Linux France

S'abonner à flux Linux France
Mis à jour : il y a 32 min 50 sec

AFUP Lyon - 4 juin 2015 - Conférence sur POMM

Samedi 23 Mai

Le 4 juin, l'antenne lyonnaise de l'AFUP (Association Française des Utilisateurs de PHP) accueillera Grégoire Hubert, spécialement venu de Nantes pour nous parler de de POMM, ce gestionnaire de modèle objet (object model manager ou OMM) dédié au système de gestion de bases de données PostgreSQL.

La conférence aura lieu dans les locaux d’Epitech, au 86 boulevard Marius Vivier-Merle 69003 LYON.

Voici donc les différents points qui seront abordés :

  • Pomm : une approche différente des ORM
  • Système de projection
  • Système de conversion & types de PostgreSQL
  • Requêtes et entités
  • Requêtes SQL multiples, récursives, etc.
  • Transactions, isolation, notifications asynchrones
  • Utiliser Pomm dans un développement PHP, Symfony2 (Sf2), ZendFramework2 (ZF2)

La conférence aura lieu le jeudi 4 juin 2015 à 19h, dans les locaux d’Epitech, au 86 boulevard Marius Vivier-Merle 69003 LYON.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Retour sur la conférence donnée par Richard Stallman le 12 mai 2015 à Brest.

Vendredi 22 Mai

Richard Matthew Stallman (alias RMS) a donné une conférence le 12 mai dernier à Brest dont le sujet portait sur le logiciel libre et l'éducation. Elle était organisée par la Cantine, les Chats Cosmiques et Maison du Libre.

Au cas improbable où quelqu'un ne connaitrait pas RMS, voir son site web. En bref : Programmeur et militant du logiciel libre. Initiateur du mouvement du logiciel libre (FSF : Free Software Foundation) et du projet GNU. Programmeur renommé, initiateur notamment de : GNU Emacs, compilateur GNU C, débogueur GNU, moteur de production GNU Make.

Sommaire Petite introduction (post-conférence) par RMS en personne :

Je défends la liberté informatique et je ne la cède pas pour la commodité. Moi je fais toujours les choix pragmatiques, afin de réaliser mes buts. Quels sont mes buts ? J'ai des buts moraux et des buts pratiques. En tout cas j'agis pour les réaliser, pas seulement symboliquement. J'ai développé le système GNU, pas une cérémonie magique. Je suis pour la rentabilité, pour l’efficacité, pour la fiabilité, et enfin pour le capitalisme, sauf dans les cas où quelque raison plus profonde et importante prend la priorité et impose une autre conclusion—par exemple, les Droits de l'Humain ou le bien-être des gens qui souffrent.

Les libertés fondamentales du logiciel libre : Liberté Égalité Fraternité.

RMS a commencé par un rappel sur les libertés fondamentales liées aux logiciels, qu'il qualifie de « droits humains ». Pour résumer, il dit : logiciel libre = liberté égalité fraternité. Il précise ensuite les quatre libertés inhérentes au logiciel libre :

  • exécuter le programme comme tu veux, dans n'importe quel but ;
  • étudier le code source du programme et le changer pour qu'il fasse ton activité informatique comme tu veux ;
  • liberté de faire des copies exactes pour les donner ou les vendre aux autres quand tu veux ;
  • liberté de faire des copies de tes versions modifiées pour les donner ou les vendre aux autres quand tu veux. Pour RMS, ces libertés doivent être inaliénables. C'est une question de morale.
Les logiciels privateurs : la colonisation numérique en marche.

RMS compare le logiciel privateur à la colonisation numérique. C'est un moyen de diviser les gens pour les contrôler. Il faut donc éliminer le logiciel privateur, qui implique l'injustice et qui ne devrait donc pas exister. RMS pense qu'un logiciel privateur est pire que l'absence de logiciel. Ainsi, quand on n'a que le choix de travailler pour un logiciel privateur, il vaut mieux ne rien faire, car il faut au moins ne pas faire le mal.

Les logiciels privateurs : l'informatique pour les pigeons.

RMS nous dit que les logiciels privateurs sont très souvent des maliciels (logiciel malveillant, malware en anglais) et nous donne plusieurs exemples. Le propriétaire du logiciel privateur exerce un pouvoir et en est conscient. Ce n'était pas le cas lors du lancement de la FSF en 1985 (Note : qui aura 30 ans ce 4 octobre). Les développeurs avaient alors le désir de servir les utilisateurs. Mais aujourd'hui il est devenu normal de développer un programme pour prendre avantage des utilisateurs, pour les avoir. C'est à dire introduire des fonctionnalités malveillantes :

  • flicage ;
  • astreinte (DRM) ;
  • portes dérobées ;
  • censure.

RMS qualifie MS W******s de maliciel universel, parce qu'il contient une porte dérobée universelle, par laquelle Microsoft peut imposer à distance n'importe quel changement. Et pour résumer :

  • c'est le pouvoir qui corrompt le propriétaire d'un programme ;
  • le logiciel libre est la seule base de toute sécurité informatique, parce qu'un programme privateur manque totalement de sécurité face à son propriétaire ;
  • le logiciel privateur fait l'informatique aux pigeons.
GNU is not unix : il manque très souvent un gnou à côté d'un manchot !

Grâce à de nombreux jeux de mots sur "gnu" et "new", faits par d'autres depuis avant sa naissance (mais jamais par RMS), le mot "gnu" est associé avec l'humour. RMS veut que l'on prononce "gnou" avec un G "dur" ainsi qu'il l'a toujours fait (remarque : il s'agit uniquement de la manière de prononcer le nom du système GNU, pas le nom de l'animal). RMS insiste sur le fait que Linux n'est qu'un des noyaux avec lesquels GNU s'utilise (exemples d'autres noyaux avec lesquels GNU s'utilise : le noyau de FreeBSD, le noyau GNU Mach/GNU Hurd). Il faut ainsi dire GNU Linux (et écrire GNU-Linux) afin de ne pas assimiler tout le travail accompli par la FSF à quelqu'un d'autre (en l’occurrence Linus Torvalds). Plus qu'un manchot, nous devrions avoir un gnou sur nos bureaux, car nos systèmes sont plutôt GNU que Linux.

Logiciel libre vs open source : une question de vision des choses.

Le logiciel libre implique que tu es moralement obligé de respecter les libertés des utilisateurs (valeurs morales). La position du logiciel open source, c'est : nous recommandons d'utiliser notre méthode, le code sera meilleur (commodité, rentabilité, efficacité).

RMS rappelle qu'une distribution est une collection de composants. Pour respecter les libertés des utilisateurs, il faut que chaque composant soit libre. Voir le lien vers la liste des distributions validées par le projet GNU en fin d'article. RMS enfonce le clou : les valeurs de quelqu'un ont un effet dans les actes. Il ne faut pas échanger la liberté pour la commodité ! Il n'y a rien de plus important que de diffuser les droits humains dans l'informatique.

L'éducation et l'enseignement du logiciel libre : une obligation de mission sociale de l'école.

RMS pense que toutes les activités éducatives doivent enseigner uniquement du logiciel libre. L'enseignement d'un programme privateur est une mauvaise éducation car c'est engendrer une dépendance envers le propriétaire. Cela va à l’encontre de la mission sociale de l'école. RMS nous donne une raison supplémentaire : certains ont un don de programmation (entre 10 et 13 ans). Et ont le désir de savoir comment sont faites les choses. Si l'enfant demande comment est fait un programme privateur, le professeur répond : on ne peut pas le savoir, c'est secret… Alors qu'avec un logiciel libre, l'enfant pourra apprendre comment est fait le logiciel et pourra se faire aider par son professeur. Dans le contexte des grands programmes (qui présentent des défis spécifiques qui n'apparaissent pas dans les petits programmes), seul le logiciel libre permet d'écrire de petits changements dans des programmes existants pour débuter, puis des changements plus grands, etc. Les seuls programmes privateurs qui devraient être présents dans les écoles devraient être là pour faire de l’ingénierie inverse. Les œuvres éducatives (ex : livres d'éducation) devraient être libres. Et l'école ne devrait pas être autorisée à créer un compte au nom de l'étudiant chez une entreprise, ou d'utiliser un logiciel qui envoie des données de l'étudiant à des entreprises.

Divers en passant : JavaScript privateur, SAAS, flicage et démocratie.
  • Il faut rejeter les programmes privateurs du navigateur. Pour cela il y a un greffon pour Firefox : LibreJS.
  • Le SAAS (Software As A Service, service comme substitut au logiciel), c'est confier ton activité informatique au serveur d'un autre. Cela implique la même injustice que le logiciel privateur.
  • Le niveau actuel de flicage est incompatible avec la démocratie (identification des lanceurs d'alerte).
Église GNU Emacs : un bon délire de gourou geek.

Tel Sangoku se transformant en Super Saiyan, RMS enfila sa toge et se coiffa de son auréole (Note : plateau de disque dur quisfaitpu). Il prit ainsi son « autre identité » : Saint IGNUcius. J'ai relevé cette citation qui a déclenché le rire général de l'assistance : « l'utilisation d'un logiciel libre Vi n'est pas considéré comme un péché par l'église Emacs, mais plutôt comme une pénitence » :-)

Article rédigé par Gautier Husson et relu et corrigé par Jeanne Rasata, adjointe aux programmes de la Free Software Foundation. Il a aussi été relu et corrigé par Richard Stallman en personne. Merci à eux pour leur temps et leurs corrections.
Article sous licence CC BY-ND 4.0 (afin de garder les propos de Richard Stallman exacts).

NdM : L'article a été retouché sur la forme pour satisfaire aux besoins de publication sur le site de LinuxFr.org. Le fond est inchangé.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Elementary OS, une jolie distribution et facile pour tous, tout simplement !

Mercredi 20 Mai

Elementary OS est une distribution GNU/Linux qui commence à faire parler d'elle. Elle est basée sur Ubuntu et ses développeurs axent leur travail sur la beauté et la simplicité du système pour obtenir une interface claire et fluide. Les objectifs de la distribution sont atteints en offrant une version accessible à tous et très agréable à voir.

Sa dernière version 0.3, appellé Freya est sortie le 11 avril 2015 en se basant sur Ubuntu 14.04 LTS (Long Term Support, avec support à long terme pendant 5 ans). Cette sortie suscite énormément de réactions et l'adhésion de nouveaux dévelopeurs (cf presse, blog et liste de diffusion)

Note de l'auteur : Testée en liveUSB mais pas installée, mon expérience peut être légèrement différente de celle qu'offre la distribution une fois installée.

Sommaire

Considérations sociales et techniques
  • Elementary OS est depuis 2014 dans les 10 distributions GNU/Linux qui intéressent le plus de monde selon le site distrowatch.com.
  • Les développeurs ont reçu 8800 $ depuis le début du projet en avril 2011, pour améliorer le système.
  • Le noyau passe à la version 3.16 abandonnant la version 3.2 utilisée par la précédente version.
  • La technologie Nvidia Optimus est désormais intégrée, permettant de mieux gérer la consommation et les performances graphiques, en faisant fonctionner selon les besoins la puce graphique intégrée au CPU pour économiser l'énergie ou la carte graphique pour les performances.
  • Le support de l'UEFI est ajouté dans cette nouvelle version, permettant d'installer Elementary OS sans activer le mode LEGACY, et donc sans faire de manipulation pour les utilisateurs non avertis.
Tour d'horizon de l'interface Le gestionnaire de sessions

Première impression

La distribution démarre rapidement et ne souffre d'aucun problème de reconnaissance de matériel que ce soit la carte wifi (qui propose automatiquement la connexion aux réseaux alentour), le deuxième écran (configuré parfaitement sans manipulation) ou le disque dur externe en NTFS.[1] Et les applications sont rapides à se lancer.

