagnon.

Débusquez les bugs, remontez-les, proposez des corrections si vous le pouvez : le challenge est plus accessible qu'avec GNU/Linux, profitez en !

On n'attend plus que vous !

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Calendrier de l'Avent du domaine public 2015

Dimanche 23 Novembre

Mais qui donc entrera dans le domaine public en 2015 ?

Le collectif SavoirsCom1 vous invite à célébrer ensemble le domaine public en inaugurant la 3ème édition de son original calendrier de l'Avent, le lundi 1er décembre à Numa Paris à partir de 18h30.

À la place d’un éphémère petit chocolat, ce sera un(e) nouvel(le) auteur(e) entrant pour l'éternité dans le domaine public, qui sera dévoilé(e) chaque jour de décembre. Au final 31 noms dont les œuvres deviendront librement réutilisables. La durée du droit d'auteur étant de 70 ans post mortem en France, c'est la promotion des morts en 1944 que nous accueillons ici.

Une soirée animée par Xavier de La Porte. Parmi les intervenants : Lionel Maurel, Alexis Kauffmann, Hervé Le Crosnier, Julien Dorra… et Benjamin Sonntag qui apportera le BookScanner de La Quadrature pour l'occasion (démo en numérisant un livre d'un nouvel entrant à mettre en ligne le 1er janvier prochain).

Un événement coordonné par Romaine Lubrique marquant le top départ du 1er festival du domaine public qui se déroulera à Paris en janvier.

On notera que le domaine public a fait récemment l'actualité à l'Assemblée nationale, la députée Isabelle Attard essayant, en vain, d'en faire passer une définition positive et d'en finir avec ces exceptions bien françaises qui rallongent d'autant le droit d'auteur (Mort pour la France et prorogations de guerre).

Au programme du lundi 1er décembre à Numa
  • 18:30 Accueil
  • 19:00 Ouverture
    • Présentation du 1er festival du domaine public, par Alexis Kauffmann
    • C’est quoi le domaine public ? par Lionel Maurel
    • Calendrier : La genèse du projet, par Julien Dorra
    • Calendrier : Présentation générale du calendrier par Thomas Fourmeux et Silvère Mercier
    • Présentation du livre Pages Publiques par Hervé Le Crosnier et Nicolas Taffin
    • Présentation du BookScanner, par Benjamin Sonntag
    • Présentation des affiches réalisées pour l’occasion, par Sylvia Fredriksson et ses étudiants de La Sorbonne
  • 20:00 Lancement officiel du calendrier 2015 : Champagne !
    • Apéro en musique du domaine public
    • Numérisation de livres avec le BookScanner (apportez un vieux livre !)
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Calendrier du Libre 2015

Dimanche 23 Novembre

L'association LILA vous propose d'acheter le Calendrier du Libre 2015 pour 15 € (ou plus si le cœur vous en dit), un projet simple de calendrier, à l'ancienne comme vous les vendent les pompiers à cette période. Mais oui, vous savez bien : en papier, pas sur un écran !

Mais quelle est la différence avec votre calendrier de pompiers ? Eh bien, on ne sauve pas des vies et on ne pose pas nu derrière une lance à incendie — c'est sûr, c'est moins glamour — mais on fait de l'Art Libre avec des Logiciels Libres, ce qui a tout de même l'avantage d'être dans le thème de LinuxFr.org, non ?

Ce projet finance les artistes qui publieront une image dedans (illustrations, photos et rendus 3D) ainsi qu'une sélection de Logiciels Libres dédiés au graphisme (GIMP, Blender, Inkscape, Scribus), notamment sur nos chers systèmes d'exploitation Libres, et enfin l'association organisatrice.

Et si cette année, vous affichiez un calendrier entièrement Libre au dessus de votre bureau?

Les images seront sous une licence Creative Common Attribution 2.0, et nous fournirons même un lien vers les fichiers numériques haute définition aux acheteurs. Bien entendu, ce projet est fait entièrement avec des Logiciels Libres et chaque image a été créée avec des Logiciels Libres.