Le bureau

Elementary OS a développé son propre environnement : Pantheon. Et il vient avec une liste d'autres applications très bien intégrée :

L'aspect du bureau est relativement classique avec :

  • un bouton d'accès aux applications en haut à gauche
  • la date en haut au milieu
  • les boutons standards pour modifier les paramètres de connexion, clavier, son, connexion/déconnexion/redémarrage en haut à droite
  • un dock d'applications centré en bas

Le menu des applications

Comme le bureau, il reste très classique, mais joli. Il permet la recherche des applications et l'affichage par catégories.

Le navigateur web et l'accès aux services tiers

ElementaryOS propose un navigateur web qui est rapide et agréable à l'usage mais basique, c'est Midori, le même que celui du bureau XFCE. N'espérez cependant pas atteindre les fonctionnalités de Firefox ou de Chromium, ni les extensions.

Une fonctionnalité qui fait réellement la différence face à d'autres systèmes : l'accès simplifié aux services de Google, Microsoft et Facebook. Vous êtes à 2 clics de configurer vos comptes pour être prévenu par le système de l'arrivée des évènements sur les réseaux sociaux ou simplement vos mails et de façon automatique.[2]

Calendrier et Musique

On continue à profiter de la belle intégration d'applications sobres, fonctionnelles et réactives comme un calendrier et un lecteur de musique, mais attention pour les passionnés ayant besoin de fonctionnalités avancées, l'application risque de vous décevoir, elle reste minimaliste.

Vidéo et Sélecteur de fichiers

Les applications Musique, Images, Vidéos partagent la même interface pour éviter de perdre l'utilisateur. Petite étrangeté cependant pour le fond noir de l'application Vidéos et du sélecteur de fichier associé.[3]
On remarque également un sélecteur de fichiers soigné.[4]

Panneau de configuration, Logithèque, Terminal et Gestionnaire de fichiers

On est là sur quelque chose d'identique à ce que propose Ubuntu pour le panneau de configuration et la logithèque. Le terminal est presque accueillant pour le débutant, et le gestionnaire de fichier est à la hauteur et à l'image du reste du système.

Personnalisation

Une personnalisation plus poussée est possible via une application tierce, elementary Tweaks, dont la philosophie est proche de celle du GNOME Tweak Tool.

La logithèque permet d'accéder à toutes les applications qui vous manqueraient comme LibreOffice, Chrome, Firefox, Skype, Vlc, Gimp ou encore Steam.

Conclusion

Elementary OS est une distribution qui offre une belle interface soignée à partir de la distribution Ubuntu, similaire à ce que propose Mac OS X. Cela permet notamment un changement de système sans perdre ses repères et en conservant la compatibilité des applications, ainsi que pouvoir profiter de la masse d'informations, d'astuces et d'aides déjà disponibles aux utilisateurs d'une distribution Ubuntu. Et cela avec un support et des correctifs de sécurité gratuits pendant 5 ans.

L'utilisateur s'approprie le système très vite ! Tout est simple, et le tout forme une interface cohérente. L'accès aux services tiers de façon intégrée au système est un plus non négligeable face aux autres systèmes ce que soit Windows, Mac OS X, ou Linux. Cette distribution[5] permet de montrer l'informatique aux gens comme ils la voudraient : simple, fonctionnelle, belle.
GNU/Linux et le monde du libre est capable d'offrir cela !

Le projet propose diverses façons de le soutenir financièrement : par don au téléchargement de l'ISO (selon l'approche du prix libre ; les bitcoins sont d'ailleurs acceptés), mais aussi par le biais de Bountysource, qui rémunère les développeurs via des primes fixées sur les bogues qu'ils corrigent, et également via Patreon, qui permet d'effectuer un don régulier au projet.

Elementary OS est un bon choix de distribution pour ceux qui débutent sous GNU/Linux, elle leur offre tout ce que est nécessaire pour effectuer une transition sans douleur vers un système plus ouvert. D'après les développeurs qui citent leurs statistiques Sourceforge 60% des téléchargements d'Elementary OS seraient effectués depuis Windows et OS X. Cependant il est probable que les habitués ne s'y retrouvent pas mais eux savent quelle distribution leur convient ;)

Elementary OS, une autre distribution à découvrir mais surtout à faire découvrir.

Si vous êtes curieux, et que vous voulez essayer et ne rien changer à votre système, c'est possible. N'hésitez pas à vous renseigner sur comment faire, cela n'a rien de compliqué, ni de dangereux.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Shinken 2.4

Mardi 19 Mai

Le projet de supervision Open Source Shinken a sorti sa version 2.4 récemment.

Cette version, qui inaugure un nouveau cycle de développement plus rapide, est concentrée sur le refactoring de certaines parties du cœur de l'outil afin de le rendre plus flexible et maintenable.

Après plus de 320 commits, cette version 2.4 clôture le premier cycle de développement à cycle réduit adopté par le projet après la version 2.2.

La version 2.2 avait vu beaucoup de rajouts dans le cœur de supervision avec notamment :

  • un export automatique des métriques internes de Shinken vers l'extérieur
  • le rajout de nouveaux objets de configuration (les snapshots) permettant de "sauvegarder" des données des hôtes supervisés lors de problème sur ces derniers afin de pouvoir creuser a posteriori.
Export des données internes de l'outil

Le framework Shinken gère en interne beaucoup de données sur les éléments supervisés ainsi que beaucoup de files d'attentes des checks et des informations échangées entre les daemons. Ces informations sont très pratiques pour superviser le bon fonctionnement de Shinken dans le cas de gros environnement. La version 2.2 a donc rajouté la possibilité d'exporter ces métriques internes vers le monde extérieur. Pour cela deux méthodes sont disponibles :

  • vers statsd : si l'administrateur a un daemon statsd sous la main, il peut l'utiliser et recevoir dans ce dernier cas tous les métriques internes de Shinken. Statsd sauvegardera ces métriques dans un outil de métrologie genre Graphite.
  • vers kernel.shinken.io : pour ceux qui ne souhaitent pas mettre en place un statsd, un webservice gratuit est disponible sur kernel.shinken.io afin de recevoir les métriques des frameworks Shinken et afficher l'état et les données des différents daemons.
Les snapshots de données de supervision

Un des cas courants vécus par les administrateurs est d'avoir à annoncer à son responsable qu'il y a eu un souci de charge durant la nuit, mais qu'il n'a pas assez d'information dans sa supervision pour savoir quel processus a provoqué cela.

C'est le problème que règlent les objets "snapshots" dans Shinken depuis la version 2.2. Ce sont des commandes pouvant être lancées sur les serveurs supervisés qui peuvent fournir des informations sur l'état de la machine (comme une sortie de commande ps) lorsqu'elle est dans un état anormal.

Ces sorties de commandes seront récupérées et relayées vers le daemon "broker" de Shinken qui pourra les fournir à des modules afin de, par exemple, les sauvegarder en base pour un temps donné. Un module sauvegardant en base mongodb est disponible.

Version de maintenance

Cette version 2.4, quant à elle, a été l’occasion de payer de la dette technique dans le cœur et faire un peu de tuning sur certaines parties du code. Ceci permettra d'avoir plus de facilité lors des prochaines phases d'ajouts de fonctionnalités.

Le projet devient grand, il est forké :)

Deux membres de la communauté ont eu un désaccord majeur sur la gouvernance du projet. Ils demandaient la mise en place d'un comité de direction du projet à la place du leader du projet, afin de pouvoir valider ses commits notamment. Mais ceci a été décliné par ce dernier. D'après lui, si cette organisation est efficace pour des gros projets du genre OpenStack, ça n'a pas de sens pour un projet de la taille de Shinken.

Ces deux membres ont donc décidé de forker le projet afin d'appliquer leur nouvelle gouvernance. Leur nouveau fork se nomme Alignak. Nous leur souhaitons toute la réussite dans leur nouveau projet dans le monde décidément impitoyable de la supervision :)

La prochaine version

La prochaine version du framework Shinken sera concentrée une nouvelle fois sur les performances sur les très gros environnements (plus de 50K points de collecte) afin que ces derniers puissent encore plus descendre les intervalles de collecte d'information et donc avoir une supervision plus précise.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Journée du Logiciel Libre : Linux et Imprimante 3D à IUT de Brive - 22 mai 2015 de 14h à 22h

Mardi 19 Mai

L'Association PULLCO avec la participation de l’Association Corrèze-Lab organisent la Journée du Logiciel Libre à l'I.U.T de Brive (7, rue Jules Vallès - 19000 Brive) le Vendredi 22 Mai 2015 – 14h00 à 22h00

Ouvert à tous (débutants ou confirmés), cette JLL sera consacrée à :

  • la découverte des logiciels libres, tels que OpenOffice ou LibreOffice, Firefox, VLC… et des systèmes d’exploitation alternatifs à Apple ou Windows : les distributions GNU/Linux ;
  • l'installation de logiciels libres et de distributions GNU/Linux sur les ordinateurs du public ;
  • l'exploration du monde des logiciels libres par le biais :
    • d’ateliers, de conférences…
    • revues et CD mis à disposition du public ;
    • d’ordinateurs entièrement pourvus de logiciels et systèmes d’exploitation libres (« distributions » Linux), en démonstration…

Plus de renseignement sur le site de PULLCO :)

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Samedi 13 juin 2015 cinquième Journée du Libre à Vincennes

Mardi 19 Mai

Proposez vos animations à la cinquième Journée du Libre à Vincennes, le samedi 13 juin 2015 de 11 heures à 18 heures. C'est un événement grand public dont l'entrée est libre et gratuite.

Lieu

EFM Espace de Formation au Multimédia de Vincennes
Premier étage de la Médiathèque Cœur de Ville
98 rue de Fontenay 94300 Vincennes, en face de la Mairie
RER ligne A station Vincennes, métro ligne 1 station Château de Vincennes

Au programme :

  • logiciels libres
  • aide à l'installation de toute distribution GNU/Linux
  • matériel libre : cartes Arduino, Raspberry…
  • imprimantes 3D, électronique, robotique
  • exposants
  • conférences
  • ateliers

Pour participer, merci de contacter l'EFM et Parinux et de compléter le bloc-notes

  • responsable de l'EFM : M. Gilles Carnelez gcarnelez at vincennes.fr
  • animateur de l'EFM : M. Grégoire Babiaud gbabiaud at vincennes.fr
  • Parinux : secretaire at parinux.org

À bientôt !

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Revue de presse de l'April pour la semaine 20 de l'année 2015

Mardi 19 Mai

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[LesAffaires.com] Logiciel libre (dossier de six articles)

Par Jean-François Venne, le samedi 16 mai 2015. Extrait:

L'industrie du logiciel libre (ou open source) connaît une forte croissance dans le monde. «Ces logiciels sont omniprésents dans les infrastructures Web et la mobilité, et dans les logiciels embarqués, c'est-à-dire des logiciels présents dans les voitures, avions ou électroménagers», explique Stéphane Couture, chercheur en sociologie et communication numérique à l'Université McGill.

Lien vers l'article original: http://www.lesaffaires.com/dossier/logiciel-libre

[Lyon Capitale.fr] Richard Stallman et la liberté du web

Par Florent Deligia, le samedi 16 mai 2015. Extrait:

On l'appelle aussi rms. Richard Stallman, créateur du système d'exploitation GNU/Linux et défenseur de la protection des données numériques, était l'invité du "Gourou Talk" jeudi 14 mai, à l'European Lab. Retour sur une conférence menée par un programmeur libre.

Lien vers l'article original: http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Communs/Univers/Technologies/High-tech/Richard-Stallman-et-la-liberte-du-web

[Le Figaro] La Cada est favorable à l'accès aux codes sources d'un logiciel de l'Etat

Par Alain Bensoussan, le mercredi 13 mai 2015. Extrait:

La loi du 17 juillet 1978 reconnaît à toute personne le droit d'obtenir communication des documents détenus dans le cadre de sa mission de service public par une administration, quel que soit leur forme ou leur support.

Lien vers l'article original: http://blog.lefigaro.fr/bensoussan/2015/05/la-cada-est-favorable-a-lacces-aux-codes-sources-dun-logiciel-de-letat.html

[La Tribune] Cecilia Malmström: une "infirmière" au chevet du TTIP

Par Florence Autret, le mardi 12 mai 2015. Extrait:

«On peut dire merci à nos amis russes», expliquait la semaine dernière le lobbyiste d'un groupe industriel américain à Bruxelles au sujet du TTIP.

Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/opinions/blogs/vu-de-bruxelles/cecilia-malmstrom-une-infirmiere-au-chevet-du-ttip-475734.html

[Slate.fr] Viens dans mon tiers-lieu, j’organise un hackaton en open source

Par Jean-Laurent Cassely, le lundi 11 mai 2015. Extrait:

L’Open model, le peer to peer et les fablabs expliqués comme au bistrot. Ou les questions les plus bêtes que vous n’osez pas poser à un «maker» qui bosse dans un «fablab collaboratif» en «open source».

Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/100525/paye-ton-fablab

Et aussi:

[Le Huffington Post] Pour un nouveau manuel scolaire

Par Émilie Blanchard, le lundi 11 mai 2015. Extrait:

Notre objet n'est pas ici de nous positionner pour ou contre cette réforme, mais d'apporter un éclairage supplémentaire en faisant entendre notre voix sur la nécessaire (r)évolution du manuel scolaire.

Lien vers l'article original: http://www.huffingtonpost.fr/emilie-blanchard/manuel-scolaire-numerique-ecole_b_7254378.html

[Silicon.fr] Logiciels libres: pourquoi le secteur public doit aller plus loin

Par Jacques Marzin, le lundi 11 mai 2015. Extrait:

Le Socle Interministériel des Logiciels Libres (SILL), dont la v2 a été publiée en février, contribue à une meilleure rationalisation du SI de l’Etat. Sa diffusion doit toutefois être étendue. D’où les réflexions en cours concernant une gouvernance interministérielle renforcée autour du libre, explique le DSI de l’Etat, Jacques Marzin.

Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/logiciels-libres-secteur-public-aller-plus-loin-115810.html

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

{UDOS} Université d'été du développement de logiciel libre et open source

Lundi 18 Mai

Du 8 au 10 juillet 2015 à Digne-les-Bains se tiendra la première édition {UDOS} Université d'été du développement de logiciel libre et open source.

Deux jours à destination des développeurs, ingénieurs, geeks et autres hackers pour partager et rencontrer des experts, dans une atmosphère conviviale : des tutoriaux et des ateliers animés par des spécialistes pour apprendre et contribuer dans la douceur de l'été.

{UDOS} propose des tutoriaux et des ateliers pour aborder par la pratique le développement de logiciel libre avec un focus sur 3 thèmes :

En marge des sessions techniques, {UDOS} organise une rencontre avec les acteurs publics du territoire, le 8 juillet 2015 à partir de 16h, dans l'amphithéâtre de l'IUT de Digne-les-Bains.

« {UDOS} ne se positionne pas en concurrent des RMLL qui se dérouleront cette année à Beauvais du 4 au 10 juillet » précise Renaud Zigmann, directeur de Xsalto, initiateur de {UDOS}.

Marc Hépiègne, président de l'association Oisux a ainsi déclaré : « en tant que défenseur du Libre je me réjouis qu'un événement nouveau soit organisé ». « Le foisonnement de l'Agenda du libre montre que nous avons encore besoin de rencontres consacrées au logiciel libre » ajoute Jean-Christophe Becquet, directeur d'APITUX, partenaire de l'événement.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Financement collaboratif du film d'animation Libre ZeMarmot

Lundi 18 Mai

"ZeMarmot", précédemment présenté sur LinuxFr.org, est un projet de film d'animation 2D, chapeauté par l'association LILA, qui raconte l'histoire d'une Marmotte qui voyage à travers le monde. Ce film sera téléchargeable et visible sous licence Libre (Creative Commons BY-SA/Art Libre) et fait entièrement avec des Logiciels Libres.

Nous venons d'en lancer le financement collaboratif et vous enjoignons donc à supporter le projet.


Vous trouverez sur la page de financement une petite vidéo _teaser (aguiche) de 55 secondes pour vous donner une idée du style d'animation et de graphisme._ Les détails du projet sont disponibles plus bas.

Sommaire Le film : histoire et concept

"ZeMarmot" conte les aventures d'une Marmotte qui prend la route après qu'un oiseau migrateur lui a raconté les merveilles qu'il a rencontrées pendant ses voyages. Le rongeur part donc pour une quête essentielle pour toute marmotte qui se respecte : trouver le spot idéal pour faire la meilleure sieste au monde !

La Marmotte partira des Alpes européennes, son lieu natal, puis s'éloignera jusqu'à sortir de sa zone connue, en Asie, en Océanie et ailleurs !

C'est un film qui parle de liberté et de vagabondages, mais de manière simple et légère. Vous n'y trouverez pas de grand discours philosophique sur la vie. D'ailleurs il n'y aura pas de parole. Bien que cela reste un film de fiction (peu de marmottes décident de prendre la route et de visiter le monde !) avec beaucoup de traits humains (le foulard de Marmotte, etc.), le concept de base raconte une histoire avec des animaux et non des humains à traits animaux, à l'opposé des films d'animation complètement anthropomorphiques classiques où les personnages ont tout d'humain hormis l'apparence. L'histoire est donc plus basée sur le ressenti que sur la parole.

La musique devrait y avoir une place particulière, et nous projetons de créer une bande originale spécialement pour ce film.

La Technique Animation 2D traditionnelle-numérique

Il s'agit d'un film d'animation qualifié de "digital cell animation", ce qu'on pourrait peut-être traduire en français par "animation traditionnelle-numérique".

Techniquement on dessine donc image par image (d'où le "traditionnel"), mais au lieu d'utiliser des "cell" (les "celluloids, les images sont dessinées sur ordinateur. C'est donc de l'image bitmap, à ne pas confondre avec la 2D vectorielle (comme "Sita Sings the Blues" de Nina Paley), ni bien sûr avec de la 3D.
Conceptuellement la 3D, tout comme la 2D vectorielle, vont construire des "modèles" qui pourront être réutilisés à foison (quand ces modèles sont des personnages, on peut les comparer à des "poupées" à qui on peut faire prendre la pose), et l'animation elle-même consiste à identifier des points clés du mouvement et à laisser l'ordinateur générer les images intermédiaires. En animation traditionnelle, tout est dessiné.

Il s'agit donc essentiellement des films d'animation que beaucoup d'entre nous ont connu dans notre jeunesse, mais qui disparaissent progressivement des écrans, surtout au profit de la 3D. Personnellement j'aime beaucoup la 3D, ainsi que le vectoriel, mais le côté plus chaleureux des dessins me manquent quand même, et je pense ne pas être le seul. D'ailleurs au cinéma, l'un des derniers survivants grand public semblait être le Studio Ghibli, or même lui est maintenant mal en point (après avoir déclaré qu'il fermait ses portes, ils ont fait une annonce contradictoire d'une "pause temporaire"… depuis le 3 août dernier !).

Nous pensons que ce style de cinéma a toujours son intérêt, et nous aimerions continuer à produire de telles œuvres.

Logiciels Libres Image

Nous produirons entièrement le film avec des Logiciels Libres au sein de l'association LILA (Libre comme l'Art).

Le teaser que vous pouvez déjà apercevoir sur notre page de financement a été entièrement dessiné avec GIMP, puis édité avec Blender.

Son

Nous enregistrons et éditons le son (effets spéciaux, voix…) avec Ardour.

La musique sera aussi entièrement produite, enregistrée et mixée avec Ardour et d'autres logiciels Libres par la coopérative de musiciens AMMD qui s'est associée à LILA pour le projet ZeMarmot.
L'AMMD est une coopérative d’artistes libres produisant de l’Art Libre avec des matériels et des logiciels libres, connue principalement pour Sebkha-Chott, bien que cette coopérative comprend plus d'une dizaine de groupes. Ils composeront, joueront et mixeront donc la bande son originale du film.
Après avoir reçu une dizaine de propositions lors d'un appel à musicien, ce fut pour nous la collaboration la plus évidente parmi celles qui nous furent proposées, étant donné la similitude dans la démarche sociale.

L'AMMD explicite aussi davantage son opinion sur cette coopération avec LILA dans une très sympathique vidéo.

Nos Contributions

Nous utilisons, mais nous contribuons aussi aux Logiciels Libres.

Je suis un développeur GIMP depuis environ 3 ans, et si nous pouvons financer ce projet, alors je pourrai enfin finir le plugin d'animation de GIMP sur lequel je travaille depuis des mois, continuer à stabiliser GIMP (depuis mon arrivée, je suis "responsable" d'un certain nombre de corrections de bugs et de crashs sévères et suis assez fier de pouvoir dire que GIMP est devenu très stable pour une utilisation intensive quotidienne ; bien sûr pas uniquement de mon fait, mais j'y ai apporté ma petite pierre), travailler sur de nouvelles fonctionnalités (notamment de la multi-sélection de calques, etc.). Dans mes diverses contributions, j'ai aussi été amené à corriger pas mal de bugs d'autres logiciels, par ci-par là.

J'ai aussi corrigé des bugs sur Blender (2 commits), et ai un patch de fonctionnalité qui attend malheureusement un mainteneur (Blender VSE, l'éditeur vidéo de Blender, est malheureusement en état léthargique depuis quelques années et n'accepte pas de nouvelles fonctionnalités tant qu'ils ne trouvent pas quelqu'un pour le maintenir. Ton Roosendaal m'avait même conseillé de proposer ma candidature, mais je n'en ai malheureusement pas le temps !). Il y a nombre d'améliorations que nous souhaiterions faire pour rendre Blender VSE plus agréable à l'utilisation (par exemple la possibilité de travailler dans une méta-séquence), mais aussi pour améliorer la communication entre logiciels. En particulier, on aimerait pouvoir importer une image XCF (format de GIMP) ou OpenRaster dans Blender VSE et pouvoir y travailler directement sur les calques.

Enfin j'ai commencé à travailler sur un logiciel de gestion de film d'animation, pour le storyboarding, les feuilles d'exposition, et de manière générale donner une vision haut niveau et organisée d'un projet de film d'animation produit numériquement. Ce logiciel sera aussi sous licence Libre (probablement GPL).