Les artistes

Cinq artistes de divers horizons participent au projet et fournissent deux œuvres chacun.

  • Aryeom Han est une réalisatrice d'animation et illustratrice coréenne. Utilisatrice de GIMP, Inkscape et divers autres Logiciels Libres, elle est actuellement en résidence d'artiste à l'association LILA.
  • Patrick David est un photographe américain très actif dans la communauté artistique libriste. Il est notamment le manager de la communauté "GIMP Users" sur Google+. Son workflow est principalement avec des Logiciels Libres.
  • Henri Hebeisen est un infographiste 3D français, certifié "Blender Foundation Certified Trainer".
  • Gustavo Deveze est un réalisateur d'animation et illustrateur en Argentine. Il utilise principalement GIMP et expérimente avec beaucoup d'autres Logiciels Libres.
  • Brian Beck travaille dans le système éducatif américain, où il promeut le Logiciel Libre sans relâche depuis plusieurs années. Il photographie essentiellement avec des Logiciels Libres.

En guise d'un sixième artiste, nous utiliserons deux rendus 3D haute définition fournis par la Fondation Blender.

L'association LILA

LILA est une association française déclarée (loi 1901) que j'ai cofondée avec un ami. Notre but originel était de promouvoir l'Art Libre. Nous sommes nous-même utilisateurs de Logiciels Libres, et pour ma part même développeur.
Bien que l'association existe depuis quelques temps, elle était principalement dormante, et c'est seulement récemment, de retour en France après plusieurs années à l'étranger, que nous essayons de l'activer davantage.

Ce calendrier est un petit projet mineur, sans grande importance en soi, mais qui nous permet de démarrer par quelque chose, de prendre un peu la température et de nous rapprocher de certains artistes.
Nous avons d'autres projets plus importants, et notamment avec l'artiste Aryeom Han qui participe aussi à ce Calendrier du Libre.

Notons que le Logiciel Libre n'est pas le but ultime. Je dirais qu'il est plus "une évidence". Pour moi, il s'agit d'une étape nécessaire pour avoir un écosystème logiciel sain. Mais au final si je contribue aux Logiciels Libres, c'est pour en faire quelque chose, pas comme une fin en soi.
C'est pourquoi s'il s'agit aussi d'une association libriste, c'est surtout une association artistique, puisque notre but est davantage de promouvoir les Arts et le partage de connaissance que les logiciels. Mais il est tout de même très triste de voir de grosses fondations ou associations libristes utiliser des logiciels de graphisme propriétaires à gogo, ce que j'ai constaté à de nombreuses reprises. La plupart des logiciels Libres pour le graphisme ont extrêmement peu de moyens, et pourtant sont souvent bien connus, même en dehors des sphères libristes. J'ai été très étonné ces dernières années de rencontrer pas mal de personnes qui connaissaient et avaient installé GIMP (alors qu'ils ne connaissaient le terme "logiciel Libre" que très vaguement, voire du tout).

Nous espérons donc que ce petit projet aidera un peu à la promotion de logiciels et d'artistes.

Reverser aux Logiciels Libres

Les Logiciels Libres sont donc nécessaires. C'est pourquoi nous décidons de reverser une part non négligeable des gains à une sélection de Logiciels Libres. Un huitième entier ira à la Fondation Blender puisque nous allons utiliser deux de leurs rendus haute définition comme des pages de calendrier. Par conséquent, nous intégrons le projet Blender comme un "artiste" à part entière dans ce projet.
Un second huitième était prévu pour trois autres logiciels, mais le photographe Patrick David ayant décidé de donner sa part aux projets de Logiciel Libre, finalement un quart des gains ira, en part égale, à trois autres projets du Libre:

  • GIMP: vous connaissez probablement tous GIMP, logiciel de manipulation d'images bitmap. Utilisé par beaucoup de photographes et d'illustrateurs, une des références du Logiciel Libre.