Comme vous pouvez le voir, je participe à divers projets, mais ce qui manque le plus est le temps de m'y consacrer. En aidant ZeMarmot, non seulement vous aidez le film, mais vous créez aussi le temps pour améliorer des logiciels Libres.

L'association LILA pense qu'une relation plus symbiotique devrait lier les développeurs, les utilisateurs et les artistes de logiciels et ce projet est un exemple concret où cela pourrait être fait.

Un Film Libre

Notre film sera distribué sous double licence Creative Commons Attribution-ShareAlike et Art Libre. Pour comparer vite fait, c'est grosso-modo l'équivalent de la GPL dans le monde de l'Art Libre.

Concrètement cela signifie notamment que nous encourageons les gens à non seulement regarder le film en famille, avec ses amis (et ce même si vous avez 1000 amis !), mais aussi à le partager : copiez le sur les clés USB de vos potes, vos serveurs, les réseaux Peer2Peer (torrent…), les services de partage de vidéos… partout !
Il n'y a pas de restriction au partage, hormis que vous ne pourrez pas prétendre être l'auteur du film (sauf si vous l'êtes !), et que vous ne pourrez pas empêcher ceux qui téléchargerons à partager à nouveau (bye les DRM ! ZeMarmot n'en aura pas, et n'en aura jamais !). Je dirais même plus ! Vous êtes gérant du cinéma local et souhaiteriez y projeter notre film ? Vous pourrez !

Enfin, même si les licences ne nous y obligent pas, nous libérons aussi les "ressources" (à l'image des films Ouverts de la fondation Blender), c'est à dire les dessins, les fichiers d'édition vidéo et audio, etc. Nous l'avons déjà fait pour les ressources du teaser !

Contribuez

Nous appelons donc les libristes (et même les non-libristes) de la terre à contribuer.
Aimez-vous notre histoire et/ou notre personnage ? Souhaitez-vous voir plus de films Libres ? Souhaitez-vous aider à améliorer les logiciels Libres de graphisme, vidéos et son ? Vous voulez voir plus de film d'animation 2D (parce que la 3D, c'est cool aussi, mais les dessins animés de votre enfance vous manquent quand même !) ?
Ou pour n'importe quelle autre raison (on n'est pas sectaire), vous souhaitez contribuer ? N'hésitez pas et rendez-vous sur la page de financement !

Merci !

Note : si vous ne comprenez absolument pas l'anglais, vous pouvez aussi regarder la page du site en français qui explique bien tout cela.

Note 2 : nous offrons à LinuxFr.org un logo avec GNU, Tux et Marmotte, que vous voyez en tête du site le temps de notre campagne. Le design des personnages est basé sur notre bande dessinée "Wilber & Co.", qui sort régulièrement dans GIMP Magazine. Le logo est sous Creative Commons BY-SA et nous laissons le XCF à disposition de la communauté pour réutilisation, modification, etc.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Call for hack pour la 7ème édition de Passage en Seine

Lundi 18 Mai

Passage en Seine est un événement qui mêle conférences et ateliers autour du hack, de contenu libre, de P2P, de créativité, d'hacktivisme, d'électronique, de la presse, d'art et de culture libre… Les sujets abordés y sont vastes et ne sont pas forcément techniques. L'entrée y est toujours libre, gratuite et ouverte à tou·te·s : curieux & curieuses, hackers & hackeuses, développeurs & développeuses, passant-e-s et pas sages…

L’édition 2015 de Passage en Seine aura lieu du 18 au 21 juin à Numa (39 rue du Caire à Paris, métros Sentier, Réaumur-Sébastopol ou Strasbourg-Saint Denis) et le Call for Hack est ouvert jusqu'au dimanche 24 mai !

Plus détails dans la seconde partie de la dépêche.

Vous avez forcément quelque chose d'intéressant à partager avec d'autres hackers. Donc, comme chaque année nous vous lançons cet appel, à vous, bidouilleurs/bidouilleuses, hackers/hackeuses, pour venir présenter vos projets. Pas Sage en Seine se veut ouvert au plus grand nombre, aussi nous appelons, plus que jamais, votre participation sur des thèmes décalés, que l'on a pas forcément l'habitude de voir quand des hackers se rencontrent : art graphique, musique, mode…

Surprenez-nous, venez partager votre créativité, faites découvrir vos travaux !

Développeurs/développeuses, artistes, créateurs/créatrices, hackers, bricoleurs/bricoleuses, hacktivistes, cet appel s'adresse à vous, venez nous surprendre, venez partager vos passions, en venant présenter une conférence, un lightning talk ou un atelier.

Date limite pour le Call for Hacks : dimanche 24 mai 2015 !

N'hésitez pas ! :)

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Processing pour la création plastique, graphique interactive et bien plus, le 21 mai 2015 (Mons)

Lundi 18 Mai

Ce jeudi 21 mai 2015 à 19h se déroulera la 39e séance montoise des Jeudis du Libre de Belgique.

Thématique : Programmation|Education|Communauté
Public : Tout public
L’animateur conférencier : Martin Waroux, Arts² et Numediart (UMONS)

Description : La simplicité, c’est l’essence même du projet Processing, aussi bien dans la réalisation des programmes, dans l’interface, dans la syntaxe que dans son fonctionnement. Il est utilisé par de nombreux créa­teurs numériques dans le monde entier et per­met d’aborder très rapi­de­ment la program­ma­tion temps réel et donc d’accéder à l’interactivité. De base, il per­met la créa­tion graphique et la géométrie, l’animation 2D et 3D, le traitement d’images, l’interaction clavier-souris,… Ensuite, à l’aide d’extensions étendant considérablement ses possibilités, il devient facile de générer et manipuler du son, des vidéos et des webcams/caméras. Il est aussi possible de faire du traite­ment de don­nées, de la data visualisation, de la recon­nais­sance faciale, d’utiliser des moteurs physiques, piloter une carte Arduino, utiliser une Kinect, échanger des données en réseau, etc.

Du fait de sa simplicité et de sa facilité à prendre en main, Processing est donc tout à fait adapté pour l’apprentissage du code mais peut également combler les aficionados de la programmation souhaitant développer des projets plus interactifs et créatifs ou même rapidement prototyper une idée.

En plus de découvrir Processing et son fonctionnement, nous aurons l’occasion de voir des projets artistiques et/ou techniques l’utilisant. Nous en profiterons également pour naviguer dans la sphère d’autres initiatives proches de Processing, des extensions et des projets alternatifs, pouvant même travailler de pair avec lui. Pour finir, comme il est très utilisé dans l’enseignement du code, nous évoquerons une série d’initiatives pour l’apprentissage et la découverte des bases de la programmation pour les plus jeunes (et moins jeunes), en lien avec la précédente conférence du 16 octobre 2014 : Apprendre à programmer à l’école : pourquoi et comment ?, de Martin Quinson.

Lieu de cette séance : HEPH Condorcet, Chemin du Champ de Mars, 15 – 7000 Mons – Auditorium 2 situé au rez de chaussée (cf. ce plan sur le site d’Openstreetmap; ATTENTION, l’entrée est peu visible de la voie principale, elle se trouve dans l’angle formé par un très grand parking).

La participation sera gratuite et ne nécessitera que votre inscription nominative, de préférence préalable, ou à l’entrée de la séance. Merci d’indiquer votre intention en vous inscrivant via la page http://jeudisdulibre.fikket.com/. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié.

Les Jeudis du Libre à Mons bénéficient aussi du soutien de nos partenaires : CETIC, Normation, OpenSides, MeaWeb, NextLab, Phonoid et Creative Monkeys.

Si vous êtes intéressé(e) par ce cycle mensuel, n’hésitez pas à consulter l’agenda et à vous inscrire sur la liste de diffusion afin de recevoir systématiquement les annonces.

Pour rappel, les Jeudis du Libre se veulent des espaces d’échanges autour de thématiques des Logiciels Libres. Les rencontres montoises se déroulent chaque troisième jeudi du mois, et sont organisées dans des locaux et en collaboration avec des Hautes Écoles et Facultés Universitaires montoises impliquées dans les formations d’informaticiens (UMONS, HEH et Condorcet), et avec le concours de l’A.S.B.L. LoLiGrUB, active dans la promotion des logiciels libres.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sortie de Yarock 1.1.2

Lundi 18 Mai

Le lecteur audio dédié Linux "Yarock" est sorti en version 1.1.2 ce 15 mai 2015. Il est grand temps, après presque ces 5 dernières années passées à développer, que je consacre une dépêche LinuxFr.org à mon lecteur audio. Il propose de nombreuses fonctionnalités attendues pour ce genre de lecteur audio (gestion des étiquettes, listes de lectures, radio Internet, informations contextuelles,…), mais surtout une navigation simple et visuelle par le biais des pochettes d'albums.

Je suis à l'écoute de toutes vos remarques et idées afin d'explorer de nouvelles pistes d'amélioration……alors à vos commentaires.

Présentation

Yarock est libre sous licence GPLv3 et les sources sont sur Launchpad (oui je sais, c'est pas bien). Le code est réalisé à partir du framework Qt4/5 et de l'incontournable bibliothèque taglib pour la lecture des méta-données. Pour la lecture, yarock propose à l'utilisateur, 3 moteurs de rendu audio différents (phonon, vlc, mpv).

Sachant que quelques images valent mieux qu'un long discours, je vous laisse jeter un œil ci-dessous.

Yarock propose plusieurs vues, notamment la vue "artistes", avec soit les images des artistes collectées via les services internet (discogs, lastfm, …) ou bien avec des piles d'albums.

La vue "albums" affiche les pochettes pour chaque album organisée par section artistes.

Les vues dédiées aux services de radio internet proposent une navigation similaire à celles des sites web par une hiérarchie de catégories en nuage. Pour le service "TuneIn" les images des radio sont aussi récupérées et affichées dans les listes de radios.

Les listes de lectures profitent aussi de plusieurs vues et des fonctions de lectures intelligentes. La liste de lecture en cours peut être sauvée en base de donnée ou exportée en fichier de lecture (.pls, .m3u, .xspf).

Pour ceux préférant parcourir leurs dossiers, une vue permet de naviguer directement les dossiers et les fichiers.

Fonctionnalités

Voici en bref, les fonctionnalités principales du lecteur yarock:

  • Choix du moteur de rendu audio (phonon, vlc, mpv)
  • Égaliseur
  • Lecture sans saut/trou
  • Navigation claire et visuelles par pochettes d'album et images d'artistes
  • Nombreuses vues (artistes, albums, genre, années, pistes)
  • Radio web (tunein, shoutcast, dirble)
  • Simple liste de lecture
  • Listes de lectures intelligentes
  • Édition des étiquettes (sauvegardes des notes de pistes dans les fichiers)
  • Récupération des informations via internet (pochette d'album, biographie, artistes similaire, paroles des chansons)
  • Notifications de bureau
  • Interface de contrôle MPRIS
  • Gestion des raccourcis clavier
  • Aucune dépendance au bureau GNOME ou KDE
Installation

J'ai voulu que yarock soit simple à compiler en limitant les dépendances et l'utilisation de bibliothèques tierces. Je vous renvoie à la page installation du site web. Aussi, vous pouvez compiler avec Qt4 (par défaut) ou Qt5 et choisir quelle librairie audio (phonon, vlc, mpv) utiliser.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

HandyLinux 2.0 pour passer à GNU/Linux en douceur

Lundi 18 Mai

HandyLinux est une distribution GNU/Linux pour les grands débutants en informatique. Le but d'HandyLinux est d'apprendre à se servir d'un ordinateur au moyen d'une interface simplifiée : le HandyMenu, d'une documentation sous forme de wiki, de tutoriels vidéos et d'une communauté disponible pour répondre aux interrogations des utilisateurs.