  • Inkscape: logiciel d'édition d'images vectorielles, une référence aussi dans le monde Libre.

  • Scribus: la référence du Libre en matière de mise en page professionnel. Le logiciel à intégrer dans votre workflow avant l'envoi à l'imprimeur.

Alors qui veut un petit calendrier?

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OpenDesk, l'Air du bois et SketchChair.cc : plans de meubles sous licence Creative Commons

Dimanche 23 Novembre

Les sites OpenDesk et L'Air du bois proposent des plans de meubles (bureaux, chaises, etc.) sous différentes licences Creative Commons (dont certaines sont libres et d'autres non-libres comme les CC NC et/ou ND).

Le journal de Victor STINNER à l'origine de la dépêche présentait OpenDesk, et un des commentaires évoquait L'Air du bois et un autre citait SketchChair.cc, ce qui a permis d'enrichir la dépêche. On mentionnera aussi le Mozilla Factory Space, avec un parquet explorant le concept de meuble libre.

OpenDesk

Le site OpenDesk propose de passer par un artisan pour faire fabriquer le meuble (dont plusieurs artisans français), mais documente aussi des moyens de le fabriquer soi-même.

La page Wikipédia OpenDesk rappelle qu'un des objectifs d'OpenDesk est de réduire les coûts de transport des produits finis en profitant d'une fabrication locale.

Notez bien qu'utiliser commercialement les plans Creative Commons - Attribution-NonCommercial impose de rémunérer l'auteur : "If you wish to use the design commercially please respect the right of the designer to be paid a royalty by working with a registered maker in the OpenDesk network."

Répartition des licences sur les 23 designs actuellement disponibles chez OpenDesk :

  • vingt non-libres (19 CC By NC et 1 CC By NC ND)
  • trois libres (2 CC By Sa et 1 CC 0)
Desk par Joni Steiner & Nick Ierodiaconou - CC By Sa

Rotational Stools par Anne Filson & Gary Rohrbacher - CC By Sa

Wiki Booth par Lynton Pepper - CC Zero

L'Air du bois

Le site L'Air du Bois se décrit comme « un portail de partage autour du travail du bois (menuiserie / ébénisterie amateur) ». Il s'agit d'un « projet personnel mené par Boris Beaulant dans le but de construire un espace d'échange autour de la passion du bois. » On y trouve des photos de réalisations ou d'ateliers, des plans, des tutoriels, etc.

Répartition des licences sur les 74 designs actuellement disponibles chez L'Air du bois :

  • soixante sept non-libres (38 CC By NC ND, 26 CC By NC Sa, 3 CC By NC)
  • sept libres (4 CC By Sa et 3 CC By)
Boîte japonaise par Zeloko - CC By

Table Basse Circulaire par mokozore - CC By Sa

Table à tiroir par mokozore - CC By Sa

Butaï(s), pour lire des Kamishibaïs par mokozore - CC By

Meuble à langer modulable par mokozore - CC By Sa

Meuble de salle de Bain - Sous Lavabo par mokozore - CC By

Meuble Télé par mokozore - CC By Sa

Sketchchair.cc

Le site Sketchchair.cc propose de concevoir, tester et produire son design de chaise ou de lit.

Répartition des licences sur les 44 designs actuellement disponibles chez Sketchchair.cc :

  • quarante non-libres (37 CC By NC Sa, 1 CC By NC et même 2 avec copyright de base)
  • quatre libres (2 CC By Sa, 2 dans le domain public)
sc.173 par naichieh - CC By Sa

Bed2 par bradjensen68 - domaine public

Small Comfy Chair v1.1 par Chu - CC By Sa

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Le Top 500 des supercalculateurs de novembre 2014

Dimanche 23 Novembre

Le quarante-quatrième Top 500 des supercalculateurs mondiaux est sorti en novembre 2014.

Rappelons que le Top 500 se base sur une soumission volontaire (de nombreuses machines puissantes mais classifiées ne participent pas à la course) et sur un comparateur de performances spécifique extrêmement parallélisable, le code LINPACK, qui concerne la résolution de systèmes d’équations linéaires.

Les Top 500 se suivent et se ressemblent ?

Pour la quatrième fois consécutive, le supercalculateur Tianhe-2 est en tête de liste avec son habituel score de 33,86 pétaFLOPS.

L’évolution par pays

Rien de nouveau sous le soleil (nihil novi sub sole), hormis une entrée en 10e place d'un Cray CS-Storm à 3,57 petaflop/s d'un site gouvernemental étasunien non représenté auparavant.

Statistiques sur la liste

C'est HP qui est en tête de liste suivi de près par IBM (plus de 60% à eux deux), Cray, SGI et Bull étant loin derrière (et Dell et Fujitsu, enterrés).

Les systèmes d’exploitation

Il reste un seul Windows, très en retrait. Le tableau synoptique est très clair, démontrant l'hégémonie des Linux dans le domaine des hautes performances :

Operating System Family Count System Share (%) Rmax (GFlops) Rpeak (GFlops) Cores Linux 485 97.0 303,377,333 446,928,067 22,851,693 Unix 13 2.6 5,101,679 6,118,142 196,224 Mixed 1 0.2 190,900 222,822 65,536 Windows 1 0.2 180,600 233,472 30,720 Télécharger ce contenu au format Epub

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Repas du Libre à Toulouse le 27 novembre 2014

Samedi 22 Novembre

Le groupe d'utilisateurs et utilisatrices de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec Tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisants et sympathisantes de se retrouver l'un des mardis ou jeudis de chaque mois pour échanger autour des logiciels Libres, des réseaux libres, discuter de nos projets respectifs et lancer des initiatives locales autour du Libre. Ce repas est ouvert à toutes et à tous, amatrices et amateurs de l'esprit du Libre, débutantes et débutants ou technicien(ne)s chevronné(e)s.

Ce Qjelt aura lieu le jeudi 27 novembre 2014 à 20 heures, au restaurant Bois et Charbon situé au 64 rue de la Colombette à Toulouse. C'est à proximité de la place Saint Aubin accessible par le métro à la station Jean Jaurès (ligne A et B). Entrée/plat/dessert + 1/4 de vin à 18€. Pour des raisons de logistique, une inscription préalable avant la veille au soir est demandée.

Inscription demandée avant le mercredi soir à l'adresse http://www.toulibre.org/qjelt.

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Yocto, ce n'est pas un système embarqué, mais...

Samedi 22 Novembre

Yocto est un projet collaboratif, soutenu par la Linux Foundation, qui fournit des modèles, outils et méthodes pour vous aider à créer des systèmes embarqués.

Le projet Yocto est divisé en plusieurs sous-parties. Nous allons nous intéresser dans cet article au générateur d'appliances. Ce dernier effectue en toute simplicité la génération de votre propre système embarqué à l’intérieur d'une machine virtuelle de type vmdk.

Yocto est issu du projet Poky (un système de build qui s’appuie lui-même sur OpenEmbedded) dont il est le digne successeur.

L'architecture de Yocto

"Build Appliance 1.7"(Dizzy) est une machine virtuelle pré-configurée pour que vous puissiez simplement générer votre système embarqué. Cette virtualisation a toutefois un coût en terme de rapidité de compilation lors de la création de votre système. Son avantage principal est la création d'une appliance quel que soit le système d'exploitation sur lequel vous travaillez…

Une image étant dans certains cas plus parlante que des mots et, surtout, qu'une longue explication fastidieuse, veuillez vous référer au schéma ci-dessous.