HandyLinux 2.0, publiée le 16 mai 2015, est basée sur Debian 8 « Jessie ». Outre les changements apportés avec Jessie, elle contient de nombreuses améliorations pour proposer la meilleure expérience possible. HandyLinux n'est là que pour faciliter l'utilisation des outils informatiques. Une fois l'environnement apprivoisé, Handy2Debian permet d'obtenir une distribution Debian « classique » en une minute.

Sommaire Nouveautés Distribution
  • HandyLinux renoue avec ses ambitions d'accessibilité en proposant l'intégration du lecteur d'écran Orca (merci totophe56).
  • Fusion des versions 586 et 686-pae avec intégration du script de nettoyage du noyau inutile. Ainsi plus besoin de faire un choix au moment de l'installation et cela devient transparent pour l'utilisateur !
  • Passage de Skype en option avec un installeur simplifié qui avertit sur la licence et propose des alternatives (merci coyotus).
  • HandyTheme : nouvelle application présente dans le menu Accessibilité de la barre des tâches permettant d'adapter le thème en un clic. Il devient ainsi possible d'adapter l'interface à des personnes malvoyantes, à des netbooks ou de passer à un thème obscur en quelques secondes (merci Starsheep).
  • Transmission, logiciel de partage en peer-to-peer est maintenant installé par défaut.
  • Intégration de BTshare, logiciel de partage en peer-to-peer, mais dont l'interface est simplifiée au maximum pour faciliter la prise en main (merci thuban).
  • Ajout d'une entrée dans le menu contextuel de Thunar afin d'envoyer le fichier sélectionné dans le dossier partagé (grâce à BTshare) ainsi que d'autres actions personnalisées (export2pdf, pixup … merci thuban).
  • Ajout du témoin de mot de passe pour le terminal, moins déroutant pour les débutants (merci coyotus).
  • Ajout des Modèles dans le dossier utilisateur (merci dyp).
  • Ajout de modèles pour LibreOffice (CV, lettre, etc.).
Aide en ligne
  • Tutoriels vidéos : importante nouveauté accompagnant HandyLinux 2.0. L'utilisateur peut suivre une série de tutoriels vidéos destinés à prendre en main l'outil informatique.
  • FAQ : cette page reprend les questions récurrentes glanées dans le forum de la version 1.x d'HandyLinux et toujours valides pour la v2. Elle est un moyen, associée à la page des premiers pas, d'assurer une bonne prise en main de l'environnement.
  • Mise en place d'un salon Jabber (XMPP) pour faciliter l'aide directe en ligne depuis une interface web (merci thuban).
Mises à jour Distribution
  • Mise à jour du HandyMenu : remplacement du bouton d'exécution de Minitube par un bouton d'exécution du logiciel de partage peer-to-peer Transmission.
  • Changement du thème Xfce par défaut. Les icônes du gestionnaire de fenêtres ont été pensées pour être plus accessibles.
  • Version sombre du thème par défaut également disponible (ici en version "Large").
  • Changement du thème Slim (gestionnaire de connexion) par défaut.
  • Remplacement du software-center par gnome-packagekit.
  • Remplacement de file-roller par xarchiver.
  • Remplacement de quodlibet par clementine.
  • Remplacement de shotwell par ristretto.
  • Remplacement de leafpad par mousepad comme éditeur de texte par défaut.
  • Remplacement de xpad par xfce4-notes-plugin pour une meilleure intégration au panel.
Aide en ligne
  • Réorganisation des noms de domaine sous la forme www.exemple.handylinux.org (ne pas cliquer, ceci est seulement un exemple).
  • Ouverture d'un nouveau forum : avec l'arrivée de la nouvelle version, la plupart des problèmes rencontrés deviennent hors de propos. Afin de simplifier la recherche de discussions pour cette nouvelle version, le choix de la création d'un nouveau forum a été fait.
  • Réécriture de la documentation pour la nouvelle version et intégration complète de la documentation anglaise.
  • Changement de l'apparence des différents sites pour coller au thème de la v2.
Nettoyage Distribution
  • Suppression des préférences apt obsolètes pour LibreOffice.
  • Suppression des paquets obsolètes ntfsprogs/netatalk/fuse-utils/dfc/xfprint4/gtk3-engines-unico.
  • Suppression de xl-wallpaper : xfce gère maintenant les changements de fonds d'écran.
  • Suppression des dépôts compiz-handylinux pour la v2, mais ils restent disponibles pour HandyLinux-1.9.
  • Suppression de slingscold-launcher : le menu plein-écran souffre d'un bug d'affichage et raccourcit tous les noms de programmes, ce qui le rend vite illisible.
  • Suppression de Minitube : trop instable pour être livré à des débutants.
  • Suppression de bleachbit : utilisation plus que hasardeuse sur les fichiers système.
  • Suppression de zram : l'arrivée de systemd pour la gestion du démarrage demande à être testée avant d'envisager un script pour modifier la gestion de la ram au boot.
  • Suppression du win32-loader : l'installation depuis un poste Windows est trop aléatoire pour être conservée.
  • Nettoyage des greffons Iceweasel pour un démarrage plus rapide et une plus faible consommation mémoire.
  • Nettoyage des fonds d'écran intégrés mais la galerie HandyLinux est là pour piocher des fonds d'écran sans publicité ni traçage.
Services en ligne
  • Handypix : Obsolète depuis la mise en avant des services Framasoft et donc du service d'hébergement d'images Lutim.
Comment obtenir HandyLinux v2 ? Méthode recommandée

HandyLinux est disponible en téléchargement direct (http) sur les serveurs Sourceforge.net et en torrent sur Linuxtracker. Retrouvez tous les liens sur la page officielle des téléchargements.

Mise à jour depuis HandyLinux 1.x

La méthode la plus sûre est la ré-installation du système. Mais si ce n'est pas possible (pas de disque dur pour la sauvegarde), vous pouvez tenter la mise à jour classique en suivant bien la procédure.
Dans tous les cas, n'hésitez pas à venir sur le forum pour poser vos questions avant toute manipulation.

Et pour HandyLinux 1.x ?

La branche HandyLinux 1.x sera maintenue aussi longtemps que Debian 7 « Wheezy ». Personne n'est obligé à passer à la v2 dès maintenant.
À ce sujet, une nouvelle version de cette branche est disponible et intègre quelques nouveautés de la v2 : Télécharger HandyLinux 1.9.
HandyLinux-1.9 a une section dédiée dans le nouveau forum prévu pour la v2, vous pourrez ainsi obtenir le même support de la part la communauté.

Le nouveau HandyMenu Onglet Internet

Onglet Fichiers

Onglet Multimédia

Onglet Bureautique

Onglet Jeux

Onglet Aventuriers

C'est parti pour cinq ans !

HandyLinux 2.0 bénéficie du support à long terme de cinq ans de Debian Jessie. Cette distribution GNU/Linux est collégiale et se développe aussi grâce aux propositions de ses utilisateurs. Vous pourrez donc la mettre à jour et bénéficier des dernières évolutions en quelques clics avec son gestionnaire de mises à jour simplifié.

Télécharger ce contenu au format Epub

Lire les commentaires

Sessions préparatoires aux certifications LPI, Toulouse et région, printemps 2015

Dimanche 17 Mai

Le CULTe « Club des Utilisateurs de gnu/Linux de Toulouse de ses environs », basé à Ramonville, est un Club historique fondé en 1996 qui entend promouvoir l'utilisation de GNU/Linux et des Logiciels Libres dans la région Toulousaine.

Le CULTe est également agréé Centre de formation LPI. Dans ce cadre, le CULTe est heureux de vous proposer des préparations aux examens des certifications LPI 101 & 102.

 

Les préparations au passage des certifications LPI 101 et 102 se feront selon les samedi 30 mai, 13 juin et 27 juin 2015.

    La nouvelle version de la certification LPI sera mise en place au 1er juillet 2015. Il est possible de passer jusqu'à fin juin 2015 la certification LPI 101 et 102. Nous vous proposons de venir réviser avec nous. Le CULTe prête un PC pour chaque participant à la révision. La cotisation au CULTe est de 10€ et n'est pas exigée pour la participation aux activités

    Contact:
    Frédéric Zulian: presidence AT culte DOT org
    CULTe, Maison des Associations
    14, Chemin Pouciquot
    31520 RAMONVILLE SAINT-AGNE

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Repas du Libre à Toulouse

    Dimanche 17 Mai

    Le groupe d'utilisateurs et utilisatrices de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre, en collaboration avec Tetaneutral.net fournisseur d'accès Internet et hébergeur libre, proposent aux sympathisantes et sympathisants de se retrouver l'un des mardis ou jeudis de chaque mois pour échanger autour des logiciels Libres, des réseaux libres, discuter de nos projets respectifs et lancer des initiatives locales autour du Libre.
    Ce repas est ouvert à toutes et à tous, amatrices et amateurs de l'esprit du Libre, débutantes et débutants ou technicien(ne)s chevronné(e)s.

    Ce Qjelt aura lieu le jeudi 21 mai 2015 à 20 heures, au restaurant « Bois et Charbon » situé au 64 rue de la Colombette à Toulouse. C'est à proximité de la place Saint Aubin accessible par le métro à la station Jean Jaurès (ligne A et B). Entrée/plat/dessert + 1/4 de vin à 18€. Pour des raisons de logistique, une inscription préalable avant la veille au soir est demandée.

    Inscription demandée avant le mercredi soir à l'adresse http://www.toulibre.org/qjelt.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Rust 1.0, entrée dans la période stable

    Samedi 16 Mai

    Rust est un langage de programmation conçu pour répondre aux problématiques modernes des gros logiciels clients et serveurs utilisant Internet, en particulier la sécurité, la gestion de la mémoire et la parallélisation. Il concurrence donc directement les langages C et C++.

    Vendredi 15 mai 2015, trois ans et demi après la sortie de la version 0.1, Rust sort en version 1.0 ! Il y a eu beaucoup de changements depuis : le langage a très fortement évolué, une communauté de développeurs/euses s’est formée, de nombreuses bibliothèques et un guide d’apprentissage du langage ont été créés, et la documentation a été améliorée.

    L’arrivée d’une version stable est un évènement bienvenue puisqu’elle permet de pouvoir utiliser le langage plus sereinement. Le langage s’ouvre donc à un peu public plus large que l’enthousiaste et aventureuse équipe de développement de Servo ou autres pionniers/ères dans l’utilisation de Rust. Que ce soit dans des contextes personnels ou professionnels, les changements réguliers dans le langage repoussaient de nombreux/ses utilisateurs/trices potentiel·le·s.

    Sommaire

    Depuis plusieurs jours, nous apercevions une ombre menaçante. Ça a commencé mercredi, à ce moment-là elle était toute petite. Mais la lune apparaissait de plus en plus grande au peuple rustacé fur et à mesure du temps qui passait, de plus en plus rapidement; au fil des jours, des heures, des minutes.