L'avantage de BA 1.7 est double, un système pré-configuré et fonctionnel et la possibilité de pouvoir l'utiliser sur n'importe quel OS (…)

Pour information, les résultats peuvent varier selon la puissance de votre machine hôte et de sa mémoire disponible.
Par exemple sur un i5 avec 8 Go de mémoire vive (RAM) :

  • génération d'un "petit" système embarqué ( -100 Mo) : environ une heure ;
  • génération d'un système embarqué "complet" ( -550 Mo) : environ trois heures trente.

Si vous souhaitez développer votre système embarqué directement à partir d'une distribution, sans passer par la virtualisation. Yocto assure une compatibilité totale (pour l'instant) avec ces cinq distributions :

  • Ubuntu ;
  • Fedora ;
  • CentOS ;
  • openSUSE ;
  • Debian.
Les avantages de Yocto
  • Les images générées auront l'avantage d'utiliser un noyau toujours récent ;
  • la possibilité d'utiliser X11, Gnome Mobile, GTK+, Qt, Clutter et SDL (mais pas que…) ;
  • grâce à Qemu, l'émulation totale pour les architectures x86 , x86-64 , ARM, MIPS et à base de PPC ainsi que du matériel spécifique.

Enfin, SATO, une interface utilisateur basée sur GNOME Mobile qui permet aux développeurs de mettre en œuvre leur propre interface pour écrans de petite résolution ou minimalistes.

Au moment de l'édition de cet article Yocto project en est à sa version 1.7 nommée Dizzy (mais le projet avance rapidement et ne cesse de s'améliorer).

Besoins spécifiques à Yocto
  • Git 1.7.5 ou supérieur ;
  • tar 1.24 ou supérieur ;
  • python 2.7.3 ou supérieur (mais malheureusement pas Python 3.x, qui n'est toujours pas pris en charge).
Processus de création d'une image :

Vous trouverez sur le site de Yocto des images déjà pré-construites nommées BSP.
Pour la version en cours veuillez faire pointer vos navigateurs vers cette adresse :

https://www.yoctoproject.org/downloads/core/dizzy17

La création facile grâce à Hob

Pour les plus fainéants d’entre nous (mais qui ne l'est pas ?), Yocto a eu la bonne idée de créer Hob, une interface graphique qui réalisera pour vous les tâches qui demandent normalement l'utilisation de la ligne de commande. Un clickodrome de la création d'images ISO multi-architectures !

Ne vous y trompez pas toutefois, celui-ci est très complet dans le choix des options qu'il propose.
Il vaut mieux prendre son temps et en étudier toutes les possibilités (sous peine de ne pas avoir l'optimisation ou les nécessaires requis).

Hob est mort (ou presque), vive Toaster

Hob sera remplacé par Toaster sur la prochaine version de Yocto (la 1.8). Celui-ci abandonne l'interface GTK au profit d'une application web basée sur Django. Pour l'instant en test (vous pouvez la télécharger, celle-ci n'est toutefois pas à conseiller en production.

Toaster permettra de nombreuses choses, dont le versionning des images, le choix des sources utilisés pour la construction de ses images ainsi que sa propre version de bitbake (si nécessaire).

Mais et pour la MasterClass ?

Rassurez-vous, il est aussi possible de créer vos images en ligne de commande (sans doute de manière plus précise, aux travers de scripts), grâce à BitBake (cf. documentation au début de cet article).

Le mot de la fin…

Enfin, pour les plus fainéants d’entre nous qui aimeraient quand même tester le projet sans trop y perdre de temps (la documentation est assez conséquente au vu des possibilités offertes…), un guide de démarrage rapide est disponible.

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Detekt, un logiciel de détection de logiciels espions

Samedi 22 Novembre

Amnesty International, en partenariat avec Privacy International, Digitale Gesellschaft et Electronic Frontier Foundation, a annoncé le 20 novembre la publication du logiciel Detekt. Ce logiciel libre (GPLv3) a pour but de détecter des spywares (logiciels espions) sur un système d'exploitation Windows. Il cible notamment l'espionnage gouvernemental des journalistes et des militants. Detekt est développé par le chercheur en sécurité Claudio Guarnieri.