    Trois jours déjà qu’elle était là. Nous nous perdions dans le regard devenu inévitable par la taille qu’occupait l’objet céleste dans notre champ de vision, semblant condamner à tout jamais le sous-Reddit à l’obscurité. Il semblait évident que quelque chose allait finir par se produire.

    La première personne à mettre le sujet sur le tapis se demandait si elle était la seule à la voir. Un modérateur assurait que ça n’était « probablement rien de grave ». « citation nécessaire » répondait un·e utilisateur/trice en quête de vérité. La personne qui manipulait le CSS du site savait. Mais les autres semblait la couvrir.

    Chacun vaquait à ses occupations habituelles. Le silence de la communauté dans son ensemble par rapport à cet évènement était révélatrice de la gravité de ce qui se passait. Le silence de l’acceptation d’un destin inéluctable.

    Soudain, la collision.

    Telle une météorite, la lune fit beaucoup de bruit, souleva beaucoup de poussière, fit beaucoup trembler la terre. La poussière retombant peu à peu, nous commencions à découvrir l’influence de l’impact sur le paysage. Pendant un certain, nous peinions à ouvrir nos yeux.

    La poussière retombée, nous découvrions un monde nouveau. Le thème par défaut, fade et sans gaité, s’était transformé en un magnifique habillage aux couleurs vives, accordées à celles de Rust, et pour finir un grand et magnifique logo Rust, tel un étendard.

    Mais ça n’était pas fini. Nous pouvions percevoir une lumière qui semblait provenir du centre de l’impact. Tous se précipitèrent pour voir le dernier commentaire et une clameur commençait à s’élever du peuple rustacé. Publié par un développeur de Rust, il disait :

    « Rust 1.0 est là !

    Merci beaucoup à tous les membres de la communauté et les contributeurs/trices. Ce fut long, mais je suis vraiment fier de ce que nous avons fait ensemble.

    Je vais finalement pouvoir dormir pour de vrai ce soir, je pense. »

    Nouveautés Stabilité !

    L’arrivée de Rust 1.0 est une très bonne nouvelle car la stabilité est garantie. Un code écrit pour Rust 1.0 compilera avec toute version 1.x sans changements majeurs. L’engagement de l’équipe de développement de Rust n’est donc pas de garantir une stabilité absolue, mais de rendre l’effort de mise à jour du code minimal (s’il est nécessaire).

    En particulier, l’équipe se réserve le droit de corriger les bogues du compilateur et les failles de sécurité ainsi que de modifier l’inférence de type d’une façon qui peut nécessiter de nouvelles annotations. Rien de bien méchant ! Plus d’informations

    La grande majorité de la bibliothèque standard est maintenant stable, et il n’est plus possible d’utiliser des fonctionnalités instables avec un version stable du compilateur et un grand nombre de bibliothèques populaires fonctionnent maintenant avec la version stable.

    Des chiffres !

    Le dépôt rust sur Github compte plus de 42 000 commits et plus de 1 000 contributeurs/trices. Au niveau des statistiques spécifiques à Github, le projet est suivi par presque 750 personnes et a été marqué d’une étoile par plus de 10 000 personnes.

    Il y a plus de 7 000 dépôts sur Github utilisant le langage Rust. Pour comparaison :

    • 1 428 dépôts lors de la sortie de la version 0.10
    • 3 262 dépôts lors de la sortie de la version 0.12
    • 4 892 dépôts lors de la sortie de la version 1.0-alpha

    OpenHUB compte 200 projets en Rust, plus de 1 300 contributeurs/trices, près de 60 000 commits et plus de 1 200 000 lignes de code. Pour comparaison :

    • 121 projets lors de la sortie de la version 0.10
    • 165 projets et 1 007 386 lignes de code lors de la sortie de la version 0.12
    Gouvernance ouverte

    Le projet est un projet libre depuis le début et ces dernières années, ses membres ont continuellement travaillé à rendre la gouvernance du projet plus ouverte et tournée vers la communauté.

    Récemment, un nouveau modèle de gouvernance a été adopté. Celui-ci établit un ensemble de sous-équipes, chacune responsable des RFC et donc l’étude et l’implémentation de fonctionnalités dans un domaine particulier.

    Vous êtes bien entendu encouragé·e·s à vous impliquer, que ça soit en mettant en ligne vos bibliothèques sur crates.io, commenter les RFC ou écrire du code pour Rust.

    Changements techniques

    Vous êtes invité·e·s à consulter directement le journal des modifications dont une partie des changements est affichée ci-dessous.

    Vous pouvez aussi consulter les entrées hebdomadaires de This week in Rust. Les changement depuis la 1.0-alpha sont répertoriés dans This week in Rust 66 et suivantes (jusqu’à la 81 qui sortira le lundi 18 mai 2015).

    Vous y trouverez les listes des changements dans le compilateur et la bibliothèque standard, mais également les nouveaux/elles contributeurs/trices, les RFC approuvées et récemment créées, les nouveaux sites, articles, présentations et vidéos concernant Rust, les nouveaux projets, ainsi que les prochains évènements concernant Rust.

    Quelques changements en vrac :

    • Plusieurs restrictions ont été ajoutées sur les traits pour rendre plus facile le changement de trait sans casser la compatibilité
    • L’analyse des chiffres en binaire et octal a été modifiée pour améliorer les messages d’erreurs et le comportement des macros
    • L’occultation (voir Variable shadowing pour l’explication d’un phénomène similaire) d’une durée de vie est maintenant une erreur.
    • L’utilisation de [unsafe_descructor] est maintenant déconseillée en faveur du nouveau dropck, permettant d’écrire du code beaucoup plus sûr.
    Documentation, ressources & communauté Évènements

    Des rencontres Rust sont régulièrement organisées via le groupe Meetup, créé en mai 2014. Lors de ces évènements, vous pouvez assister à des conférences éclairs (Lightning talks) sur des projets concernant Rust, programmer avec d’autres enthousiastes ou simplement découvrir le langage. Le groupe compte presque 300 membres et les rencontres mensuelles regroupent généralement une trentaine de personnes.

    Une release party a été organisée vendredi 15 mai à Paris pour célébrer la sortie de la première version stable de Rust. Vous pouvez également consulter la liste des release party à travers le monde.

    Apprentissage Nouvelles Développement

    La liste de discussion « rust-dev » a été arrêtée et est remplacée par le forum Rust Internals.

    Entraide Outils

    rustdoc a reçu beaucoup d’améliorations, en particulier pour compléter le logiciel et pour la finition.

    rustc Cargo

    Cargo est le gestionnaire de projets Rust, lui-même écrit en Rust. Il peut notamment récupérer et compiler les dépendances du projet, ainsi que compiler le projet, lancer les tests et lancer l’exécutable facilement. Le résultat est plutôt intéressant, à la fois simple et puissant.

    Exemple de fichier Cargo.toml (au format TOML) :

    [package] name = "hello_world" version = "0.1.0" authors = ["Your Name <you@example.com>"] [dependencies.color] git = "https://github.com/bjz/color-rs.git"

    et d’utilisation de Cargo :

    $ cargo run Compiling color v0.1.0 (https://github.com/bjz/color-rs.git#bf739419) Compiling hello_world v0.1.0 (file:///path/to/project/hello_world) Running `target/hello_world` [Sortie du programme] $ cargo test Compiling color v0.1.0 (https://github.com/bjz/color-rs.git#bf739419) Compiling hello_world v0.1.0 (file:///path/to/project/hello_world) Running target/test/hello_world-9c2b65bbb79eabce running 0 tests test result: ok. 0 passed; 0 failed; 0 ignored; 0 measured Crates.io

    Crates.io est le dépôt de conteneurs (crates, l’équivalent des bibliothèques ou paquets dans d’autres langages). Il a passé le cap du million de téléchargements et répertorie plus de 1 700 conteneurs. Le site dispose d’un guide sur l’utilisation de Cargo.

    Le terrain de jeu Rust

    Rust Playground est un site web qui permet de tester son code Rust en ligne. On entre le code Rust que l’on veut tester, et on obtient sa sortie en bas de l’écran. On peut choisir la version de Rust (release c’est-à-dire la dernière version publiée officiellement ou nightly, dernière version de développement).

    Mais il y a d’autres options très intéressantes pour les développeurs/euses plus avancé·e·s : choisir entre le mode de compilation debug ou release, obtenir le code intermédiaire LLVM ou le code assembleur du code Rust correspondant. On peut changer le thème de l’éditeur ainsi que le jeu de raccourcis claviers (par défaut, Emacs ou vim).

    L’outil est utilisé sur le canal IRC #rust sur irc.mozilla.org, via le robot playbot qu’on utilise de cette façon : playbot: println!("Hello World!"). Le robot donne alors la sortie du compilateur en cas d’erreur, sinon celle du programme; directement sur IRC ou via un lien si la sortie est trop longue.

    Ferris le crabe (de la famille des rustacés), mascotte non-officielle de Rust, aime beaucoup le terrain de jeu comme vous pouvez le voir à son sourire !

    Futur RFC Rust

    À l’image des PEP (Python Enhancement Proposals, propositions d’amélioration de Python), les RFC ont pour but d’offrir un moyen cohérent et contrôlé de proposer de nouvelles fonctionnalités pour Rust, permettant aux parties prenantes de comprendre et surveiller l’évolution du langage.

    Pour avoir une idée des possibles futures fonctionnalités du langage, vous pouvez consulter la liste des RFC en cours de discussion.

    Optimisation des appels terminaux

    Fin 2013, on apprenait par un membre de l’équipe de Rust que l’optimisation des appels terminaux (tail call optimization), chère aux langages fonctionnels, ne serait pas prise en charge par Rust car trop difficile à implanter.

    Pour information, lorsqu’une fonction s’appelle elle-même (appel récursif), chaque appel s’ajoute à la pile d’appel des fonctions. Celle-ci étant limitée, une fonction récursive s’appelant trop de fois provoque un dépassement de pile (stack overflow) qui fait planter le programme. Cette optimisation permet d’utiliser un espace constant dans la pile d’appels, pour peu que l’appel récursif soit terminal (c’est-à-dire la dernière instruction de la fonction). Plus d’informations

    Le rapport de bug correspondant a cependant été fermé en 2014 avec l’étiquette postponed (reporté). Maintenant que 1.0 est sortie, les priorités sont différentes et cette optimisation pourrait arriver tôt ou tard dans le compilateur Rust.

    Priorités après la 1.0
    • API de la bibliothèque standard :
      • API du système de fichier : le but est de l’intégrer rapidement dans Rust pour que Cargo puisse fonctionner avec une version stable de Rust.
      • API d’allocation mémoire : pouvoir allouer un tas d’octets serait très utile pour nombre de projets. Nous ne l’avons pas fait car il y a des inquiétudes quand à l’interaction avec les ramasse-miettes (voir plus bas).
      • De plus, l’équipe a pour projet de développer des bibliothèques ne faisant pas (nécessairement) partie de la bibliothèque standard mais remplissant un vide important (par exemple, un membre est intéressé par la création d’abstractions pour la programmation parallèle).
    • Meilleure prise en charge de Windows et d’ARM : Windows et ARM sont des marchés importants. Pour le premier, le but premier est de supprimer la dépendances à la chaine de compilation MingGW mais ça demande un certain travail. Pour le deuxième, la prise en charge d’ARM64 est la priorité.
    • Compilation plus rapides : beaucoup d’efforts ont été fait pour ajouter des fonctionnalités mais très peu pour optimiser. Il y a beaucoup de petites optimisations faciles mais aussi de gros gains possibles en ré-architecturant certaines parties du compilateur. Il y a par exemple du progrès à faire du côté de la compilation incrémentale et parallèle, et de l’inférence de type.
    • Rendre plus facile la distribution de bibliothèques et programmes Rust (créer une commande cargo install)
    • Intégration avec des outils externes : Rust a de bonnes informations de débogage mais ça pourrait être amélioré et ça serait bien d’avoir une intégration avec des outils de fuzzing, de couverture de code et de profilage.
    • Dynamic drop : Implantation de cette RFC le plus tôt possible pour éviter que de mauvaises pratiques de programmation se basent sur le comportement actuel
    • Allocateurs/Traçage : offrir plus de possibilités de contrôle de la mémoire (différents types d’allocateurs dans différentes parties du programme, maitrise de l’allocateur global plus simple, équivalent à malloc et free, traçage les valeurs sur la pile afin d’intégrer des ramasse-miettes par exemple lors de la liaison avec d’autres langages, etc)
    • Spécialisation : permet d’avoir plusieurs implantations d’un trait pour un ensemble de types. Il y a de nombreuses situations où la spécialisation aide à contourner les limitations de cohérence ou améliore les performances.
    • Structs virtuelles : pour certains cas d’utilisation, ça serait très pratique. Cette fonctionnalité a déjà été proposée dans le passé et l’expérience a montré que la concevoir correctement est un problème épineux.

    Possiblement haute priorité :

    • Amélioration du vérificateur d’emprunt, notamment pour régler quelques problèmes faciles à contourner mais affectant beaucoup de nouveaux/elles utilisateurs/trices de Rust. Cela permettrait d’améliorer la première expérience avec Rust pour les débutant·e·s.
    • Macros et extensions de syntaxes améliorées : principalement améliorer les macros pour étendre leur champ d’application et les rendre plus puissantes. Par exemple, les macros ne peuvent pas interagir avec le système normal d’import/export du langage.

    Pour un résumé plus complet, comprenant notamment les priorités à moyen et long terme, vous pouvez consulter la discussion correspondante.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Le compilateur GCC 5.1 : harder, better, faster, stronger

    Vendredi 15 Mai

    La sortie de la nouvelle version majeure du compilateur GCC du projet GNU a été annoncée le 22 avril dernier. Écrit à l’origine par Richard Stallman, le logiciel GCC (GNU Compiler Collection) est le compilateur de référence du monde du logiciel libre. Il accepte des codes source écrits en C, C++, Objective-C, Fortran, Java, Go et Ada et fonctionne sur une multitude d’architectures.

    Dans la suite de la dépêche, vous pourrez découvrir les nouveautés et les optimisations mises en œuvre dans cette version 5.1 de GCC.

    Sommaire Nouvelle numérotation

    On peut noter que le schéma de numérotation des versions de GCC a changé puisqu’on passe directement de la version 4.9 à la 5.1. Dorénavant toutes les versions majeures seront de la forme x.1 et les versions mineures (corrections de bug) incrémenteront le dernier chiffre.

    Ainsi les prochaines versions mineures seront les 5.2 puis 5.3 tandis que la prochaine version majeure, d’ici un an environ, sera la 6.1.

    Intégration dans les distributions

    Pour se mettre en conformité avec C++11, cette nouvelle version de GCC contient une mise à jour de l’ABI (Application Binary Interface) pour les objets std::string et std::list de la bibliothèque standard C++ qui impose une re-compilation des logiciels codés en C++ ainsi que de toutes leurs dépendances en C++.

    Deux voies se dessinent pour l’intégration de cette version dans les distributions.

    L'approche pragmatique

    Certaines distributions ont prévu d'assurer un passage en douceur (voir le plan pour Fedora 22). Le compilateur fournira les dernières avancées du langage tout en générant du code utilisant la vieille ABI. Les logiciels utilisant les bibliothèques pre-C++11 ne devraient donc pas poser de problème.

    Notons que les deux versions de l’ABI sont prises en compte par libstdc++ grâce au versionage des symboles, ce qui veut dire qu’il est possible de développer en utilisant la nouvelle version. Il suffit de définir une macro spéciale _GLIBCXX_USE_CXX11_ABI et le programme utilisera la convention C++11. Utiliser cette macro implique que les bibliothèques dépendantes utilisent aussi la nouvelle convention.

    Afin de simplifier la migration vers la nouvelle ABI, les bibliothèques C++ les plus utilisées comme boost devraient être compilées avec les deux versions, comme la libstdc++. L’effort de maintenance des paquetages serait alors plus important et il n’est pas dit que tous les mainteneurs fassent cet effort.

    Comme dans le cas de Fedora 23, il est souvent prévu de migrer vers la nouvelle version de l’ABI à terme. La transition se réaliserait alors sur plusieurs versions de la distribution.

    La migration totale

    D'autres distributions ont décidé de ne gérer qu’une seule ABI (voir le plan pour Arch Linux et Gentoo). La migration risque d’être plus douloureuse pour tout logiciel non fourni par la distribution. On pensera aux logiciels privateurs, mais aussi aux binaires que l’on cherche parfois à ne pas recompiler.

    Toutefois cette approche a l’avantage de très largement simplifier la maintenance de libstdc++. Les symboles disponibles ne sont alors que ceux définis dans le standard, sans gestion de version.

    Afin de réduire le risque, la gestion des symboles ABI C++98 pourrait être conservée dans la libstdc++, mais quid des bibliothèques ? Les empaqueteurs feront-ils l’effort de prendre en compte l’ancienne ABI ?

    Prise en charge de DragonFly BSD

    GCC est inclus depuis longtemps dans le système de base de DragonFly. Cependant, John Marino, le développeur DragonFly qui s’occupe notamment de la maintenance des deux compilateurs inclus dans base, devait maintenir un ensemble de patches pour le bon fonctionnement de GCC. Il a fini par les soumettre en amont et ces derniers ont été acceptés. DragonFly est donc depuis pris en charge par GCC de manière officielle.

    Depuis le 10 février dernier, le futur GCC 5.1 est inclus dans la version en développement de DragonFly. Il remplace GCC 4.4 qui était jusqu'alors inclus aux côtés de GCC 4.7.

    Le 22 avril, soit le jour de la sortie de la version stable du compilateur, GCC 5.1 remplace GCC 4.7 en tant que compilateur par défaut, ce dernier devenant le compilateur alternatif.

    Nouvelles optimisations Optimisation à l'édition des liens (link-time optimization)

    Une passe de fusion des types C++ a été implémentée, qui permet une meilleure dévirtualisation des méthodes virtuelles utilisées par les mécanismes d’héritage.

    Il est maintenant possible de spécifier l’optimisation (Ofast, O2…) au niveau des fonctions et non plus au niveau du programme global.

    Les performances (utilisation mémoire et temps de calcul) de cette phase d’optimisation ont été améliorées, dans la continuité des progrès effectués depuis la première version de GCC (4.6) à proposer l’optimisation à l’édition des liens.

    Selon l'excellent post d'Honza Hubička qui cite des chiffres d'Andi Kleen lors d'un build du noyau Linux, on passe d'un ralentissement de 108% de la phase de build avec GCC 4.8 à seulement 2-15% avec GCC 5.1.

    Toujours dans le même article d'Honza (courrez le lire… on vous dit qu'il est excellent !) on apprend que la fonction LTO améliorée permet une réduction de 17% du code de LibreOffice (36% si on active en plus le profilage automatique).

    Optimisation par profilage automatique

    Donner un profil d’utilisation de l’application, au niveau code, est utile pour le compilateur. Il peut s’agir de la détection des boucles les plus fréquentes, des cas les plus probables de branches difficiles à déterminer, etc. Par exemple, s’il sait qu’un if / then / else tombe dans le else dans 80 % des cas, le compilateur pourra placer le code du else directement à la suite du if (inversant ainsi le then et le else) pour réduire les sauts de code et la pression sur le cache d’instructions.

    Une infrastructure d’instrumentation du code basée sur gprof a toujours existé dans GCC (fprofile-generate, fprofile-use). Google en a proposé une nouvelle, basée sur l’outil de profilage perf proposé par Linux. Selon les notes de version, le benchmark SPEC2006 sur architecture x86-64 voit son score amélioré de 4.7% avec le nouveau auto-FDO de Google alors que l'amélioration était de 7.3% avec la fonction classique FDO (feedback directed optimization).

    Si les optimisations sont de moins bonne qualité que l’infrastructure classique de GCC, le temps d’exécution du programme instrumenté (et donc le temps de récupération du profil) est très largement amélioré.

    D’autres améliorations concernent la robustesse du profilage aux modifications du code source après coup. Cette activité étant chronophage, on ne veut pas avoir à la répéter trop souvent.

    Allocation des registres

    De manière similaire à ce qui se passe sur carte graphique, il peut être profitable de recalculer une valeur plutôt que d’aller la rechercher en mémoire. Une nouvelle passe (nommée "control-flow sensitive global register rematerialization") réalise ce travail au niveau de l’allocation des registres.
    Cette nouvelle passe d'optimisation permet un gain de 1% (ARM) et 0.5% (x86-64) sur le benchmark SPEC2000.

    Vectorisation

    GCC 5.1 apporte une nouvelle optimisation dans le cas des séquences consécutives de loads/stores. Selon la description qu'en donne le développeur Intel Evgeny Stupachenko, ces séquences sont maintenant vectorisées automatiquement par GCC 5.1 ce qui entraine un gros gain de performance (multiplication par 6,5 par rapport à GCC 4.9 sur architecture Silvermont et par 3 sur architecture Haswell).

    Assainissement du code

    De nouvelles instrumentations (développées initialement pour LLVM) permettent de détecter des bugs à l’exécution. La version 4.9 de GCC proposait un mécanisme de détection d’accès mémoire interdits ou de certains comportements indéfinis par la spécification du langage. Dans GCC 5.1, il s’agit de détecter des opérations particulières sur les flottants (comme diviser par zéro), des accès à des tableaux en dehors des bornes, d’autres formes d’accès mémoire illégaux…

    Nouveautés concernant les langages

    Prise en charge des interfaces de programmation destinées à la parallélisation OpenMP version 4.0 (sur CPU classique et Xeon Phi) et OpenACC 2.0 (destinées aux cartes graphiques).

    Langages C et C++

    Gestion des extensions Intel CilkPlus (parallélisation de code). Par rapport à OpenMP qui est à l'origine plutôt orienté "parallélisation de boucles", CilkPlus est plutôt orienté "parallélisation de tâches" : par un simple mot-clef ajouté, un appel de fonction est lancé dans un thread indépendant.

    Ajout de fonctions intégrées pour la récupération de débordement en arithmétique entière. Cette information n’est pas accessible simplement en C/C++ alors qu’elle est toujours remontée par le processeur. Ces fonctions ont été implémentées pour la compatibilité avec Clang. Rappelons que de nombreuses fonctions intégrées permettent d’utiliser directement une instruction assembleur précise, comme les instructions SSE.

    De nombreuses fonctionnalités de C++ 2014 sont maintenant prises en charge tant par le compilateur que par la bibliothèque standard.