D'après Amnesty International, l'utilisation et le commerce des technologies de surveillance des communications ont connu une croissance exponentielle ces dernières années. La Coalition Against Unlawful Surveillance Exports, dont est membre Amnesty International, estime le commerce mondial annuel en technologies de surveillance à 5 milliards de dollars US.

Dans son annonce, Amnesty pointe du doigt les sociétés privées installées dans des pays développés qui développent des solutions de surveillance pour des États responsables de violations régulières des droits humains, et appelle à un contrôle de la vente et de l'usage de ces technologies.

Marek Marczynski, responsable affaires militaires, sécurité et police à Amnesty International :

Detekt is a simple tool that will alert activists to such intrusions so they can take action. It represents a strike back against governments who are using information obtained through surveillance to arbitrarily detain, illegally arrest and even torture human rights defenders and journalists.

Traduction :

Detekt est un outil simple qui alertera les militants de telles intrusions de façon à ce qu'il réagissent. Il représente une contre-attaque aux gouvernements qui utilisent des informations obtenues par la surveillance pour détenir arbitrairement, arrêter illégalement ou même torturer des défenseurs des droits de l'Homme et des journalistes.

Les spywares actuellement détectés sont :

  • DarkComet RAT ;
  • XtremeRAT ;
  • BlackShades RAT ;
  • njRAT ;
  • FinFisher FinSpy ;
  • HackingTeam RCS ;
  • ShadowTech RAT ;
  • Gh0st RAT.

Il est écrit en Python/PyQt. Il utilise les logiciels Yara (APLv2), Volatility (GPLv2+) et Winpmem (GPLv2+).

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Trisquel 7.0 LTS Belenos est sortie

Vendredi 21 Novembre

Trisquel GNU/Linux 7.0 LTS Belenos (en référence à un Dieu du soleil celtique) est sortie le 3 novembre 2014. Il s’agit d’une version LTS (Long Term Support) qui sera maintenue jusqu'en 2019. Pour rappel, Trisquel est une distribution basée sur Ubuntu 14.04 LTS et est composée à 100 % de logiciels libres. Trisquel est une des huit distributions 100 % libres, recommandée par le projet GNU et par la Free Software Foundation.

Composants majeurs mis à jour
  • Noyau Linux-libre 3.13 ;
  • Version modifiée de GNOME 3.12 fallback ;
  • Abrowser 33 (un fork libre de Firefox) en tant que navigateur web par défaut :
    • GNU IceCat 31 est disponible avec un simple clic depuis la page d'accueil de Abrowser. Il a des fonctionnalités supplémentaires pour protéger la vie privée ;
  • Electrum Bitcoin Wallet est préinstallé.

Passage au DVD

La version standard n'est plus proposée qu'au format DVD (alors qu’auparavant une version CD était aussi proposée). Ceci permet de simplifier le choix de l'ISO à télécharger, d'éviter de frustrer l'utilisateur avec une langue non fournie (au format CD moins de 5 langues étaient dans l'installeur alors qu'en DVD, il y en a 50, dont le français) et d'inclure quelques logiciels supplémentaires. L'ISO fait 1,5 Go (contre 1,3 Go pour la version 6.0).
Trisquel Mini (avec LXDE et des applications légères, comme Abiword) est toujours fournie en CD avec seulement deux langues dans l'installeur : l'anglais et l'espagnol.

Toutes les versions sont toujours fournies pour architecture x86 et x86-64.

Trisquel Sugar

Trisquel Sugar est une nouvelle déclinaison de la distribution avec l'interface Sugar préinstallée. Cette interface est adaptée aux enfants, les têtes blondes méritent aussi d'être libres ! L'installeur fait seulement 500 Mo et tient donc sur un CD.

Site web

Le site web a un nouveau design plus clair et moderne. Ce n'est que le début d'une série d'améliorations du site web !

Autres changements

Amélioration de l'accessibilité par défaut.

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