    Go

    GCC prend complètement en charge Go 1.4.2. Il fournit également les deux outils go et gofmt.

    Fortran

    La couverture des fonctionnalités de Fortran 2003 est presque complète avec l’ajout de trois modules d’arithmétiques IEEE (IEEE_FEATURES, IEEE_EXCEPTIONS and IEEE_ARITHMETIC). Il reste encore deux modules en cours d’implémentation (types dérivés paramétrables, entrée/sortie pour les types dérivés) et six modules dont l’implémentation est partielle sur un total de cinquante-sept.

    Pour Fortran 2008, GCC propose une implémentation complète mais expérimentale des coarrays avec l’option -fcoarray=lib. C’est un bond en avant depuis une première prise en compte partielle en 2010. Il s'appuie sur le projet OpenCoarrays pour l'implémentation multi-image, qui utilise en sous main les bibliothèques MPI et GASnet (Global-Address Space Networking) pour les communications inter-nœuds.

    Pour Fortran 2015, GCC prend en charge IMPLICIT NONE (external, type) et étend l'instruction ERROR STOP aux procédures pures.

    Les développeurs Fortran bénéficient d’autres petites améliorations comme :

    • la coloration (partielle) de la sortie du compilateur avec l’option -fdiagnostics-color ;
    • l’option -Wtabs, modifiée pour avertir par défaut des tabulations qui empoisonnent le code () ;
    • l’option -Werror=line-truncation, activée par défaut pour prévenir de la troncature automatique des lignes ;
    • l’option -Wuse-without-only qui prévient de l’importation complète, et potentiellement erronée, de tous éléments publics d’un module ;
    • une correction importante des fonctions READ / WRITE pour les programmes localisés ;
    • des extensions pour le calcul parallèle (TS18508).
    Principales nouveautés concernant les architectures matérielles cibles ARM et ARM 64 bits (AArch64)

    Adaptation de la génération du code pour certains modèles, adaptations à diverses variantes, support de nouveaux processeurs.

     AVR

    Cette architecture utilisée par bon nombre de microcontrôleurs est gérée de manière différente par GCC 5. La grande variabilité des fonctionnalités nécessite maintenant d'utiliser un fichier spécifique pour l'appareil ciblé.

    x86 et amd64

    Support des futures instructions AVX vectorielles sur 512 bits des futurs processeurs Intel (et sans doute AMD). Actuellement, les dernières générations gèrent des registres allant jusqu'à 256 bits (AVX et AVX2). Ces instructions sont notamment utilisées par le compilateur lors de la vectorisation des boucles.

    Support des futures instructions de protection mémoire Intel MPX qui aideront à détecter des erreurs mémoire de type buffer overflow dont profitent typiquement les codes malicieux. Voir cette page dédiée sur le wiki GCC qui décrit en détail cette amélioration substantielle de la sécurité du code.

    Nouvelles options pour le profiling de code, l'alignement, et la gestion du registre RAX: quand les instructions SSE ne sont pas utilisées (typiquement dans le noyau Linux qui les désactive automatiquement), il peut ne pas être pas nécessaire de mettre ce registre à jour. Le registre RAX sert en effet à déterminer, selon la convention d'appel, comment sauver les registres lors d'un appel de fonction.

    MIPS

    Prise en charge de nouveaux processeurs et nouvelles ABI.

    Rapports de bugs

    Une nouvelle option a été ajoutée à GCC: quand une erreur interne de compilateur apparaît (ICE, toujours liée à un bug de GCC suite à une mauvaise gestion d'un bon ou mauvais code), il est maintenant possible de générer un rapport de bug utile aux développeurs de GCC. Ceci est valable pour la compilation de programmes C ou C++.

    Appel à contribution pour la traduction française de GCC

    Malgré le statut de compilateur par défaut des plates-formes libres de GCC, sa localisation n’a pas reçu toute l’attention qu’elle méritait depuis la version 3.4.3 (en 2008). Certainement parce qu’entre temps le nombre de chaînes a traduire a considérablement augmenté, passant de 4 700 à plus de 11 000.

    L’équipe française du Translation Project a récemment recommencé à travailler sur la localisation de GCC. Mais vu l’ampleur du travail, toute contribution sera la bienvenue. Alors si vous appréciez un environnement parlant la langue de Molière n'hésitez pas à proposer votre aide sur la liste de diffusion de Traduc.org.

    Articles de Nick Clifton

    Si vous voulez suivre le développement de GCC, sans nécessairement vous plonger dans le détail des commits ou des annonces sur les listes de diffusion, un bon moyen est de suivre le blog de Nick Clifton. Ce développeur GCC propose presque chaque mois une synthèse des nouveautés.

    Lire rétrospectivement les articles concernant GCC 5.1 permet de mieux mesurer les avancées de cette version :

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Sortie de m23 rock 15.1

    Vendredi 15 Mai

    m23 vous permet d'installer des machines Linux avec Debian, (X/K)Ubuntu, LinuxMint, Fedora et openSUSE par le réseau, de les mettre à jour, d'y installer du logiciel additionnel, de sauvegarder les clients et le serveur, de grouper les clients, de réaliser des installations de masse, d'intégrer des clients existants et offre beaucoup de possibilités de configuration. m23 dispose d'une interface web.

    La dernière version de m23 contient un tas de changements et d'améliorations. Certains de ces changements sont «sous le capot», comme les routines de formatage et de partitionnement complètement réécrites, tandis que d'autres changements sont assez évidents, comme l'éditeur de script entièrement redessiné. Le support pour UEFI sur les clients m23 est maintenant disponible ainsi que de nouvelles fonctionnalités pour la copie rapide / déploiement de grands fichiers en utilisant BitTorrent. Le CLI m23 a également reçu quelques nouvelles fonctions.

    Pour en savoir plus, lisez l'annonce détaillé de la nouvelle version sur le site web de m23.

    m23 15.1 est disponible comme mise à jour par l'interface de m23, via apt, comme fichier ISO pour l'installation d'un serveur complet d'un CD, comme machine virtuelle pré-installée et comme fichier image pour le Raspberry Pi.

    Notice pour les utilisateurs de la version 14.2 et plus anciennes: Comme les serveurs sur sourceforge.net ont changé, l'installation des clients ne marche plus - pour la réactiver, il est nécessaire de remplacer quelques sources de paquets, comme indiqué sur la page Erreurs lors de l'installation du client causé par le changement de miroir sur SourceForge.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Journées Perl 2015 (Paris) : appel à candidature

    Vendredi 15 Mai

    Perl a récemment fêté ses 10000 jours, la 22e version de perl5 pointe le bout de son nez, les utilisateurs pionniers (early adopters) de perl6 sont de plus en plus nombreux et CPAN a passé les 150000 modules.

    La 12ème édition des journées Perl aura lieu les vendredi 26 et samedi 27 juin 2015, à la Cité des sciences et de l'industrie (Paris). C'est une excellente occasion pour rencontrer d'autres développeurs Perl pour partager des idées, des retours d’expériences ou simplement de bons moments. Que vous soyez débutants ou mongueurs de longue date, vous êtes les bienvenus.

    Pour simplifier la vie de nos organisateurs, merci de s'enregistrer sur le site de la conférence.

    Pour être un succès, cette conférence a besoin d'orateurs et de présentations : n'hésitez pas à venir présenter vos réalisations, vos bonnes pratiques, vos retours d’expérience, des modules qui rendent vos journées plus douces.

    La langue français est préférée, mais l'anglais est bienvenu aussi.

    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Dogmazic est revenu

    Vendredi 15 Mai

    Bon et bien ça y est. On avait du mal à y croire et on avait envie d'y croire en même temps. Et là, ça commençait à traîner en longueur. Et ça faisait mal de se dire que toute cette musique n'était plus disponible.

    Et bah ça y est, pour de vrai, y'en a qui l'on vraiment fait. Dogmazic est revenu !

    NdM : Dogmazic est un site permettent l'écoute et le téléchargement de musique sous licence de libre diffusion. Il est géré par l'association française Musique Libre.

    L'accueil est là : http://dogmazic.net/ et vous y trouverez tous les liens qui vont bien vers le blog, les forums, … mais surtout … l'archive.

    L'archive avec ses plus de 50.000, oui cinquante mille vous avez bien lu, morceaux de musique en licences libres et tout ça avec une jolie interface qu'elle a la classe parce qu'elle est toute belle. Regardez donc moi ça.

    L'archive musicale est maintenant propulsée par Ampache, grâce à AfterSter un développeur d'Ampache qui a développé des nouvelles fonctionnalités spécialement pour Dogmazic, Exorde c'est lui le premier à s'y être collé, Shangri-l pour la page d'accueil et sa présence importante sur IRC, Hogren pour la mise en place des serveurs et l'admin, Aisyk pour les serveurs et la gestion d'équipe, et puis une bonne dizaine de testeurs et rapporteurs (bouh ! c'est pas bien de rapporter !) de bogues dont votre humble écrivant.

    Bref, j'avais prévu de faire un long article là, mais j'ai surtout envie de brancher mon casque sur l'archive Dogmazic et d'appuyer son lecture, et tu sais quoi ?, bah c'est ex-ac-te-ment ce que je suis en train de faire. Et tu sais encore plusse quoi ? Bah tu devrais en faire autant ! Allez, zou, c'est par là, moi je clic sur "lecture". Bonnes écoutes à vous et bonnes déposes musicales de vos morceaux libres sur le site parce que, ah bah oui, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, l'archive de Dogma, elle est faite par vous même et vos morceaux libres. Allez, le clapotis des touches du clavier va me pourrir le son, fin de cet article, et début de l'écoute.

    olinuxx
    Licence CC By SA 2.5

    NdM : répartition en terme de licences au 14 mai 2015 des 54086 œuvres

    • 41039 sous une des licences Creative Commons (76%)
      • 16977 by-nc-nd (8132 v2.0 / 4994 v2.5 / 3851 v3.0)
      • 11309 by-nc-sa (4513 v2.0 / 2661 v2.5 / 4135 v3.0)
      • 5925 by (4244 v2.0 / 1122 v2.5 / 559 v3.0)
      • 3368 by-nc (1808 v2.0 / 960 v2.5 / 600 v3.0)
      • 1541 by-sa (619 v2.0 / 192 v2.5 / 730 v3.0)
      • 856 NonCommercial Sampling Plus 1.0
      • 818 by-nd (150 v2.0 / 579 v2.5 / 89 v3.0)
      • 154 Developing Nations 2.0
      • 48 Public Domain
      • 43 Sampling Plus 1.0
    • 5031 Licence Art Libre (9,3%)
    • 4629 C reaction (8,6%)
    • 1598 Free Music Public License (3,0%)
    • 1789 autres licences (3,3%)
      • 400 Domain Public
      • 397 Open Music License - Yellow
      • 330 IANG
      • 315 GNU GPL (GNUArt)
      • 95 Open Music License - Green
      • 81 licence AIMSA
      • 69 Cogito Arcanum 2.0
      • 52 copyleft (sic)
      • 30 Licence Musique Libre
      • 10 Ethymonics Free Music License
      • 10 Open Source Music License
      • 0 EFF Open Audio License / Open Music License Red / Open Music License Rainbow / Loca Public License / Creative Commons - Sampling 1.0
    Télécharger ce contenu au format Epub

    Lire les commentaires

    Pages